REACTION DE M.AFFI N'GUESSAN PRESIDENT DU FPI (PARTI AU POUVOIR) SUITE A LA DECLARATION DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO
Vendredi 29 Avril 2005
Cette solution a tué ce que Marcoussis propose. Puisque Marcoussis demandait la révision de l’article 35. Or à Pretoria, eux-mêmes qui exigeaient cette procédure y ont renoncé.
Il ne s’agit plus, depuis Pretoria, de réviser l’article 35. Il s’agit purement et simplement d’autoriser la candidature de M. Alassane Ouattara à l’élection présidentielle d’octobre 2005 sans révision de la constitution.
Celle-ci étant renvoyée après les élections. La président a pris cette décision. Je crois que c’est le prix à payer pour avoir la paix et l’unité du pays.
Nous sommes prêts à tous les sacrifices. Nous nous engageons dans cette voie pour soutenir le président de la République et faire en sorte que la prise en otage de la Côte d’Ivoire cesse, pour que les Ivoiriens retrouvent la paix.
Retranscris par F. BONY
COTE D'IVOIRE / PROCESSUS DE PAIX / DECLARATION DU G7 (OPPOSITION) SUITE A L'INTERVENTION DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO RELATIVE AUX PROPOSITIONS DE SORTIE DE CRISE DU PRESIDENT THABO M'BEKI
Vendredi 29 Avril 2005
Suite à l'intervention de S.E.M.Laurent GBAGBO relative à l'éligibilité , les partis d'opposition réunis au sein du G7 , ont par la voix de M.Alphonse DJEDJE MADY du PDCI , fait la déclaration suivante :
Mesdames et Messieurs, Chers amis journalistes
Je voudrais vous remercier d’avoir répondu aussi promptement que d’habitude à notre appel de cet après-midi.
Vous imaginez aisément l’objet de la rencontre d’aujourd’hui. Il s’agit de la réponse que le chef de l’Etat vient de donner à la lettre en date du 13 avril 2005 du président Thabo Mbeki, médiateur de l’Union africaine dans la crise que traverse notre pays.
Nous nous souvenons que l’accord de Pretoria signé le 6 avril 2005 traitant au paragraphe 14 de “ l’éligibilité à la présidence de la République ” indique :
“ Les participants à la rencontre ont discuté de l’amendement de l’article 35 de la Constitution. Ayant écouté les points de vue des différents leaders, le médiateur s’est engagé à se prononcer sur ce sujet après avoir consulté le président de l'Union africaine, Son Excellence le Président Olusegun Obasanjo et le secrétaire général des nations unies, Son Excellence Kofi Annan. La décision issue de ces consultations sera communiquée aux leaders ivoiriens. Le médiateur fera diligence pour régler cette question ”.
Dans sa lettre traitant de cette seule question de “l'éligibilité à la présidence de la République ”, le médiateur demande au président Gbagbo, je cite :
“ de faire usage des pouvoirs attribués au président au terme de la Constitution de la Côte d’Ivoire, en particulier l’article 48 (...) pour donner force de loi à la décision du médiateur concernant l’article 35, après avoir procédé aux consultations prévues avec les présidents de l’Assemblée nationale et du Conseil Constitutionnel ”. En réponse à la lettre du médiateur, le chef de l’Etat a annoncé le mardi 26 avril 2005, sa position, en quatre points, comme suit :
Premièrement “ Uniquement pour l’élection présidentielle d’octobre 2005 conformément à la lettre du médiateur sud africain, les candidats présentés par les partis politiques signataires de l’accord de Marcoussis sont éligibles. En conséquence, Monsieur Alassane Dramane Ouattara peut, s’il le désire, présenter sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2005 ”.
Deuxièmement : “A compter de maintenant, et vu l’urgence étant donnée l’absolue nécessité d’organiser les élections aux dates fixées par la Constitution, je donne mandat à l’Institut national de la statistique et à lui seul, d’établir, dans les meilleurs délais les listes électorales pour les élections générales de 2005 ”.
Troisièmement “ J’ordonne par la même occasion, à l’institut national de la statistique d’établir, dans les meilleurs délais, les cartes d’électeurs avec au moins deux mentions spécifiques : la photo d’identité et l’empreinte digitale du titulaire ”.
Quatrièmement “ Afin d’éviter toute contestation éventuelle, j’ordonne à la Commission chargée d’organiser les élections de prendre toutes les dispositions utiles pour que chaque partie intéressée par les élections puisse faire à temps les vérifications nécessaires sur les listes électorales ”.
Le Directoire du G7, par ma voix tient à exprimer, à travers la présente conférence de presse, sa position sur la déclaration du chef de l’Etat.
I – S’agissant de l’éligibilité à la présidentielle de la République Le Directoire du G7 se félicite de la décision prise par le chef de l’Etat, selon laquelle tous “ les candidats présentées par les partis politiques signataires de l’accord de Marcoussis sont éligibles ”.
Pour le Directoire du G7, une étape décisive vient ainsi d’être franchie sur la voie du retour de la paix et de la réconciliation nationale, dès lors que la possibilité est maintenant offerte aux leaders politiques ivoiriens signataires de l'accord de Linas-Marcoussis de participer à l’élection présidentielle d’octobre 2005. Pour le Directoire du G7, l’impulsion qui est donnée au processus de paix est l’oeuvre d’un Grand Homme d’Etat, le président Thabo Mbeki, à qui nous devons rendre un hommage appuyé pour son engagement total en faveur de la paix dans notre pays, sa détermination et son courage.
Nous devons aussi cette avancée significative dans le processus de retour de la Paix dans notre pays et de la réconciliation nationale à l'action résolue et conjuguée des chefs d’Etats africains, en Particulier les Présidents Oluségun Obasanjo, El Hadj Omar Bongo Ondimba, John Agyekum Kufuor, Abdoulaye Wade, Mamadou Tandja et feu le Président Gnassingbé Eyadema, mais aussi à l’implication effective de la Communauté internationale (le Conseil de Sécurité et le Secrétaire Général de l’Onu, l’Union africaine, l’Union européenne, l’Organisation de la Francophonie, la Cedeao, la France et les USA), qui, depuis plusieurs mois, déploient des efforts considérables pour mettre un terme à un conflit qui a causé tant de meurtrissures, de dommages et de ravages à la Côte d’Ivoire.
II – Concernant les autres décisions contenues dans la déclaration du chef de l’Etat Le directoire du G7 tient à faire observer que les autres décisions annoncées par le Chef de l’Etat traduisent, de sa part, ni plus ni moins un coup d’état constitutionnel et sa volonté d’installer une véritable dictature en Côte d’Ivoire, d’autant plus qu’il affirme : “ A compter de ce jour, et jusqu’à la fin de la crise, je prendrai, en vertu des pouvoirs que me confère l’article 48 de notre Constitution, toutes les mesures qui me paraîtront exigées par les circonstances ”.
Le directoire du G7 rappelle que l’utilisation de l’article 48 de la Constitution n’a été demandée par le Médiateur que pour le traitement de la seule et unique question de l’éligibilité à la présidence de la République ”.
Au demeurant, le Directoire du G7 souligne que les problèmes abordés dans ces décisions relatives au processus électoral trouvent leurs solutions dans l’accord de Pretoria au paragraphe 10 en particulier.
En conséquence le Directoire du G7 : 1 – dénonce l’usage abusif de l’article 48 porteur de graves dangers pour la Nation; 2 – s’indigne et condamne avec force cette décision inique et irresponsable.
Le directoire du G7 refuse, avec fermeté, de se soumettre à la dictature que le Chef de l’Etat tente de mettre en place.
Par ailleurs, le Directoire du G7 s’inquiète de ce que, à deux jours de la date butoir fixée au 30 avril 2005 par l'accord de Pretoria, pour l'adoption de nouveaux textes conformes à l'esprit et à la lettre de l'accord de Linas Marcoussis, aucun projet n'a encore été inscrit à l’ordre du jour de la présente session ordinaire de l'Assemblée nationale.
C’est le lieu, pour le Directoire du G7 de rappeler que le Chef de l’Etat n’a jamais respecté les délais fixés par les différents accords de paix et d’attirer l’attention de la communauté nationale sur les graves menaces que fait planer à nouveau le Chef de l’Etat sur le processus de paix en Côte d’Ivoire et lui demande de rester vigilante. Le directoire du G7, tout en félicitant la Communauté internationale, pour sa précieuse implication dans le règlement de la crise ivoirienne, l’exhorte à veiller à l’application effective de l’accord de Pretoria.
Le Directoire du G7 s’appuyant sur le paragraphe 16 de l’accord de Pretoria invite le Médiateur, le Président Thabo Mbeki à prendre les décisions qui s’imposent, de nature à permettre la mise en œuvre dudit accord.
Le Directoire du G7 en appelle à la vigilance de l’Union africaine, du Conseil de Sécurité et du Secrétaire général de l’Onu, Son Excellence Kofi Annan quant à l'application de l’accord de Pretoria.
Je vous remercie et me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions.
Fait à Abidjan 28 avril 2005
Pour le Directoire du G7 Pr Alphonse Djédjé Mady
N.B.: Les titres sont de la rédaction
Source "Le Jour"
COTE D'IVOIRE / COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 28 AVRIL 2005
Vendredi 29 Avril 2005
Le Conseil des ministres a annoncé hier, la date du 30 octobre prochain pour le premier tour des présidentielles.
Sous la présidence du chef de l'Etat, son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo, deux Conseils des ministres se sont tenus respectivement les jeudi 21 avril et 28 avril 2005, au palais de la Présidence. Ces deux réunions ont été consacrées, pour l'essentiel, à l'examen des points d'accord de Pretoria et à leur mise en oeuvre.
A ce titre et sur présentation du ministre d'Etat, ministre de l'Administration du territoire, le Conseil après délibération, a adopté deux projets de lois:
1- Un projet de loi portant modification de la loi N° 2001-634 du 9 octobre 2001 portant composition organisation, attributions et fonctionnement de la Commission électorale indépendante (CEI).
Les innovations adoptées au niveau de cette institution électorale clé, prennent en compte les modifications prévues par l'accord de Pretoria à savoir, entre autres:
u la représentation égalitaire de tous les signataires de l'Accord de Marcoussis au sein de la Commission centrale,
u la mise en place d'un bureau composé d'un représentant de chacune des parties signataires de Marcoussis, auxquels s'ajoutent un représentant du Président de la République et un représentant du Président de l'Assemblée nationale. La nouvelle modification porte à douze (12), les membres du bureau de la CEI.
u la faculté de révocation et de remplacement des membres de la CEI par leurs mandants,
u Un projet de loi modifiant et complétant la loi N° 2004-494 du 10 septembre 2004 relative au financement sur fonds publics des partis et groupements politiques ainsi que des candidats à l'élection présidentielle.
Ce nouveau texte règle formellement la question des parfis politiques signataires de l'accord de Marcoussis non représentés à l'Assemblée Nationale.
Au titre du Premier ministre, chef de gouvernement, sur proposition de la Commission Electorale nationale et sur présentation du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Conseil a entendu une communication tendant à fixer la date des prochaines élections présidentielles. Après délibération, le Conseil a adopté les conclusions de cette communication. Ainsi, conformément à la constitution, les prochaines élections présidentielles on Côte d'Ivoire auront lieu, pour le premier tour, le dimanche 30 octobre
2005. Enfin, au titre des mesures individuelles, le Conseil a donné son agrément à la nomination près, la république de Côte d'ivoire de deux Ambassadeurs représentant respectivement l'Inde et la République Arabe d'Egypte.
Pr Hubert Oulaye
Ministre de la Fonction publique et de l’Emploi,
Porte-parole du Gouvernement
SENEGAL / QUINZAINE DE LA FEMME A THIONK-ESSYL EN CASAMANCE
Jeudi 28 Avril 2005
Le 25 Avril dernier , Madame Aida M'BODJ , Ministre sénégalais de la Femme , de l'Enfant et du Développement social a procédé au lancement de la quinzaine de la femme à THIONK-ESSYL , à 80 kms de Ziguinchor , en Casamance.
En effet à la tête d'une forte délégation composée de Mesdames Safiatou N'DIAYE DIOP et Soukeyna BA respectivement Ministre de la Culture et du Patrimoine Classé , Ministre de la Décentralisation , de S.E.Madame Fatimata TANOE TOURE , Ambassadeur , Madame Aida M'BODJ a magnifié la femme et le rôle qu'elle joue dans le développement d'une Nation .
Après avoir fait des dons d'une valeur de 3 millions à chacune des femmes lauréates en vue de les aider à mettre en oeuvre leurs projets de développement particulièrement dans le secteur des cultures maraîchères et du vivrier en général , Madame le Ministre a visité le centre d'exposition des travaux manuels et de produits vivriers des femmes .
Il faut souligner que S.E.Monsieur l'Ambassadeur de TAIWAN , principal bailleur de fonds de plusieurs projets dans cette zone et le Réprésentant de l'UNICEF engagé avec le Ministère de la Femme à lutter contre la délinquence juvénile par la création d'emplois , ainsi que plusieurs membres d'associations féminines ont également pris part à cette importante cérémonie pour la tenue de laquelle , la mobilisation a été parfaite .
Cette quinzaine prendra fin par la remise de prix d'Excellence du Président de la République à plusieurs femmes ayant fait preuve d'exception dans divers domaines.
Des cadeaux ont été faits aux membres de la délégation ministérielle qui est rentrée à DAKAR , comblée par les résultats qu'elle a vus de l'oeuvre accomplie par ces braves femmes rurales.
COTE D'IVOIRE / PROCESSUS DE PAIX / REACTION DE M.ALLASSANE DRAMANE OUATTARA LEADER DU R.D.R.SUITE A LA DECLARATION DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO SUR L'ELIGIBILITE
Jeudi 28 Avril 2005
Je pense que sa décision est conforme à ce qui avait été arrêté à Pretoria entre nous quatre (4) avec le président Thabo Mbeki, le président Bédié, lui-même et moi-même. Donc c’était une décision attendue ; elle arrive trois semaines plus tard, mais c’est toujours une bonne chose.
• Laurent Gbagbo indique également qu’il utilisera cet article 48 pour que la révision des listes et que l’établissement des cartes électorales soient gérés par l’Institut national des statistiques. Est-ce que ceci est cohérent par rapport aux accords de Marcoussis et d’Accra III ?
Non, certainement pas. A Pretoria, nous avons décidé ensemble que le processus électoral serait confié à l’ONU avec les Institutions existantes, c’est-à-dire la Commission électorale indépendante (CEI) qui est chargée en fait, de régler les problèmes de listes électorales et du processus électoral, et le Conseil constitutionnel également serait donc encadré par l’ONU. Ce serait une décision abusive. D’ailleurs, l’ensemble des partis politiques, c’est sûr, aviseront, parce que Laurent Gbagbo ne peut pas se permettre d’utiliser l’article 48 au-delà du règlement de la question de l’article 35. C’est ce qui a été convenu à Pretoria et rien d’autre. Je considère que la Côte d’Ivoire a besoin d’aller de l’avant et que nous avons un premier pas vers la démocratie. La transparence des élections doit dominer nos préoccupations maintenant. Rien ne sert de créer de la violence parce que les élections n’auraient pas été transparentes.
• Vous dites que c’est un premier pas. Est-ce que vous considérez au jour d’aujourd’hui que justement il y a l’engagement de Laurent Gbagbo de participer avec vous et d’autres à une élections qui serait livre et transparente ?
Mais c’est que l’accord de Pretoria lui demande. C’est une confirmation de ce que nous avons décidé tous ensemble à Marcoussis, et à Kléber, c’est ce que la Communauté internationale lui demande. Mais au-delà de tout c’est surtout ce que les Ivoiriens demandent que cette fois-ci nous puissions avoir des élections où les Ivoiriens pourront choisir librement leur président sans truquage et sans carambolage. Il faut la paix en Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens ont assez souffert, nous avons perdu des années maintenant il est clair que nous aurons des élections. Les intentions de confier tel ou tel aspect à l’Institut national de la statistique (INS) parce qu’on y a des cousins et des neveux ne passera pas.
Source RFI
COTE D'IVOIRE / ADRESSE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO A LA NATION APRES LES DIFFERENTES INTERVENTIONS
Mardi 26 Avril 2005
Le President Laurent Gbagbo a fait sa déclaration à la Nation le mardi 26 avril 2005
Ivoiriens,
Ivoiriennes,
Mes chers compatriotes.
Chers amis de la Côte d'Ivoire
Le 19 septembre 2002, notre pays, la Côte d'Ivoire, a été agressée.Les assaillants, une fois repoussés hors d'Abidjan, se sont installés à Bouaké et dans plusieurs; villes du pays, au Nord et à l'Ouest.Ils ont ainsi transformé un coup d'Etat manqué en une rébellion armée qui a plongé le pays dans la plus grave crise de son histoire.
Depuis le début de cette crise, je vous ai régulièrement rendu compte de l'évolution de la situation, des obstacles rencontrés sur le chemin de la restauration de la paix et des multiples malentendus qui ont surgi autour des voies et moyens pour parvenir à la normalisation.
Je vous ai également écouté avant de prendre les décisions qui engagent l'avenir de notre pays.
Malgré les déceptions que nous avons connues, je n'ai, pour ma part, jamais douté de l'issue de ce conflit auquel notre Nation a déjà payé un trop lourd tribut.
Dès mon retour d'Italie, le 22 septembre 2002, j'ai clairement opté pour la voie de la négociation. J'ai accepté, au nom de la Côte d'Ivoire, de négocier non seulement avec ceux qui ont pris les armes contre la mère patrie mais aussi de placer, dès le départ, .ces négociations sous l'égide de la communauté internationale.
D'abord sous les auspices de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) à Accra puis à Lomé .Ce faisant, j'ai montré que les responsabilités historiques que nous impose la position de notre pays en Afrique de l'Ouest nous commandent de régler au plus vite cette crise.
A Lomé, nous avons cru comprendre que le problème était la réinsertion des mutins dans l'armée. Nous avons fait droit à cette exigence. Mais, malgré Lomé, le pays s'est installé dans la guerre. Nous avons donc accepté d'aller ailleurs, à la rue Kléber à Paris J'ai noté que l'Accord de Marcoussis était un mauvais .
accord .Mais j'ai accepté de l'appliquer, parce que, dans cet accord, il Y' avait deux choses essentielles:
1 - Le désarmement des rebelles, dès la formation du gouvernement de réconciliation nationale.
2 - Le principe que toute modification constitutionnelle devrait se faire par les voies indiquées par la Constitution.
Concernant précisément 'l'article 35 de la Constitution, on pouvait penser que, pour des raisons d'ordre idéologique, la communauté internationale voulait savoir si, dans un pays de brassage comme la Côte d'Ivoire, la loi fondamentale garantit suffisamment la participation de tous à la vie démocratique.
C'est pourquoi, malgré, les réticences et les réserves des uns et des autres, j'ai déposé au Parlement le projet de modification rédigé à Marcoussis, en vue de le soumettre au referendum, la seule voie prescrite par la Constitution.
Mais le désarmement n'a pas eu lieu et, aujourd'hui, ceux qui avaient demandé la modification de l'article 35 ne le réclament plus.
C'est donc avec l'Accord d'Accra III d'abord mais surtout avec l'Accord de Pretoria et la lettre du Médiateur, que nous commençons à comprendre.
C'est pourquoi, en votre nom'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">votre nom'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">votre nom'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">votre nom'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">votre nom'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">votre nom'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">votre nom à tous, je voudrais rendre ce soir un hommage solennel au Président Tabo Mbeki.Il a écouté tout le monde, pour comprendre et pour nous aider à comprendre.Je salue le bon esprit qui a présidé aux négociations de Pretoria.
Vos différentes interventions, au cours des rencontres que j'ai initiées au palais de la présidence de la République, à la suite de l'accord de Pretoria et de la diffusion de la lettre du Médiateur, ont montré que le peuple de Côte d'Ivoire a également compris quel est le vrai problème.
Le problème n'est ni la réinsertion des mutins, ni l'article 35 de la Constitution mais la candidature d'un homme à la présidence de la République de Côte d'Ivoire; la candidature de Monsieur Allassane Dramane Ouattara.
C'est la substance de l'Accord de Pretoria et de la lettre du Médiateur.
Dans vos différentes interventions, vous m'avez dit une seule et même chose.
Vous m'avez dit que l'accord de Pretoria et la lettre du Médiateur peuvent et doivent nous aider à mettre fin à la guerre et ramener la paix en Côte d'Ivoire, dans le respect de notre Constitution.Je vous ai compris.C'est pourquoi, mes chers compatriotes, après avoir écouté toutes les couches socioprofessionnelles du pays, prenant acte de l'Accord de Pretoria et des recommandations du Médiateur, j'ai consulté le Président de l'Assemblée Nationale et le Président du Conseil Constitutionnel.Après quoi, j'ai décidé de mettre en œuvre, l'article 48 de notre Constitution.
A partir de maintenant, je prendrai les mesures exceptionnelles exigées par la situation.
Dès cet instant, je décide:
Premièrement.
Uniquement pour l'élection présidentielle d'octobre 2005, conformément à la lettre du Médiateur Sud africain, les candidats présentés par les partis politiques signataires de l'Accord de Marcoussis sont éligibles.
En conséquence, \ Monsieur Allassane Dramane Ouattara peut, s'il le désire, présenter sa candidature à l'élection présidentielle d'octobre 2005.
Deuxièmement.
A compter de maintenant, et vue l'urgence, étant donnée l'absolue nécessité d'organiser les élections aux dates fixées par la Constitution, je donne mandat à l'Institut National de Statistiques, et à lui seul, d'établir, dans les meilleurs délais, les listes électorales pour les élections générales de 2005.
Troisièmement.
J'ordonne par la même occasion, à l'Institut National des Statistiques d'établir, dans les meilleurs délais, les cartes d'électeurs avec au moins deux mentions spécifiques: la photo d'identité et l'empreinte digitale du titulaire.
Quatrièmement.
Afin d'éviter toute contestation éventuelle, j'ordonne à la Commission chargée d'organiser, les élections, de prendre toutes les dispositions utiles pour que chaque partie intéressée par les élections puisse faire à temps les vérifications nécessaires sur les listes électorales.
Mes chers compatriotes, Chers amis de la Côte d'ivoire.
Bien des problèmes, soulevés par nos compatriotes, n'ont pas trouvé de solutions dans ce discours.
Je ne les ai pas oubliés.
Je ne les ai pas occultés.
Le moment venu, ils seront résolus.
A compter de ce jour, et jusqu'à la fin de la crise, je prendrai, en vertu des pouvoirs que me confère l'article 48 de notre Constitution, toutes les mesures qui me paraîtront exigées par les circonstances.
Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire
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INTERVENTIONS DES CORPS CONSTITUES
Préfets : ‘’Les élections en Octobre’’
Le Chef de l’Etat poursuivant la consultation des Ivoiriens avant les grandes décisions à prendre le 27 Avril, a rencontré hier à huis clos, le corps préfectoral. Selon des sources proches des responsables de l’administration territoriale, c’est le préfet de la région des lacs, Ahipo Ori qui, au nom des ses pairs a livré le message du corps préfectoral.
Contrairement aux autres groupes socioprofessionnels, le corps préfectoral s’est abstenu de prendre des positions purement politiques. Préférant se pencher sur la situation administrative des départements en zones occupées. Avant de souhaiter que les élections générales se tiennent aux dates prévues par la Constitution.
Le préfet de Yamoussoukro, fera remarquer que les villes occupées connaissent un véritable désastre. Les archives administratives sont inexistantes, l’éducation, la santé sont au point mort. Ce qui nécessite, un véritable travail en amont, pour que les élections générales qu’ils souhaitent aux dates constitutionnelles se déroulent. C’est à juste titre que le corps préfectoral a demandé au Chef de l’Etat de faire vite pour sortir la Côte d’Ivoire de la crise qu’elle traverse. Les préfets, sous-préfets et secrétaires généraux de préfecture, ont toutefois réaffirmé leur soutien au Chef de l’Etat, pour la décision qu’il prendra le 27 Avril. Le Président de République a pour sa part salué l’intervention du corps préfectoral qui rejoint son intention de tout mettre en œuvre pour que les élections se tiennent aux dates indiquées. Il a toutefois, selon notre source, promis de mettre tout le monde à l’aise le 27 Avril, pour que la Côte d’Ivoire sorte rapidement de la crise, et que les dispositions soient prises pour l’expression de la démocratie par les urnes.
Marc Yevou
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Les élus locaux soutiennent le chef de l'Etat
Dans le cadre des consultations qu’il a initiées depuis plus d’une semaine, le président Gbagbo a reçu, hier, au palais présidentiel, les gouverneurs de district et vice gouverneurs, les présidents des conseils généraux et les vice-présidents et les maires et leurs adjoints.
Trois allocutions ont sanctionné la rencontre d’hier entre le président de la République et les gouverneurs et vice gouverneurs de district ; les présidents des conseils généraux et vice-présidents et les maires et leurs adjoints. La première a été présentée par Jean-Claude Kouassi au nom de l’Assemblée des districts et départements de Côte d’Ivoire (ADDCI). Cette organisation a marqué son adhésion à l’accord de Pretoria et demande au Chef de l’Etat de l’appliquer effectivement.
La deuxième intervention a été faite au nom des élus du Front populaire ivoirien par M. Akoï Kacou Innocent, président du conseil général de Bassam. Après avoir fustigé ceux qui ont mis délibérément le feu à la Côte d’Ivoire et qui, de façon hypocrite, clament que le peuple a trop souffert, les élus FPI ont exprimé leur soutien au Président de la République dans la décision qu’il trouvera la meilleure pour le retour de la paix en ce qui concerne la candidature de Ouattara.
Cependant, en ce qui concerne les autres points, à savoir l’organisation et le fonctionnement de la CEI, l’implication de l’ONU dans les activités de la CEI et du Conseil constitutionnel, l’intégration de 600 rebelles dans les forces de défense et de sécurité nationales et le mandat impératif que l’accord soumet aux députés, les élus FPI demandent au président Gbagbo de “convaincre le médiateur de la nécessité d’un ajustement aux fins d’obtenir des élections justes et transparentes pour la paix définitive et durable dans notre pays”.
M. François Amichia, maire de Treichville, a fait la dernière intervention au nom de l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI).
Ce dernier a exhorté le président Gbagbo à appliquer cet accord de Pretoria. Pour lui l’accord est tellement porteur d’espoir que le chef de l’Etat aurait même pu décider et informer le peuple après coup.
Intervenant pour mettre fin à la rencontre, le chef de l’Etat a, une fois de plus, montré sa détermination à ramener la paix dans le pays. Et faisant allusion aux inquiétudes des élus FPI, le président Gbagbo a fait remarquer que le chef de l’Etat ne peut pas discuter tous les problèmes en même temps. “Je crée un cadre global de paix. Les autres points pourront être traités par les acteurs politiques”, a dit, notamment, le président Gbagbo.
Boga Sivori
Gbagbo rappelle Akoï Kacou à l’ordre
Dans son message de fin de la cérémonie d’hier, le Président de la République a indiqué que le temps des récriminations est dépassé. Il faut maintenant œuvrer dans le sens d’un retour rapide de la paix. C’est pourquoi, il a tenu à rappeler à l’ordre, Akoi Kacou Innocent, porte-parole des gouverneurs, vice gouverneurs et de Conseils généraux du Front populaire ivoirien ( FPI) qui a été acerbe dans ses propos. En effet, le président du Conseil général de Grand-Bassam a tiré à boulets rouges sur la communauté internationale et notamment la France. Il a également rejeté, du revers de la main, certaines dispositions de l’Accord de Pretoria. Entre autres, la composition et le fonctionnement de la Commission Electorale indépendante (CEI), l’intégration de 600 éléments des Forces nouvelles et la nature et la forme de l’implication de l’ONU dans les activités de la CEI et du Conseil constitutionnel. ‘’Le financement de tous les partis politiques sans aucune condition est irréaliste même en situation normale’’, a martelé l’élu de Bassam.
Régissant à ces propos, le Président Gbagbo ne veut plus revenir à la case départ. Il entend prendre des décisions qui s’imposent pour aller à la paix. ‘’ Ne perdez pas de vue l’essentiel. Créons un cadre global du retour à paix. A partir de ce moment, tout redeviendra possible’’ Tonnerre d’applaudissements.
Pour le Chef de l’Etat, une fois sa décision tant attendue prise, l’honneur reviendra aux élus, ministres et bien d’autres de l’aider à assurer la mise en place quotidienne du retour définitif à la normale.
J-B Béhi
Source:laurentgbagbo.net
COTE D'IVOIRE / PROCESSUS DE PAIX / COMMUNIQUE DES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE
Dimanche 24 Avril 2005
Depuis les accords politiques de PRETORIA, la dynamique de retour à la normalité initiée par les forces militaires est en cours.
Cette dynamique se traduit au plan opérationnel par un faisceau d’actions de la part des Forces de Défense et de Sécurité (FDS-CI) qu’il importe de faire connaître à l’opinion nationale et internationale.
Ces actions concernent :
- la reprise des contacts avec les Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN) et l’exécution des dispositions décidées à PRETORIA ;
- les actions en rapport avec le désarmement et le démantèlement des milices menées par les FDS-CI, en amont des accords de PRETORIA ;
- la moralisation des FDS-CI et principalement la lutte contre le racket ;
- le combat contre l’insécurité urbaine et rurale ;
- la participation des FDS-CI à la restauration d’un environnement salubre à ABIDJAN.
I. DE LA REPRISE DES CONTACTS ENTRE LES FDS-CI ET LES FAFN.
Après les évènements de novembre 2004, Les FDSCI et les FAFN ont renoué le contact les 14 et 16 avril 2005 à BOUAKE.
Cette rencontre, dont le but principal concernait la réconciliation des ex belligérants, a été aussi l’occasion de traiter du processus DDR en définissant son chronogramme d’exécution.
C’est ainsi que les deux parties se sont accordées sur la nécessité de :
1. rétablir le contact et le verrouiller vaille que vaille ;
2. retirer du front les armes lourdes du 21 au 24 avril 2005 et procéder aux inspections et contrôles du 25 au 28 avril 2005. Cette opération est en cours à la grande satisfaction des parties prenantes ;
3. reprendre les réunions quadripartites (R4P) dans le but de consolider la confiance naissante entre les parties, mais aussi pour discuter et régler certaines questions de détail. La première R4P s’est tenue à DAOUKRO le 19 avril 2005 pour définir les modalités de retrait des armes lourdes, la prochaine étant prévue le 30 avril 2005 à BOUAKE ;
4. organiser du 02 au 06 mai 2005, un séminaire pour l’élaboration et la validation du Programme National DDR (PNDDR), à l’instar du Plan Conjoint des Opérations (PCO) existant. Ces deux documents sont fondamentaux pour le processus DDR, car ils permettent la mobilisation des financements pour le premier et la codification de la démarche opérationnelle pour le second ;
5. démarrer le processus DDR dans la période du 14 mai au 31 juillet 2005, en tenant compte des échéances nationales d’octobre 2005 et de certaines contraintes techniques.
II. DU DESARMEMENT ET DU DEMANTELEMENT DES MILICES.
Dès sa prise de fonction, le Chef d’Etat-Major des Armées (CEMA) a manifesté sa volonté de dissoudre les milices dans le but d’apaiser les populations et de rassurer la communauté internationale.
C’est dans ce cadre que les membres du GPP et du FLGO ont été invités à quitter les positions qu’ils occupaient pour regagner leurs familles, en attendant leur prise en compte dans le Programme de Réhabilitation Communautaire, anciennement appelé Programme 3R.
Parallèlement, le CEMA a tenu une réunion de travail avec l’ensemble des mouvements patriotiques de l’Ouest, pour leur expliquer les accords de PRETORIA. Ces derniers ont accepté de s’y inscrire résolument et d’agir pour que le calme s’installe dans leur région.
III. DE LA MORALISATION DES FDS-CI.
Les FDS-CI, conscientes de l’impératif de maintenir un lien armée nation très fort, ont décidé d’agir contre tous les travers qui ternissent leur image.
C’est ainsi que des actions vigoureuses de sensibilisation et de répression sont en cours pour amener les membres égarés de la corporation à comprendre la haute morale qui fonde leurs actions.
IV. DE LA LUTTE CONTRE L’INSECURITE.
La criminalité s’est aggravée ces derniers mois par l’évasion de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), de plusieurs milliers de détenus.
La FDS-CI agissent de jour comme de nuit pour contenir l’action nuisible des bandits qui contrarie la quiétude des populations.
V. DE L’IMPLICATION DES FDS-CI DANS LA RESTAURATION DE LA SALUBRITE PUBLIQUE.
A la demande du Président de la République et du Gouvernement de Réconciliation Nationale, les FDS-CI s’impliquent depuis le 20 avril 2005 à la restauration de la salubrité sur le territoire du district d’ABIDJAN.
Dans une opération baptisée « DOUGOU SANNIAN », elles apportent sans ménagement leur appui aux municipalités et aux Sociétés de ramassage des ordures ménagères, afin que l’environnement de vie des populations soit assaini.
Au total, par le bilan de ce jour, les FDS-CI voudraient indiquer leur volonté à agir là où elles sont sollicitées, afin que la Côte d’Ivoire retrouve le plus rapidement possible des perspectives irréversibles de paix.
C’est pourquoi, sans faiblesse ni calcul, avec détermination, abnégation et enthousiasme, elles exécutent les ordres et prennent les initiatives nécessaires, pour et dans l’intérêt bien compris de tous, sans exclusive.
Merci et haut les cœurs.
LE PORTE PAROLE DES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE
COTE D'IVOIRE / ADRESSE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO SUITE AUX INTERVENTIONS
Mercredi 20 Avril 2005
Laissez Thabo Mbeki tranquille
Après les différentes interventions le Président de la République a conclu en ces termes :
Je suis venu vous écouter, j’aurai fini le 27 ou le 28 avril. Je vous ai écouté avec beaucoup d’intérêt. Le monde du travail est au cœur des débats sur la paix parce que le travail enrichit un pays. Au milieu des syndicalistes, je me sens au milieu de mes camarades.
J’ai retenu deux faits : Premièrement cherchez ailleurs les raisons qui font que certains ont peur du référendum. Ce ne sont pas les financements, car nous avons les moyens de financer le référendum. Deuxièmement, concernant le Président Thabo Mbeki, j’ai écouté des propos assez durs sur mon homologue, j’insiste pour vous dire que Thabo Mbeki n’a pas menti. Quand on travaille sur un sujet, les bases de la recherche sont contenues dans les mémoires des ordinateurs et ces mémoires ne contiennent que des données introduites par les hommes : Bédié, Ouattara, Soro, Seydou Diarra, Gbagbo, Onu etc. Donc le Président Mbeki travaille sur les données en sa possession et qui permettent de tirer une conclusion. Donc laissons tranquillement le Président Mbeki quelque part et occupons nous de notre problème.
C’est nous même qui devons régler nos problèmes… Le moment est venu, où nous devons régler nous même nos problèmes.
C’est à nous de voir comment nous sortirons de la crise. Mais il faut que vous sachiez qu’on peut sortir de la crise de deux manières. Soit comme un lion qui rugit et mange tout sur son passage. Soit comme une biche, qui passe entre les bêtes féroces et arrive à la vieillesse.
C’est pourquoi je vous écoute car le peuple est le socle de sa propre paix.
Pendant 40 ans nous avons crié ‘’paix, paix, paix’’, comme un mot vide de sens parce que nous ne savions ce que c’est que la guerre…
La paix qui interviendra après la guerre durera plus de 40 ans. Ce ne sera pas une paix chantée mais une paix sortie d’un peuple qui a connu l’épreuve de la guerre.
L’Europe a connu plusieurs guerres. La 1ère et la 2ème guerres mondiales. Après les peuples d’Europe ont compris qu’il fallait créer l’Union européenne afin que toutes les décisions prises écartent l’éclatement d’une nouvelle guerre en leur sein.
Nous allons construire la paix méthodiquement, sûrement, lentement et fermement sans faiblesse. C’est pour cela que je vous écoute. Je vous fais confiance. Faites moi confiance.
Nianzou Ano www.laurentgbagbo.net
COTE D'IVOIRE / RENCONTRE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO AVEC LES FEMMES
Mercredi 20 Avril 2005
Rencontre Gbagbo : Forces vives de la nation : Les femmes pour le sacrifice ultime
Les consultations des Forces vives, initiée par le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, s’est poursuivie hier au palais présidentiel.
Les femmes ont demandé au président Gbagbo de faire le dernier sacrifice.
“J’ai décidé d’écouter mes compatriotes pour ne pas faire d’erreur”. C’est en ces termes que le président Gbagbo a ouvert les allocutions hier, deuxième jour des rencontres avec les Forces vives de la nation, au palais présidentiel.
Les femmes ont donc parlé. Beaucoup parlé même.
De Thérèse N’Da Yoman à Jacqueline Oble, en passant par Mme Jacqueline Sierra Boni, toutes les intervenantes ont condamné les actes graves commis par “ceux qui ont fait des armes, un nouveau langage de revendication politique”. “Nous, les femmes, nous souffrons, nous pleurons la disparition des êtres chers… Mais, voulons malgré tout demander pardon, et pardonner à tous ceux qui nous ont offensées.
Faisons le sacrifice ultime. Acceptons cet accord ultime”, a exhorté Mme Yoman.
A celles qui se distinguent par le Tout sauf Ouattara (Tso), Mme Oble a fait cette mise au point, synonyme de mise en garde : “Mettons fin à notre souffrance.
Tout le monde a volé à notre secours. Si nous ne faisons rien, nous allons être abandonnés à notre sort”. Et d’ajouter : “Aidons le président à sortir notre pays de cette souffrance”.
Au nom des femmes ministres et parlementaires, Mme Oble a également demandé à l’Onu de prendre une résolution ferme, en précisant les modalités du désarmement, avant de préciser que dans la crise ivoirienne, il n’y a pas de vainqueurs ni de vaincus.
Elle a terminé son allocution en fouettant la conscience des responsables politiques qui, “pour leurs intérêts égoïstes, piétinent les lois nationales et balafrent la République”.
Mme Jacqueline Sierra Boni de l’Ong Vision et vérité a mis les pieds dans le plat. Pour elle, le conflit ivoirien est “une guerre pour faire perdurer l’exploitation des richesses de la Côte d’Ivoire, c’est une guerre d’occupation”. Elle a reconnu dans la même foulée le poids de la mission qui pèse sur le président Gbagbo, et en a tiré les conséquences. “Ce n’est pas une reculade ni une compromission ou une lâcheté que d’accepter la candidature de Alassane Ouattara. C’est un joker d’honnêteté”, a-t-elle dit du président Gbagbo.
La patriote ‘’blanche’’ a recommandé de la lucidité à ses sœurs pour les jours à venir. Elle a demandé le désarmement, le départ de la Licorne et la réunification du pays. Comme les autres intervenantes.
L’Association des femmes du Grand ouest, par la voix de Mme Jeanne Te Flan, ne soutient pas la décision de Thabo Mbeki, mais a promis de s’aligner sur la décision que va prendre le chef de l’Etat, pour le bonheur du peuple de Côte d’Ivoire.
Elle a particulièrement demandé aux responsables de la commission de désarmement d’utiliser les milliards de Fcfa, mis à leur disposition par les contribuables ivoiriens, pour désarmer effectivement les rebelles.
La dernière à prendre la parole à cette tribune des consultations a été notre consoeur Agnès Kraidy de Fraternité-Matin. Pour elle, au nom de la paix, l’on ne doit aucunement brader la souveraineté nationale. Elle a même dénoncé l’application de l’article 48 de la Constitution, telle que souhaitée par le président Thabo Mbeki. Parce que cette application est inappropriée, a-t-il-elle précisé.
“Mais, si cela doit être le cas, il faut d’abord le désarmement, la réunification du pays, le départ de la Licorne et le nettoyage du fichier électoral”, a martelé Agnès Kraidy.
Concluant la série des allocutions, le chef de l’Etat a dit à ses sœurs, venues lui parler, : “Je ferai tout pour qu’à partir du mois d’octobre, la Côte d’Ivoire soit en paix, et que vous soyez en paix”. Attendons donc de voir.
Barthélemy Téhin
COTE D'IVOIRE / PROCESSUS DE PAIX / RENCONTRE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO AVEC LA JEUNESSE
Mardi 19 Avril 2005
Gbagbo : “Je recherche la paix pour vous et avec vous”
Date : 18/04/2005
Avant toute prise de décision engageant la vie de l'Etat, le Président de la République prend la peine d'écouter le peuple. La jeunesse a été invitée hier, à ouvrir les débats.
Dans la matinée d'hier, les jeunes de Côte d'Ivoire ont pris d'assaut le Palais présidentiel au Plateau. La raison, le chef de l'Etat leur a donné l'opportunité de réagir publiquement aux Accords de Tshwane en général et particulièrement à la probable candidature d'Alassane Ouattara évoquée par une lettre du médiateur Thabo Mbeki adressée aux signataires desdits Accords. L'ambiance qui règne dans la cour du Palais donne l'impression que bien qu'ayant gros sur le cœur, les jeunes ont décidé de faire la fête en l'honneur de ''leur champion'' qu'est Laurent Gbagbo. Partout, on ne peut que lire des affiches et messages de soutien à l'endroit du Président de la République. Des affiches et banderoles qui invitent tous les Ivoiriens à poursuivre la lutte contre les ennemis de la Côte d'Ivoire.
Des leaders d'associations de jeunesses aux jeunes patriotes les plus anonymes, tous ont fait le déplacement du palais. Comme dans tout rassemblement d'envergure, de petits incidents viennent émailler le déroulement de la rencontre sans pour autant entraver sa bonne marche. A 11h 55mn, le chef de l'Etat fait son entrée dans l'enceinte du Palais. Une ferveur collective s'empare de ses hôtes du jour : '' Koudou '', Koudou'', crient certains, pendant que d'autres scandent : '' Gbagbo Président'', si ce n'est '' Gbagbo Ayo…'' Le Président de la République prend un bain de foule et esquisse même quelques pas de coupé-décalé. Comme pour dire qu'il est en phase avec la jeunesse de Côte d'Ivoire. Pour prouver que la manifestation du jour est faite en l'honneur de la République, les jeunes rassemblés autour de leur chef, entonnent '' l'abidjanaise'', l'hymne national de Côte d'Ivoire. Puis le chef de l'Etat introduit le débat en ces termes " Aujourd'hui, nous sommes rentrés dans une phase importante. Nous avons eu les discussions de Tshwane avec le communiqué final qui les sanctionne. Ce communiqué comprend un certain nombre de dispositions. Il nous faut aller à la paix. Mais surtout, il nous faut aller à la paix par les élections. Avant de prendre les dernières dispositions, de faire mon discours sur nos décisions concernant le communiqué de cette réunion et la lettre que le Président Thabo Mbeki nous a envoyée, je voudrais écouter tout le monde. Pour que vous, le peuple de Côte d'Ivoire, vous me donniez votre point de vue et que je puisse en tenir compte. Aujourd'hui, je cherche la paix, mais je la cherche avec vous et pour vous. Je vous donne la parole et je vous écoute " !
A la suite des propos du chef de l'Etat, les jeunes, invités à donner leur point de vue, se sont succédé au crachoir. Idriss Ouattara ( président des parlements et Agoras de Côte d'Ivoire), Kuyo Serges ( SG de la FESCI) , Anoï Castro ( président de la jeunesse houphouëtiste du PDCI) , Disséwoué Denis ( jeunesse Wê), Diabaté Bê (jeunesse du Nord), Watchard ( SG de la JPDCI du Grand centre) et Eugène Djué ont parlé au chef de l'Etat la main sur le cœur. Sans détour.
Ils ont porté haut la voix du peuple de Côte d'Ivoire : '' La candidature d'ADO est difficilement acceptable. Nous ressentons les douleurs, les frustrations et les ressentiments du peuple. parce que ADO a tué les Ivoiriens. Les rebelles ont déchiré la Côte d'Ivoire à cause de cet individu. Mais nous savons aussi qu'en vous demandant d'user de l'article 48 de la Constitution pour permettre cette candidature d'ADO, nous savons que la communauté internationale veut nous opposer à vous. Mais c'est peine perdue ! Parce que vous et nous, c'est comme l'arbre et l'écorce. En dépit de toutes les difficultés, nous épouserons votre décision. Que la sagesse du roi Salomon vous habite afin que vous preniez la décision qu'il faut pour la Côte d'Ivoire ! ".
Voilà l'essentiel du message que chacun des intervenants a bien voulu transmettre au chef de l'Etat. Un message qui traduit aussi l'attitude que les jeunes patriotes, diabolisés par la communauté internationale, ont décidé d'adopter pour clouer le bec à tous ceux qui prédisaient l'apocalypse à la Côte d'Ivoire. Les différentes interventions ont été ponctuées de : '' Licorne dehors''. Les jeunes ayant posé comme préalable à l'acceptation de la candidature d'ADO, le départ de la Force Licorne et la date claire et précise du désarmement effectif des rebelles.
Les artistes pour ne pas être en marge de ce grand rendez-vous, ont joué leur partition. Par des prestations en l'honneur du chef de l'Etat et de la République, les ''Dji's'', Paul Mady's et certains groupes traditionnels ont proposé des intermèdes musicaux. Puis le chef de l'Etat, l'hôte du jour, a encore repris la parole pour le mot de fin en ces termes : '' Nous avons travaillé ensemble depuis le début de cette crise. Il y en a qui ont des points de vue que je ne comprends pas. Ils viennent parler comme si ce sont les jeunes patriotes qui sont sources des problèmes. Alors qu'ils ne sont qu'une conséquence. C'est la guerre qui est le problème. Il faut résoudre la crise par les racines et ne pas chercher à culpabiliser les feuilles. Si on estime que la présence d'un arbre dans la cour est nocive, il faut enlever ses racines pour ne plus que l'arbre repousse. Et c'est ce que j'attends de vous. J'ai quelques idées pour mettre fin à cette crise mais je veux d'abord écouter tout le monde''.
Mireille Abié
Source"Le Temps"
CRISE IVOIRIENNE / PROCESSUS DE DESARMEMENT / RENCONTRE A BOUAKE ENTRE LES FORCES DE SECURITE
Lundi 18 Avril 2005
Comme stipulé par les accords de Pretoria, les Etats-majors des Forces de Défense et de Sécurité de Côte d'Ivoire (FDSCI) et des Forces armées des Forces Nouvelles (FAFN) se sont rencontrés les 14 et 16 avril 2005 au Ranhôtel à Bouaké.
L'ouverture solennelle de cette rencontre a été faite par le Premier ministre, M. Seydou Elimane Diarra, qu'accompagnaient plusieurs ministres du gouvernement de réconciliation nationale, en présence du secrétaire général adjoint des Forces Nouvelles, du représentant spécial adjoint du secrétaire général du l'ONU, des commandants de l'ONUCI et de la Force Licorne.
Les discussions ont eu lieu sous la supervision du représentant du médiateur de l'Union africaine et en présence du président de la commission nationale pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion (CNDDR).
Les Etats-majors ont convenu de l'ordre du jour suivant :
1. Reprise des contacts entre FDSCI et FAFN ;
2.Fixation de la date du séminaire conjoint d'élaboration et de validation du Programme national de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (PNDDR) ;
3. Fixation des dates de début et de fin du processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) ;
4. Reprise des réunions quadripartites (R4P) ;
5. Démantèlement et désarmement des milices.
I - REPRISE DES CONTACTS
Les Etats-majors ont convenu que la rencontre de ce jour marque la reprise des contacts entre FDSCI et FAFN. Ils se sont engagés à verrouiller ce contact afin qu'il n'y ait plus de rupture. La médiation a indiqué toute sa bonne volonté à soutenir cet engagement.
Par ailleurs, les parties ont décidé que tous les anciens cadres de rencontre tels que la CTO, les 4P, les activités sportives, soient réactivés et que les discussions se tiennent avec ou sans intermédiaire.
II - DATE DU SEMINAIRE CONJOINT PNDDR
La nécessité de disposer d'un Programme national DDR (PNDDR) élaboré et validé à l'instar du Plan conjoint des opérations (PCO) a été reconnue par les parties.
Aussi, conviennent-elles de la tenue d’un séminaire conjoint pour l’élaboration et la validation d’un PNDDR du 2 au 6 mai 2005 à Yamoussoukro.
III - Date de début et de fin du processsus DDR
Concernant ce point, les Etats-majors ont marqué leur réelle volonté d’aller de l’avant et se sont félicités de l’esprit ayant prévalu autour de la question relative au DDR.
Ils ont insisté sur la nécessité de réussir le processsus DDR qui garantira véritablement la paix et la stabilité en Côte d’Ivoire, grâce à une armée refondée et restructurée où chacun retrouve la place qui est la sienne, sur la base de ses valeurs intrinsèques.
En conséquence, ils conviennent :
- de donner un signal fort, en procédant au retrait des armes lourdes de la ligne de front à partir du 21 avril 2005, selon des modalités à définir ;
- que la période proposée par la CNDDR allant du 14 mai 2005 au 31 juillet 2005 pour réaliser complètement le processus DDR, sous réserve de ses contraintes financières, techniques et des exigences des accords de Pretoria, sera soumise à l’examen du séminaire conjoint. Ce séminaire déterminera, aux termes de ces travaux, la période définitive de réalisation du PNDDR.
IV - REPRISE DES REUNIONS QUADRIPARTITES (4P)
Les deux parties se sont accordées sur le principe de la reprise des réunions quadripartites. La première du genre aura lieu le 19 avril 2005 à Daoukro pour définir les modalités de retrait des armes lourdes de la ligne de front.
V - Desarmement et demantèlement des milices
La mission de désarmement et de démantèlement des milices est confiée au Premier ministre conformément aux accords de Pretoria.
Pour finir, les CEM ont tenu à exprimer leur reconnaissance à la médiation qui n’a pas ménagé ses efforts pour concilier les points de vue.
Les FDSCI et les FAFN réaffirment leur volonté de tout mettre en œuvre pour réussir le processus DDR dans l’intérêt supérieur de la Côte d’Ivoire, dont les populations n’ont que trop souffert de la guerre.
Fait à Bouaké, le 16 avril 2005
COTE D'IVOIRE / COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 15 AVRIL 2005
Dimanche 17 Avril 2005
Un Conseil des Ministres s’est tenu au Palais de la Présidence ce vendredi 15 Avril 2005, de 16 heures à 19 heures, sous la présidence du Chef de l’Etat, son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO.
Ce premier Conseil des Ministres qui se réunit après la signature des accords de Pretoria a enregistré la présence de deux ministres membres du MPCI. Le Président de la République s’est félicité de leur présence et a souhaité que tous les autres ministres soient présents au prochain conseil, ainsi que le recommande l’accord de Pretoria.
Saisissant cette occasion, le Président de la République a tenu à saluer le médiateur de l’Union Africaine, le Président MBEKI ainsi que le peuple sud africain pour l’accueil particulier et fraternel qui a été réservé aux délégations ivoiriennes à Pretoria.
Il a tenu à féliciter le Président THABO, en qui il a toujours placé sa confiance, pour les résultats positifs obtenus grâce à sa médiation.
Le Président de la République souhaite que l’accord de Pretoria s’applique effectivement.
Il s’emploiera pour sa part à le mettre en œuvre et surtout à tout mettre en oeuvre pour que les élections se tiennent comme prévu en Octobre 2005.
A cet effet, le Président de la République souhaite que le prochain Conseil des Ministres soit principalement consacré à l’examen des amendements préconisés par l’accord de Pretoria, ainsi qu’à la date des prochaines élections.
Le Président de la République s’est dit optimiste quant à l’avenir et espère que l’accord de Pretoria est le dernier accord conclu et que très bientôt la triste page de la crise sera définitivement tournée pour le bonheur des Ivoiriens.
Le Président de la République abordant son ordre du jour, le Conseil des Ministres a examiné et adopté plusieurs projets de lois et de décrets.
MESURES GENERALES
1°) Au titre du Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères,
Un projet de décret portant ratification et publication du Protocole relatif à la création du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine adopté à Durban (Afrique du Sud) le 09 Juillet 2002.
Cet organisme qui a été créé dans le cadre de l’Union Africaine en vue de trouver des solutions durables aux conflits armés en Afrique est déjà intervenu dans la crise ivoirienne qui secoue notre pays sans que notre pays ait auparavant ratifié le protocole qui le crée. Il s’agit donc pour le gouvernement de formaliser l’acceptation tacite de cet organisme.
2°) Ministère de la Construction et de l’Urbanisme
Un projet de décret portant adhésion de la Côte d’Ivoire à la société SHELTER AFRIQUE et participation à son capital à hauteur de 1 500 000 dollars.
La société SHELTER AFRIQUE est une institution panafricaine de promotion de l’habitat. Ses objectifs principaux sont :
- la promotion des investissements dans le secteur de l’habitat,
- l’assistance technique en vue de la création d’institutions viables de promotion et de financement de l’habitat
- l’assistance des gouvernements dans la formulation et la mise en œuvre des politiques de l’habitat.
MESURES INDIVIDUELLES
Le Président de la République a également signé plusieurs décrets de nomination d’inspecteur général, de directeurs centraux aux Ministères du Tourisme, de l’Enseignement Supérieur et de la lutte contre le SIDA.
COMMUNICATIONS
Le Conseil a ensuite entendu plusieurs communications et en a adopté les conclusions :
Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère de l’Agriculture,
Deux communications relatives à la relocalisation du siège de l’Organisation Internationale du Cacao (ICCO) à Abidjan.
Il est à retenir qu’à l’issue des démarches effectuées par les autorités ivoiriennes auprès des instances de l’ICCO, suite de la décision du 08 Décembre 2004 invitant les pays membres à proposer d’autres sites susceptibles d’accueillir le siège de l’organisation, outre Abidjan, l’organisation internationale est revenue sur sa décision.
Au total, le siège de l’ICCO reste maintenu à Abidjan, toutefois la procédure de délocalisation sera reprise six mois avant la fin du nouveau bail de deux ans négocié pour le siège de l’ICCO à Londres.
Ministère d’Etat, Ministère de l’Economie et des Finances en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères.
Une communication relative aux dépenses afférentes aux travaux de la Commission Interministérielle chargée de l’élaboration des Conférences au titre de l’année 2005.
Ministère de la Défense en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère de l’Economie et des Finances et le Ministère des Eaux et Forêts,
Une communication relative à la liquidation des droits des agents des Forces de Défense et de Sécurité (armées, gendarmeries, police, douanes et eaux et forêts) morts ou disparus au champ d’honneur. L’objectif visé est d’aider les veuves et orphelins des agents des forces de défense et de sécurité tombés ou disparus au champ d’honneur depuis le 19 septembre 2002, à surmonter les difficultés matérielles qu’ils rencontrent et à régler de manière rapide les questions relatives à la liquidation de leurs droits.
A ce titre, des mesures conservatoires et des mesures définitives ont été arrêtées:
- Mesures conservatoires : non remboursement à l’Etat du trop perçu de salaire . aide financière . aide au logement. Enquêtes en vue de manifester la vérité sur les disparitions
- Mesures définitives :
. promotion au grade supérieur à titre posthume
. paiement aux ayants-cause d’un capital décès
. octroi d’une pension mensuelle et d’une rente viagère
. prise en charge de certains frais funéraires
. prise en charge de frais de scolarité des orphelins Ministère de la Sécurité Intérieure
Une communication relative à la situation sécuritaire. Le Conseil a été saisi à propos de quelques récents faits notables à savoir :
- l’incendie qui s’est déclaré dans une usine de fabrication plastique à Koumassi et qui a occasionné la mort du propriétaire et de plusieurs employés ;
- le conflit entre le District d’Abidjan et l’AGETU relatif à la taxe de transport qui a failli dégénérer en affrontement entre les policiers affectés au District et les transporteurs ;
- les manifestations des sous-officiers de police revendiquant des primes de guerre, en date du mardi 29 mars 2005, qui ont entraîné de graves perturbations dans la circulation, et beaucoup d’émoi au sein des populations ;
S’agissant de la lutte contre la criminalité persistante à Abidjan, celle-ci s’est intensifiée.
De nombreux bandits ont été abattus ces derniers temps au cours d’affrontements avec les forces de sécurité, d’autres ont été placés sous les verrous.
Toutefois, le manque d’équipement de dissuasion et de défense constitue actuellement un sérieux handicap pour l’efficacité de notre police.
Le Président de la République a instruit le Ministre de la Sécurité afin que les enquêtes engagées suite à l’incendie survenu dans une usine à Koumassi soient rapidement menées. Il a surtout demandé que des dispositions appropriées soient prises en vue de faire respecter la réglementation qui prescrit de séparer les zones industrielles des zones d’habitation de manière à préserver la vie des populations en cas d’incendies ou de catastrophes.
Le Président de la République a également instruit le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration du Territoire, Ministre de tutelle du District d’Abidjan de présenter au prochain Conseil sur le conflit un rapport entre le District et l’AGETU.
Le Président de la République a aussi instruit le Premier Ministre d’entreprendre toutes les démarches utiles afin que la Côte d’Ivoire soit autorisée à doter les forces de sécurité des équipements appropriés en vue de freiner la criminalité à Abidjan.
Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères,
Le Conseil a ensuite donné son agrément pour la nomination d’Ambassadeurs près la République de Côte d’Ivoire (République islamique du Pakistan, l’Angola) et de représentants d’organisations internationales (FAO, FNUAP).
Le Conseil s’est enfin penché sur la question de l’enlèvement des ordures qui défraie la chronique ces temps derniers. Le Président de la République a demandé au Ministre de la Défense d’apporter l’appui matériel et humain de son ministère au ministère de l’environnement en vue de nettoyer la ville d’Abidjan en attendant que des solutions idoines et durables soient trouvées.
Prof. OULAYE Hubert
Ministre de la Fonction Publique et de l’Emploi,
Porte-parole du Gouvernement
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Conseil des ministres : Issa Diakité(Intérieur) et Gueu Michel(Sports)des Forces Nouvelles présents
Les Forces Nouvelles ont signé hier leur retour au Conseil des ministres après l’accord de Pretoria, avec la présence de deux de leurs ministres, sur les neuf portefeuilles qu’ils occupent au gouvernement de réconciliation nationale.
Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, Issa Diakité, et celui des Sports Gueu Michel, ont effectivement participé au Conseil des ministres hier après-midi.
C’est autour de 16 h que les deux ministres, accompagnés de leurs collègues Amadou Gon Coulibaly de l’Agriculture et Patrick Achi des Infrastructures économiques, aux côtés du Premier ministre Seydou Diarra, ont fait leur entrée au palais de la Présidence de la République.
Les collaborateurs de Soro Guillaume affichaient un air décontracté. En témoigne la bonne humeur qu’ils partageaient avec leurs collègues et le Chef du gouvernement, après quatre mois d’absence aux activités gouvernementales.
C’est depuis le 3 novembre 2004, qu'évoquant des raisons de sécurité , les neuf ministres issus de la rébellion ont suspendu leur participation aux Conseils des ministres et de gouvernement.
Leur retour au gouvernement, selon Amadou Koné, directeur de cabinet de M. Soro Guillaume , Sécrétaire Général , donne une chance aux accords de Pretoria ; il n’a toutefois pas indiqué une date pour le retour de tous les représentants des Forces Nouvelles au gouvernement. Les autres ministres pour leur part, ont répondu présent aux travaux du Conseil des ministres.
CRISE IVOIRIENNE / RENCONTRES DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO AVEC LES FORCES VIVES DE LA NATION
Jeudi 14 Avril 2005
La Direction du Protocole d’Etat porte à la connaissance des membres des Institutions de la République et des Groupes socio-professionnels que dans le cadre de l’application de l’Accord de Pretoria, SEM Laurent GBAGBO, Président de la République les invite à la réunion de concertation au Palais de la Présidence au Plateau selon le calendrier ci-dessous indiqué :
Lundi 18 avril 2005 à 11h30 :
Les associations de jeunes
Mardi 19 avril 2005 à 11h30 :
Les associations de femmes
Mercredi 20 avril 2005 à 11h30 :
Les Syndicats à raison de 20 personnes par organisation
Vendredi 22 avril 2005 à 11h30 : Les confessions religieuses
Samedi 23 avril 2005 à 11h30 :
Les Associations de Rois et Chefs traditionnels
Lundi 25 avril 2005 à 11h30 :
Les Associations d’agriculteurs et les filières agricoles
Mardi 26 avril 2005 à 11h30 :
Les Présidents des Conseils Généraux et les vice-Présidents, les maires et leurs Adjoints
Mercredi 27 avril 2005 à 11h30 :
Présidents des Institutions de la république et leurs bureaux
Vendredi 29 avril 2005 à 11h30 :
Les Présidents des Institutions de la République et leurs bureaux
Samedi 30 avril 2005 à 11h30 :
Le parlement
Mardi 03 mai 2005 à 11h30 :
Les Forces de Défense et de Sécurité
Source laurentgbagbo.net
CRISE IVOIRIENNE / PROPOSITIONS DE M.THABO M'BEKI MEDIATEUR
Jeudi 14 Avril 2005
Intégralité du courrier de S.E.M. Thabo Mbeki à son homologue Laurent Gbagbo
Comme vous le savez, la médiation de l’Union africaine sur la Côte d’Ivoire avec toutes les parties ivoiriennes, agit dans le cadre fournit par les Accords de Linas Marcoussis et d’Accra. Le chapitre III de l’annexe des Accords de Linas Marcoussis, traite de la question de l’éligibilité à la présidence de la République. Il contient le texte d’un amendement possible à l’article 35 de la Constitution de la Côte d’Ivoire approuvé par tous les signataires de l’Accord. Il est donc du devoir des parties ivoiriennes et de la médiation de veiller à ce que soit suivi d’effet l’intention du texte agrée à Linas Marcoussis laquelle vise avant tout au respect du principe d’une approche inclusive de la question importante de l’éligibilité à la présidence...
Comme cela avait été le cas depuis la conclusion de l’Accord de Linas Marcoussis, il s’est avéré difficile pour les parties ivoiriennes lors de la réunion en Afrique du Sud du 03 au 06 avril de parvenir à un accord sur les mesures à prendre pour donner effet à l’Accord de Linas Marcoussis relatif à l’article 35.
Pour cette raison, compte tenu de la nécessité urgente de résoudre cette question et de respecter l’engagement pris par les signataires de l’Accord de Linas Marcoussis, il a été convenu que le médiateur sud-africain prendrait une décision sur ce sujet et ferait diligence pour le faire aboutir.
L’Accord explicite sur ce point figure au paragraphe 14 de l’Accord de Pretoria du 06 avril 2005 sur le processus de paix.
Comme il est défini dans ce paragraphe, j’ai consulté le président de l’Union africaine, Son Excellence le président Olusegun Obasanjo ainsi que le Secrétaire général des Nations unies, Son Excellence Kofi Annan.
L’un et l’autre approuvent la décision contenue au paragraphe 14 et sont d’avis que pour apporter une solution à la crise en Côte d’Ivoire, il est d’une importance primordiale de respecter la substance de l’amendement constitutionnel à l’article 35 contenu dans l’Accord de Linas Marcoussis.
Ils sont également d’avis qu’il est nécessaire de résoudre cette question sans délai, afin d’accélérer le processus de paix et de permettre la tenue des élections présidentielles en octobre 2005.
Conformément à la nature même de l’Accord de Linas Marcoussis et d’Accra, le médiateur est pleinement conscient de la nécessité de respecter la Constitution de la Côte d’Ivoire en tenant compte des adaptations qui devront y être apportées pour mettre en œuvre les Accords de Linas Marcoussis et d’Accra.
A cet égard, le médiateur n’ignore pas les dispositions contenues dans l’article 126 de la Constitution de la Côte d’Ivoire relatifs aux amendements constitutionnels concernant la présidence.
Le médiateur est toutefois convaincu qu’il est essentiel de prendre en toute considération de l’obligation contenue dans l’article 127 de la même constitution qui prescrit toute action susceptible de porter atteinte à l’intégrité territoriale de la Côte d’Ivoire.
Il ne fait aucun doute que la Côte d’Ivoire est aujourd’hui divisée en deux parties, sous le contrôle d’administrations différentes, ce qui constitue une atteinte incontestable à l’intégrité territoriale.
Si l’on se réfère à l’article 48 de la Constitution de la Côte d’Ivoire, il est évident que l’intégrité territoriale est menacée d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des autorités constitutionnelles a été interrompu.
En tant que médiateur et après avoir entendu attentivement les arguments présentés par les responsables de la Côte d’Ivoire, j’ai dû, en pesant ma décision concernant l’article 35 de prendre en considération tous les éléments constitutionnels et autres mentionnés ci-dessous.
Au terme du mandat donné au médiateur au paragraphe 14 de l’Accord de Pretoria, je décide par la présente, en tant que médiateur, que pour ce qui concerne les élections présidentielles de 2005, le Conseil Constitutionnel devrait accepter l’éligibilité des candidats qui seraient présentés par leurs partis politiques signataires de l’Accord de Linas Marcoussis.
Cependant, il est également important de respecter l’autorité de la loi en donnant effet à cette décision.
A cet égard, il ne conviendra pas d’obliger le Conseil Constitutionnel à agir illégalement.
Aussi, les autorités de la Côte d’Ivoire devront-elles prendre les mesures nécessaires pour donner force légale à la décision du médiateur concernant l’article 35.
Le médiateur demande donc à Son Excellence le président Gbagbo de faire usage des pouvoirs attribués au président au terme de la Constitution de la Côte d’Ivoire, en particulier l’article 48 pour donner force de loi à la décision ci-dessus.
L’article 48 fait référence au respect par la Côte d’Ivoire de ses obligations internationales à son intégrité territoriale et au fonctionnement régulier des autorités constitutionnelles tous éléments pertinents dans la situation actuelle de la Côte d’Ivoire.
Ces dispositions appliquées à la situation actuelle de la Côte d’Ivoire fournissent la base constitutionnelle pour que le président de la République prenne les mesures nécessaires exceptionnelles pour donner force de loi à la décision du médiateur concernant l’article 35 de la Constitution, après avoir procédé aux consultations prévues avec les présidents de l’assemblée nationale et du Conseil constitutionnel.
La Constitution est la charte fondamentale de tout pays.
Le médiateur est convaincu que la tâche principale pour le peuple ivoirien est de résoudre la crise qui a déchiré le pays et sa population, provoqué la mort et l’exode de nombreux habitants, ainsi que la détérioration de la situation économique et sociale.
Le médiateur ayant ces considérations en esprit est convaincu que le défi le plus immédiat pour le peuple ivoirien, est le retour à la normale et à la stabilité grâce à la réunification du pays, au rétablissement de l’administration sur l’ensemble du territoire et la tenue le d’élections présidentielle et législative libre et équitable.
Ce n’est qu’après que ces objectifs auront été atteints que l’on pourra envisager d’effectuer les amendements à la Constitution de la Côte d’Ivoire qui seraient jugés nécessaires.
Ce qui offre la seule voie, si l’on veut que le processus de révision constitutionnelle contribue à consolider la paix, la stabilité, la démocratie et l’unité nationale.
Je demande que les mesures nécessaires soient prises pour donner force de loi à la décision que j’ai prise, en application de celle des responsables de la Côte d’Ivoire qui figure dans le paragraphe 14 de l’Accord de Pretoria.
Je vous prie d’accepter l’assurance de ma considération fraternelle.
SEM Thabo Mbéki,
Président de la République sud-africaine,
Médiateur dans la crise ivoirienne.
..........................................................................................................................................
Ce que dit l'Article 48 de la Constitution
Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend des mesures exceptionnelles exigées par ces circonstances après consultations obligatoires du président de l’Assemblée nationale et celui du Conseil constitutionnel. Il en informe la Nation par message. L’Assemblée nationale se réunit de plein droit.
Source: www.laurentgbagbo.ne
COTE D'IVOIRE / BUDGET 2005 / EXAMEN DU PROJET DE LOI DES FINANCES PAR LE PARLEMENT
Mercredi 13 Avril 2005
Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finances, Paul-Antoine Bohoun Bouabré, sera aujourd’hui devant la Commission des Affaires économiques et financières de l’Assemblée Nationale pour présenter le projet de loi de finances 2005.
Bâti sur une hypothèse de croissance de 1%, ce projet de budget approuvé par le gouvernement s’équilibre en ressources et en charges à la somme de 1734,97 milliards de F CFA.
Il sera alimenté essentiellement par les ressources domestiques dont le montant a été fixé à 1420 milliards de F CFA. Dont des recettes fiscales pour 1.258 milliards de F, les revenus du pétrole et gaz pour 70 milliards, des recettes de privatisation pour 11 milliards, d’emprunts sur le marché financier à hauteur de 40 milliards de F CFA…
Outre les ressources internes, le gouvernement prévoit, pour boucler ce budget, des appuis extérieurs. Un peu plus de 315 milliards de ressources extérieures (dont 125,8 milliards de F d’appuis budgétaires et 143,8 milliards de F CFA de contreparties des rééchelonnements potentiels de dettes ).
Pour l’essentiel, les ressources du projet de budget 2005 vont servir à satisfaire deux grandes charges : les dépenses de fonctionnement du gouvernement qui absorbent plus de 989 milliards de F CFA et le remboursement du service de la dette auquel il est prévu d’affecter environ 570 milliards de F CFA. Sa marge de manœuvre a beau être limitée par le statu quo au plan socio-politique, le gouvernement prévoit d’investir 176,65 milliards de F CFA. Espérant ainsi dynamiser le secteur privé fortement ébranlé par les évènements des 6, 7 et 8 novembre 2004.
Un volontarisme en faveur d’une reprise des activités et du renforcement de la compétitivité des entreprises, que traduit parfaitement le projet d’annexe fiscale. Qui met l’accent sur le soutien de manière très diverse (mesures sociales, fiscales, techniques…) au monde des affaires et prend largement en compte les matrices de mesures arrêtées au lendemain des évènements de novembre 2004 au sein du comité paritaire de crise.
Adopté le 10 février dernier en Conseil des ministres, le projet de loi de finances 2005 enregistre une baisse de 12,7% par rapport aux 1987,3 milliards de F CFA prévus dans la loi de finances 2004.
Pour Paul-Antoine Bohoun Bouabré, il “ traduit les capacités réelles de notre économie et s’inscrit dans la poursuite des actions de normalisation socio-politique et de redressement économique arrêtées l’année dernière ”. Notamment le désarmement, la réunification et le redéploiement de l’administration, la reconstruction économique…
Source FRATMAT
SENEGAL / LANCEMENT DU 3EME FESTIVAL MONDIAL DES ARTS NEGRES
Lundi 11 Avril 2005
Le lancement de la 3ème édition du Festival Mondial des Arts Nègres a eu lieu à Dakar au très célèbre Théâtre Daniel SORANO de DAKAR en présence de nombreuses personnalités politiques et du Monde des Arts.
Cette cérémonie a été présidée par Madame Safiatou N'DIAYE DIOP , Ministre de la Culture et du Patrimoine Classé qui a saisi l'occasion pour faire un bref rappel des éditions passées de 1966 à Dakar et de 1977 à Lagos au Nigéria dont des séquences de film ont été projetées exposant le riche et diversifié répertoire culturel africain et de la diaspora.
Cet évènement qui aura lieu en Décembre 2006 à Dakar a pour thème :
" RENAISSANCE AFRICAINE "
Parallèlement aux expositions et autres spectacles du Festival , un Colloque international se tiendra au cours duquel des chercheurs et des experts feront l'économie de tout ce que le continent africain et sa diaspora ont apporté au développement du Monde.
Les objectifs essentiels du Festival s'articulent autour des idées suivantes :
- Interroger le patrimoine culturel , matériel , et immatériel du monde noir
- Réaffirmer le rôle des artistes et des intellectuels dans la Renaissance Africaine
- Promouvoir une meilleure protection et une large diffusion des oeuvres artistiques et culturelles du monde noir
- Célébrer l'identité et la créativité intellectuelles artistiques et littéraires des acteurs africains et de la diaspora
- Offrir aux créateurs du monde noir les conditions d'expression favorables à leur mise en réseau et porteuses de leur contribution à la mise en oeuvre du NEPAD.
COTE D'IVOIRE / ASSEMBLEE CONSTITUTIVE DE L'UNION DES AMBASSADEURS
Lundi 11 Avril 2005
L'Union des Ambassadeurs de Côte d'Ivoire est née
U A C I
Les travaux de l'Assemblée constitutive de l'Union des Ambassadeurs de Côte d'Ivoire a pris fin par la création de l'UACI en présence de S.E.M Laurent GBAGBO , Président de la République , de S.E.M.Seydou Elimane DIARRA , Premier Ministre , de nombreuses personnalités parmi les Ambassadeurs en activité et à la retraite après avoir rendu d'éminents services à l'Etat , des membres du gouvernement .
SENEGAL / S.E.MAITRE ABDOULAYE WADE A ROME
Vendredi 8 Avril 2005
S.E.Maître Abdoulaye WADE , Président de la République du Sénégal a quitté Dakar le jeudi dernier pour ROME , la Ville éternelle ou il prendra part aux obsèques de Sa Sainteté le Pape Jean-Paul'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">Jean-Paul'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">Jean-Paul'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">Jean-Paul'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">Jean-Paul II rappelé à Dieu le Samedi 02 Avril 2005 , à la tête d'une importante délégation .
NECROLOGIE / INHUMATION DE SA SAINTETE JEAN-PAUL II / DEUIL NATIONAL EN COTE D'IVOIRE
Vendredi 8 Avril 2005
Suite au rappel à Dieu de Sa Sainteté la République de Côte d'Ivoire à décrété la mise en berne de son drapeau par un communiqué de la Présidence.
COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE
Décret n° 2005-149 du 07 avril 2005
Portant Déclaration d’une journée
de deuil national
Le Président de la République
Sur proposition du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères,
Vu la Constitution
Vu le décret n° 2003-65 du 13 mars 2003 portant nomination des membres du Gouvernement, tel que modifié et complété par les décret n° 2003-346 du 12 septembre 2003 et n° 2003-349 du 15 septembre 2003 ;
Vu le décret n° 2003-102 du 24 avril 2003 portant attributions des membres du gouvernement de réconciliation nationale, tel que modifié par le décret n° 2003-398 du 24 octobre 2003 ;
Décrète :
Article 1 : A l’occasion du décès et des obsèques du Pape Jean Paul II, le vendredi 8 avril 2005 est déclaré journée de deuil national.
Article 2 : En conséquence, les drapeaux seront mis en berne pendant cette journée de deuil sur toute l’étendue du territoire national et dans les ambassades de Côte d’Ivoire à l’étranger.
Article 3 : Le présent décret sera publié selon la procédure d’urgence ainsi qu’au Journal Officiel de la République de Côte d’Ivoire.
Fait à Abidjan, le 07 avril 2005
LAURENT GBAGBO
SENEGAL / REUNION DE LA COMMISSION SOUS-REGIONALE DES PECHES
Jeudi 7 Avril 2005
La commémoration du vingtième anniversaire le 05 Avril 2005 , a donné lieu à la tenue d'une réunion de la Commission sous-régionale des Pêches qui a coincidé avec celle de la 9ème session extraordinaire de la Conférence des Ministres assurée par le Ministre de l'Economie Maritime du Sénégal.
Cette Commission créee à Dakar en Mars 1985 par une Convention compte 07 membres à savoir le Cap-Vert , la Gambie , la Guinée , la Guinée-Bissau , la Mauritanie , le Sénégal , et la Sierra-Leone .
En 2002 , elle a adopté un Plan d'Action Stratégique qui constitue pour la période 2002-2010 , qui est un véritable outil d'orientation et de planification dont l'objectif est d'assurer la durabilité de l'utilisation des ressources .
CRISE IVOIRIENNE / PROCESSUS DE PAIX / COMMUNIQUE FINAL DE LA RENCONTRE DE PRETORIA
Mercredi 6 Avril 2005
No149 - Communiqué final : Accord de Prétoria sur le processus de paix en Côte d’Ivoire - Prétoria le 6 avril 2005
6 Avril 2005
1. A l'invitation du Médiateur de l'Union Africaine, Son Excellence Monsieur Thaho Mbeki, Président de la République Sud-africaine, une rencontre des leaders politiques ivoiriens a eu lieu à Pretoria du 3 au 6 avril 2005.
Ont pris part à cette rencontre. Son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo, Président de la République de Côte d'Ivoire, le Premier Ministre Seydou Elimane Diarra représentant le Gouvernement de Réconciliation Nationale, l'ancien Président Henri Konan Bédié, représentant le Parti Démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), l'ancien Premier Ministre Alassane Dramane Ouattara représentant le Rassemblement Des Républicains (RDR), et le Ministre d'Etat Guillaume Soro, Secrétaire Général des Forces Nouvelles. La rencontre était présidée par le Président Thabo Mbeki.
2. Les leaders ont passé en revue la situation actuelle de la Côte d'Ivoire et ont pris des décisions relativement aux problèmes rencontrés dans la mise en œuvre des Accords de Linas-Marcoussis, Accra II et III. Les leaders ivoiriens ont réaffirmé :
leur attachement aux Accords de Linas-Marcoussi, d'Accra II et III ;
leur attachement à la feuille de route élaborée par le Médiateur de l'Union Africaine ;
leur attachement à toutes les résolutions des Nations Unies sur la Côte d'Ivoire ;
leur attachement au respect de la souveraineté, de l'indépendance, de l'intégrité et de l'unité de la Côte d'Ivoire ;
leur volonté quant à la nécessité d'organiser l'élection présidentielle en octobre 2005 et les élections législatives qui suivront ;
leur volonté commune et sincère de créer un climat politique propice à l'instauration rapide d'une paix durable,
l'importance qu'ils accordent à la résolution de la crise ivoirienne dans l'intérêt du peuple ivoirien, de la sous région Ouest Africaine et de l'Afrique dans son ensemble.
Déclaration commune de fin de Guerre
3. Les parties ivoiriennes signataires de l'Accord de Pretoria, par le présent accord déclarent la cessation immédiate et définitive de toutes les hostilités et la fin de la guerre sur tout le territoire national. A cet effet, elles rejettent, sans équivoque, l'usage de la force comme moyen de résolution des divergences. Elles ont également reconnu que la guerre a entraîné une souffrance et une misère indescriptibles au peuple ivoirien. La guerre a aussi conduit à une détérioration de l'économie de la Côte d'Ivoire avec des conséquences négatives pour la sous région Ouest africaine. Les leaders ivoiriens, par le présent accord, réaffirment le droit sacré du peuple ivoirien à la paix et au développement.
Le Médiateur réitère sa désapprobation et sa condamnation quant aux violations du cessez-le-feu des 4 au 6 novembre 2004 et du 28 février 2005 ainsi que des violences du 6 au 9 novembre 2004; il appelle toutes les parties et le peuple ivoirien en général, à œuvrer ensemble pour éviter des incidents violents et la guerre.
Désarmement et Démantèlement des milices
4. Les parties signataires du présent accord se sont accordées pour procéder immédiatement au désarmement et au démantèlement des milices sur l'ensemble du territoire national.
a. Le Premier Ministre du Gouvernement de Réconciliation Nationale est chargé de conduire cette opération de désarmement et du démantèlement des milices en élaborant un plan d'action ainsi que sa mise en oeuvre.
b. Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo, Chef de l'Etat, Chef suprême des Armées et Président du Conseil Supérieur de la Défense désignera à cet effet, des unités des Forces de Défense et de Sécurité chargées d'assister le Premier Ministre dans sa mission de désarmement et de démantèlement des milices.
Ces unités des Forces de Défense et de Sécurité mises à la disposition du Premier Ministre seront assistées des Forces impartiales.
Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR)
5. Il a été convenu que les Chefs d'Etat Major des Forces Armées Nationales de Côte d'Ivoire (FANCI) et des Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN) se rencontrent immédiatement en vue de s'assurer de la mise en œuvre du Plan National de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion (PNDDR).
A ces deux Chefs d'Etat Major, se joindra une équipe d'experts désignés par la médiation. Ces Chefs d'Etat Major ont également reçu mandat de formuler des recommandations spécifiques afin de refonder une armée attachée aux valeurs d'intégrité et de moralité républicaine et de procéder à la restructuration des forces de défense et de sécurité tels que stipulés au paragraphe 3 (f) de l'Accord de Linas-Marcoussis. Ces recommandations devraient être soumises au Gouvernement de Réconciliation Nationale.
Pour répondre aux préoccupations exprimées par les parties signataires de cet accord, les Forces de Défense et de Sécurité et les Forces Armées des Forces Nouvelles ont convenu de se retrouver dès le jeudi 14 avril 2005 à Bouaké, Cette importante rencontre qui aura lieu en présence du Premier Ministre marquera la reprise des contacts entre les FANCÎ et les FAFN ainsi que la reprise du processus DDR.
Sécurité dans la zone sous responsabilité des Forces Nouvelles :
6. Les parties signataires du présent accord ont admis la nécessité de garantir la sécurité des biens et des personnes dès le début de l'opération de cantonnement des Forces Nouvelles dans le Nord suivant les mesures temporaires et transitoires énumérées ci-après :
a. Six cents (600) éléments des FAFN seront recrutés et formés suivant les critères nationaux de la Gendarmerie et de la Police en vigueur. Ces éléments recevront une formation accélérée par la section de la police de l'ONUCI.
b. Ces éléments seront déployés aux côtés des Forces de l’ONUCI.
c. Dès que l'administration de l'Etat sera rétablie sur l'ensemble du territoire national, les intéressés devront poursuivre leur formation à l'école de police et de gendarmerie en vue de leur intégration dans le corps de la police nationale ou celui de la gendarmerie nationale.
Sécurité des membres du Gouvernement issus des Forces Nouvelles
7. Les parties signataires du présent accord ont accepté le plan pour la sécurité des ministres du Gouvernement de Réconciliation Nationale issus des Forces Nouvelles, proposé par la Médiation.
En conséquence, les Forces Nouvelles acceptent de réintégrer le Gouvernement de Réconciliation Nationale.
Délégation des pouvoirs au Premier Ministre
8. Il a été convenu que le Premier Ministre du Gouvernement de Réconciliation National a besoin d'une autorité exécutive nécessaire pour accomplir convenablement sa mission.
Il est convenu que la délégation des pouvoirs dont jouit le Premier Ministre est suffisante pour lui permettre d'accomplir sa mission conformément à l'Accord de Linas-Marcoussis.
En conséquence, le Président de la République réaffirme l'autorité du Premier Ministre.
Commission Electorale Indépendante
9. Les parties signataires du présent accord conviennent d'apporter les modifications quant à la composition, organisation et fonctionnement de l'actuelle Commission Electorale Indépendante(CEI):
a. Composition et fonctionnement de la Commission Centrale de la CEI :
Deux (2) représentants nommément désignés par chaque partie signataire de l'Accord de Linas-Marcoussis dont six (6) pour les Forces Nouvelles ;
Seuls ont voix délibérative : les représentants des parties signataires de l'Accord de Linas-Marcoussis ainsi que le représentant du Président de la République et celui du Président de l'Assemblée Nationale.
Un nouvel amendement sera proposé au Parlement pour permettre à toutes les parties de désigner leurs représentants à la CEI.
b. Composition et fonctionnement du Bureau de la Commission Centrale :
Les membres du bureau de la Commission Centrale sont: élus par la Commission Centrale ;
Le bureau de la Commission Centrale comprend douze (12) membres et se décompose comme suit :
Un (1) représentant de chaque partie signataire de l'Accord de Linas-Marcoussis soit un total de dix (10) membres ;
Un (1) représentant du Président de la République ;
Un (1) représentant du Président de l'Assemblée Nationale.
c. Mandat des membres de la Commission centrale :
Le mandat des membres de la Commission centrale prend fin à l'issue des élections générales.
Organisation des élections
10. Les parties signataires du présent accord sont conscientes des difficultés et sensibilités liées aux élections.
En vue d'assurer, l'organisation d'élections libres, justes et transparentes, elles ont admis que les Nations Unies soient invitées à prendre part aux travaux de la Commission Electorale Indépendante. A cet effet, elles ont donné mandat au Médiateur, Son Excellence Monsieur Thabo Mbeki, d'adresser une requête aux Nations Unies, au nom du peuple ivoirien, en vue de leur participation dans l'organisation des élections générales.
Les parties demandent que la même requête soit adressée aux Nations Unies en ce qui concerne le Conseil Constitutionnel.
Les Nations Unies doivent s'assurer à ce que leur mission d'intervention sollicitée soit appuyée par un mandat et des pouvoirs appropriés à l'accomplissement de leur mission.
Composition du Conseil d'Administration de la Radio Télévision Ivoirienne (RTI)
11. La RTI est une institution importante qui doit être utilisée pour favoriser l'unité et la réconciliation nationale.
En conséquence, ses émissions doivent couvrir immédiatement l'ensemble du territoire national. Il a aussi été décidé de restituer à la RTI le statut dont elle jouissait avant le 24 décembre 2004.
Les décrets n°2004-678 du 24 décembre 2004 et n°2005-01 du 04 janvier 2005 seront rapportés immédiatement.
Par ailleurs, le Ministre d'Etat Guillaume Soro en relation avec le Premier Ministre, présentera au Président de la République, un projet de décret portant nomination des membres du Conseil d'Administration de la RTI.
Nouvelle saisine de l’Assemblée Nationale
12. Les parties signataires du présent accord prennent acte de la détermination de la médiation en ce qui concerne l'adoption des textes issus de l'Accord de Linas-Marcoussis. Elles donnent mandat au Premier Ministre afin qu'il instruise les ministres en charge d'élaborer les projets de loi concernés en vue de les soumettre à l'adoption de l'Assemblée Nationale.
Les signataires du présent Accord invitent tous les députés de la nation à soutenir ces amendements dont l'adoption est prévue au plus tard pour la fin du mois d'avril 2005.
Financement des Partis politiques
13. Les signataires du présent accord ont admis d'étendre le principe du financement des partis politiques aux partis politiques non représentés au Parlement, en raison du contexte politique qui a prévalu par le passé.
Eligibilité à la Présidence de la République
14. Les participants à la rencontre ont discuté de l'amendement de l'article 35 de la Constitution. Ayant écouté les points de vue des différents leaders ivoiriens, le Médiateur s'est engagé à se prononcer sur ce sujet après avoir consulté le Président de l'Union Africaine, Son Excellence le Président Olusegun Obasanjo et le Secrétaire Général des Nations Unies. Son Excellence Kofi Annan. La décision issue de ces consultations sera communiquée aux leaders ivoiriens. Le médiateur fera diligence pour régler cette question.
Code de bonne conduite
15. Les parties signataires ont convenu, pour l'intérêt de la paix en Côte d'Ivoire, du rapprochement entre les leaders politiques ivoiriens. Cette action doit se poursuivre après la réunion de Pretoria. Les parties conviennent, compte tenu de la gravité et de la persistance de la crise en Côte d'Ivoire, de la nécessité de poursuivre le processus de réconciliation nationale au-delà des élections.
Interprétation de l'accord
16. En cas de différence d'interprétation sur tout ou partie du présent accord, les parties signataires du présent accord conviennent de s'en remettre à l'arbitrage du Médiateur.
Motion de remerciement
17. Les parties ivoiriennes signataires de l'Accord de Pretoria expriment leur profonde gratitude à Son Excellence Monsieur Thabo Mbeki, Président de la République Sud-africaine, Médiateur de l'Union Africaine pour son engagement personnel dans la résolution de la crise ivoirienne, au Gouvernement et au peuple Sud africains, pour le dévouement, l'accueil chaleureux et l'hospitalité qu'ils leur ont réservés et qui ont contribué au rapprochement des leaders politiques ivoiriens en vue de la consolidation de la paix et la poursuite du processus de réconciliation nationale en Côte d'Ivoire.
18. Le Médiateur exprime sa sincère appréciation pour l'engagement des leaders ivoiriens pour une résolution rapide de la crise ivoirienne.
SEM. Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d'Ivoire
Pour le RDR : M. Alassane Dramane OUATTARA
Pour les FN : M. Guillaume SORO
Pour le PDCI : M. Henri Konan BEDIE
SEM. Seydou Elimane DIARRA, Premier Ministre du Gouvernement de Réconciliation Nationale
SEM. Thabo MBEKI, Président de la République Sud-africaine,
Médiateur de l'Union Africaine
Fait à Pretoria le 6 avril 2005
THEMES DU DIALOGUE ISLAMO-CHRETIEN
Mercredi 6 Avril 2005
Thème introductif : les deux religions partagent des valeurs communes et doivent, dans le contexte mondial actuel, trouver un espace d’échanges, de concertation et de coopération.
Thème 1 : Nous parlons de dialogue : quel sens lui donnons-nous au sein des deux communautés et quelles sont les motivations qui nous animent ?
Quel est le sens musulman du dialogue ?
Quel est le sens chrétien du dialogue ?
Les enjeux du dialogue aux plans humain, social et religieux.
Thème 2 : Quelles leçons pouvons nous tirer de l’histoire des deux religions et des différentes expériences menées à travers le monde ces dernières décades ?
Thème 3 : Comment assurer un impact réel du dialogue sur les communautés de base ouvertes et promotrices du dialogue interreligieux ?
Thème 4 : Comment amener les érudits, les leaders religieux et les intellectuels des deux communautés à prendre leurs responsabilités pour mettre fin à l’utilisation par des extrémistes du phénomène religieux et pour éduquer à la coexistence pacifique ?
Thème 5 : La place et le rôle des jeunes dans la promotion du dialogue dans les communautés de base.
Thème 6 : Comment obtenir l’engagement politique des décideurs pour faire respecter le pluralisme religieux, promouvoir le dialogue interreligieux et favoriser la collaboration ?
Thème 7 : Quel format doit avoir le sommet ?
Quelle place donner aux leaders religieux, aux politiques et aux leaders d’opinion ?
Le format de la Déclaration de Dakar.
PROGRAMME DE L'ATELIER SUR LE DIALOGUE ISLAMO-CHRETIEN
Mercredi 6 Avril 2005
6 avril 2005
10h00 Ouverture de l'atelier
INTERVENANTS :
Le Secrétaire Général du Comité National
Le Représentant de la Ligue Islamique Mondiale
Le Représentant de l'Association des Amis de Louis MASSIGNON
La Directrice de Global Peace Initiative of Women des Etats-Unis
Le Secrétaire Général de l'Association Mondiale pour l'Appel Islamique
Le Représentant du Vatican
Le Ministre des Affaires Religieuses de la République Arabe d'Egypte
Le Ministre des Habous et des Affaires Islamiques du Royaume du Maroc
Le Président de la République du Sénégal
11h00 - 11h30 Pause
11h30 - 13h00 Les fondements religieux du dialogue islamo chrétien
13h00 - 15h00 Pause déjeuner
15h00 - 18h00 Les leçons des différentes expériences menées
ces dernières décades
7 Avril 2005
10h00 - 13h00 Dialogue islamo chrétien et Mondialisation.
Analyse des scénari possibles :
Le scénario du conflit
Le scénario laïc
Le scénario du dialogue
13h00 - 15h00 Pause déjeuner
15h00 - 17h00 Renaissance du dialogue islamo chrétien
8 avril 2005
10h00 - 13h00 Travaux en commissions
13h00 - 15h00 Pause déjeuner
15h00 - 17h00 Restitution des travaux des commissions, discussions
17h00 - 18h00 Séance de clôture
SENEGAL /ATELIER PREPARATOIRE AU SOMMET DU DIALOGUE ISLAMO-CHRETIEN
Mercredi 6 Avril 2005
L’atelier préparatoire au Sommet du Dialogue Islamo-Chrétien se tient du 6 au 8 avril 2005 à Dakar.
Nous vous donnons quelques éléments d'Information sur cette rencontre:
Le format de l’atelier :
Une rencontre de personnalités ayant une expérience dans le domaine du dialogue : érudits, intellectuels et diplomates, en provenance de différents pays ou appartenant à des organisations impliquées dans le dialogue islamo chrétien.
Les résultats attendus :
Préparer le sommet mondial sur le dialogue islamo chrétien, dans le sens de la construction d’un espace d’échanges et de concertation face aux obscurantismes réducteurs qui tentent d’opposer les deux communautés et également face aux extrémistes de tous bords qui dénaturent la religion et l’utilisent à des fins politiques.
Le programme :
L’atelier se penchera notamment sur des questions relatives aux fondements religieux et aux conditions du dialogue (universalité et pluralisme religieux). Il traitera des expériences menées ces dernières décades sur le thème du dialogue, et il abordera également le dialogue islamo chrétien dans le contexte de la mondialisation. Enfin le thème de la renaissance du dialogue islamo chrétien comme une exigence de société sera traité.
INTERVIEW DE S.E.M.CHARLES KONAN BANNY AVEC RFI
Mercredi 6 Avril 2005
Le Gouverneur de la BCEAO M. Charles Konan Banny était hier l'invité de la radio mondiale. Dans l'entretien qu'il a accordé à RFI, il est longuement revenu sur la réforme de la Banque centrale qu'il se propose de soumettre très prochainement aux chefs d'Etats membres de la CEDEAO et de l'UEMOA. M. Charles Konan Banny a aussi donné son avis sur l'avenir du Franc CFA et de son ambition de briguer la magistrature suprême dans son pays.
Charles Konan Banny bonjour.
Bonjour.
On parle d'une réforme de la banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest. Alors une réforme pour quoi faire ?
Tout corps qui vit et qui ne se remet pas en cause, qui n'essaie pas de se renouveler est appelé à disparaître. La Banque centrale a été créée dans les années 1960. En 1973, une réforme a été adoptée, acceptée par les chefs d'Etat qui ont fait évoluer les accords de 1962. La Banque centrale, dans sa version actuelle (1973-2005), a près de 30 ans d'histoire. La banque a vécu dans l'environnement international en pleine mutation. 30 ans après, il m'est apparu, en tant que chef de l'institution et surtout en tant qu'acteur et témoin de l'histoire des 30 dernières années, opportun de proposer à nos instances que nous réfléchissions à une autre façon de traiter ces questions là. Et de lancer donc une deuxième réforme.
Lancer une 2ème réforme, on entend des voix qui disent : "est-ce que l'Afrique de l'ouest ne va pas prendre ses distances par rapport à la France. Est-ce que la BCEAO ne va pas prendre ses distances par rapport au trésor français. Est-il question de cela aujourd'hui ?"
Non. Personne n'a posé de question. Il s'agit de parler du volet monétaire et non de parler d'autre chose ; parler de la politique moins que de la banque centrale. Nous n'avons pas reçu de mandat et le mandat a été donné par les chefs d'Etat. Dans ce contexte là c'est un mandat encadré. Le jour où les chefs d'Etat voudront revoir les accords monétaires avec la France, ils le feront. Mais ce n'est pas le mandat que j'ai reçu.
Le franc CFA n'est-il pas surévalué aujourd'hui ?
Non. Les fondamentaux ne montrent pas que le CFA est surévalué. Mais ce qui m'importe le plus, ce n'est pas tant la santé du franc CFA qui est bonne, qui n'est pas surévalué, mais que nous avons besoin de paix. La volonté du peuple, c'est de travailler dans l'espace économique dont le franc CFA est la monnaie, pour qu'il soit aussi fort en terme de croissance. C'est ça qui est le plus important. Agrippons nous à l'économie, travaillons sur l'économie, crééons la richesse.
M. le Gouverneur, cette réforme de la BCEAO, est-ce vous qui allez la conduire ? Votre mandat actuel expire à la fin du mois de décembre.
Oui, vous avez raison. Mon mandat expire à la fin du mois de décembre. Mais pourquoi vous me posez cette question ?
Est-ce que vous souhaitez rester au-delà du 31 décembre ?
J'aviserai, j'aviserai, j'aviserai. Mais on ne fait pas une réforme pour soi ni contre soi. Ceux qui me connaissent savent que j'ai dépassé ces choses-là. Je n'ai jamais raisonné en terme de pouvoir. C'est parce qu'on raisonne en terme de pouvoir qu'on n'avance pas en Afrique. Moi je raisonne en terme de mission. Vous savez, lorsque je suis entré à la banque en 1973, je n'ai jamais pensé que je serais gouverneur. Jamais. Ce n'est pas cela ma préoccupation.
Ma préoccupation c'est de faire en sorte que cette expérience de la banque centrale commune perdure. C'est une expérience extraordinaire qui a été conduite remarquablement, n'en déplaise à tous les esprits chagrins. C'est une expérience réussie. C'est une union monétaire achevée. C'est pour cela que l'union économique doit être également achevée. Voilà pour tous ceux qui veulent savoir.
Et qui dit que je ne suis pas candidat à ma propre succession ? La chose que je veux vraiment faire, c'est que je ne veux pas passer pour faire la même chose. J'ai 29 ans de banque centrale, j'aspire à faire autre chose. J'ai d'autres chantiers.
Des ambitions politiques pour votre pays par exemple ?
C'est quoi les ambitions politiques ? Je suis un missionnaire, un citoyen missionnaire. Je n'exclus rien dans ce que je fais. Je ne suis pas non plus obnubilé par ces choses-là. Mon pays aujourd'hui est dans une situation difficile. Nous souhaitons que les Ivoiriens se retrouvent et que la paix revienne dans ce pays-là. Il y a autre chose à faire que de faire la guerre. Oui nous devons travailler à cela en terme de mission. Mission pour le retour à la paix.
Je suis tout à fait disponible pour participer à la réalisation de cette mission.
Disponible de quelle manière, sous quelle forme ?
En tant que citoyen, citoyen ivoirien dans l'intérêt de l'union. L'union a besoin de la Côte d'Ivoire et la Côte d'Ivoire a besoin de l'union. Je travaille déjà à cela en tant que gouverneur.
Je vais continuer à travailler pour cela en tant que citoyen si je ne suis plus à la banque centrale.
On dit que vous envisagez de vous présenter à l'élection présidentielle dans votre pays.
Mais demandez à On. On vous dira. Vous savez, le moment venu on parlera de tout cela. Pour le moment, ce n'est pas le sujet. Le sujet c'est de parler de la monnaie, parler de la force de l'économie.
Le sujet éventuellement c'est de faire en sorte que l'union économique et monétaire se saisisse du dossier ivoirien. Parce que le dossier ivoirien n'est pas neutre dans l'évolution de la situation de l'union... C'est ça le sujet. Le reste viendra plus tard.
Propos recueillis sur RFI
par Paul Koffi
SENEGAL / DISCOURS DE S.E.MAITRE ABDOULAYE WADE A LA NATION
Mardi 5 Avril 2005
Voici l'intégralité du discours prononcé par S.E.Maître Abdoulaye WADE , Chef de l'Etat , à l'occasion de la célèbration de la fête nationale.
Sénégalaises, sénégalais, mes chers compatriotes,
Chers frères et sœurs africains et hôtes étrangers qui vivez parmi nous,
Demain mes chers compatriotes, unis autour des symboles forts de la République, nous célébrons par la grâce de Dieu, le 45ème anniversaire de notre indépendance.
A l'échelle humaine, 45 ans, c'est le bel âge, celui de la maturité et de la vigueur, dit-on.
A l'échelle des Nations, 45 ans, c'est encore le jeune âge, parfois, celui des turbulences. C'est le temps d'apprendre à vivre ensemble autour des valeurs qui fondent et cimentent la Communauté de destin d'un peuple dans ses diverses composantes.
Notre peuple, et j'en suis fier, a quant à lui, mûri avant l'âge en trouvant très tôt dans ses vertus ancestrales de paix, de tolérance et de respect de l'autre, les fondements d'une coexistence pacifique où la différence est vécue et acceptée comme source de richesse et de complémentarité.
Engagés dans cette formidable aventure qu'est l'édification d'une nation libre et prospère, enracinée dans ses propres valeurs et ouverte aux apports fécondants de l'extérieur, comme dirait l'autre, nous sommes à la fois dépositaires, bénéficiaires et redevables de ce riche héritage qui nous vaut aujourd'hui de vivre nos différences dans l'harmonie sociale et la cohésion nationale.
Ce legs est notre bien commun. C'est le socle sur lequel reposent notre démocratie et nos efforts de développement économique et social. Il détermine notre raison d'être et constitue cette sève nourricière qui irrigue et fortifie notre nation.
Voilà pourquoi, mes chers compatriotes, mesurant pleinement l'essence et la dimension sacrées de ce legs, il nous faut chaque jour le renouveler, l'enrichir et le protéger jalousement.
Des peuples entiers sont tombés dans le piège infernal de l'affrontement et de la division parce que justement ils ont ignoré les vertus fondatrices du contrat social : le sens du dialogue, du compromis et du partage qui crée dans chaque composante d'une nation le sentiment de ne pas être seulement tolérée, mais acceptée et respectée dans sa dignité, son existence et ses croyances.
La sagesse nous commande tous de rester vigilants et solidaires pour défendre ces valeurs tirées de nos traditions. Tout récemment, à Foundiougne, c'est à ce trésor inestimable que nous avons encore eu recours pour conduire les négociations de paix en Casamance après l'accord du 30 décembre 2004.
Je voudrais à ce sujet réitérer la ferme détermination du gouvernement de poursuivre les pourparlers jusqu'à la paix définitive, non pas seulement la paix sur le parchemin mais la paix des cœurs dans la fraternité rationnelle.
Parallèlement, le programme de reconstruction de la Casamance suivra son cours en même temps que les pouvoirs publics continueront l'encadrement et la protection des populations désireuses de regagner leurs foyers.
Mes chers compatriotes,
Dans mon adresse du 31 décembre dernier, je vous ai largement entretenu de nos performances économiques, de nos acquis sociaux et de l'exécution des chantiers infrastructurels du gouvernement.
Ces efforts seront poursuivis et consolidés au cours de l'année 2005.
S'agissant notamment des infrastructures, je tiens particulièrement au respect strict des normes de transparence, de qualité et d'efficience dans l'exécution des travaux. Les services compétents de l'Etat doivent rigoureusement veiller à la livraison des ouvrages dans les délais convenus conformément aux cahiers des charges. Nous payons le prix, le bon prix. Donc toute entreprise qui aura commis une malfaçon en répondra devant les tribunaux.
Je suis heureux de vous annoncer que le programme de mobilité urbaine connaîtra un tout nouveau visage avec la mise en circulation par la société Dakar Dem Dikk de 410 véhicules neufs pour assurer la desserte de la ville et de sa banlieue.
Je sais combien est pénible pour nos élèves et les travailleurs la longue attente à l'arrêt d'un bus. C'est à cela que nous voulons mettre fin avec le renforcement du parc de Dakar Dem Dikk, une société quasiment sortie du néant sur les cendres de la SOTRAC.
Mais nous irons encore plus loin pour assurer une meilleure desserte interurbaine grâce au projet de Taxis maritimes que nous lancerons avec des partenaires malaisiens pour relier Dakar-Thiaroye-Bargny-Rufisque-Saly et Mbour.
Il s'agit, suivant un circuit et des horaires précis, de relier, par des bateaux, différents terminaux à partir desquels les usagers pourront emprunter des navettes de bus pour leur destination finale.
Ce qui est intéressant dans ce système, outre le transport de masse, c'est la prévisibilité dans les horaires de départ et d'arrivée, puisque nous vivons dans un siècle où la vitesse et la précision conditionnent le succès, la gestion du temps, l'organisation et la méthode sont des paramètres déterminants dans la marche vers le progrès.
La mer'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">La mer'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">La mer'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">La mer qui nous entoure est un don et un atout qu'il nous faut exploiter, non pas seulement pour ses ressources halieutiques mais également pour les possibilités de désenclavement et de fluidité dans le transport qu'elle offre.
C'est le moment de vous annoncer que le bateau qui prend le relais du JOOLA est arrivé à Casablanca où il fait sa dernière mise au point avant le cap sur Dakar. Ceci en attendant la livraison du bateau neuf dont la construction a été adjugée à un contractant allemand.
Mes Chers Compatriotes,
Nous avons mis le Sénégal sur la rampe de lancement pour qu'il intègre le cercle des Nations émergentes. Il s'agit de le consolider.
C'est pourquoi j'ai engagé le gouvernement à entreprendre un vaste Programme national de Bonne Gouvernance dont la finalité est de bâtir une administration publique performante débarrassée des chevauchements et lourdeurs inutiles, plus ouverte et constamment soucieuse de la qualité du service rendu aux usagers.
C'est dans cet esprit que la délégation au Management public devra mener à terme l'audit stratégique et organisationnel complet de l'administration. Je saisi l'occasion pour remercier le programme des Nations Unies pour le Développement et l'Union européenne qui soutiennent le Programme National de Bonne Gouvernance.
Toutes les structures administratives concernées devront pleinement coopérer pour la bonne conduite de l'exercice.
Il nous faut, sans tarder, installer une véritable révolution des mentalités dans le fonctionnement de notre administration. A tous les échelons, la culture du contrôle et de la sanction - négative ou positive - doit être instaurée avec toute la rigueur qu'il convient pour parvenir à des mutations qualitatives et en profondeur.
Au titre des initiatives novatrices, le Système intégré de gestion des finances publiques mis en place en 2004 permet désormais une nette amélioration dans la préparation et l'exécution du budget.
L'intranet gouvernemental que j'ai inauguré le 15 mars dernier est une véritable révolution, la première application d'envergure des TICs dans notre pays. Financé par la Banque mondiale et le Budget consolidé d'investissement (BCI), il obéit à la même philosophie d'une meilleure performance dans l'exécution des activités de l'administration. Le Sénégal est l'un des tout premiers pays au monde à en disposer, en tout cas le premier en Afrique.
Il s'agit, à partir d'un réseau d'interconnexion reliant l'ensemble des administrations et diverses institutions de l'Etat, de faciliter, à un moindre coût la communication vocale et le transfert de données entre structures reliées.
A titre d'exemple, les agents des services connectés pourront se joindre en composant seulement quatre chiffres à la place des huit habituels.
Cette révolution du numérique nous permettra ainsi une économie de plus de deux milliards sur la facture de la télécommunication du gouvernement. Economie, mais aussi rapidité ! Je devrai ajouter une plus grande sécurité.
A terme, l'intranet gouvernemental s'étendra à tous les services de l'administration sur l'ensemble du territoire national et mieux, à nos représentations diplomatiques et consulaires à l'étranger.
Ajoutons que ce système novateur favorisera une meilleure communication non seulement au sein de l'administration mais aussi avec les usagers.
Ce bond qualitatif sera accompagné par une plus grande ouverture du service public aux usagers. A partir du 28 avril, à la Présidence comme dans les départements ministériels seront placées, en des endroits accessibles, des « boîtes à idées » où les citoyens pourront communiquer leurs réflexions et suggestions sur la marche du service public.
J'engage les pouvoirs publics, à tous les niveaux, à faire observer les règles de courtoisie à l'endroit des usagers du service public qui, encore une fois, ne doit pas être perçu comme une faveur faite à l'usager, mais bien une obligation en vertu des lois et règlements régissant l'administration.
Mes chers compatriotes,
L'année 2005 nous rapproche des échéances électorales. Je réitère solennellement ici l'engagement que j'ai déjà donné de respecter le calendrier républicain et de faire prendre toutes les dispositions nécessaires à la mise au point d'un mécanisme électoral fiable dans son fonctionnement et son contrôle et apte à assurer les conditions d'un scrutin serein et transparent où seule la vérité des urnes sera le gage du libre arbitrage des citoyens.
Du reste, le projet de loi portant création de la Commission nationale électorale nationale autonome a déjà été adopté en Conseil des ministres et se trouve actuellement sur le bureau de l'Assemblée nationale.
Ayant moi-même mené un combat de plus d'un quart de siècle pour le respect de la volonté librement exprimée des citoyens, je ne saurais être celui par qui admettra une quelconque altération de cet idéal qui constitue la marque distinctive des démocraties majeures.
Mes chers compatriotes,
Le Sénégal émergent que nous avons l'ambition de bâtir est largement à notre portée. Mais son avènement est au prix de l'effort que nous sommes disposés à consentir sur nous-mêmes. Il passe par la persévérance dans le culte du travail bien fait et l'observation des normes de civisme et de discipline sans les lesquelles aucune œuvre de développement économique et sociale n'est possible. C'est là que réside le secret des nations qui avancent. Je réitère mon appel à tous et à toutes pour l'émergence d'une nouvelle conscience indispensable aux changements d'attitudes et de méthodes qu'exige la marche forcée que nous entamons vers le mieux être.
Pour ma part, je reste aujourd'hui plus que jamais déterminé à consacrer toute mon énergie à la réussite de ce pari.
Mes chers compatriotes,
Un Sénégal émergent, c'est surtout et naturellement un Sénégal en bonne santé et protecteur de ses enfants.
J'attache le prix le plus élevé à la lutte contre le Sida et le paludisme, deux fléaux majeurs dont les ravages sont connus de tous en Afrique. Nous avons réussi jusqu'à présent, grâce à une politique avertie de prévention et de soins gratuits, à maintenir le taux de prévalence du Sida à un niveau inférieur à 2% quasiment comparable à ceux des pays développés. Je tiens à ce que les services concernés redoublent de vigilance pour que ces acquis soient maintenus et renforcés.
J'accorde un intérêt particulier à une gestion saine, rigoureuse et transparente des fonds et programmes destinés au combat contre la maladie. Aucun détail dans la définition et l'exécution des stratégies de lutte ne saurait être négligé. Tout manquement devra être relevé et sanctionné avec célérité.
Mais il faut se rendre à l'évidence. Le gouvernement à lui seul ne peut tout faire. Les risques de récurrence d'épidémie comme le choléra seront toujours probables sans le respect des normes élémentaires de salubrité et d'hygiène individuelle et collective.
J'en viens à la protection des enfants.
Le phénomène des enfants maltraités est en train d'atteindre des proportions inquiétantes. Nous sommes au quotidien témoins du spectacle désolant de talibés soumis à des sévices corporels, abandonnés à eux-mêmes dans la rue et livrés à la mendicité. Ces abus, il faut le dire avec force, heurtent la conscience et morale. Nous cherchons à travers les daaras modernes à offrir un cadre plus accueillant, plus convivial, pour préparer nos enfants à une formation spirituelle alliée aux exigences du temporel. En attendant la généralisation des daaras modernes, il nous faut en même temps refuser toute pratique portant atteinte à l'intégrité physique ou morale des enfants. Chacun, y compris au premier chef les parents, doit prendre ses responsabilités pour arrêter cette dérive que rien ne saurait justifier.
Le gouvernement vient d'adopter un projet de loi sur le trafic des personnes sous quelque forme que ce soit, car, malheureusement, certaines traditions dissimulent encore ces pratiques d'un autre âge.
Mais faisons bien la part des choses. Je sais qu'ils sont nombreux les foyers éducatifs où des hommes de Dieu, guidés par la lumière de la foi et du savoir, transmettent aux enfants, dans l'amour et la compassion, les connaissances qui les préparent à la vie adulte. Ces foyers là seront plutôt aidés pour se moderniser et ouvrir de nouveaux débouchés aux enfants.
Mes chers Compatriotes,
Une fois encore la fête de notre indépendance revêtira un cachet panafricaniste avec la présence de chefs d'Etat de pays amis qui ont bien voulu répondre à mon invitation.
Je voudrais, au nom du peuple sénégalais, les remercier très sincèrement pour cette marque renouvelée d'estime fraternelle.
Notre choix, c'est d'abord le panafricanisme incarné aujourd'hui par le pacte de solidarité que nous avons scellé autour de l'Union africaine et du NEPAD. L'Afrique restera pour notre diplomatie un choix conscient et une priorité de premier ordre. C'est la finalité de notre politique de bon voisinage, de défense des idéaux de paix, de démocratie et de respect des droits et libertés des peuples.
C'est ensuite la consolidation de nos amitiés et cercles de solidarité traditionnels à l'instar de la Conférence islamique.
C'est enfin l'ouverture vers de nouveaux horizons et la contribution à la recherche de solutions novatrices pour bun monde plus accueillant pour tous : un monde de paix, de liberté et de fraternité des peuples. Le Fonds de solidarité numérique, une initiative du NEPAD et dont le lancement a eu lieu avec un grand succès le 14 mars dernier à Genève, en est une illustration concrète.
Notre diplomatie dont je salue le dynamisme, restera toujours au cœur de l'action surtout lorsqu'il s'agit de questions qui déterminent l'avenir de notre pays et de notre continent.
La Conférence des ambassadeurs prévue en mai prochain à Dakar nous donnera l'occasion de faire une revue d'ensemble de notre diplomatie et de définir ses orientations et moyens d'action pour le futur.
Mes chers Compatriotes,
Comme vous le savez, la situation internationale a amené les pays de la Oummah islamique à convoquer un Sommet extraordinaire à la Mecque en novembre. La proximité d'une telle réunion avec le Sommet ordinaire qui était prévu à Dakar en décembre 2006, nous a amenés à reculer la date du Sommet ordinaire de Dakar d'un an. Si l'on tient compte du fait que celui-ci sera, en principe, immédiatement suivi du Sommet mondial sur le dialogue islamo-chrétien, nous mettrons à profit ce délai supplémentaire pour bien organiser ces deux événements exceptionnels dont Dieu a gratifié le Sénégal de l'honneur de l'organisation.
La fête de demain est aussi celle de la jeunesse, dans toute sa vitalité, celle de nos anciens combattants à qui je rends un hommage appuyé, et de toutes les forces vives de la nation.
Mais elle est, par-dessus tout, celle de nos vaillants Forces armées dont je salue le professionnalisme et l'ardeur à la tâche qui font la fierté de la Nation.
Ces qualités reconnues et appréciées bien au-delà des frontières africaines, justifient les sollicitations permanentes dont notre armée nationale fait l'objet pour le maintien de la paix dans les zones de conflits du continent ; une longue tradition née avec l'indépendance puisque dès le 1er Août 1960, le Sénégal a pris part à l'opération des Nations unies au Congo Léopoldville, actuelle RDC, où nos hommes sont également déployés aujourd'hui sous la bannière de la Mission des Nations unies au Congo.
Partout où ils se rendent, nos hommes servent dans l'honneur, la dignité et l'honnêteté et nous reviennent toujours avec la fierté du devoir accompli.
A vous tous, officiers, sous-officiers et hommes de troupes, je renouvelle ma confiance et mon soutien.
Demain, mes chers compatriotes, au rythme des tambours et des trompettes, continuons résolument notre marche vers des horizons encore plus radieux pour que vive le Sénégal dans une Afrique unie et prospère.
Bonsoir.
---------------------------------------------------------------------Il faut rappeler que le Président sénégalais a procédé à des remises de décoration à des militaires de tous les rangs , après le magnifique et impeccable défilé du 4 Avril 2005 , jour de la célébration de la fête de l'indépendance du Sénégal.
Toutes nos félicitations aux heureux récipiendaires qui font la fireté de leur pays et de leurs familles respectives.
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DECES ET FUNERAILLES DE SA SAINTETE JEAN-PAUL II
Mardi 5 Avril 2005
II sera inhumé au Vatican vendredi
Réunis en congrégation pour la première fois depuis la mort du pape le 2 avril, 65 cardinaux présents au Vatican ont fixé les obsèques pontificales à vendredi 8 heures (temps universel), en la basilique Saint-Pierre de Rome.
Dans l’après-midi du 4 avril, la dépouille mortelle de Jean-Paul II a été transportée devant l’autel principal de la basilique du Vatican. Les fidèles pourront lui rendre un dernier hommage, avant son inhumation dans une crypte, «la Grotte», qui abrite les restes d’autres papes.
Rome a pris ses dispositions pour accueillir jusqu’à deux millions de pèlerins et plusieurs dizaines de monarques, chefs d’Etat et de gouvernement.
SENEGAL / 45EME ANNIVERSAIRE DE L'INDEPENDANCE
Lundi 4 Avril 2005
Le Sénégal a fêté dans l'allégresse le 45ème anniversaire de son accession à la souveraineté en présence des Chefs d'Etat du MALI , de la GUINNE-BISSAU , du CAP-VERT , de la Vice-Présidence de GAMBIE , du Premier Ministre de la GUINEE-CONAKRY , des Membres du gouvernement , des Corps constitués , du Corps Diplomatique et de nombreuses hautes personnalités politiques et administratives.
Cette commémoration a été placée sous le signe de "L'ARMEE-NATION".
NECROLOGIE / DECES DE SA SAINTETE JEA-PAUL II
Lundi 4 Avril 2005
Le Pape Jean-Paul II est mort samedi soir au Vatican à l'âge de 84 ans à la suite d'une longue agonie, a annoncé son porte-parole Joaquin Navarro Valls dans une déclaration.
"Le Saint-Père est mort ce soir à 21H37 (19H37 GMT) dans son appartement privé", a-t-il précisé.
"Toutes les dispositions prévues dans la constitution apostolique +Universi Dominici Gregis+ promulguée par Jean Paul II le 22 février 1996 sont entrées en vigueur", a-t-il ajouté.
Le décès du pape a été annoncé à l'issue d'une veillée de prière commencée à 21h00 (19h00 GMT). Près de 60.000 personnes ont participé à cette veillée.
TOUTES NOS CONDOLEANCES LES PLUS ATTRISTEES A LA COMMUNAUTE CHRETIENNE CATHOLIQUE ET AU MONDE ENTIER POUR LE RAPPEL A DIEU DE CET HOMME SI EXCEPTIONNEL DONT LA PERTE SERA RESSENTIE A TRAVERS LES AGES.
QUE LE TOUT-PUISSANT L'ACCUEILLE DANS SON ROYAUME
AMEN
COTE D'IVOIRE / LA FEUILLE DE ROUTE DE M.THABO M'BEKI
Lundi 4 Avril 2005
Actions à entreprendre pour la résolution de la crise ivoirienne par M.Thabo M'BEKI , Président de la République d'Afrique du Sud , Médiateur
Date butoir de commencement
06/12/04
I/ Programme législatif :
• Programme législatif complet excluant l’article 35 (1 mois):
Assemblée nationale
•Adoption du nouvel article 35
(2 mois): Assemblée nationale
• Ratification de la législation pour qu’elle soit conforme à l’accord de Linas Marcoussis, avec l’appui du comité de suivi de (2mois):
Assemblée nationale, gouvernement et comité de suivi
II/ DDR :
• Reprise des fonctions CNDDR et la préparation des sites DDR conformément au plan d’action de Yamoussoukro (1 mois): CNDDR
• Amorce du regroupement du DDR (2 mois): CNDDR
• Achèvement du DDR (4 mois):
CNDDR
• Amorce du désarmement des paramilitaires et milices (1 mois) :
CNDDR et forces et de sécurité de la Côte d’Ivoire
III/ Création d’un climat propice à des activités politiques libres :
• Restauration de la direction de la RTI dans les meilleurs délais: Président Gbgabo
•Appel aux médiats d’éviter un langage qui incite à la haine dans les meilleurs délais: Président Gbagbo et gouvernement de réconciliation national
• Exhorter les jeunes patriotes à “ quitter la rue ” dans les meilleurs délais: Président Gbagbo et gouvernement de réconciliation national
• Reprise des patrouilles mixtes dans les meilleurs délais: ONUCI et les forces de défense et de sécurité de Côte d’ivoire
IV/ Fonctionnement du gouvernement de réconciliation nationale:
• Fourniture de sécurité pour les ministres dans le gouvernement de réconciliation national dans une semaine: Président, premier ministre et ONUCI
• Retour de tous les ministres dans le gouvernement de réconciliation nationale dans deux semaines: Président, premier ministre et ONUCI
• Reprise des opérations décisives du gouvernement de réconciliation nationale dans deux semaines: Président, premier ministre et ONUCI
V/Restauration des services sociaux et le redéploiement de l’Administration sur l’ensemble du territoire
• Commencement de la restauration des services sociaux (1 mois)
Gouvernement de réconciliation nationale
• Commencement du redéploiement de l’administration et de la magistrature (3 mois): Gouvernement de réconciliation nationale.
Source:FRATMAT
COTE D'IVOIRE / ONUCI RECONDUIT
Lundi 4 Avril 2005
Le Conseil de sécurité de l'Onu a renouvelé lundi pour un mois le mandat de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) et des forces françaises Licorne qui la soutiennent.
Source AFP
SENEGAL / 110EME EDITION DU "MAGAL" DE TOUBA
Samedi 2 Avril 2005
La 100ème édition de la célébration du départ en exil de Cheick Ahmadou BAMBA , FONDATEUR du "MOURIDISME" a eu lieu à TOUBA , la Ville Sainte qui a ce jour-là refusé du monde .
E n effet c'est près de 2 millions de fidèles venus des 4 coins de la planète , selon les organisateurs , qui ont effectué le déplacement à Touba en vue d'exprimer leur dévotion à leur Vénéré Maître dont le fils , Serigne Saliou M'BACKE est l'actuel Khalife Général des Mourides.
Le Chef de l'Etat , S.E.Maître Abdoulaye WADE s'est rendu à Touba le jeudi 24 mars 2005 et il y a inauguré 3 édifices :
- le marché du nom du Khalife Général Serigne Saliou M'BACKE composé d'un complexe commercial de 1328 cantines , de 232 magasins , 600 tabliers , 4 immeubles , 5 chambres froides , 1 fabrique de glace , une banque , une pharmacie , une boulangerie , un bloc sanitaire un poste générateur pour pallier les pannes
d'énergie
- le poste de police composé d'un groupe d'intervention mobile
- l'hôpital composé d'un bloc opératoire , d'une pédiatrie , d'une cardiologie , d'imagerie médicale , d'une pharmacie , et d'une mosquée.
Il faut souligner que cette année , Serigne Saliou M'BACKE n'a pas officié la cérémonie en souvenir de son frère décédé Serigne Mourtada avec qui il présidait les prières du MAGAL .
Le Corps diplomatique accrédité au Sénégal a pris part à ladite cérémonie ainsi qu'une forte délégation officelle mandatée par le Chef de l'Etat.
SENEGAL / 5EME CONGRES DE LA FEDERATION DES JURISTES AFRICAINES
Samedi 2 Avril 2005
La Fédération des Juristes Africaines a organisé du 22 au 25 mars dernier , son 5ème Congrès à Dakar en présence du Chef de l'Etat sénégalais , S.E.Maître Abdoulaye WADE qui en a présidé la cérémonie d'ouverture entouré de M.Macky SALL , Premier Ministre , des membres du gouvernement , du Corps diplomatique et de plusieurs hauts responsables politiques , des juristes nationaux et étrangers.
Trois allocutions ont été prononcées respectivement par la Présidente des Juristes du Sénégalais , Madame Nafissatou DIOP M'BODJ , Madame Mame Madior BOYE , Magistrat et éminente femme juriste , ancien Premier Ministre du Sénégal et pionnière de l'Association , et S.E.Maître Abdoulaye WADE.
Dans son discours liminaire , le Président sénégalais a mis en exergue l'importance de l'implication des femmes à la gestion d'un pays tout en exhortant celles-ci à s'investir davantage dans les différents domaines étatiques et particulièrement , la politique.
Il a ensuite fait des suggestions tendant à l'amélioration de leur situation à savoir :
- envisager des programmes spécifiques pour les femmes et les intégrer au système éducatif
- faire la promotion des femmes au sein des grandes entreprises
- mettre en place un observatoire du progrès de la politique du genre
- encourager l'édition de publications sur les activités des femmes
- constituer des groupes d'études de questions spécifiques
- et surtout faire un BILAN SANS COMPLAISANCE et la RELECTURE du PLAN de BEIJING pour en dégager les AVANCEES et les BLOCAGES.
Il faut rappeler que le thème de cette réunion fut :
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"Droit des Femmes en Afrique . Bilan et Perspectives au regard des stratégies prospectives de NAIROBI et du programme d'action de BEIJING".
La création de la Fédération des Femmes Juristes a débuté à la réunion de Tunis en 1970 et s'est concrétisée en 1971 à Dakar avec pour objectif essentiel , la promotion de la Femme à travers les règlements de Droit et la réalisation de l'unité africaine.
La Fédération a décerné un prix au Président WADE en reconnaissance de son combat pour la promotion des Femmes en Afrique et dans le monde.
SENEGAL / 6EME FOIRE INTERNATIONALE DE L'AGRICULTURE ET DES RESSOURCES ANIMALES
Vendredi 1 Avril 2005
La 6ème Foire Internationale de l'Agriculture et des Ressources Animales s'est tenue à Dakar du 24 au 31 mars dernier sur le thème :
" Résoudre la crise de l'Agriculture en Afrique "
Inaugurée par S.E.Maître Abdoulaye WADE , Président de la République, cette édition a vu la participation de la Côte d'Ivoire , du Bénin , du Burkina-Faso , du Mali , du Niger , de la Guinée-Bissau , de la Gambie , de la Guinée-Conakry , de la Mauritanie ,et de dix régions du Sénégal .
Après avoir félicité les organisateurs et les exposants pour la qualité du travail et des produits , le Chef de l'Etat a évoqué la participation massive des Pays de la sous-région qu'il considère comme des avancées notables de l'intégration africaine.
Lors de la précédente édition , la Côte d'Ivoire , faut-il le rappeler, a obtenu un prix d'honneur ainsi que l'Ambassade pour son efficacité et l'Amicale des Femmes ivoiriennes résidant au Sénégal pour leur performance culinaire.
SENEGAL / 4EME SESSION DE LA CONFERENCE ISLAMIQUE DES MINISTRES DU TOURISME
Vendredi 1 Avril 2005
Du 28 au 30 mars 2005 Dakar a accueilli la 4ème Session de la Conférence Islamique des Ministres du Tourisme.
Placée sous l'égide du Ministère sénégalais du Tourisme , cette réunion a été ouverte par S.E.Maître Abdoulaye WADE ,Président de la République le mardi 29 mars 2005 en présence de nombreuses personnalités du monde du tourisme et notamment , Son Altesse Royale le Prince Bin Salam Bin Abdelaziz , Président de la 3ème Session de ladite Conférence , de M.Marashi Vice-Président de la République Islamique d'Iran et Président de l'Oraganisation pour l'Héritage culturel et Touristique , de M.Francisco FRANGIALLI , Sécrétaire Général de l'Oragnisation Mondiale du Tourisme , du Professeur Ikmeleddin IHSANOGLU, Sécrétaire Général de l'Organisation de la Conférence Islamique ( OCI).
Les différents intervenants ont souligné les énormes potenetialaités du Tourisme des Pays de la Umma Islamique et l'intérêt qu'il ya à défendre l'image de l'Islam .
S.E.Maître Abdoulaye WADE , après être revenu sur les moments douloureux de la crise en Palestine , les catastrophes naturelles des zones touristiques d'Asie du Sud-Est , il a souhaité que cette réunion débouche sur des résultats concrets , à savoir
- la création d'un Centre pour le développement du Tourisme dépendant de l'OCI
- la création d'un Comité de suivi
- l'organisation d'une foire touristique dans les Etats islamiques
- la création d'un site web
- la mise en oeuvre du volet "TOURISME" du Plan d'Action de l'OCI visant le renforcement de la coopération économique et commerciale entre les Etats Membres.
Par ailleurs ,les citoyens des Pays membres doivent investir dans ce secteur porteur qu'est le tourisme.
COTE D'IVOIRE / RENCONTRE DES LEADERS POLITIQUES IVOIRIENS A PRETORIA
Vendredi 1 Avril 2005
Le Président Gbagbo demain à Pretoria
C’est demain que le Président Laurent Gbagbo quittera Abidjan pour se rendre à Pretoria, à l’invitation de son homologue sud-africain, Thabo Mbeki. Le Chef de l’État sera devancé par le Premier ministre Seydou Diarra, qui part aujourd’hui. Le président de la Commission nationale de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, Alain Donwahi, sera également du voyage.
CRISE IVOIRIENNE / COMMUNIQUE DE LA REUNION TRIPARTITE DES FORCES DE L'ONUCI - LICORNE - FANCI
Vendredi 1 Avril 2005
La dernière réunion tripartite organisée le 21 mars 2005 entre les Forces de Sécurité de Côte d’Ivoire, l’ONUCI et LICORNE, pour apporter des précisions sur la zone de confiance, a permis de souligner l’importance de finaliser avec précision les limites Sud de cette zone.
Les Etats-Majors ont bien raison de développer les travaux et les contacts sur ce sujet puisqu’il peut devenir source d’accident. Preuve en est, dimanche 27 mars 2005, un malentendu a eu lieu dans la région de MBAHIAKRO, entre des éléments LICORNE, des forces impartiales et un détachement des Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (FANCI), heureusement sans conséquence.
Ce malentendu a pu être rapidement réglé grâce aux relations de confiance qui existent entre les états-majors.
Suite à ce litige, les Forces Impartiales et les Forces De Sécurité de Côte d’Ivoire (FDSCI) ont convenu de poursuivre les travaux qui visent à repositionner avec précision le tracé des limites sud de la zone de confiance.
Pour toute information complémentaire, prière de contacter :
Colonel Henry Aussavy
porte parole de la Force LICORNE
Lieutenant-colonel Yao Yao Jules
porte parole des FDSCI
COTE D'IVOIRE / SENEGAL :OBSEQUES DU PATRIARCHE ZEPE KOUDOU GBAGBO PAUL PERE DE S.E.M.LAURENT GBAGBO
Vendredi 1 Avril 2005
Une forte délégation de 23 membres ,représentant S.E.Maître Abdoulaye WADE , conduite par S.E.M.Macky SALL , Premier Ministre et composée de plusieurs membres du gouvernement , de hautes autorités politiques et militaires ont pris part aux obsèques de feu M.Zépé KOUDOU GBAGBO Paul , Père de S.E.M.Laurent GBAGBO , Président de la République , célébrées le 31 mars 2005 à MAMA , son village natal.
La participation de S.E.Maître Abdoulaye WADE aux frais occasionnés s'élève à dix millions(10.000.000)de francs CFA.
Que la terre soit lég'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">lég'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">lég'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">légère à cet intrépide combattant et que Dieu l'accueille dans son Royaume.
SENEGAL / CONFERENCE DES GRANDES CHANCELLERIES DE L'UEMOA ET DE LA FRANCE
Vendredi 1 Avril 2005
La Conférence des Grandes Chancelleries de L'Union Economique et Monétaire Ouest Africain s'est ouverte le vendredi 01er Avril 2005, à Dakar, en présence de M. Kader SOW , Ministre d'Etat et Directeur de Cabinet du Président de la République du Sénégal et des Réprésentants des Grandes Chancelleries des Républiques de Côte d'Ivoire ,de la France, du Bénin , du Burkina-Faso, du Sénégal , de la Guinée-Conakry , de la Guinée-Bissau , du Mali , du Togo , des Hautes autorités étrangères et sénégalaises , du Corps diplomatique , de militaires et corps habillés de haut rang .
Le thème choisi pour cette rencontre est :
"L'esprit de chevalrie dans la tradition soudano-sahélienne" et "La formation des Elites militaires et sociales dans la tradition africaine".
La Côte d'Ivoire est représentée à cette réunion par le Général d'Armée KONE Youssouf et des membres de la Grande Chancellerie , notamment le Sécrétaire général.
L'Ambassade prend une part active à cette Conférence aux côtes de la délégation ivoirienne.