SENEGAL / SIGNATURE D'UN ACCORD DE PAIX EN CASAMANCE
Vendredi 31 Decembre 2004
La ville de Ziguinchor a connu, ce jeudi 30 décembre 2004, l’ambiance des grandes fêtes. À la différence que celle-ci revêt un caractère solennel. Les Ziguinchorois ont tous voulu être témoin de l’acte qu’a posé le gouvernement et le Mfdc, acte dont les grands traits sont :
- le Mfdc renonce définitivement à la lutte armée
- la mise en place d’un groupe d’observation de la démobilisation des ex-combattants
- l’intégration de ces derniers dans les corps para-militaires suivant le volontariat
- des dispositions pour le retour des réfugiés dans leurs foyers
Etaient présents à cette cérémonie historique toute la classe politique dans sa diversité , des Ambassadeurs , des Chefs religieux et une foule en liesse ainsi que des combattants du MFDC .
SE Madame l'Ambassadeur Fatimata TANOE TOURE a pris part à cette cérémonie de grande importance .
VOEUX DE NOUVEL AN 2005 DE M.ALASSANE DRAMANE OUATTARA PRESIDENT DU RDR EX-PREMIER MINISTRE
Vendredi 31 Decembre 2004
Chers compatriotes
Chers frères, Chères sœurs
Chères militantes, Chers militants
Chers amis de la Côte d’Ivoire
Au seuil de cette nouvelle année, je voudrais exprimer ma sympathie et ma solidarité à l’égard de toutes les victimes de la crise que notre pays traverse ainsi qu’à leurs familles et plus particulièrement à l’égard de celles des évènements des mois de Mars et de Novembre de l’année 2004.
Je saisis cette occasion pour saluer l’action de l’ONU, de l’Union Africaine, de la CEDEAO, de l’Union Européenne, et de la France. Grâce à la mobilisation de la communauté internationale, notre pays qui est depuis quelques années le théâtre de violations intolérables des droits de l’homme a pu ainsi éviter l'irréparable.
J’adresse également mes remerciements aux Organisations Non Gouvernementales humanitaires, nationales comme internationales qui font un travail appréciable depuis l’éclatement de la crise.
Chers frères, Chères sœurs
2004 a été incontestablement une année supplémentaire d’épreuves.
La répression brutale de la marche pacifique en faveur de l’application de l’Accord de Linas- Marcoussis, le 25 Mars 2004, représente l’un des épisodes les plus douloureux de la crise qui affecte notre pays.
Par ailleurs, le choix de l’option militaire, au mépris des Accords de Linas- Marcoussis et d’Accra III, par le régime comme solution à la crise s’est avéré hasardeux. Il a entraîné de nouvelles victimes et accentué les difficultés économiques de notre pays.
S’agissant de la situation économique et sociale, notre pays subit une grave récession. Le chômage augmente avec la disparition de nombreuses PME. La pauvreté s’accroît notamment au niveau du monde rural. Le travail de nos braves paysans n’est plus rémunéré à sa juste valeur. Le quotidien des Ivoiriens devient de plus en plus difficile.
Les récents évènements ont aussi mis en lumière la volonté du pouvoir présidentiel d’attenter à la démocratie en foulant au pied les libertés fondamentales d'expression, de réunion et du droit à la propriété. Ils ont permis à tous de prendre la pleine mesure des ravages de la désinformation et de la propagande.
Cela a également conduit à une prise de conscience des partis politiques partisans de la paix et de la réconciliation nationale, de la nécessité de resserrer leurs rangs pour faire prévaloir les intérêts de la collectivité sur les intérêts de quelques uns, en refusant toute compromission.
A cet égard, je tiens à saluer le travail remarquable abattu par le G7 dans ce contexte difficile.
Si nous sommes si fiers de son action c’est parce que ses animateurs se sont illustrés par leur sens des responsabilités et leur courage, notamment au cours de la dernière session de l’Assemblée Nationale où les députés ont adopté la loi sur les conditions d’éligibilité à la Présidence de la République telles que prévues par l’Accord de Linas-Marcoussis.
La solution politique ayant été retenue lors du dernier Sommet d’Accra en juillet 2004, le recours à un référendum sur cette question ne ferait que diviser davantage le peuple ivoirien.
C’est pourquoi, malgré la gravité de la crise, nous avons des raisons d’espérer que le cauchemar que nous vivons prendra fin dans les prochains mois, quand le peuple ivoirien choisira librement son Président et ses Députés, à l’issue d’élections ouvertes et transparentes.
Pour atteindre cet objectif, il nous apparaît judicieux de confier à l'ONU l'organisation complète de toutes les élections.
Chères militantes, Chers militants
Je place l’année 2005 sous le signe de l’espoir.
Les obstacles que nos adversaires ne manqueront pas d’ériger sur notre chemin ne résisteront pas face à votre mobilisation et à votre engagement qui ne se sont jamais démentis.
La nouvelle année verra se renforcer la dynamique unitaire qui a permis de faire échec à l’imposture et à la manipulation.
En effet, les formations politiques composant le G7 qui défendent une certaine idée de l’homme, de sa liberté et de sa dignité, ont l’ambition de conclure un accord dans la perspective des prochaines échéances électorales et de mettre en place un programme pour gouverner ensemble. Nous pourrons ainsi offrir à nos compatriotes et au monde entier une alternative de gouvernement crédible et forte.
Cette démarche correspond aux attentes du peuple ivoirien. C’est le choix du bon sens et de la responsabilité.
Ensemble, il s’agira de donner un projet collectif aux Ivoiriens et de créer les conditions de la renaissance en mettant en œuvre un nouveau contrat social fondé sur l’union, la solidarité, la responsabilité et la tolérance. Il s’agira également de construire un avenir pour nos enfants et de bâtir une nation forte parce que réunifiée, respectueuse des Droits de l’Homme et ouverte sur l’extérieur.
La mémoire du Président Félix Houphouët – Boigny nous y oblige.
Dans l’intérêt de la Côte d’ Ivoire et pour le bonheur de tous, je mettrai toutes mes forces dans cette ambition commune.
Je vous invite donc à soutenir cette belle entreprise en faisant vivre cette nouvelle réalité sur le terrain par le dialogue et la concertation.
L’une des clés de la réussite de ce projet commun sera incontestablement la mobilisation de notre parti à tous les niveaux.
Chères militantes, Chers militants
J’attends de tous les Secrétaires Nationaux et des cadres qu’ils se rendent encore plus disponibles et qu’ils aillent à la rencontre des militantes et des militants qui chaque jour apportent la preuve de leur engagement et de leur détermination, malgré les traumatismes.
Cette tâche est d’autant plus indispensable que nous sommes à quelques mois des échéances électorales.
Compte tenu de l’importance des enjeux, j’ai demandé à Madame la Secrétaire Générale de mettre tout le monde au travail. Chacun, en fonction de ses capacités, doit se sentir associé à la réalisation de notre objectif commun.
Outre le travail quotidien sur le terrain, gage de succès, il est un autre chantier pour lequel la contribution de tous est requise : la réactualisation de notre programme de gouvernement pour tenir compte de l’état actuel de notre pays et des attentes du peuple ivoirien.
Chères militantes, Chers militants
Chers frères et sœurs,
Plus que jamais, je crois profondément à la renaissance de notre pays.
Dans les prochains mois, par ma présence sur le terrain, j’y contribuerai encore plus efficacement.
A chacune et à chacun, à tous nos compatriotes et à tous les amis de la Côte d’Ivoire, je souhaite une bonne et heureuse année 2005.
Paris, le 31 Décembre 2004
Alassane Dramane OUATTARA
Ancien Premier Ministre, Président du RDR
COTE D'IVOIRE / MESSAGE A LA NATION DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO A L'OCCASION DE LA CELEBRATION DU NOUVEL AN
Vendredi 31 Decembre 2004
Mes chers compatriotes, Chers amis de la Côte d'Ivoire. L'année 2004 s'achève. Dans quelques heures, nous serons en 2005. Je souhaite à chacune et à chacun une bonne et heureuse année.
Que l'an 2005 voie enfin l'aboutissement des efforts de paix que nous Déployons ensemble depuis deux ans! Que la nouvelle année apporte L’unité du pays, l'unité entre les Ivoiriens, l'unité et la réconciliation entre tous les habitants de Côte d'Ivoire.
Dans quelques jours, à l'occasion des voeux traditionnels au corps diplomatique, je m'adresserai aux ambassadeurs et aux représentants des institutions internationales.
Ils partagent nos peines et oeuvrent à nos côtés pour le retour de la paix dans notre pays.
J'adresse à leurs familles, aux princes, chefs d'Etat et autorités qu'ils représentent, ainsi qu'à eux -mêmes, mes voeux de santé, de bonheur personnel et de prospérité.
Le message de fin d'année est traditionnellement l'occasion, pour le Chef de l'Etat, de présenter à ses compatriotes l'état du monde, d'en dégager les enseignements qui peuvent nous aider à consolider ce qui doit l'être et à mieux prévoir et préparer ce qui s'annonce.
La Côte d'Ivoire, notre pays, fait partie intégrante de la communauté internationale.
Tout ce qui se passe dans le monde nous concerne : de la guerre en Irak au prix Nobel de la paix, attribué cette année à une Africaine; de l'élection présidentielle en Ukraine à la catastrophe naturelle qui vient de ravager plusieurs pays d'Asie.
Au seuil de la nouvelle année, j'exprime en votre nom'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">votre nom'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">votre nom'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">votre nom à toute la solidarité du peuple ivoirien envers tous ceux qui souffrent et je forme le voeux d'une paix juste dans toutes les parties du monde en proie à la guerre.
Mais comment pourrais-je m'appesantir sur l'actualité internationale, quand la situation dans notre pays demeure préoccupante, pour nous-mêmes et pour tous nos amis à travers le monde ? Je voudrais donc, ce soir, que nous saisissions ce moment de détente que nous offrent les fêtes de fin d'année, pour méditer ensemble les conséquences de la guerre qui nous est imposée depuis deux ans, réfléchir sur les évènements survenus au cours de ces derniers mois et envisager ensemble l'avenir de la Côte d'Ivoire.
La guerre a éclaté dans notre pays dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002.
Depuis cette date, nous faisons droit à tout ce que demandent les rebelles pour déposer les armes et libérer le pays.
Nous avons appliqué et nous continuons d'appliquer tous les accords de paix signés sous les auspices des pays amis et de la communauté internationale.
Les forces politiques et la rébellion ont signé l'Accord de Marcoussis en janvier 2003.
Avec la formation du gouvernement de réconciliation nationale, issu de cet Accord, suivie aussitôt par la loi d'amnistie et la mise en route des réformes politiques, le peuple de Côte d'Ivoire était en droit d'espérer la fin de la guerre, par le désarmement des rebelles, au cours de l'année 2003.
Mais 2004, l'année de tous les espoirs, s'achève dans un contexte inattendu.
Le désarmement n'est pas venu.
Le pays continue d'être divisé.
Une partie de la population est toujours prise en otage.
Nos ressources naturelles continuent d'être pillées dans la partie du territoire sous le contrôle de la rébellion.
Les efforts d'assainissement économique et financier entrepris au cours de l'année 2001, après les périodes difficiles de 1998, 1999 et 2000 sont compromis par l’état de guerre.
Les capacités de mobilisation des ressources de l'Etat sont réduites, du fait de la division du pays et de la suspension des financements extérieurs.
Les charges, au contraire, se sont accrues à cause de la nécessité de sécurisation du territoire national, des aides au profit des populations déplacées et du soutien aux Forces de défense et de sécurité.
Notre économie doit renouer avec la croissance.
La Côte d'Ivoire doit jouer pleinement son rôle de moteur de l'économie ouest africaine.
Pour cela, il faut le désarmement.
Les conséquences sociales de cet état de guerre qui dure, sont tout simplement insupportables.
L'université de Bouaké, créée pour permettre aux enfants issus du milieu rural d'accéder à l'enseignement supérieur, est délocalisée à Abidjan où les étudiants manquent de tout et vivent dans la plus grande précarité.
L'enseignement secondaire et primaire n'est plus assuré correctement depuis deux ans dans les zones occupées.
Les écoles, les lycées et les universités du Nord, du Centre et de l'Ouest sont devenues des dépôts d'armes et servent d'états major à des seigneurs de la guerre, si elles ne sont pas détruites.
Les enfants de ces zones ne vont plus à l'école.
Leurs aires de jeu sont devenues des champs de tir.
Ils ont besoin de la solidarité de toute la nation.
Nous devons mettre fin à leur cauchemar, en allant dès maintenant au désarmement.
Aujourd'hui, le système sanitaire est complètement déstructuré.
D'après les chiffres fournis par le ministère de la santé publique, 80% des infrastructures socio-sanitaires dans les zones affectées par la guerre ne fonctionnent plus.
L'impossibilité de mener sur l'ensemble du territoire les campagnes de vaccination contre les maladies contagieuses accroît la vulnérabilité des populations et fait peser une menace permanente sur la santé publique.
Les dernières données sur la lutte contre le SIDA en Côte d'Ivoire font apparaître que la pandémie est à nouveau en progression dans notre pays du fait de la guerre.
En tant que Chef de l'Etat, en tant que citoyen tout court, je ne peux pas laisser se développer et perdurer dans mon pays une zone de non droit, créée par des chefs de guerre pour y régner en maîtres.
Je ne peux pas laisser croître le décalage entre ce que la Côte d'Ivoire représente aux yeux de ses habitants, aux yeux de l'Afrique et du monde et cette triste réalité que nous impose la guerre.
Nous devons aller au désarmement pour recoudre le tissu social, construire dans la solidarité une nation forte et unie.
Que deviendrait notre patrie, si l'éducation de nos enfants, la santé des populations et notre sécurité, devaient être relégués au rang des exigences secondes ? Mes chers compatriotes, La Côte d'Ivoire a besoin de paix.
L'Afrique a besoin de la Côte d'Ivoire.
Nous devons avoir cette vérité toujours en tête.
J’ai pensé avec vous que la paix était à notre portée après la dernière conférence d’Accra.
L'Accord signé à Accra, le 30 juillet fixait la première semaine d'octobre 2004 pour le démarrage du désarmement.
Dès le lendemain de la Conférence d'Accra, j’ai confirmé par décret la délégation des pouvoirs au Premier ministre de réconciliation nationale: Tous les ministres qui boycottaient les travaux du Gouvernement, y compris ceux que j'avais limogés, ont repris leur place au Conseil des ministres.
Le Parlement, que j’avais convoqué en session extraordinaire, a poursuivi l'adoption des projets de lois recommandés par la conférence de Marcoussis.
Mais le désarmement n'a pas commencé.
Le 15 octobre, les rebelles proclamaient qu'ils sortaient du processus de paix, en refusant de désarmer.
Ils menaçaient d'engager une guerre généralisée en rassemblant à cet effet, des troupes composées d'anciens combattants de Charles Taylor et de Sam Bocarie à nos frontières et dans les zones sous leur contrôle.
Un Etat responsable, ayant ou non une partie de son territoire occupée, ne peut avoir tous les renseignements sur les préparatifs d'une guerre imminente, connaître les sites des armes amassées sur son sol pour l'attaquer et rester les bras croisés, sans réagir.
Voilà pourquoi nous avons fait les frappes aériennes des 04, 05 et 06 novembre 2004 sur les sites militaires des rebelles.
Nous avons lancé cette offensive aérienne pour préserver la Côte d'Ivoire du chaos que la rébellion avait préparé.
L'opération Dignité est une action légitime d'un Etat qui doit protection, sécurité et paix à ses habitants.
C'est la même raison qui me fait appliquer l'Accord de Marcoussis qui m'a fait entreprendre l'opération Dignité.
J'applique cet Accord pour que mon pays retrouve la paix et non pour voir se reconstituer, à partir de la Côte d'Ivoire, sous le couvert de cet Accord, les troupes de combattants désœuvrés des guerres civiles ayant ravagé le Liberia et la Sierra Léone.
Je voudrais rendre ce soir hommage à nos forces de défense et de sécurité qui restent fidèles à la République.
La vocation de l'armée d'un pays, c'est de défendre le territoire national lorsqu'il est attaqué, de le libérer lorsqu'il est occupé.
Le 19 septembre 2002, quoique sous équipée, en sous effectif et éprouvée par dix mois de transition militaire, notre armée a repoussé l'agression.
Elle a fait échec à la tentative de coup d'Etat, elle a protégé la ville d'Abidjan qui concentre à elle seule près de 4 millions d'habitants, plus de la moitié des infrastructures économiques de notre pays, et abrite toutes les ambassades et le siège de prestigieuses institutions africaines ou internationales.
Nous ne sommes en guerre avec aucun pays.
Nous n'avons ni l'intention ni le projet de mener une guerre de conquête.
Nous ne sommes pas en guerre avec la France.
C'est pourquoi j'ai douloureusement ressenti les événements consécutifs à ce qui s'est passé à Bouaké.
Le drame survient trop souvent lorsque la passion l'emporte sur la raison dans l'examen des problèmes dont dépend la vie ou la mort des hommes.
Je présente ce soir mes condoléances aux familles des victimes et il est de mon devoir d'exprimer les regrets de la nation à tous ceux qui ont perdu des biens.
Dès le lendemain des événements, j'ai donné des instructions à mon directeur de cabinet en vue de recenser tous ceux qui ont vu leurs domiciles pillés.
Cette opération est en cours.
J'ai également instruit le ministre de l'économie et des finances pour qu'il rencontre les opérateurs économiques.
Ils ont travaillé ensemble.
Les mesures qu'ils ont arrêtées sont en train d'être mise en œuvre.
Laissons le temps au Temps de panser les plaies.
Laissons à l'Histoire le soin de donner un jour l'explication de ce que le poids des passions et des événements nous empêche aujourd'hui de comprendre.
Revenons à l'essentiel et l'essentiel aujourd'hui c'est le désarmement des rebelles.
Ce que je retiens aussi de ces événements de novembre 2004, c'est la mobilisation exemplaire du peuple de Côte d'Ivoire, de sa jeunesse et de ses femmes qui se sont levés pour démontrer aux yeux du monde la solidité du lien sacré entre le Chef de l'Etat, son peuple et son armée.
Nous avons vu, pendant ces jours de feu, la Nation ivoirienne enfin émerger et revendiquer sa place parmi les autres nations.
Les jours qui ont suivi ont vu un jaillissement d'idées, matérialisées par des initiatives et des rapprochements au sein de la jeunesse africaine.
C'est un mouvement inscrit à la fois dans l'histoire et dans la nature des choses.
Pour saluer cet esprit des temps nouveaux et rendre hommage à tous ceux qui sont tombés pendant les événements, j'invite demain au stade Houphouët-Boigny, à un concert de la renaissance, les femmes, les filles, les jeunes et les moins jeunes, les soldats de tous rangs, de tous 'grades, de toutes disciplines et de tous corps.
Mes chers compatriotes, Chers amis de la Côte d'Ivoire.
Comme je vous l'ai toujours dit, cette crise passera.
Les événements de novembre ont au moins le mérite de faire prendre conscience aux uns et aux autres, combien il est urgent d'aller au désarmement.
En recevant le Président Thabo Mbeki j'ai dit, en présence du Comité de suivi, que pour moi il est un bon médiateur dans la crise ivoirienne.
Je l'ai dit et je le pense sincèrement; le président Thabo Mbeki un bon médiateur.
Il y a entre son pays, la République Sud Africaine et la Côte d'Ivoire, une longue et riche histoire.
Il a le soutien de la communauté internationale et il a la confiance des Ivoiriens.
Il a toute ma confiance.
Il est resté en Côte d'Ivoire 4 jours pour comprendre ce qui se passe dans notre pays.
Il a écouté tous les protagonistes.
A la fin de son séjour, il a élaboré une feuille de route réaliste, assortie d'un calendrier précis.
Les difficultés sont identifiées.
Chacun a reçu sa part de travail: le Chef de l'Etat, le Gouvernement de réconciliation nationale, le Parlement, le Comité de suivi et la rébellion.
Cinq domaines prioritaires sont définis: le programme législatif, le désarmement, la création d'un climat propice à des activités politiques libres, le fonctionnement du gouvernement de réconciliation nationale, la restauration des services sociaux et le redéploiement de l'administration dans le territoire entier .
Aujourd'hui, j'ai terminé ma part.
Tous les textes issus de l'Accord de Marcoussis ont été transmis au Parlement.
Les partis politiques mènent librement leurs activités, dans la partie du territoire sous contrôle gouvernemental.
Un nouveau parti vient même d'être créé.
Je lance encore ce soir un appel à la presse et aux médias nationaux : Laissez les hommes politiques faire la politique.
Votre mission à vous est d'informer .
La guerre a rendu notre pays fragile, en exacerbant les susceptibilités.
Evitez dans vos écrits, vos propos, dans vos commentaires, tout ce qui peut inciter à la haine.
Je lance également cet appel aux médias internationaux.
Ils sont plus puissants que nos journaux, nos radios et nos télévisions.
Ils sont écoutés là où nos médias ne peuvent pas être entendus, regardés là où nos médias ne peuvent pas être vus.
Ils émettent encore quand nos médias se sont tus.
Ils bénéficient d'une crédibilité souvent surfaite.
On ne souligne pas assez combien leur responsabilité est grande dans les crispations que l'on observe dans les crises en Afrique.
La crise de novembre est intervenue pendant que nous examinions les nouveaux textes devant régir la communication audiovisuelle en Côte d'Ivoire.
Aujourd'hui, la nouvelle loi sur l'audiovisuel est votée par le Parlement.
Dès la semaine prochaine, la RTI va quitter sa situation actuelle pour retrouver une direction légale.
J'ai donc fait ma part.
Le Parlement a également fait sa part.
Depuis la signature de l'Accord de Marcoussis, le gouvernement a élaboré 19 projets de lois dont 18 déclinés de l'Accord de Marcoussis et une loi connexe.
Le Conseil des ministres a adopté 16 projets dont 15 issus de Marcoussis.
Tous ces textes ont été transmis au Parlement.
Aujourd'hui il ne reste plus que deux projets de loi à examiner par le Parlement.
Des 14 textes qu'ils ont étudiés, les députés en ont adopté 13 et rejeté un.
Parmi les 13 textes adoptés, figure le projet de loi portant modification de l'article 35 de la constitution.
La procédure d'adoption de ce texte suit son cours.
Ce qui n'est pas le cas des 12 autres textes qui sont définitivement adoptés et que j'ai déjà promulgués.
Il faut retenir que notre Parlement a fini de voter toutes les lois relatives aux questions principales invoquées par la rébellion pour occuper une partie du territoire national, après l'échec de la tentative de coup d'Etat dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002.
-La modification de la loi sur le foncier rural ; -La modification de la loi portant composition, attributions et fonctionnement de la Commission Electorale Indépendante ( CEI) -Les deux projets de loi relatifs au régime juridique de la presse et au régime juridique de la communication audiovisuelle, -Le 10 décembre 2004, le Parlement a adopté un projet de modification de l'article 35 de notre Constitution, relatif à l'éligibilité à la présidence de la République.
Concernant particulièrement ce fameux article 35, je rappelle que l'Accord d'Accra III me demande, en tant que Chef d'Etat, d'utiliser les pouvoirs que me confère la Constitution pour faire aboutir.
Ce point inscrit dans l'Accord de Marcoussis.
J'ai choisi la seule voie compatible avec la Constitution, c'est la voie du referendum.
D'après notre Constitution, pour devenir une loi de la République, le projet d'une modification constitutionnelle, relative à l'élection présidentielle ou au mandat présidentiel, doit franchir trois étapes.
Il doit d'abord être adopté en Conseil des ministres.
Cela relève du Président de la République.
Le Conseil des ministres a adopté le projet de article 35, écrit à Marcoussis.
Ensuite le projet, transmis à l'Assemblée Nationale, doit être adopté par les deux tiers du Parlement.
Nous venons de franchir cette deuxième étape.
Nos députés ont accepté, à la majorité qualifiée des deux tiers, de soumettre la modification de article 35, de la Constitution au Referendum.
Il reste donc la troisième et dernière étape, c'est à dire le referendum.
La procédure est engagée, il faut la suivre.
J'invite les acteurs politiques institutionnels à s'engager dans cette voie qui est, je .
le rappelle, la seule voie.
Une loi dont la procédure d'adoption n'est pas achevée n'est pas une loi.
Quinze années d'expérience d'élections pluralistes, marquées par de nombreux scrutins, avec une participation sans cesse accrue, ont assis une culture électoraliste en Côte d'Ivoire.
Le peuple ivoirien est attaché à ses élections.
Il ne faudrait pas lui demander de payer la paix au prix de la démocratie.
Une paix contre la démocratie c'est une paix contre le peuple, c'est à dire la consécration de la force sur le droit, la consécration de la guerre.
Je suis heureux de noter que sur ce point, l'opinion nationale et l'opinion internationale sont en phase.
Les débats, parfois houleux, sur les textes issus de Marcoussis ont montré que le Parlement est un pilier essentiel de la démocratie Nos députés ont bien travaillé.
Ils ont été à la hauteur des enjeux de la crise ivoirienne.
Je tiens ce soir à les féliciter en votre nom à tous.
Les députés ont donc fait leur part.
Le Président de la République a fait sa part.
La preuve est ainsi faite que nous pouvons entreprendre toutes les réformes politiques.
Mais que valent les réformes politiques dans un pays divisé ? Que valent de nouvelles lois si elles ne peuvent être appliquées sur l'ensemble du territoire ? Les lois votées par notre Parlement sont les lois de la République dans la mesure où elles peuvent être appliquées sur l'ensemble du territoire de la République.
Ceci ne vaut pas uniquement pour la modification constitutionnelle.
La crédibilité de tout ce que nous entreprenons depuis le début du processus de paix dépend d'une chose et d'une seule chose: le désarmement des rebelles.
Le désarmement conditionne tout le reste, notamment la sécurité des personnes et des biens.
Je voudrais dire à ce sujet que l'insécurité que nous déplorons tous aujourd'hui en Côte d'Ivoire est liée à l'état de guerre.
C'est pourquoi on ne peut pas souhaiter la fin de l'insécurité sans souhaiter la fin de la guerre.
Pour moi, la question de l'insécurité est globale.
Elle concerne l'ensemble du territoire national.
Je suis autant préoccupé par l'insécurité à Man, à Korhogo, à Bouaké, à Bouna qu'à Abidjan.
Nous ne sommes pas, ici à Abidjan, dans une ville-Etat.
Abidjan est la capitale économique d'un pays en guerre.
Résoudre le problème de l'insécurité c'est résoudre le problème de la guerre.
Mes chers compatriotes, Nous avançons bien dans le processus de paix avec le président Thabo Mbeki.
L'année 2005 est l'année électorale selon les dispositions de notre Constitution.
Allons à la paix par les élections.
Préparons les élections par le désarmement.
Nous avons un pays à construire.
Allons au désarmement.
Allons à la Paix.
Bonne et heureuse année à toutes et à tous ! Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire ! Laurent GBAGBO, Président de la République
COTE D'IVOIRE / MESSAGE DU PRESIDENT HENRI KONAN BEDIE PRESIDENT DU PDCI-RDA
Mercredi 29 Decembre 2004
Mes chers compatriotes,
L'année 2004 s'achève en nous laissant l’amer constat de l’interminable cortège des exactions de toutes natures subies par la Côte d'Ivoire, les Ivoiriens et tous les habitants de notre pays. Ces événements ont à la fois endeuillé nos familles, plongé la société ivoirienne dans le désarroi et écorné durablement la belle image de notre jeune nation.
En cette fin d'année, nous souhaitons vivement que cessent ces violences et que les parties qui disposent des armes de mort s'engagent résolument dans le processus de la réconciliation et de la paix sans lesquelles il serait illusoire de vouloir ramener notre pays dans la stabilité et le redressement économique et social.
De l'année qui finit, l'histoire ne retiendra que les atrocités, la terreur par les violations massives des droits de l'homme, ainsi que l'attestent les rapports successifs du Secrétaire général de l'ONU.
Dans ma déclaration du 25 novembre dernier, Je vous ai longuement entretenus du climat politique, de ses conséquences tragiques et J'ai esquissé la position de notre parti face au drame qui se joue dans notre pays. A un mois d'intervalle, mes propos demeurent plus que d'actualité.
Car des dates fatidiques marquent les déchaînements survenus en 2004.
Les 25, 26, 27 mars et jours suivants, des limites ont été franchies dans la répression sanglante d'une marche pacifique projetée par les militants de l'opposition au pouvoir.
Les 4, 5, 6 novembre et jours suivants, d'autres violences ont porté la déraison à son comble. En effet, suscitant ou cédant à la pression insensée des milices tribales et des organisations parallèles instrumentalisées, les forces du mal ont repris la guerre, violant ainsi le cessez-le-feu qui était en vigueur; elles ont causé la mort de nombreuses victimes civiles innocentes, de soldats ivoiriens et de soldats français des forces Licorne sous mandat de l'ONU ainsi que d'un citoyen américain.
Le discrédit tiré de ces deux événements funestes pour notre pays et notre prestige est sans précédent dans notre jeune histoire. La Côte d'Ivoire, économiquement brisée et diplomatiquement isolée, est aujourd'hui au ban des nations !
A travers ces épreuves, le peuple dans sa quasi-totalité a prouvé une grande maîtrise de soi et témoigné de sa force d'âme en ne répondant pas à la violence par la violence malgré les provocations.
Je tiens à saluer cette attitude responsable qui a prouvé notre volonté de paix face à l'adversité. Pourtant au cours de cette année qui prend fin, le PDCI-RDA a été présent sur tous les fronts du combat pour le dialogue, la réconciliation et la recherche de la paix. Nos propositions de paix n'ont pas été entendues ni suivies.
A présent, ce courage doit être cependant maintenu et renforcé. Nous devons également nous tenir dans une perspective commune face aux échéances électorales qui sont annoncées à l'horizon de 2005.
La voie de notre parti est toute tracée. Mais elle est semée d'embûches dont nous viendrons à bout si nous savons rester unis et déterminés. Nos députés au Parlement ont récemment démontré la vertu de l'unité. Que cet exemple soit suivi dans toutes les instances du PDCI-RDA et par tous les Ivoiriens à quelque niveau qu'ils se trouvent.
L'année 2005, année nouvelle, doit être le temps fort du militantisme pour la paix et la fraternité. Je ne doute pas que nos militants du PDCI et, au-delà d'eux, tout le peuple ivoirien, s'inscrivent dans cette bataille de la survie collective et individuelle car chacun de nous est conscient que, depuis cinq longues années, ceux qui nous ont précipités dans le chaos par un coup d'Etat obscurantiste et déstabilisateur sont incapables de maîtriser la situation en adoptant un comportement réfléchi fait de tolérance, de sérénité et d'esprit pacifique. Ce chaos provoqué par des ambitions aveugles, dix mois avant les élections prévues en octobre de l'année 2000, ne saurait continuer sans entraîner la patrie et la nation dans un péril fatal.
L'année nouvelle doit nous conduire à soutenir l'action des Nations Unies pour un retour à la paix grâce à des élections justes et honnêtes hors des calculs politiciens qui nous éloignent de la démocratie - notre but.
Nous devons tous conjuguer nos efforts pour la préparation de ces élections sous le contrôle rigoureux des Nations Unies si elles ne prennent pas la responsabilité de leur processus, ce que nous demandons en connaissance de cause.
Que l'année nouvelle permette le consensus sur les nombreuses questions litigieuses non encore résolues dont notamment :
Le réaménagement de la Commission électorale indépendante et du Conseil constitutionnel, ces institutions étant partisanes et monolithiques,
l'établissement des listings électoraux de façon consensuelle,
la confection de cartes d'identité pour tous les électeurs sans exclusion,
l'exercice effectif du droit de vote de tous les Ivoiriens et de toutes Ivoiriennes allogènes résidant dans toutes nos localités et particulièrement dans les régions forestières où ils produisent le café et le cacao, premières richesses de la nation,
la mise en œuvre effective de la loi sur le financement des partis politiques, votée récemment,
l'accès de tous les partis politiques et groupes sociaux aux média d'Etat dont il faut rétablir la mission d'informer et d'éduquer.
Le droit de vote sans exclusion est pour nos populations une obligation ardente. Nous devons tous maintenir la pression et revendiquer en masse pour que cette exigence soit satisfaite entièrement dans l'intérêt de la nation et de la démocratie apaisée.
De même, il est du devoir strict de tous les acteurs politiques d'exiger le désarmement de toutes les forces armées engagées dans la guerre des clans ou dans l'asservissement de populations assiégées.
A cet égard, je voudrais rendre un vibrant hommage à l'engagement solidaire des "Houphouétistes" dans la quête de la paix et de la réconciliation nationale.
Je voudrais également, au nom de tous, réaffirmer notre engagement par rapport aux idéaux que le PDCI-RDA incarne dans la mission de paix, de concorde et de progrès économique et social.
Au seuil de l'année nouvelle, je souhaite du fond du cœur à chacune et à chacun d'entre vous, ainsi qu'à vos familles, une bonne et heureuse année 2005. Qu'elle vous apporte réconfort, paix et sérénité sans oublier ceux qui nous font l'amitié de vivre chez nous et qui ont été privés de ces biens communs depuis les événements politiques désastreux vécus par notre pays au cours du dernier mois de novembre écoulé.
Que l'année nouvelle apporte enfin la sécurité, la santé, la paix et l'espérance en une Côte d'Ivoire réconciliée et forte pour sortir de la régression et de la pauvreté.
Bonne et heureuse année à tous, aux Ivoiriens, aux Ivoiriennes, aux responsables des partis politiques sans exception, aux amis de la Côte d'Ivoire qui habitent dans ce pays.
Paix profonde à tous les Ivoiriens résidant à l'étranger et qui suivent avec angoisse l'évolution des événements en Côte d'Ivoire. Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire.
Fait le 28 décembre 2004
Henri Konan BEDIE
Présidant du PDCI-RDA
SENEGAL / SIGNATURE D'UN ACCORD DE PAIX A ZIGUINCHOR LE 30 DECEMBRE 2004
Mardi 28 Decembre 2004
Un accord de paix entre le président sénégalais Abdoulaye Wade et les indépendantistes de Casamance (sud du Sénégal) sera signé le 30 décembre à Zinguinchor, ont confirmé lundi des sources officielles sénégalaises à Ziguinchor et à Dakar.
La venue du président Wade à Ziguichor pour la signature de l'accord a été annoncée lundi à la presse par le gouverneur de la région de Ziguinchor, Mame Biram Sarr.
Cette information a été confirmée par une source à la présidence sénégalaise, qui a requis l'anonymat.
Le chef de l'Etat sénégalais a été invité début décembre par le dirigeant indépendantiste l'abbé Augustin Diamacoune Senghor, chef du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC). "Il s'agit de signer la paix là ou la guerre a éclaté un jour du mois de décembre (1982). Nous voulons faire la paix et ouvrir des négociations justes et sincères en vue d'une paix définitive", avait déclaré l'abbé Senghor.
Depuis, des rumeurs persistantes circulaient sur la venue de M. Wade en Casamance.
Le 6 décembre, le président Wade avait indiqué qu'il était prêt à aller en Casamance pour signer l'accord de paix avec le MFDC si les négociations en vue de cet accord étaient terminées.
Le 16 décembre, l'abbé Senghor avait convié la population de Casamance à assister à la signature d'un accord de paix avec le gouvernement sénégalais.
Le MFDC mène une rébellion depuis plus de 20 ans dans cette région, ancien pôle touristique du Sénégal, où la situation s'est néanmoins apaisée ces derniers mois.
Source "AFP"
A L'OCCASION DES FETES DE NOUVEL AN JE VOUDRAIS PRESENTER MES VOEUX LES MEILLEURS DE SANTE , DE PAIX ET DE BONHEUR A TOUTE LA COMMUNAUTE IVOIRIENNE RESIDANT AU SENEGAL , AU CAP-VERT , EN MAURITANIE ET EN GAMBIE AINSI QU'ATOUS NOS ASTRONAUTES DONT NOUS APPRECIONS HAUTEMENT LES CONTRIBUTIONS POUR L'AMELIORATION DE CE SITE . QUE LA PAIX REVIENNE EN COTE D'IVOIRE , PAYS D'HOSPITALITE ET D'INTEGRATION . L'AMBASSADEUR CHEF DE MISSION DIPLOMATIQUE
Mardi 28 Decembre 2004
SENEGAL / LUTTE CONTRE LA DISCRIMINATION FEMININE
Mardi 28 Decembre 2004
Le Mardi 14 Décembre dernier , Maître Mame Bassine NIANG , Ministre sénégalais Haut Commissaire aux Droits de l'Homme et à la Promotion de la Paix a eu une séance de travail avec une délégation du Réseau européen pour la prévention et l'éradication des mutilations génitales féminines(M.G.F.)conduite par Madame Amparo qui a chaleureusement félicité les actions de S.E.Maître WADE qui portent sur :
- le vote de la Loi PORTANT ABOLITION de la peine de MORT au Sénégal
- la ratification du Protocole de Maputo additionnel à la Charte Africaine des Droits de l' Homme et des Peuples et relatif à la protection des Droits des Femmes.
SENEGAL / INAUGURATION DU "MAGIC LAND"
Mardi 28 Decembre 2004
Le nouveau parc d'attractions dénommé "MAGIC LAND" situé sur la Corniche Ouest de DAKAR a été inauguré le 14 Décembre dernier par S.E.Maître Abdoulaye WADE , Président de la République en présence du Maire de Dakar , M.Pape DIOP, et de nombreuses personnalités politiques et administratives.
Ce parc d'attractions bâti sur une superficie de 12500 m2 s'est doté de 100 personnes pour l'encadrement,d'un dispositif anti-incendie,d'une infirmerie , d'une télésurveillance et permettra aux enfants de vivre un rêve longtemps caressé par ceux-ci , celui de bénéficier d'un espace ludique moderne à l'instar de leurs semblables des Pays développés.
Une trentaine d'employés en assure l'entretien .
Il est l'oeuvre de M.Yousef SALEH.
CRISE IVOIRIENNE / ATTAQUE DU VILLAGE DE SIGUIEKOU A L'OUEST DU PAYS
Dimanche 26 Decembre 2004
VENDREDI 24 DECEMBRE 2004
Dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 décembre 2004, vers 01 heure du matin, des individus armés de fusils traditionnels et d’armes blanches ont attaqué le village de SIEGOUEKOU dans la sous-préfecture de OURAGAHIO.
Bien que surprises, les populations de SIEGOUEKOU ont réagi en donnant l’alerte. Cela a permis à l’Unité des Forces de Défense et de Sécurité stationnée à BRODOUME d’intervenir pour repousser les assaillants.
Le bilan provisoire de cette attaque se présente comme suit :
-01 Gendarme blessé.
-10 villageois autochtones de SIEGOUEKOU tués et 07 autres blessés.
-01 assaillant de nationalité BURKINABE tué et un autre appréhendé.
Il est à souligner que c’est la troisième fois que de tels évènements ont lieu dans région de GAGNOA, où se situe la localité de SIEGOUEKOU.
Dès que le Chef d’Etat-major des Armées, en tournée sur le front, a été informé des faits, il s’est rendu sur les lieux pour rassurer les populations.
Il a donné des instructions visant à consolider le dispositif militaire de la région.
Des opérations de ratissage et de sécurisation à grande échelle sont en cours dans la zone OURAGAHIO-BROUDOUME. Elles visent à apaiser les populations et à prévenir de nouvelles attaques.
Le dernier point de situation effectué ce jour 24 décembre 2004 à 10 Heures, fait état d’un calme dans la zone.
Les Forces de Défense et de Sécurité saisissent cette occasion pour présenter leur compassion et leurs sincères condoléances aux populations de SIEGOUEKOU.
Elles demandent aux différentes communautés vivant sur toute l’étendue du territoire national, d’éviter les actes qui fragilisent la cohésion sociale.
Enfin, elles souhaitent à tous, d’excellentes fêtes de fin d’année, dans la tranquillité et dans la sérénité.
Merci et haut les coeurs
LCL YAO YAO JULES
PORTE-PAROLE DES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE
CELEBRATION DE LA FETE DE LA NATIVITE " NOEL"
Vendredi 24 Decembre 2004
A l'occasion des Fêtes de NOEL , je voudrais adresser tous mes voeux de bonheur parfait à tous les enfants du monde entier et en particulier les malades , les orphelins , tous les sans-voix pour lesquels j'invite tous les internautes à prier afin qu'ils recouvrent la santé et la joie de vivre .
Pour nos enfants ivoiriens meurtris par la guerre , toutes mes pensées vont vers eux et je souhaite vivement que la paix revienne dans notre pays pour qu'ils grandissent dans l'allégresse et la sérénité.
JOYEUX NOEL ET BONNE FETE A TOUS ET A TOUTES !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
L'AMBASSADEUR
COMMUNIQUE DE L'AMBASSADE : IL EST PORTE A LA CONNAISSANCE DE LA COMMUNAUTE IVOIRIENNE RESIDANT AU SENEGAL , EN GAMBIE , EN MAURITANIE ET AU CAP-VERT QUE LA QUETE POUR VENIR EN AIDE A NOS CONCITOYENS DEPLACES DANS CES DIFFERENTS PAYS ET LES BLESSES DES EVENEMENTS DE NOVEMBRE DERNIER SE POURSUIT AUPRES DE MADAME SOGOBA PRESIDENTE DE L'AMICALE DES FEMMES IVOIRIENNES DESIGNEE A CET EFFET LORS DE LA REUNION TENUE A L'AMBASSADE J'EN APPELLE AU SENS DE LA SOLIDARITE DE TOUS ET JE REMERCIE D'AVANCE TOUS LES DONATEURS
Vendredi 24 Decembre 2004
COTE D'IVOIRE / SENEGAL / M. SEYDOU ELIMANE DIARRA A DAKAR
Jeudi 23 Decembre 2004
En visite privé au SENEGAL , M.Seydou Elimane DIARRA , Premier Ministre ivoirien est arrivé à Dakar en fin d'après-midi .
Il a été accueilli à sa descente du Gruman présidentiel par son Homologue sénégalais , M.Macky SALL et S.E.Madame Fatimata TANOE TOURE , Ambassadeur , entourée pour l'occasion de ses plus proches collaborateurs.
M.Mamadou SANOGO , Conseiller à la Cour Suprême , dépêché à Dakar par le Ministère des Cultes en vue de l'obtention des visas d'entrée pour les 2000 Pèlerins ivoiriens en Arabie Saoudite par l'entremise de l'AMBASSADE , auprès de son Homologue saoudien au Sénégal , était également présent à l'accueil du Premier Ministre .
Il faut toutefois préciser que dans le souci d'aider les ivoiriens ,
M.SANOGO a mis sa présence à Dakar à profit pour rencontrer les Autorités sénégalaises en charge de l'organisation du "HADJ 2005" , notamment le Commissaire du Gouvernement , M.Moustapha GUEYE et son équipe afin d'échanger sur leurs différentes expériences et surtout , s'instruire sur les méthodes pour un meilleur encadrement des pèlerins .
Les rencontres avec ces Autorités ont eu lieu en présence de S.E.Madame l'Ambassadeur qui a organisé les entretiens .
COOPERATION / COTE D'IVOIRE - SENEGAL : UN EMISSAIRE DU PRESIDENT WADE CHEZ LE PRESIDENT GBAGBO
Jeudi 23 Decembre 2004
Le Mercredi 22 Décembre 2004 , M.CHEICK TIDIANE SY , Ministre d'Etat à la Présidence de la République a effectué un bref séjour à Abidjan , porteur d'un message au Président Laurent GBAGBO.
A sa sortie d'audience , l'envoyé spécial du Président WADE s'est prêté aux questions des journalistes de la presse ivoirienne et internationale :
"le Président Abdoulaye Wade m'a fait porter un message à son frère Laurent Gbagbo.
La visite rentre dans le cadre normale de l'amitié de la coopération qui existe entre la Côte d'Ivoire et le Sénégal.
Vous savez que dans la sous région les deux pays ont toujours coopéré. Aujourd'hui il est tout à fait normal que les deux pays continuent de travailler dans ces conditions. Il appartient au Président Laurent Gbagbo d'en donner la teneur.
Cependant je puis vous dire que le contenu est un message pour renouveler l'amitié que le Président Wade porte au Président Gbagbo.
Le Sénégal est conscient de l'impact de cette crise sur la Côte d'Ivoire d'abord et surtout dans la sous région.
Le président Wade est à côté du peuple ivoirien et du Président Gbagbo pour que tous les acteurs de la crise ivoirienne trouvent une solution judicieuse."