COTE D'IVOIRE / BENIN / VISITE D'AMITIE DU PRESIDENT YAYI BONI A ABIDJAN
Vendredi 28 Avril 2006
Le Président béninois effectue depuis hier une visite d’amitié
Le Président Laurent Gbagbo et son homologue Yayi Boni du Bénin.
Le Président béninois Thomas Yayi Boni est depuis hier après-midi l’hôte de la Côte d’Ivoire. Il est arrivé à l’Aéroport international Félix Houphouet-Boigny en compagnie d’une forte délégation, tous accueillis au bas de l’échelle de coupée par le Président Laurent Gbagbo. Etaient aussi présents des présidents d’Institution et plusieurs membres du gouvernement.
Passées les civilités d’usage, les deux hommes ont aussitôt regagné le salon d’honneur où le Président Yayi Boni a justifié l’objet de sa visite en Côte d’Ivoire. " Mon arrivée chez moi en Côte d’Ivoire est un symbole.
Je suis venu remercier le Président Gbagbo pour avoir représenté la Côte d’Ivoire lors de la cérémonie de mon investiture. Lui dire également merci pour avoir créé, ces pairs et lui, les conditions pour que le scrutin se déroule dans les conditions que vous connaissez bien", a-t-il exprimé.
Il a tenu également à relever l’importance de la Côte d’Ivoire qui est un maillon essentiel en Afrique. C’est pourquoi il est indispensable selon lui qu’à la faveur de sa mission sous régionale pour rencontrer certains chefs d’Etat, qu’il vienne par devoir, rendre visite au peuple ivoirien.
Au- delà de la reconnaissance que le Chef d’Etat Yayi Boni est venu porter à l’endroit du peuple ivoirien, il a tenu à exprimer la vision du Bénin sur la questions de paix, de renforcement de l’intégration africaine et sous-régionale et de la consolidation des relations de coopération entre les deux pays.
" Le message que je suis venu porter au nom de la nation béninoise est que le Bénin reste toujours attaché à la sous-région. " Nous ne marchanderons pas du tout nos efforts pour accompagner tout ce qui se fait pour préserver la paix dans la sous-région et sur le continent. Au niveau de l’Union africaine, le Bénin continuera d’adhérer à tout ce qui va se décider pour faire en sorte que notre Organisation soit crédible et que les décisions prises soient exécutoires", a-t-il annoncé.
SEM Yayi Boni a par ailleurs saisi l’occasion pour relever la bonne intégration de ses compatriotes qu’il dit être bien intégrés dans le processus de production ivoirien. Ces derniers ont d’ailleurs fait nombreux le déplacement à l’aéroport international Félix Houphouet-Boigny pour réserver un accueil des plus chaleureux au premier citoyen de leur pays.
Le cortège de la délégation béninoise a aussitôt mis le cap sur l’hôtel Ivoire où elle est logée. Peu après, en début de soirée, le Président Laurent Gbagbo a reçu en tête-à-tête son homologue de la République du Bénin au Palais présidentiel au Plateau.
Dernière étape d’une tournée de quatre jours entamée depuis mercredi en Afrique de l’Ouest, le Président Thomas Yayi Boni quitte la Côte d’Ivoire aujourd’hui.
Mais avant, il s’entretiendra avec la communauté béninoise vivant ici et prendra part au déjeuner à lui offert par le Président Laurent Gbagbo.
LOUIS B. PARFAIT
SENEGAL BENIN / VISITE D'AMITIE ET DE TRAVAIL DU PRESIDENT ELU YAYI BONI A DAKAR
Vendredi 28 Avril 2006
Yayi Boni, le nouveau président du Bénin en visite à Dakar
Le chef de l'Etat béninois, Yayi Boni, arrivé jeudi après-midi à Dakar pour une visite officielle de deux jours au Sénégal dans le cadre d'une tournée ouest-africaine l'ayant conduit au Niger, au Burkina Faso, au Mali et en Côte d'Ivoire.
Il a été accueilli à sa descente d'avion par le président Abdoulaye Wade ainsi que plusieurs personnalités du gouvernement sénégalais et du corps diplomatique. Depuis son arrivée au pouvoir, le 6 avril, le président Boni s'est déjà rendu respectivement au Nigeria, en Libye, au Congo et au Gabon.
COTE D'IVOIRE / COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 26 AVRIL 2006
Jeudi 27 Avril 2006
Le Conseil des Ministres s'est réuni le Mercredi 26 Avril 2006, au Palais de la Présidence de la République au Plateau, sous la Présidence de son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République.
Abordant son ordre du jour, le Conseil a examiné 2 (deux) projets de décrets et entendu diverses communications.
I - D E C R E T S
MESURES GENERALES
Au titre du Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme
Sur présentation du Ministre concerné et après délibération du Conseil, le Président de la République a signé 1 (un) décret portant organisation du Ministère.
Il est à noter que ce Ministère est la fusion de celui de la Justice avec celui des Droits de l'Homme.
Ce décret met à la disposition de ce département ministériel un cadre organique approprié devant lui permettre d'accomplir efficacement les missions qui lui sont assignées.
Prenant la parole, le Président de la République a demandé qu'une réflexion globale soit entreprise sur l'univers carcéral en Côte d'Ivoire.
Il s'agira d'identifier à travers une étude, les maux dont souffre notre système carcéral et d'envisager des solutions adéquates visant à son amélioration dans l'espace et dans le temps de manière significative.
Au titre du Ministère de l'Agriculture
Sur présentation du Ministre concerné et après délibération du Conseil, le Président de la République a signé 1 (un) décret portant organisation du Ministère.
Ce décret met également à la disposition de ce département ministériel un cadre organique approprié devant lui permettre d'accomplir efficacement les missions qui lui sont assignées.
II - C O M M U N I C A T I O NS
A - MESURES GENERALES
Au titre du Ministère de la Réconciliation Nationale et des Relations avec les Institutions
Le Conseil a entendu une communication relative au bilan détaillé des sessions parlementaires pour l'année 2005.
Il est à noter que sur 42 propositions et projets de lois déposés entre le 18 Mai 2001 et le 21 Novembre 2005, 8 (huit) textes ont été examinés puis adoptés dont 7 (sept) pendant les sessions ordinaires et 1 (un) au cours d'une session extraordinaire. Soit un taux de réalisation de 19,4 %.
Ouvertes le 6 Avril 2005, les sessions parlementaires de l'année 2005 se sont achevées le 16 Décembre 2005.
Les échanges entre les parlementaires et les personnalités invitées ont permis aux parlementaires et également au grand public de s'informer sur les préoccupations d'intérêt national ou international relevant des compétences des personnes sollicitées.
Au titre du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Le Conseil a entendu une communication relative à la relocalisation de l'Université et du CROU de Bouaké à Bouaké et de l'URES de Korhogo à Korhogo.
Deux dates principales sont à retenir :
*Le 06 Mars 2006 : cette date marque l'installation de l'Administration minimale à Bouaké.
A cette occasion, il a été procédé à la remise de matériel informatique et au
paiement de primes d'installation aux agents concernés en tenant compte de leurs grades et catégories respectifs.
*Le 28 Mars 2006 : cette date marque la rentrée solennelle de l'Université de Bouaké à Bouaké, qui s'est traduite par une manifestation en présence de plusieurs personnalités de haut rang.
En ce qui concerne la leçon inaugurale qui marque la reprise effective des cours à l'Université de Bouaké, elle a été administrée par le Professeur Niamkey KOFFI.
Quelques préoccupations ont été soulevées par le Ministre en charge de ce
département dont la nécessité urgente de mobiliser des fonds pour accompagner cette relocalisation. Grâce à un fonds spécial alloué par le Gouvernement, l'Université de Bouaké a commencé à fonctionner effectivement.
B - MESURES INDIVIDUELLES
Au titre du Ministère de la Réconciliation Nationale et des Relations avec les Institutions
Le Conseil a donné son agrément à la nomination du Directeur de Cabinet du Ministre.
Au titre du Ministère de l'Enseignant Supérieur et de la Recherche Scientifique
Le Conseil a donné son agrément à la nomination du Directeur de Cabinet du Ministre.
Au titre du Ministère des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication
Le Conseil a entendu une communication du Ministre relative à la candidature de M. AKOSSI AKOSSI, Ingénieur Civil des Télécommunications à sa réélection au poste de Secrétaire Général de l'Union Africaine des Télécommunications (UAT).
Le premier mandat de notre compatriote s'étant révélé largement positif, le Conseil a donné son approbation pour soutenir sa candidature, notamment par le rapprochement avec les pays membres à travers une tournée de promotion.
REUNIONS ET VOYAGES
A - REUNIONS EN CÔTE D'IVOIRE
Au titre du Ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique
Le Conseil a autorisé :
-l'organisation d'un Forum de Concertation Technique "Ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique / Partenaires au développement" qui aura lieu le 11 Mai 2006 à l'Ivoire Golf Club d'Abidjan.
-l'organisation des Journées Nationales de Vaccination contre la poliomyélite (JNV Polio 2006) qui se dérouleront du 12 au 15 mai 2006.
Au titre du Ministère de la Culture et de la francophonie
Le Conseil a autorisé :
-l'organisation de la Journée Mondiale de la Propriété Intellectuelle qui aura lieu le 26 avril 2006 à Abidjan.
B - VOYAGES A L'ETRANGER
Le Conseil a autorisé le voyage de plusieurs ministres à l'étranger.
Le Communiqué du Secrétaire Général du Gouvernement vous en donnera les détails.
L'ordre du jour étant épuisé, la séance a été levée par Monsieur le Président de la République.
COTE D'IVOIRE / LE PREMIER MINISTRE KONAN BANNY DEVANT LE CONSEIL DE SECURITE / ALLOCUTION
Jeudi 27 Avril 2006
Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire Général,
Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité,
Permettez-moi, tout d’abord, de vous remercier pour l’occasion que vous m’offrez, ce matin, de m’adresser au Conseil de sécurité à un moment important du processus de paix en Côte d’Ivoire.
Je voudrais, ici, féliciter la Chine pour le travail accompli pendant sa présidence mensuelle du Conseil de Sécurité.
J’aimerais également vous adresser les salutations et la reconnaissance du peuple ivoirien, du Chef d’Etat, SEM. Laurent GBAGBO, et du Gouvernement de transition, que j’ai l’insigne honneur de conduire, pour l’intérêt que le Conseil de Sécurité ne cesse de manifester à l’endroit de la Côte d’Ivoire, depuis l’éclatement de la crise, le 19 septembre 2002.
Il me plait particulièrement de vous exprimer ma gratitude pour le soutien constant que vous apportez à mon Gouvernement et à moi-même, depuis notre prise de fonction, en 28 décembre 2005.
A cet égard, je me félicite de l’accueil et de l’attention que vous avez bien voulu réserver à mon Ministre des Affaires étrangères, à l’occasion de son récent passage ici, le 29 mars dernier.
La réunion de ce matin m’offre l’agréable opportunité d’exprimer les sincères remerciements et la reconnaissance du peuple ivoirien au Secrétaire Général des Nations Unies, M. Kofi ANNAN, pour tout ce qu’il fait pour aider la Côte d’Ivoire à retrouver la paix et la stabilité. Sa présence dans cette salle, ne ce moment précis, en est le témoignage.
Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire Général,
Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité,
Vous connaissez mieux que quiconque, la situation de la Côte d’Ivoire, et notamment celle du processus de paix et de réconciliation engagé depuis la signature des différents accords de Linas Marcoussis, d’Accra et Pretoria, avant l’adoption, le 21 octobre 2005, de la résolution 1633 (2005) du Conseil de sécurité.
Avant cette date, le processus était en difficulté. D’ailleurs, cette résolution a du être adoptée pour, à la fin du mandat du Président de la République, continuer le processus de paix engagé, mais qui n’avait pas connu de progrès suffisant, pour permettre la tenue des élections au 31 octobre 2005. Les différents protagonistes ivoiriens ne parvenaient pas à poser des actes significatifs allant dans le sens du respect des délais fixés par les accords. Le manque de confiance était manifeste dans la classe politique et notamment entre les principaux leaders politiques ivoiriens. La plupart était hors du pays, certains craignaient même d’être à Abidjan. La situation sécuritaire était au plus bas niveau et le Gouvernement de réconciliation nationale ne fonctionnait pas de façon optimale.
C’est dans ce contexte que le Conseil de sécurité a adopté, sur proposition de la CEDEAO et de l’Union Africaine, la Résolution 1633 (2005).
Depuis l’adoption de cette résolution, et l’espoir qu’elle a créé, la Côte d’Ivoire apprend, sous l’impulsion du Gouvernement de transition, à vivre dans une nouvelle ère. Ce contexte nouveau a permis au processus de paix et de réconciliation de connaître une évolution significative. Même si les choses ne se passent pas à un rythme accéléré, comme nous le souhaiterions, et comme le souhaite la majorité des observateurs ainsi que l’immense majorité des Ivoiriens, la situation générale paraît actuellement relativement satisfaisante.
Plusieurs organisations et hommes d’Etat d’Afrique et d’ailleurs ont apporté leurs concours aux leaders politiques ivoiriens et au peuple de Côte d’Ivoire afin de permettre au processus de paix de connaître des avancées notables. A cet égard, je voudrais exprimer la reconnaissance de la Côte d’Ivoire à la CEDEAO et à son Président Mamadou TANDJA, à l’Union Africaine, à son Président, Son Excellence Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, sans oublier le Président sortant Son Excellence Monsieur OBANSANDJO et le Médiateur de l’Union Africaine, le Président Thabo M’BEKI, ainsi que les autres Chefs d’Etat pour le rôle positif qu’ils ont eu à jouer.
Naturellement, je voudrais souligner, encore une fois, le rôle de premier plan joué par le Secrétaire Général des Nations Unies, M. Kofi ANNAN, et par son équipe basée en Côte d’Ivoire, auxquels je joins évidemment les Forces françaises de l’opération Licorne.
Grâce aux efforts de tous et au ¨tandem¨ que j’ai pu former avec le Chef de l’Etat, SEM. Laurent GBAGBO, mon Gouvernement a pu prendre plusieurs initiatives allant dans le sens de la réconciliation et du retour de la confiance, notamment les deux rencontres de Yamoussoukro, dont vous avez eu échos :
- Le séminaire gouvernemental sur la feuille de route, du 9 au 11 février 2006 ;
- La reprise du dialogue militaire ;
- L’organisation des examens dans les régions centre, ouest et nord ;
- L’ouverture de l’Université dans la ville de Bouaké ;
- La rencontre entre les quatre principaux dirigeants politiques ivoiriens que sont Messieurs Laurent GBAGBO, Henri Konan BEDIE, Alassane OUATTARA et Guillaume SORO, qui s’est tenue le 28 février 2006.
Cette dernière réunion, réalisée pour la première fois en terre ivoirienne, depuis le début de la crise, a permis aux participants d’aborder, en ma présence, les questions essentielles qui les préoccupaient et dont le règlement devrait donner une impulsion nouvelle au processus.
C’est ainsi qu’ils se sont prononcés sur des questions clés, et ont pris des décisions qui ont permis le retour de la confiance entre eux et au sein de la classe politique.
Cela s’est traduit par des progrès importants au plan politique, militaire, administratif et économique.
Sur le plan politique, le rétablissement du dialogue entre les leaders politiques a permis de faire tomber le mur de méfiance qui les séparait, de lever les obstacles qui bloquaient l’application des accords signés, et d’ouvrir la voie à la mise en œuvre des mesures préconisées par la Résolution 1633 (2005) du Conseil de sécurité et la Feuille de route du GTI.
Sur le plan militaire, et conformément aux décisions de la réunion des leaders, les anciennes forces belligérantes, encouragées par le climat de détente politique, ont, à leur tour, repris le cours de leurs échanges interrompus depuis plus d’un an, en vue de l’application du programme DDR. Ce contact inter Etats-majors était bien engagé lorsqu’un malheureux incident intervenu à Tiébissou, le 12 avril 2006, en a ralenti l’évolution. Il ne s’agit cependant pas d’une rupture définitive, car tout est mis en œuvre en vue d’une reprise prochaine de ces pourparlers.
Sur le plan administratif, l’esprit nouveau, né du Sommet de Yamoussoukro, a permis d’engager partiellement le processus de redéploiement de l’Administration dans les régions sous contrôle des Forces Nouvelles dans les domaines de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur.
Ainsi, il a été possible d’organiser, dans des conditions satisfaisantes, les examens scolaires, qui n’avaient pu se faire, depuis plus de trois ans, dans toutes les régions administrées par les Forces Nouvelles.
L’Université de la ville de Bouaké, place forte des Forces Nouvelles, a rouvert ses portes, le 28 mars 2006.
Cet arrêt forcé de l’enseignement dans ces régions a décuplé le désir des élèves de s’instruire. Et c’est avec une intense émotion que, lors de mon premier voyage à Bouaké début février 2006, j’ai lu les messages inscrits sur les pancartes que portaient les enfants et qui s’adressaient aux adultes que nous sommes : « Nous voulons aller à l’école », « Nous voulons des examens » .
Désormais, c’est chose faite, et je m’en réjouis avec les institutions spécialisées des Nations Unies qui appelaient à la reprise des cours et que je remercie au passage.
Sur le plan économique, l’apaisement du climat politique a redonné l’espoir aux opérateurs économiques que j’ai conviés, le 31 mars 2006, à un forum au cours duquel tous les problèmes liés à la poursuite et aux conditions d’exercer de leurs activités ont fait l’objet de franches discussions. Une véritable convergence de vues s’est dégagée à l’issue de nos travaux.
A l’occasion de ces assises, tous les partenaires du secteur ont insisté, entre autres, sur l’environnement sécuritaire dont la responsabilité première relève de l’autorité de l’Etat. Or, l’affaiblissement de celui-ci, consécutif à la guerre, rend extrêmement difficile l’accomplissement de cette tâche.
Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général,
Excellence Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité,
Ces avancées que je viens d’évoquer doivent, à mon sens, s’inscrire dans une perspective irréversible. Il faut consolider ce climat de confiance qui revient progressivement.
Le processus de paix et de réconciliation se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins et la lecture que j’en fais, avec la communauté internationale, que vous représentez, est que le processus de sortie de crise évolue, certes lentement, mais sûrement dans la bonne direction. D’ailleurs, les récentes déclarations de votre Conseil l’attestent.
Si nous devons tous nous réjouir de l’évolution positive que connaît d’une manière générale le processus de paix, et nous en féliciter, force est de reconnaître que certaines résistances subsistent encore qui l’empêchent d’aller rapidement conformément au calendrier établi par la Feuille de route du GTI. Cela s’observe malheureusement au moment où le Gouvernement œuvre, avec détermination, à la résolution des problèmes fondamentaux, nés de la crise, et dont la solution doit permettre la création de conditions idéales en vue de l’organisation d’élections ouvertes, justes, démocratiques et transparentes en octobre 2006. A ce propos, je voudrais saluer l’arrivée en Côte d’Ivoire, le 19 avril 2006, de M. Gérard STOUDMANN, nouveau Haut Représentant des Nations Unies pour les Elections en Côte d’Ivoire, et l’assurer de la coopération pleine et entière de mon Gouvernement.
A ce stade du processus où des décisions importantes doivent être prises, je me permets d’appeler à la vigilance et au redoublement des efforts de tous en vue de la résolution des problèmes restants. A cet égard, je me félicite du contenu du 8ème Rapport du Secrétaire général sur la situation en Côte d’Ivoire, et notamment du paragraphe 74 de ce document, dans lequel, M. ANNAN se préoccupe du retard accusé par le processus et des conséquences que de nouveaux blocages pourraient entraîner, si les échéances fixées par la Résolution 1633 (2005) n’étaient pas respectées.
Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général,
Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité,
Il faut aider à consolider les avancées politiques engagées par le Gouvernement ivoirien et à arriver à un véritable pacte de cohésion et de stabilité politique, ciment de tout processus de sortie de crise. Le temps est venu de transformer les efforts ponctuels en une action collective de la communauté internationale.
C’est pourquoi mon Gouvernement fait sien le souhait du Secrétaire Général des Nations Unies de voir renforcer davantage les capacités humaines, matérielles et financières de l’ONUCI afin de lui permettre d’assurer la sécurisation de tout le processus de sortie de crise, jusqu’à son terme.
Comme vous le savez, les étapes de ce processus tels que ceux du DDR, de la sécurité des opérations électorales et des populations lors des élections, nécessitent un environnement sécurisé et de confiance que seule une présence militaire dissuasive peut assurer.
Par ailleurs, l’importance des élections d’octobre 2006 pour la Côte d’Ivoire et pour la communauté internationale milite en faveur de la mise en place d’un dispositif qui puisse permettre que tout se fasse dans la transparence et la justice, afin d’éviter toute velléité de contestation des résultats des consultations électorales.
S’agissant particulièrement du renforcement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, je voudrais spécialement souligner que ce point constitue la préoccupation majeure de tous les Ivoiriens et, partant, du Gouvernement de la Côte d’Ivoire. En effet, non seulement il faudrait garantir la sécurité à Abidjan mais aussi à l’intérieur du pays, notamment à Bouaké et dans la région Ouest.
Cette région, comme vous le savez, fait frontière avec la République du Libéria qui partage beaucoup de similitudes ethniques et culturelles avec les populations de l’Ouest ivoirien. Assurer une bonne sécurité de cette partie de la Côte d’Ivoire équivaut à assurer davantage la sécurité du Libéria et renforcer le processus démocratique naissant dans ce pays.
Le cas échéant, tout débordement incontrôlé qui déstabiliseraient l’Ouest ivoirien auraient inévitablement des conséquences fâcheuses au Libéria, voire au-delà, en Sierra Leone. A cet égard, mon Gouvernement se réjouit du retour des Casques bleus de l’ONUCI dans cette région du pays. Il s’engage à leur assurer, ainsi qu’à toutes les forces impartiales, la liberté de mouvement et de travail.
Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général,
Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité,
Je sais qu’un projet de Résolution portant sur l’augmentation des effectifs de l’ONUCI est en cours d’élaboration au sein du Conseil. Si mon Gouvernement salue cette initiative, il serait souhaitable cependant que le nombre des Casques bleus supplémentaires devant être mis à la disposition de l’ONUCI se rapproche, le plus possible, de celui demandé par le Secrétaire général. Ainsi l’ONUCI pourrait être capable d’apporter un soutien dynamique et efficace au Gouvernement dans la mise en œuvre de la Feuille de route du GTI.
Pour toutes ces raisons, je voudrais vous prier, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil, de soutenir la proposition du Secrétaire général et de l’examiner très favorablement.
Sachez cependant que je reste, convaincu que sans la ferme volonté politique des principaux acteurs de la crise et de tous les Ivoiriens, de sortir la Côte d’Ivoire du conflit actuel, aucune présence militaire, aucune pression internationale ne peuvent régler la crise que traverse le pays. Mais il est aussi vrai que sans le soutien de la communauté internationale, les Ivoiriens ne pourront pas, tout seuls, régler tous les problèmes majeurs du conflit ivoirien.
Oeuvrons donc tous ensemble, pour le retour à la paix en Côte d’Ivoire, pour que rien ni personne ne nous fasse revenir en arrière. C’est dans cet esprit que j’invite également tous nos partenaires internationaux, et notamment ceux des secteurs du développement, au respect de leur engagement conformément au point 3 du Chapitre 8 de l’Accord de Linas Marcoussis portant sur le redressement économique et la nécessité de la cohésion sociale. Celui-ci stipule en effet que « la Table ronde de Linas Marcoussis recommande aux Institutions internationales et aux partenaires au développement internationaux d’apporter leur concours au processus de redressement de la Côte d’Ivoire ».
Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général,
Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité,
Je vous sais infiniment gré de votre accueil et de l’attention que vous avez bien voulu m’accorder.
Je vous remercie.
COTE D'IVOIRE / VISITE DU PREMIER MINISTRE KONAN BANNY AUX ETATS-UNIS
Mercredi 26 Avril 2006
Visite du Premier ministre aux USA : Les Etats-Unis apportent leur soutien à Charles Konan Banny
Le Chef du gouvernement ivoirien a reçu l'appui des Etats-Unis dans le cadre de sa mission.
Le Premier ministre ivoirien poursuit son séjour sur les bords du lac Potomac.
La journée de mardi à l'instar de celle de la veille n'a pas été de tout repos. En milieu de matinée, Charles Konan Banny s'est rendu au siège du Fonds monétaire international (FMI) où il a rencontré le Directeur général de cette institution
M. Rodrigo Rato.
SENEGAL / COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE SUR LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE
Mercredi 26 Avril 2006
DÉSARMEMENT ET IDENTIFICATION EN MÊME TEMPS
La Présidence de la République a produit, hier, un communiqué de presse pour faire des mises au point relatives aux débats en cours.
En exécution de la feuille de route établie par le Groupe de travail international (GTI) conformément à la résolution 1633 du Conseil de Sécurité de l'ONU, le processus de sortie de crise va enregistrer les jours à venir, la mise en œuvre simultanée des opérations de désarmement, de redéploiement de l'administration et les audiences foraines en vue de l'identification des électeurs. La réalisation de toutes ces opérations devrait déboucher sur la réunification du pays et la tenue d'élections justes, transparentes, ouvertes à tous et jugées par tous comme étant l'objectif à atteindre pour la paix en Côte d'Ivoire.
C'est alors qu'il est servi à la communauté nationale et internationale un débat entretenu par certains acteurs politiques et amplifié par la presse sur la question de savoir, du désarmement et de l'identification, quelle opération devrait précéder l'autre.
Ce débat en entraîne un autre qui est la question de l'honnêteté et de la bonne foi dans l'application des accords signés par les différents acteurs et le respect des engagements pris.
Devant la persistance de ces débats, le Président de la République estime qu'il convient de donner aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens des repères devant permettre à chacun de forger sa propre opinion.
1. De la chronologie des opérations de désarmement et d'identification
Sur cette question, la position du Président de la République est claire. Elle a été énoncée à diverses occasions. Quelle est cette position ?
1. La guerre a provoqué des déplacements massifs de populations vers les zones sous contrôle gouvernemental. Ces populations ont fui les combats, mais surtout les massacres, les exactions, les humiliations et les sévices de toutes sortes. Comment peut-on, alors que les audiences foraines exigent que les intéressés se présentent à leurs lieux de naissance, obtenir de ceux qui ont fui les rebelles qu'ils viennent les retrouver alors que ceux-ci sont toujours armés et continuent de sévir?
2. Les magistrats qui doivent tenir les audiences foraines et les Préfets et Sous-préfets qui doivent les encadrer sont des fonctionnaires d'autorité. Ils ne peuvent recevoir d'ordres que de leurs supérieurs hiérarchiques (ministres ou Directeurs centraux) et ne peuvent faire exécuter les décisions qu'ils prennent que par des agents de l'Etat. De la même manière, leur sécurité ne peut être assurée que par les agents de l'Etat.
3. Ces agents de l'Etat ont été victimes de massacres, d'humiliations et d'exactions de tous ordres. Certains ont même été séquestrés et tués. Les rebelles ont notamment torturé et tué M. Karim Konan, le Directeur régional de l'Education nationale de Man, et séquestré M. Oulaï Gouzigbo, Sous-Préfet de Sirasso qui est décédé peu après sa libération. Comment peut-on dans ces conditions demander à ceux qui ont survécu à ces exactions ou massacres, de rejoindre leurs lieux de travail alors que les rebelles sont encore en armes ?
Pour le Président de la République, le désarmement puis le redéploiement de l'administration doivent donc précéder les audiences foraines. Ce n'est pas un préalable. C'est une simple question de bon sens et de logique. Et le Président maintient toujours personnellement cette position.
Mais, le désarmement, le redéploiement de l'administration et l'organisation et la tenue des élections relèvent du Premier Ministre et du Gouvernement. C'est pourquoi, le Président de la République, garant du fonctionnement régulier des institutions, accepte la concomitance de ces opérations de sortie de crise parce que les personnes ou les organes chargés de leur mise en œuvre l'ont acceptée.
Ce qui par contre est inacceptable, c'est de faire croire que la concomitance est contenue dans un quelconque accord ou communiqué qui aurait été signé par le Président de la République.
Ceux qui énoncent cette contre-vérité citent le communiqué de la rencontre que le Président de la République et le Premier Ministre ont eue à Yamoussoukro avec l'opposition politique et armée. Voici ce que dit le communiqué de la rencontre tenue à Yamoussoukro le 28 Février 2006 :
" Sur l'identification et les élections : les participants se sont réjouis de la possibilité technique de conduire simultanément les opérations d'identification et les opérations électorales. Ils ont invité le gouvernement à tendre vers la gratuité des audiences foraines pour permettre une identification des populations et assurer à tous l'exercice du droit constitutionnel de vote ".
Le communiqué de Yamoussoukro a donc utilisé le mot " simultanément ", mais seulement pour parler de la possibilité de conduire techniquement l'identification et le recensement électoral. Jamais ce communiqué n'a parlé d'opérations concomitantes de désarmement et d'identification.
Les acteurs politiques utilisent aussi parfois la conférence que le Président de la République du Congo, Président de l'Union africaine (UA), a prononcée lors de sa visite en Côte d'Ivoire, pour dire que la concomitance du désarmement et de l'identification a été acceptée par tous. Le Président de la République informe ceux qui l'ignorent qu'aucun accord n'a été signé et qu'aucun communiqué final n'a sanctionné cette visite. Les propos du Président de l'UA sont les siens et n'engagent pas les personnes qu'il a rencontrées.
Le Président de la République saisit cette occasion pour se prononcer sur l'honnêteté dans l'application des accords et des communiqués.
1. De l'honnêteté et de la bonne foi dans l'application des accords signés.
A l'occasion du débat sur la chronologie des opérations de désarmement et d'identification dans la conduite du processus de paix, certains acteurs politiques se sont élevés contre la mauvaise foi et la malhonnêteté de ceux qui sont chargés d'appliquer les accords.
A ceux-là, le Président de la République demande de lire les accords et communiqués signés avant d'en parler et d'accuser. Cela leur permettrait de voir que ceux qui appliquent ces accords avec malhonnêteté et ruse ne sont pas ceux qu'ils croient. Il leur demande d'être, eux aussi, de bonne foi et de dire ce qui a été fait jusque-là par les uns et par les autres. Il leur demande de faire preuve de courage et de responsabilité pour désigner avec honnêteté ceux qui n'ont jamais tenu les engagements pris. Pour sa part :
1. le Président de la République a d'abord appliqué l'accord de Linas-Marcoussis qu'il n'a pas signé et à la conclusion duquel l'Etat de Côte d'Ivoire n'avait pas été invité ;
2. il a accepté la formation d'un gouvernement comprenant des rebelles et dirigé par un Premier ministre proposé par la communauté internationale ;
3. il a fait voter une loi d'amnistie en faveur des rebelles et ordonné la réintégration des déserteurs dans l'armée nationale ;
4. il a fait voter toutes les réformes législatives et pris les décisions présidentielles à la demande du Médiateur, pour apporter les corrections aux textes de lois votés par l'Assemblée Nationale lorsqu'il avait été jugé que ces textes n'étaient pas conformes à l'esprit de Linas-Marcoussis ;
5. il a, par décision présidentielle, accordé l'éligibilité à des personnes qui, autrement, n'auraient pas été éligibles parce que déclarées inéligibles par les plus hautes juridictions ivoiriennes.
Après avoir fait tout cela pour obtenir la paix pour la Côte d'Ivoire, le Président de la République est le seul, de tous les acteurs politiques ivoiriens, à pouvoir réclamer l'honnêteté et la bonne foi dans l'application des accords et communiqués signés.
Le Président de la République profite de l'occasion du débat sur l'honnêteté pour dire que l'Accord de Pretoria doit être appliqué en totalité et avec rigueur.
Cet accord a mis sur pied une Commission électorale indépendante ad hoc composée de représentants de partis politiques et des mouvements rebelles comme on n'en voit nulle part ailleurs. L'accord de Pretoria indique clairement que "la CEI est la seule institution responsable du processus électoral" (paragraphe 6 du communiqué final de la réunion d'évaluation du 30 Juin 2005). Il a cependant retiré à ladite commission deux importants pouvoirs :
1. le premier est celui de recevoir et d'apprécier les candidatures à l'élection présidentielle. Cela a déjà été fait par le Président de la République en vertu du point 14 de l'accord de Pretoria et de la correspondance du 11 avril 2005 par laquelle le Médiateur a demandé au Président de la République d'accorder l'éligibilité à tous les signataires de l'Accord de Linas-Marcoussis qui le désirent ;
2. le deuxième est le pouvoir de désigner l'opérateur chargé de l'établissement de la liste électorale et des cartes d'électeur. Cet opérateur, l'INS, a été déjà désigné par l'accord de Pretoria (paragraphe 6 du communiqué final de la réunion d'évaluation du 30 Juin 2005).
3. La CEI n'a donc pas compétence pour désigner l'opérateur qui doit établir les listes électorales et les cartes d'électeur. Il est seulement demandé à l'INS par le même point 6 du communiqué de rendre compte à la CEI. Mais, il ne lui est demandé que de rendre compte.
Le Président de la République rappelle que la liste électorale est, en vertu de la loi, permanente. Ce qui reste à faire, c'est de la mettre à jour et non d'en créer une nouvelle. Dès lors, la désignation d'un opérateur autre que l'INS pour établir une nouvelle liste électorale constitue une remise en cause de tous les accords. Toutes les manœuvres actuelles ou à venir tendant à remettre en cause la désignation de l'INS constituent une remise en cause de l'intégralité de l'Accord de Pretoria.
En effet, l'ensemble des engagements contenus dans les accords formant un tout indissociable, si un seul de ces engagements venait à être rompu ou remis en cause, cela reviendrait à une négation de tous les autres engagements pris dans le cadre du processus de paix.
Il s'agit donc à présent d'appliquer avec honnêteté, courage et responsabilité les accords déjà conclus. Nous n'avons plus besoin de nouveaux accords. L'application honnête de ceux qui existent suffit à nous sortir de la crise.
DéSIRE TAGRO
Porte-parole de la Présidence de la République
SENEGAL / CONGRES DES FEMMES DU RDR PARTI DE M.ALASSANE DRAMANE OUATTARA / ELECTION DE MADAME TOURE VIRGINIE KOUAME PRESIDENTE
Lundi 24 Avril 2006
Mme Kouamé Aya Virginie épouse Touré a été élue à 62,01% au terme des travaux du deuxième congrès ordinaire du Rassemblement des femmes républicaines (RFR).
Selon la présidente du congrès, Mme Fofana Kaba Yaya, sur 960 votantes, 568 électrices ont accordé leurs voix à la nouvelle présidente, 323 déléguées ont opté pour Diakité Fatoumata épouse Kanaté tandis que Fadiga Gnalé Mariam n’a récolté que 25 voix. Et 46 déléguées se sont abstenues de donner leurs voix à l’une ou l’une des candidates, par des bulletins nuls. Mmes Bamba Mahoua Philomène épouse Oulaï, Coulibaly Aissatou épouse Cissé, Koné Madoussou épouse Yéo et Traoré Mariam ont finalement désisté. Ce sont donc au total 1006 femmes du RFR qui s’étaient inscrites pour cette élection.
La nouvelle présidente du RFR a pris, dès sa première allocution, “l’engagement de tendre la main” non seulement aux candidates malheureuses, mais encore à toutes les femmes du RDR. “Ce n’est pas la victoire de Mme Touré, a-t-elle martelé, c’est la victoire de toutes mes sœurs.
Nous allons travailler ensemble, la main dans la main, c’est de cela qu’il s’agit, si nous voulons porter notre mentor à la tête de ce pays, et nous le ferons, il faudra que nous travaillions, chères sœurs, unies, mobilisées, déterminées”.
Visiblement épuisée par une longue nuit électorale, celle qui tient désormais les rênes du RFR a promis à Alassane Dramane Ouattara de mobiliser les femmes de son parti pour qu’il soit élu dès le premier tour de l’élection présidentielle en octobre prochain. Mme Touré a aussi saisi l’occasion de cette adresse pour rendre un vibrant hommage non seulement au Secrétaire général du RDR, Mme Henriette Dagri-Diabaté, mais aussi à l’ancienne présidente, Mme Kandia Camara. Le numéro deux du RDR, lui, a félicité l’heureuse élue et encouragé les candidates non retenues. Mme Diabaté s’est réjouie de ce que ces assises n’aient pas sonné le glas du RFR “comme l’annonçaient des oiseaux de mauvais augure”. Dans le rapport général présenté par Mme Arnaud Bamba Sogona, le congrès a notamment demandé la création d’un secrétariat chargé de la jeunesse féminine du parti. Les assises des 23 et 24 avril ont accordé leur quitus à l’ancienne présidente, Mme Kandia Camara et à son bureau.
Dans les résolutions lues par Mme Bloadé Sylvie, les congressistes ont manifesté leur soutien au Premier ministre Charles Konan Banny. Une motion spéciale à Alassane Dramane Ouattara a été lue par Mme Mawa Ouattara.
Pascal Soro
FRATMAT
COTE D'IVOIRE / DEPART DU GENERAL FALL RESPONSABLE DE L'ONUCI
Mercredi 19 Avril 2006
Audience
Après trois ans en Côte d’Ivoire, l’officier sénégalais, commandant de la force de l’ONUCI, s’en va.
Le Chef de l’Etat, le Président Laurent Gbagbo, qui revenait de Yamoussoukro, a reçu hier en fin d’après-midi au Palais de la Présidence au Plateau, l’ex-Commandant de la force armée de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). “Depuis le 4 avril 2006, j’ai terminé mes fonctions à la tête de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (…)
Aujourd’hui, le Président de la République m’a fait l’honneur de m’accorder cette audience qui m’a permis également de lui dire au revoir après mon séjour en Côte d’Ivoire”, a déclaré à la presse, le général Abdoulaye Fall à sa sortie d’audience. Selon l’officier de l’armée sénégalaise, il a profité de l’entretien avec le Chef de l’Etat pour aborder la question du processus de paix et particulièrement pour parler des Casques bleus dont il avait la charge. “Je pars avec un sentiment de satisfaction personnelle d’avoir fait ce que je pouvais faire pour amener la force que je commandais à jouer son rôle” dans le processus de paix, a-t-il ajouté.
Non sans préciser : “Mais je dis également que je pars un peu triste de ne pas voir l’objectif final que tout le monde vise ici, qui est une paix définitive s’installer alors que je suis aux commandes”. Le général Fall a alors souhaité que son successeur ait plus de chance que lui et que la paix revienne au plus tôt dans le pays. L’hôte du Président Laurent Gbagbo a également annoncé qu’il retourne dans son pays, notamment à Dakar, où il se mettra à la disposition de la République.
PASCAL SORO
COTE D'IVOIRE / PAQUES EN PAYS BAOULE AVEC LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO / DECLARATION
Mardi 18 Avril 2006
Le président Gbagbo a profité samedi dernier de Paquinou, fête de Pâques, en pays baoulé (Téhiri /sous-préfecture de Bayota) pour trancher définitivement le fameux débat sur l’identification et le désarmement. Mais avant, il a défini la crise ivoirienne comme étant aussi une crise des médiateurs. Ci-dessous, la déclaration du président Gbagbo.
“Je ne peux pas venir ici sans vous donner des nouvelles de la sortie de crise. Nous travaillons à la sortie de crise. Mais, depuis 2003, la guerre est finie en Côte d’Ivoire. Ce qui n’est pas encore fini, c’est la crise engendrée par la guerre. Et, aujourd’hui, nous vivons une véritable crise multiforme. Mais l’aspect que je veux souligner aujourd’hui, c’est que c’est une crise des intermédiaires, une crise des négociateurs, une crise des médiateurs. Tout le monde est médiateur dans la crise ivoirienne. La France est médiateur, l’Union africaine est médiateur, l’Union africaine elle-même a un médiateur, l’ONU est médiateur. C’est comme si, pour un match de football, au lieu d’avoir un arbitre, vous en avez cinq. Mais, selon les règles de qui vous allez jouer ? Au moment où l’un siffle un penalty, l’autre siffle un hors-jeu. Au moment où l’un indique que la balle est sortie pour un corner, l’autre dit que c’est un dégagement en six mètres. On a ce problème en Côte d’Ivoire. Nous avons trop de médiateurs dont les propos se contredisent de mois en mois. C’est la première raison pour laquelle la crise perdure. La deuxième raison, qu’on ne respecte pas les engagements qui sont pris.
Le non- respect des engagements
Il y a eu la réunion de Marcoussis, que je n’aime pas, et je l’ai toujours dit. Parce que je ne comprends pas que, pour régler un problème dans un Etat, on fuit le chef de l’Etat pour n’appeler que des partis politiques qui sont des organisations privées.
Mais ce qui est passé est passé. Nous ne sommes plus à l’étape des critiques contre telle ou telle réunion ou bien même ceux qui ont déclenché la crise elle-même. Vous savez mon point de vue. Mais des engagements sont pris, il faut les tenir. J’ai tenu tous les miens. Et cela a été dit devant le Conseil de sécurité le 31 Août 2005 par l’Afrique du Sud, médiateur désigné par l’Union africaine. C’est ainsi que la résolution 1633 dit qu’il faut donc le désarmement sans délai et les élections. Nous sommes d’accord avec ça et nous voulons les élections. Et nous sommes même chauds pour les élections. Parce que moi, Gbagbo Laurent, le fils de Koudou Paul, je suis un enfant des élections. Si on donnait le pouvoir par héritage, je n’allais jamais être président de la République de Côte d’Ivoire. Mon père n’était pas président, il n’était pas roi, nous ne sommes pas de famille monarchique, ni de tradition monarchique. C’est la compétition électorale où chaque individu se prononce qui peut me permettre d’avoir le pouvoir. Et c’est ça qui m’a permis d’avoir le pouvoir.
Le désarmement d’abord
Donc tout ce que nous pouvons faire pour préparer les conditions des élections, nous le faisons. Mais, entre les élections et nous, il y a le désarmement. Parce que à partir de maintenant, tout ce qui peut être fait derrière le rideau de fer où nous ne sommes pas présents, pour vérifier les opérations, nous suspectons légitimement ces opérations d’être frauduleuses. Comment voulez-vous qu’on fasse une audience foraine à M’Bengué ou à Tortiya, alors que nous n’avons pas la capacité d’y être et que nous accordions foi à ces audiences foraines ? Parce qu’une audience foraine, c’est quelqu’un qui n’a pas de papier qui vient devant l’administration pour dire : “Je suis Ivoirien”. On lui dit : “bon, amenez les éléments qui vous font dire que vous êtes Ivoirien?”. Mais comme il n’a pas de papier, il dit: “J’emmène des témoins”. A partir de ce moment, c’est l’administrateur et lui seul qui garantit que les témoins eux-mêmes sont dans la citoyenneté ivoirienne et qu’ils sont capables de dire la vérité sur la citoyenneté ivoirienne. Mais, quand on me demande de nommer des administrateurs ad hoc, c’est-à-dire des gens qui ne sont pas administrateurs pour que, eux, ils disent des gens qui ne sont pas Ivoiriens qu’ils sont Ivoiriens, je dis non. Nous voulons des élections, mais nous voulons des élections propres et claires pour que, enfin aujourd’hui, on voit qui est qui dans ce pays. La bataille des fusils est finie. Il faut qu’on aille à la bataille des urnes pour voir qui est qui, qui représente quoi et qui raconte des histoires. Mais, pour ça, il faut que le jeu soit clarifié. Je ne peux pas assister, en tant que chef de l’Etat, à la préparation d’une fraude gigantesque. Non ! C’est pourquoi, plus que jamais, il nous faut aller au désarmement. C’est quand le désarmement sera fait, la circulation des gens se faisant de tous les côtés, que nous pourrons assister à Téhiri comme à M’Bengué à des audiences foraines où tout le monde est présent. Mais, si cela n’est pas possible, on prépare la fraude, et ce n’est plus des élections. Il faut qu’on nomme en même temps le président.
Donc il nous faut préparer les élections, mais des élections claires et transparentes. Et là -dessus, je suis intransigeant.
Pas d’élections sans désarmement !
Je crois qu’il y a certaines personnes qui veulent nous amener petit à petit à accepter l’idée d’élections sans désarmement. Un jour, j’ai reçu un ministre européen qui me demande ceci : “Monsieur le Président, que pensez-vous des élections sans forcement passer par le désarmement ?” et il ajoute : “Vous voyez l’Irak, ils n’ont pas fait le désarmement et ils ont fait les élections”. J’ai répondu : “Si vous dites ça, c’est que vous dédites, parce que c’est vous-mêmes qui avez écrit par la résolution 1633 de l’ONU, que maintenant c’est le désarmement sans délai. Si vous pensez que l’ONU a eu tort, il faut nous le dire d’abord”. Mais je lui ai dit, deuxièmement : “Vous citez l’Irak, mais c’est le seul cas qu’il ne faut pas citer au monde. Ils ont fini les élections mais vous voyez ce qui se passe là -bas ? Cela fait cinq mois qu’ils ont fini les élections et il n’y a toujours pas de gouvernement. Et les gens meurent plus que pendant la guerre. Je ne veux pas ça pour la Côte d’Ivoire”. Donc il faut que nous soyons clairs. Nous ne voulons pas que notre pays aille à l’abîme. C’est pourquoi nous demandons à chacun d’être clair avec la Côte d’Ivoire et avec lui-même.
Nous irons aux élections. Nous sommes les enfants des élections. Nous voulons les élections, mais nous voulons qu’elles soient claires, transparentes. C’est pourquoi nous ne voulons pas qu’au préalable, on puisse donner la nationalité à des millions de personnes qui n’y ont pas droit. Parce que, dans tous les pays, la nationalité a des règles. Moi, depuis que je suis président de la République, j’ai signé plus de décrets de naturalisation par an que tous les présidents qui m’ont précédé. J’estime que quand quelqu’un vient chez vous pour rester avec vous, c’est un honneur. Donc, je fais faire les enquêtes et je signe. Mais vouloir faire des audiences foraines pour frauder sur la nationalité, je ne suis pas d’accord. Les audiences foraines doivent se faire dans les règles. Et la première de ces règles, c’est la transparence. Donc, chers parents, c’est là -dessus que nous butons un peu. Sinon tout est prêt pour faire les élections. Normalement, si le désarmement se fait, nous pouvons faire les élections dans les délais prévus”.
Propos recueillis
par Augustin Kouyo
Source "laurentgbagbo.net
SENEGAL / CELEBRATION DE LA PAQUES
Lundi 17 Avril 2006
La fête de Paques a été célébrée dans la ferveur et la piété par la communauté catholique sénégalaise en présence des Membres du Gouvernement conduits par le Premier Ministre , S.E.Macky SALL.
Ce rassemblement a donné l'occasion à l'Archevêque de DAKAR , Monseigneur Adrien SARR d'adresser aux Chrétiens catholiques et à tous ses frères sénégalais un message les exhortant à s'aimer et à s'apporter assistance mutuelle dans la paix du Seigneur .
COTE D'IVOIRE / COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 13 AVRIL 2006
Jeudi 13 Avril 2006
Un Conseil des Ministres s'est tenu ce Jeudi 13 Avril 2006 au Palais de la Présidence, de 1l heures à 13 heures sous la présidence du Chef de l'Etat, son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO…
Le Conseil a examiné au cours de sa réunion deux projets de décrets, entendu plusieurs communications, adopté plusieurs mesures individuelles et autorisé l'organisation de manifestations ainsi que des missions à l'étranger.
Sur présentation des Ministres en charge des départements concernés, le Président de La République a signé deux décrets portant organisation:
DECRETS
1°- du Ministère d'Etat, Ministère de la Reconstruction et de la Réinsertion;
2°- du Ministère de l'Environnement et des Eaux et Forêts.
COMMUNICATIONS
Sur présentation du Ministre en charge de la Production animale et des Ressources Ha1ieutiques, le Conseil a entendu deux communications rendant compte de :
1ère communication
1°- de la 24è Session de la Conférence Régionale de la FAO pour l'Afrique qui s'est tenue du 30 Janvier au 04 Février 2006 à Bamako au Mali et de la 1ère Conférence des Ministres de l'Agriculture de l’Union Africaine qui s'est tenue du 31 Janvier au 1er Février 2006 à Bamako. Figuraient à l'ordre du jour entre antres points, l'examen du Programme Africain sur les semences et les biotechnologies dans la production alimentaire; les feux dans l'interface Agriculture - foresterie ; la réforme agraire, les politiques foncières et les objectifs du Millénaire pour le développement.
2°- de la 1 ère Session de la Conférence des Ministres de l’Agriculture de l'Union Africaine.
La réunion s'est intéressée à l'examen des rapports présentés par l'Union Africaine et le secrétariat du NEPAD. La Conférence a particulièrement recommandé que les secteurs de l'agriculture, de l'élevage, de la pêche et des forêts bénéficient de 10 % des budgets nationaux et d'une manière générale que des ressources budgétaires suffisantes soient allouées au développement global des zones rurales.
2ème Communication:
A ce titre et sur présentation des responsables des départements concernés, le Conseil après délibération, a donné son accord pour la nomination de Directeurs de Cabinet aux :
Le Ministre a rendu compte de la réunion des Ministres de l'Agriculture et de l'élevage de l'UEMOA relative à la mise en place du Fonds Régional de Développement Agricole et à 1 'harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires, qui s'est tenue du 13 au 16 Février 2006 à Ouagadougou (Burkina¬ Faso)
En marge de cette réunion, les Ministres ont procédé à une concertation sur la grippe aviaire eu égard aux derniers développements de la question en Afrique de l'Ouest. Il a été recommandé à chaque état de finaliser son plan de prévention et de lutte contre la grippe aviaire, de renforcer les mesures d'interdiction d'importation et de mouvements de volailles et des produits dérivés, la mise en place d'un fond d'indemnisation dans chaque pays en vue de faciliter les mesures d'abattage. Il a été demandé à l'UEMOA d'appuyer financièrement les acquisitions de réactifs de laboratoires, les approvisionnements de stocks de vaccins, les programmes d'indemnisation.
Ministère des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication
Sur présentation du Ministre en charge de ce département, une communication relative à la préparation de la 17ème Conférence des plénipotentiaires de l'Union Internationale des Télécommunications. Cette réunion organisée tous les quatre ans se tiendra du 06 au 24 Novembre 2006 à Antalya en TURQUIE. Compte tenu de l'enjeu que représente le secteur, notre pays ambitionne de conquérir un siège au sein du Conseil d'Administration, mais surtout de s'impliquer dans la désignation des responsables de certains postes clés de l'institution. A cet effet, le Ministre a sollicité la mise en place d'une Commission interministérielle comprenant son département, le Ministère des Affaires Etrangères et le Ministère de la Communication, en vue de préparer la participation de ta Côte d'Ivoire à la prochaine Conférence.
Après délibération, le Conseil a adopté l'ensemble des communications.
- Ministère d'Etat, Ministère de la Reconstruction et de la Réinsertion ;
- Ministère de la Jeunesse, de l'Education Civique et des Sports ;
- Ministère d'Etat, Ministère du Plan et du Développement;
- Ministère de l'Industrie et de la Promotion du Secteur Privé.
Avant la fin de la séance, le Ministre d'Etat Guillaume SORO, a tenu à remercier le Président de la République ainsi que l'ensemble des membres du gouvernement pour la bonne atmosphère de travail dans laquelle se sont déroulés les Conseils de gouvernement ainsi que le Conseil des Ministres, toutes choses qui lui ont facilité la tâche d'intérimaire du Premier Ministre qu'il a eu à assurer, et qui lui paraissent des signes évidents d'une normalisation de la situation.
Le Président de la République a à son tour félicité le Ministre d'Etat tout en soulignant, que contrairement aux apparences, le processus de sortie de crise avance assurément. Le Président de la République a exhorté tout le monde à œuvrer à cet objectif afin que notre pays retrouve rapidement la paix et l'unité.
Le Ministre de la Fonction Publique,
de l'Emploi et de la Réforme Administrative,
Porte-parole du Gouvernement
Professeur OULAYE Hubert
SENEGAL / MAOULOUD 2006 A TIVAOUANE LA VILLE SAINTE
Jeudi 13 Avril 2006
La fête du MAOULOUD 2006 a eu lieu à TIVAOUANE dans la ferveur religieuse en présence d'une forte délégation gouvernementale conduite par M.Ousmane N'GOM Ministre de l'Intérieur , des Membres du Corps diplomatique , d'une foule nombreuse composée essentiellement des Membres de la Confrérie des Tidjanes .
Une forte délégation ivoirienne a pris part à cette importante cérémonie qui a connu un très grand succès .
Et c'est le lieu de féliciter et de remercier les organisateurs surtout les jeunes du COSKAS , bénévoles ayant assuré cette réussite.
COTE D'IVOIRE / VISITE DU PREMIER MINISTRE KONAN BANNY EN FRANCE / CONFERENCE DE PRESSE
Jeudi 13 Avril 2006
Avant tout propos, permettez-moi d’adresser à travers vous, tous mes remerciements, toute ma reconnaissance aux autorités françaises les plus hautes, pour la qualité de l’accueil qui m’a été réservé, qui a été réservé à ma délégation. C’était un accueil par endroits, exceptionnel. Exceptionnel par la qualité des manifestations, par la qualité des propos qui ont accompagné cet accueil. Je suis très conscient de ce caractère exceptionnel.
Cela traduit à mes yeux, la permanence, je dis bien la permanence des relations que la France entretient avec la Côte d’Ivoire et le caractère indestructible de ces relations.
Malgré les soubresauts, elles demeurent solides. On en douterait que la qualité de cet accueil serait là pour nous convaincre. Et tout compte fait, il ne faut pas en douter.
Je veux donc remercier les autorités françaises, le président de la République en tête, les ministres qui nous ont reçu avec autant d’amitié, et montrer autant d’intérêt à nous accompagner dans la recherche de la paix en Côte d’Ivoire.
Ainsi donc, j’ai rencontré le président de la République française. Il m’a assuré du soutien de la France à la Côte d’Ivoire, aux Ivoiriens dans leur effort pour retrouver la paix. La paix qui a été naguère une seconde religion, comme le disait le président Houphouët Boigny. Et Jacques Chirac me l’a assuré ; et toutes les autorités politiques françaises que j’ai rencontrées, m’ont également confirmé cela.
Leur soutien est acquis à notre pays, dans la recherche de la paix. Ce n’est pas rien. Pour s’en convaincre, on pourrait tout simplement imaginer l’hypothèse contraire que nous n’ayons pas le soutien. Cela compliquerait les choses.
Voilà une difficulté en moins. Plus qu’une difficulté en moins, voici une facilité, pour parler comme les économistes, qu’il y a en plus. Il faut l’utiliser. Nous comptons en faire bon usage.
Ma visite est divisée en deux parties. La première partie, ce sont les entretiens politiques. Ils se sont déroulés depuis lundi, jour de mon arrivée où j’ai eu à rencontrer le ministre de la Coopération, Mme Girardin. Elle qui est par ailleurs membre du Groupe de travail international (GTI) qui a été mis sur pied pour surveiller les avancées de la feuille de route, c’est-à-dire le programme de sortie de crise.
Avec Mme Girardin, nous avons passé en revue les différents éléments de cette feuille de route, nous avons évoqué aussi la prochaine réunion du GTI ; et voir si dans notre appréciation, des difficultés pouvaient s’annoncer, comment dans ces conditions-là, essayer de les résoudre ou les contourner. Bref, nous sommes restés dans le cadre du programme de sortie de crise.
J’ai poursuivi cette visite d’aspect politique et financier, en rencontrant le ministre Thierry Breton avec lequel j’ai évoqué, entre autres, les avancées, mais aussi fait ressortir qu’il n’y a rien de pire qu’un programme qui, à un moment donné, se trouve en panne de financement.
Pour éviter les allées et venues, les Ivoiriens feront l’effort qui leur appartient, de financer les différents aspects du programme. Mais ce n’est pas un secret pour qui que ce soit de comprendre, que même en situation normale, nous avons besoin de financement complémentaire, a fortiori dans cette situation exceptionnelle, pour les programmes d’identification des populations pour confectionner les listes électorales, de redéploiement de l’Administration, de réunification, de DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion), etc.
Tous ces programmes auront besoin d’être financés. La France s’était déjà annoncée avant même que je prenne fonction. Je suis venu m’assurer que ces engagements sont maintenus. Je crois que de ce que j’ai entendu, je peux dire valablement que la réponse est oui et que de ce côté-là aussi, dans la mesure des possibilités, la France nous accompagnera.
Mais je suis surtout venu redemander à la France d’intervenir auprès de nos partenaires, tant en Europe que dans le monde, pour les sensibiliser avec nous. Pour qu’eux aussi interviennent dans ce programme. Je crois pouvoir dire que ce message a été compris et bien reçu. J’ai poursuivi l’aspect politique de ma visite en rencontrant hier après-midi (Ndlr : mardi) le ministre de la Défense. Car vous savez que dans le cadre de la coopération militaire, les forces françaises sont engagées en Côte d’Ivoire, par le biais de l’opération Licorne, et surtout dans le cadre d’un mandat de l’Onu.
Il était bon que nous fassions le point. Et c’est ce que nous avons fait. J’ai indiqué à Mme Alliot-Marie, mon appréciation de l’efficacité de la présence française à travers Licorne et bien entendu dans le cadre du mandat que les Nations Unies ont confié aux forces de l’Onu dans lesquelles il faut inclure Licorne.
J’ai rencontré ensuite le président de la République française, pour faire un peu la synthèse de tout cela. Et à ce niveau-là, je ne peux que me réjouir des propos que j’ai entendus du président de la République française.
En un mot comme en mille, la France est engagée avec nous, de manière claire dans la recherche des solutions de la paix. Des solutions nationales, pour faire en sorte que l’intégrité du territoire ivoirien soit préservée, que l’unité des Ivoiriens soit également retrouvée, que la paix revienne.
Pour que des élections libres, transparentes, équitables soient organisées, dans un pays totalement débarrassé d’armes. Pour permettre aux citoyens d’exprimer librement leurs préférences par rapport aux candidats qui vont se présenter, dans ce processus-là au bout duquel la démocratie triomphera. Et la France nous accompagnera. Ce sont là, les propos du président de la République française.
Ce matin (Ndlr : hier matin), deuxième volet, le volet économique. J’ai rencontré le monde de l’économie, pour leur dire que maintenant qu’un certain climat règne en Côte d’Ivoire, maintenant que la situation semble apaisée, il est bon que le monde économique vienne en soutien à l’action politique qui est menée. Bien entendu, le monde économique s’est inquiété de savoir que certaines conditions étaient réunies, en particulier les problèmes de sécurité des personnes et des biens, etc.
Nous avons essayé de leur dire qu’il nous faut de manière résolue, attaquer cette question dans le fond, à la racine. Ce qui n’exclut pas que le gouvernement prenne des dispositions chemin faisant, pour combattre l’insécurité. Nous devons reconnaître que cette insécurité à cette échelle provient aussi d’un phénomène : c’est que la pauvreté grandit dans notre pays et laisse à terre une grande partie de la population, surtout dans sa composante la plus jeune, qui se trouve être ainsi à mal de repères ; et qu’il faudrait peut-être dans le cadre de ce programme-là, que nous réfléchissions aux solutions plus structurelles qui nous permettent de faire en sorte que des opportunités soient créées, pour dire aux jeunes qu’il y a d’autres chemin à suivre que le chemin du désespoir qui conduit à la violence.
Et comme nous sommes en train de reconstruire le pays, il faudrait que dans les programmes nous n’oubliions pas cet aspect. Surtout pour un pays qui sortirait de la crise.
Voilà les deux volets de ma visite.»
Propos recueillis par Karim Wally, correspondant à Paris
COTE D'IVOIRE / RENCONTRE DU PRESIDENT SASSOU DE L'UNION AFRICAINE AVEC LES PROTAGONISTES DE LA CRISE
Samedi 8 Avril 2006
Une rencontre entre le Président en exercice de l'Union Africaine (UA) Denis Sassou Nguesso et les cinq principaux leaders ivoiriens a débuté samedi peu après 10H30 locales et GMT à Abidjan.
Cette rencontre, à l'initiative du président Sassou Nguesso, chef de l'Etat congolais, réunit le président Laurent Gbagbo, le Premier ministre Charles Konan Banny, le leader de la rébellion Guillaume Soro et les deux responsables des principaux partis d'opposition, Henry Konan Bédié pour le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI - ancien parti unique) et Alassane Ouattara pour le Rassemblement des républicains (RDR).
Initialement prévue dimanche dans la capitale administrative Yamoussoukro, cette réunion se tenait samedi dans un salon de l'Hôtel Ivoire à Abidjan, où séjourne M. Sassou Nguesso depuis son arrivée en Côte d'Ivoire jeudi soir.
Il s'agit de la seconde rencontre depuis le début de la guerre en septembre 2002 et sur le sol ivoirien des cinq ténors ivoiriens.
La première s'était tenue le 28 février à Yamoussoukro dans le cadre plus solennel de la Fondation pour la paix Félix Houphouët Boigny, à l'initiative du Premier ministre de transition.
Les cinq leaders ivoiriens et M. Sassou Nguesso ont posé devant les photographes, visiblement détendus, avant d'entamer à huis clos leurs discussions.
Leur rencontre devrait porter sur la marche à suivre pour parvenir à l'organisation d'élections générales d'ici la fin octobre 2006 et notamment sur la mise en oeuvre des programmes de désarmement des combattants et d'identification des populations.
Les partisans de Laurent Gbagbo affirment qu'il faut désarmer les combattants avant de recenser la population tandis que les rebelles posent comme préalable d'obtenir des papiers d'identité ivoiriens, via le programme d'identification des populations, avant de déposer les armes.
La Côte d'Ivoire est coupée en deux depuis le coup d'Etat manqué de septembre 2002 contre le président Gbagbo par une rébellion qui contrôle depuis la moitié nord du pays.
Au terme de cette rencontre, M. Sassou Nguesso devrait gagner Yamoussoukro pour une cérémonie de recueillement au caveau de l'ancien chef d'Etat et père de la Nation ivoirienne Félix Houphouët-Boigny, avant de s'envoler vers le Nigeria pour s'entretenir avec son homologue nigérian Olusegun Obasanjo.
Source AFP
COTE D'IVOIRE / RENCONTRE DU PRESIDENT SASSOU DE L'UNION AFRICAINE AVEC LES PROTAGONISTES DE LA CRISE
Samedi 8 Avril 2006
Une rencontre entre le Président en exercice de l'Union Africaine (UA) Denis Sassou Nguesso et les cinq principaux leaders ivoiriens a débuté samedi peu après 10H30 locales et GMT à Abidjan.
Cette rencontre, à l'initiative du président Sassou Nguesso, chef de l'Etat congolais, réunit le président Laurent Gbagbo, le Premier ministre Charles Konan Banny, le leader de la rébellion Guillaume Soro et les deux responsables des principaux partis d'opposition, Henry Konan Bédié pour le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI - ancien parti unique) et Alassane Ouattara pour le Rassemblement des républicains (RDR).
Initialement prévue dimanche dans la capitale administrative Yamoussoukro, cette réunion se tenait samedi dans un salon de l'Hôtel Ivoire à Abidjan, où séjourne M. Sassou Nguesso depuis son arrivée en Côte d'Ivoire jeudi soir.
Il s'agit de la seconde rencontre depuis le début de la guerre en septembre 2002 et sur le sol ivoirien des cinq ténors ivoiriens.
La première s'était tenue le 28 février à Yamoussoukro dans le cadre plus solennel de la Fondation pour la paix Félix Houphouët Boigny, à l'initiative du Premier ministre de transition.
Les cinq leaders ivoiriens et M. Sassou Nguesso ont posé devant les photographes, visiblement détendus, avant d'entamer à huis clos leurs discussions.
Leur rencontre devrait porter sur la marche à suivre pour parvenir à l'organisation d'élections générales d'ici la fin octobre 2006 et notamment sur la mise en oeuvre des programmes de désarmement des combattants et d'identification des populations.
Les partisans de Laurent Gbagbo affirment qu'il faut désarmer les combattants avant de recenser la population tandis que les rebelles posent comme préalable d'obtenir des papiers d'identité ivoiriens, via le programme d'identification des populations, avant de déposer les armes.
La Côte d'Ivoire est coupée en deux depuis le coup d'Etat manqué de septembre 2002 contre le président Gbagbo par une rébellion qui contrôle depuis la moitié nord du pays.
Au terme de cette rencontre, M. Sassou Nguesso devrait gagner Yamoussoukro pour une cérémonie de recueillement au caveau de l'ancien chef d'Etat et père de la Nation ivoirienne Félix Houphouët-Boigny, avant de s'envoler vers le Nigeria pour s'entretenir avec son homologue nigérian Olusegun Obasanjo.
Source AFP
SENEGAL / FETE DU MAOULOUD 2006 OU GAMOU / VISITE DU PRESIDENT WADE A TIVAOUANE
Vendredi 7 Avril 2006
En visite à Tivaouane, Wade accueilli par les travailleurs des Ics après la faillite de leur entreprise .
Le président de la République, Me Abdoulaye Wade est en visite vendredi après midi à Tivaouane où il doit inaugurer un hôtel de police.
Arrivé dans la ville sainte peu avant 18h Gmt, il s’est rendu au domicile du khalife générale des tidianes, Serigne Mansour Sy, avec qui, il s’est entretenu notamment des questions du pays et des préparatifs du Maouloud, le gamou annuel de Tivaouane qui doit se tenir la semaine prochaine.
FETE NATIONALE DU SENEGAL / LES PRESIDENTS KHADAFI , BONGO ODIMBA , SASSOU , NINO , PEDRO PIRES INVITES DU PRESIDENT WADE
Lundi 3 Avril 2006
Les Présidents BONGO du GABON , SASSOU du CONGO , NINO de GUINEE-BISSAU , PEDRO PIRES du CAP-VERT , et KHADAFI de LYBIE ont fait le déplacement à DAKAR à l'invitation du Président WADE en vue de prendre part aux festivités marquant le 46ème anniversaire de l'accession de ce pays à la souveraineté nationale.
Ces hautes personnalités ont été accueillies par leur Homologue sénégalais accompagné de l'ensemble des Membres du Gouvernement ,et en présence des Membres du Corps dipolmatique africain , des dignitaires politiques et du monde des affaires .
Le Président lybien qui est en visite d'Etat pousuivra son séjour dans la capitale de la Téranga ou il prendra part à diverses cérémonies organisées en son honneur .
Il s'agit notamment de la pose de la première pierre de la Tour KHADAFI , de son intervention à l'Assemblée Nationale et du meeting géant des Femmes au Stade L.S.SENGHOR .
Le Guide quittera DAKAR le jeudi 06 Avril 2006.
BONNE FETE A TOUTES ET A TOUS !!!!!!!!
SENEGAL / FETE NATIONALE LE 04 AVRIL / DISCOURS DU PRESIDENT WADE A LA NATION
Lundi 3 Avril 2006
Sénégalaises, Sénégalais,
-Mes chers Compatriotes,
- Chers frères et sœurs africains et hôtes étrangers qui vivez parmi nous,
Demain, mes Chers Compatriotes, nous célébrons, à l'unisson, le 46ème anniversaire de notre accession à la souveraineté internationale.
La Fête de l'indépendance, parce qu'elle commémore notre liberté individuelle et collective retrouvée, est d'abord une belle symphonie nationale où chaque sénégalaise, chaque sénégalais, joue harmonieusement sa partition.
Le mérite de sa célébration et, surtout, de sa réussite, revient donc à chacun de vous et je voudrais, en vous disant toute ma fierté, vous adresser mes chaleureuses félicitations.
Cette année encore, l'évènement portera le sceau indélébile du bon voisinage et du panafricanisme ; deux aspirations fortes du peuple sénégalais, qui nous valent la présence à nos côtés de nos frères Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, Président en exercice de l'Union Africaine, El Hadj Omar Bongo Ondimba, Président de la République Gabonaise, Mouammar Kadhafi, Guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire et Socialiste, Joao Bernardo VIEIRA, Président de la République de Guinée Bissau et Pedro Verona Rodriguez Pires, Président de la République du Cap Vert.
En votre nom et au mien propre, je remercie sincèrement nos illustres hôtes d'avoir bien voulu répondre à mon invitation, malgré leur calendrier chargé.
J'ai une pensée pieuse pour Léopold Sédar Senghor. En cette année du centenaire de sa naissance, nous revient le souvenir impérissable de sa contribution inestimable à l'édification d'une Nation unie dans sa diversité, et d'un Etat moderne et respecté dans le monde.
Au-delà des contingences politiques, une certaine complicité intellectuelle me liait au Président Senghor. Nous avions aussi, l'un pour l'autre, un profond respect et une réelle estime.
Par cette relation apaisée que j'avais avec lui, j'étais à la fois son opposant politique et son partenaire dans la gestation et la pratique d'une démocratie pluraliste au Sénégal.
Esprit brillant, humaniste, chantre de la Négritude et de la Francophonie, grand défenseur de la civilisation de l'Universel, le Président poète appartient certes à notre patrimoine historique, mais il était aussi un citoyen du monde.
Aussi, voudrais-je que la célébration de l'année Senghor que j'avais lancée par décret dès Janvier 2005, soit à l'image de l'homme dans toutes ses dimensions. Je lui consacrerai ultérieurement un Conseil présidentiel, notamment pour annoncer le reste des activités commémoratives et rendre ainsi à Sédar ce qui appartient à Sédar.
Je disais tout récemment dans un témoignage que je lui ai consacré, que « les poètes sont comme le soleil qui meurt au crépuscule pour renaître plus beau à l'aurore, comme si la mort prolongeait la vie au sanctuaire des immortels ».
Que nos prières continuent d'accompagner Léopold Sédar Senghor pour qu'il repose dans la paix éternelle.
Mes Chers Compatriotes,
Je vous avais entretenu, dans mon adresse à l'occasion du Nouvel An, de l'état d'ensemble de notre économie ainsi que des programmes en cours d'exécution.
Je vous redis ici toute ma détermination à maintenir avec vigueur la cadence nécessaire à la réalisation du projet de société que j'ambitionne pour notre pays.
C'est ainsi que le Gouvernement s'attelle à la simplification des procédures, avec l'ouverture du portail WEB des démarches administratives qui offrira directement aux usagers des informations exhaustives et à jour sur les procédures administratives.
Cela signifie que désormais, au lieu de vous déplacer, que vous soyez au Sénégal ou à l'étranger, vous pourrez obtenir de l'administration tous les renseignements en entrant dans le site créé à cet effet.
Ce nouvel outil de bonne gouvernance, qui sera également disponible dans les services d'accueil des Ministères, va réduire sensiblement les déplacements souvent coûteux des usagers et améliorer l'efficacité du service public.
Le Sénégal des grandes mutations est déjà en marche, mais il nous faut sans cesse accélérer le pas pour rester au rythme du 21ème siècle ; un siècle de vitesse, d'urgences et de compétition.
Dans cette quête du progrès, le devoir de solidarité nous commande d'avancer ensemble pour que personne ne reste au bord de la route parce que rattrapé par les vicissitudes de la vie.
Le Plan Jaxaay et la couverture médicale gratuite pour les personnes âgées de 60 ans et plus répondent à cet impératif de justice sociale et de solidarité nationale.
Je suis heureux de vous annoncer ce soir que le Plan Jaxaay, qui sera étendu à l'échelle du pays, continue de prendre forme comme je l'ai personnellement constaté avec satisfaction sur le site.
Grâce aux diverses subventions et facilités accordées par l'Etat, les coûts d'acquisition seront largement amoindris et le paiement échelonné sur plusieurs années.
Comme vous le savez, j'ai décidé d'accorder les médicaments gratuits aux personnes âgées. Cet acte traduit l'idéal de solidarité intergénérationnelle si caractéristique de notre peuple.
En effet, chez nous, chacun nourrit le rêve secret de vivre avec ses parents et de prendre soin d'eux. Mais lorsque, par la force des choses, ce rêve ne peut être réalisé, il est juste que la Nation s'en charge.
C'est pourquoi j'ai instruit le Ministre de la Santé et de la Prévention Médicale de concevoir, avec des partenaires comme l'Institut de Prévoyance Retraite, du Sénégal (IPRES), le Fonds National de Retraite la Faculté de Médecine de Dakar et les collectivités locales, un plan de couverture médicale permettant aux personnes âgées de bénéficier de soins gratuits dans des hôpitaux, centres et postes de santé sélectionnés sur l'ensemble du territoire national.
Une subvention de 700 millions de franc CFA sur fonds propres de l'Etat sera dégagée à cet effet pour couvrir ce nouveau système de solidarité dénommé «SESAME».
Mes Chers Compatriotes,
Il y a quelques semaines, l'enseignement supérieur a connu des perturbations suite à des problèmes de restauration des étudiants. Des mesures idoines ont été immédiatement prises pour apporter les correctifs nécessaires.
Le Gouvernement ne saurait, en effet, transiger sur la qualité des prestations offertes aux étudiants en ce sens qu'elles déterminent leurs conditions de vie et d'études.
Je souhaite que tous les partenaires comprennent qu'un Gouvernement qui consacre 40 % du budget national à l'éducation et la formation est un allié naturel.
Rien que pour l'université de Dakar, 4 milliards de francs CFA ont été investis dans la construction et la réhabilitation du campus pédagogique.
S'y ajoute un vaste programme résidentiel de 6.000 lits, financé à hauteur de 4 milliards répartis entre Dakar, Saint-Louis et les futurs campus sociaux de Ziguinchor, Bambey et Thiès.
Parallèlement, 4 milliards 500 millions ont été investis dans les infrastructures pédagogiques, socio-culturelles et administratives de l'Université Gaston Berger de Saint-Louis.
Mais il faut se rendre à l'évidence : l'Université de Dakar a largement dépassé ses capacités d'accueil.
C'est pourquoi, dès la rentrée prochaine, les Centres Universitaires régionaux de Bambey, Thiès et Ziguinchor seront opérationnels pour désengorger progressivement Dakar.
Suivront, plus tard, le Centre Régional Universitaire de Kaolack,orienté vers le commerce et les métiers de transport, celui de Tambacounda, spécialisé dans les Mines, et enfin de Diamniadio, au cœur de la Plateforme du Millenium, tourné vers les technologies de l'information et de la communication.
Au surplus, je rappelle que le Sénégal est l'un des rares pays au monde où tous les étudiants sont, soit boursiers, soit bénéficiaires d'aide. Il en est ainsi parce que pour un Sénégal émergent, j'ai volontairement misé sur la qualité des ressources humaines.
J'invite donc tous les acteurs du système éducatif à une sérieuse introspection. Dans ce tournant historique que connaît le monde, la quête des connaissances est le trait d'union qui nous relie à la société du savoir et de l'intelligence, le vecteur qui nous projette dans un futur prospère.
Et c'est pour préparer nos enfants aux réalités complexes du 21ème siècle que nous devons aussi restituer à l'école ses attributs essentiels d'espace d'éducation, de culture, de civisme, de fraternité et de citoyenneté.
L'école ne doit pas être un lieu de compétition livré au dictat de la mode, mais plutôt un champ d'expression intellectuelle où les inégalités sociales s'effacent devant le culte de l'excellence.
C'est pourquoi j'engage fermement les pouvoirs publics, y compris les collectivités locales, à œuvrer sans délai pour la généralisation du port de l'uniforme à l'école. J'invite les partenaires de l'Education à soutenir nos efforts dans ce sens.
Par ailleurs, la vitalité de notre jeunesse me fonde à croire qu'elle peut être à l'avant-garde de la révolution agricole au Sénégal.
C'est fort de cette conviction que j'invite les jeunes à tirer parti du programme Retour Vers l'Agriculture « REVA » qui s'inscrit dans une stratégie de modernisation du secteur agricole et de création d'emplois par l'aménagement de fermes rurales, avec l'appui de l'Etat. Nous disposons, à cette fin, d'un premier lot de 510 tracteurs et autres accessoires.
Mes Chers Compatriotes,
La fête de l'indépendance est aussi et surtout celle de nos Forces Armées, puisqu'elle magnifie l'idéal Armée-Nation, viatique de nos soldats.
A vous, officiers, sous-officiers et hommes de troupes, je redis la fierté de la Nation pour votre dévouement au service de la paix et de la sécurité dans le monde, au-delà de vos multiples tâches relevant du devoir national.
Au demeurant, il est significatif que le défilé de cette année, sous le thème « Tradition et Solidarité » se déroule sous la bannière nationale mais également celles des Nations Unies, de l'Union Africaine et de la CEDEAO. C'est là une belle symbiose où s'harmonisent le souvenir du passé de nos armées, le respect dû à nos anciens combattants, notre foi dans la solidarité interafricaine et notre adhésion aux idéaux de l'Organisation mondiale.
L'Armée sénégalaise doit rester un creuset d'excellence, une synthèse achevée des compétences nationales.
Tel est le sens de la réforme en cours pour une plus grande ouverture de nos Armées aux femmes et aux jeunes filles.
Mes Chers Compatriotes,
Demain, c'est le Sénégal indépendant qui fête ses 46 ans. Mais la Nation sénégalaise, surgie d'un terreau fertile de valeurs nobles et anciennes, a germé bien avant les indépendances.
En effet, sur cette terre de paix, nos ancêtres ont toujours vécu en parfaite intelligence, dans le respect de leurs différences, cultivant sans cesse l'esprit de tolérance, de convivialité et d'amour du prochain.
De là, nous est venu le pacte social qui nous lie et transcende nos diversités en les fédérant autour d'un idéal partagé de vivre ensemble.
De là, je tire ma ferme volonté d'ouverture pour un dialogue politique sincère avec l'opposition.
De là enfin, je tiens ma détermination sans faille à poursuivre les négociations entamées avec le MFDC pour le retour définitif de la paix en Casamance.
En définitive, notre mérite à nous tous, Sénégalais de l'intérieur et de l'extérieur, sera de veiller jalousement à l'intégrité de ce legs précieux hérité de nos ancêtres pour le transmettre aux générations futures si nous voulons rester dignes de la devise qui nous rassemble : Un Peuple, Un But, Une Foi.
Je ne terminerai pas sans évoquer les délestages de la SENELEC qui ont causé ces derniers temps beaucoup de désagréments aux usagers aussi bien dans leur travail que dans leur vie familiale.
Je comprends et je mesure parfaitement la frustration des uns et des autres. C'est une situation difficile que je suis personnellement au quotidien pour lui apporter des solutions idoines.
Comme vous le savez, nous avons hérité d'un équipement électrique vieux qui était déjà d'occasion au moment de l'acquisition par le précédent régime.
Nous avons déjà engagé un programme de modernisation des installations de production de la SENELEC.
Vous savez certainement que nous ne sommes pas maître du prix du pétrole qui augmente selon la volonté des producteurs et des règles du marché.
Si chaque fois nous n'augmentons pas parallèlement les prix aux usagers, c'est simplement parce que l'Etat prend en charge cette hausse. Ce qui signifie que l'Etat accorde une subvention aux consommateurs.
Celle-ci se chiffre chaque année en plusieurs milliards.
J'ai déjà instruit le Gouvernement à l'effet d'accélérer le rythme de modernisation des centrales existantes parallèlement à l'installation de nouvelles unités, et de sécuriser en même temps l'approvisionnement du pays en produits pétroliers qui constituent l'essentiel des combustibles utilisés par la SENELEC.
Pour faire face à de tels problèmes, nous avons fait appel à nos amis de l'extérieur et toutes les dispositions sont prises pour qu'à l'avenir notre pays ait un approvisionnement régulier en produits pétroliers.
Je conclue sur ce pari optimiste en priant avec vous, Mes Chers Compatriotes, pour un Sénégal toujours uni, debout et en marche, dans une Afrique intégrée et prospère.
Bonsoir et bonne fête.
COTE D'IVOIRE / INHUMATION DU GENERAL ROBERT GUEI / INTERVIEW DE SON FILS AINE M.FRANK GUEI SUR CET EVENEMENT
Lundi 3 Avril 2006
Suite à sa rencontre avec le Président Gbagbo la semaine dernière, le Dr Franck Guéi l’un des fils du défunt général Guéi a échangé avec les membres de la famille de Mme Doudou Rose Guéi en présence de ses frères et sœurs et une délégation venue de Kabakouma le samedi 1er avril 2006 à la résidence familiale de l’Indénié. Nous lui avons arraché quelques mots à la fin de cette réunion.
Franck Guéi quel est l’objet de votre séjour ici à Abidjan ?
Mon voyage sur Abidjan précède les obsèques de nos parents.
A votre arrivée, vous avez rencontré le chef de l’Etat bien avant les cadres de l’Udpci, le parti créé par votre père. Justement, de quoi avez-vous parlé ?
J’ai rencontré le Président Gbagbo qui m’a donné toutes les assurances possibles. Aujourd’hui c’est avec beaucoup de regret que je ne l’ai pas rencontré tôt. J’aurais dû le faire vraiment. Si je l’avais fait, mon père serait déjà inhumé.
Alors d’où vient le blocage ?
Il n’y a pas de blocage. Je suis arrivé et j’ai dit au Président Gbagbo que je veux enterrer mon père ; et il a mis tout à ma disposition pour le faire.
Concrètement qu’est-ce que vous avez obtenu lors de votre rencontre avec le président ?
J’ai obtenu toutes les assurances de pouvoir l’enterrer dignement avec tous les honneurs qui lui sont dus. Alors, que voulez-vous d’autre ? Je ne peux pas demander au Président Gbagbo de le réveiller. Déjà nous avons arrêté la date du 20 avril pour le début des obsèques de son épouse (de notre mère), qui sera inhumée le 28 du même mois au cimetière municipal de Port-Bouët. Nous avons rencontré les politiques, ma famille et celle de son épouse.
Quelles ont été leurs réactions ?
Les deux familles sont en parfaite harmonie. Vous l’avez vous-même constaté lors des échanges. Nous continuons de travailler ensemble.
Revenons un peu sur les propositions faites par l’Udpci qui demandait que feu le président Guéi soit réhabilité et que le pouvoir en place qui l’avait traité de putschiste, fasse un démenti avant de procéder à son enterrement. Quelle est donc votre position par rapport à tout cela ?
Il ne faut pas déranger les choses. Je crois que les politiciens avaient leurs points de vue et il se pose une façon de les défendre. Mais je pense qu’avec toutes les assurances que le Président Gbagbo vient de donner pour les funérailles officielles qui vont avoir lieu, c’est une façon pour moi de réhabiliter mon père. C’est tout et qu’est-ce qu’il faut demander encore d’autre ? Gbagbo m’a tout donné sauf l’assurance de réveiller mon père.
Donc le président Gbagbo a réhabilité votre père ?
Gbagbo a plus que réhabilité mon père que de vouloir lui rendre des honneurs en organisant des funérailles à une dimension nationale.
Vous venez de rencontrer le chef de l’Etat, que pouvez-vous dire à l’ensemble des Ivoiriens notamment à vos parents afin de les rassurer ?
Je pense que j’ai eu une vision trop naïve de la situation. J’ai été braqué par rapport à ce qui m’a été dit depuis le 19 septembre 2002. J’ai été taxé même de rebelle. J’ai apprécié qu’il y ait eu des gens qui aient pris des armes pour venger mon père. Aujourd’hui, je pense que ce temps-là est révolu. On s’est battu, on s’est battu et il va falloir mettre balle à terre. Nous sommes dans un processus de réconciliation. Nous devons pouvoir enterrer mon père pour qui, certains jeunes avaient pris des armes. Qu’ils déposent les armes et qu’on vienne enterrer le vieux. Notre plus grande victoire serait d’enterrer ce monsieur dignement sans rancune. Oublions le passé.
Vous parlez d’enterrement de votre père tandis que Kabakouma est encore occupée par les rebelles…
Ne parlons pas de rébellion. Parlons plutôt de Forces nouvelles.
Comment les Ivoiriens pourront-ils se rendre à l’Ouest sans incident ?
Plusieurs autorités se sont déjà rendues dans les zones occupées par les Forces nouvelles pour procéder à des enterrements. Les Forces nouvelles ne mangent pas les hommes. J’ai eu leur accord. Pour moi, la Côte d’Ivoire est une et indivisible. Il n’y a pas de problème, on peut aller partout.
Pourquoi avoir choisi M. Woï Messé pour rencontrer toutes les sensibilités politiques ?
Cela répond simplement à la vision actuelle du processus d’enterrement de mes parents. Je communique au politique ce que je fais.
Revenons un peu sur vos activités…
Je suis dentiste et je vais revenir au pays pour m’y installer.
Franck a-t-il des ambitions politiques ?
Pas du tout ! La politique est un sport où il y a beaucoup de tricheries pour que je m’y mette. C’est trop compliqué pour moi.
Pensez-vous que le marché ivoirien est propice au métier de dentiste que vous exercez ?
J’ai fait le tour d’une vingtaine de pays africains et il n’y a pas mieux que chez moi.
Un dernier mot…
Chacun doit pouvoir faire un effort pour poser un acte en faveur du processus de paix. Je demande à tous ceux qui ont eu mal pour la mort de mon père d’oublier tout cela. Qu’ils calment leurs ardeurs et qu’on passe à d’autres choses. Je suis le plus grand perdant de cette mort et la région de l’Ouest est la plus grande perdante de cette guerre. On peut déposer les armes à cause du “vieux” et cela va nous grandir.
Entretien réalisé par
Dosso Villardin
COTE D'IVOIRE / RENCONTRE FORCES AERMEES NATIONALES ET FORCES ARMEES DES FORCES NOUVELLES A YAMOUSSOUKRO
Lundi 3 Avril 2006
Les Etats-majors des forces de défense et de sécurité et des forces armées des Forces nouvelles ont relancé samedi à Yamoussoukro les discussions bipartites sur le désarmement et la réunification du pays.
Après le 15 mai 2005, date à laquelle les Forces de défense et de sécurité et leurs frères d’armes des Forces nouvelles ont adopté le principe d’une restructuration de l’armée, les militaires ne s’étaient plus jamais rencontrés. En tout cas de façon officielle. C’est donc pour relancer le dialogue entre eux que les ‘’militaires du sud’’ et ceux de la rébellion se sont rencontrés samedi à la fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix de Yamoussoukro.
Au terme d’un huis clos qui a duré de 11h45 à 15h15, un bref communiqué a été lu par le commissaire principal Ouattara Seydou, directeur général des services de police des Forces nouvelles.
Dans le communiqué, les forces de défense et de sécurité et les forces armées des forces nouvelles ont décidé d’entamer sérieusement des débats de fond sur les réformes de l’armée, le désarmement et la réunification demain mardi à Bouaké.
Avant d’en arriver à la conclusion qui précède, la cérémonie parrainée par le Premier ministre Charles Konan Banny a été ponctuée de discours qui dans leur ensemble ont invité les militaires au sacrifice suprême ; celui de mettre fin aux souffrances des populations.
Et d’accélérer le processus de désarmement afin que s’organisent des élections justes, claires et transparentes. La première personne à s’adresser aux hommes du général Philippe Mangou (chef d’état-major des Fds) est le maire de Yamoussoukro Kouakou Gnanagbé. Il a demandé aux militaires dans leur ensemble de faire en sorte que la relance du dialogue entre eux aboutisse à des engagements.
‘’Les Ivoiriens en général et les populations de Yamoussoukro en particulier ont soif de voir la fin des hostilités. Nous avons assez déchiré notre pays. Et il faut faire en sorte de redonner à la Côte d’Ivoire, son lustre d’antan, pays de paix et de dialogue. Vœux chers au père fondateur, feu Félix Houphouët-Boigny’’.
Les 4 consignes de Charles Konan Banny
A son tour de parole à 11h20, le Premier ministre Charles Konan Banny pendant 55 mn a précisé le sens de la relance du discours entre forces militaires et donné quatre orientations pour le succès des débats.
Pour marquer sa joie de voir les militaires réunis autour d’une table de négociation, voici ce qu’a dit le chef du gouvernement : “Dans la vie, a dit Shakespear, le rire côtoie les pleurs. Pour moi votre présence ici, vous Fds et Fafn est la preuve de votre volonté d’aller à la paix.
Votre présence symbolise aussi l’espoir que la sortie de crise n’est pas loin. Votre présence certifie que face aux recommandations de la communauté internationale, la Côte d’Ivoire est prête à respecter ses engagements. Et notamment la résolution 1633 du Conseil de sécurité des Nations unies qui prévoit le désarmement, la démobilisation et les élections’’. Avant de leur faire indiquer que la concertation de ce samedi s’inscrivait dans la suite du dialogue global entamé depuis le séminaire gouvernemental sur la feuille de route de sortie de crise de février 2006 et de la rencontre des leaders politiques qui a suivi à la fin du même mois.
Le Premier ministre a fait quatre recommandations.
En premier lieu, faites en sorte que les a priori soient mis hors de vos discussions.
Deuxièmement, accordez toujours le bénéfice de la bonne foi aux autres. Je ne dis pas de croire qu’ils ont toujours raison. Parce qu’on peut se tromper de bonne foi.
Troisièmement, prenez à tout moment conscience que vous, moi et les populations souffrons assez des effets de la guerre et qu’il faille aller à la paix. Enfin sachez que vous êtes des frères et des frères d’armes. Et que cette fraternité fait de vous des responsables à nul autre pareil de la sauvegarde de la patrie.
Au-delà des vicissitudes, je sais que vous vous faites confiance et que vous avez de la considération pour les uns et les autres. Demeurez des hommes d’honneur et respectez vos engagements.
Un homme d’honneur ne renie pas sa signature et son engagement’’. Avant de mettre fin à la série des allocutions, le Premier ministre a dit deux choses aux militaires.
Le gouvernement et donc le politique ne doivent pas leur imposer de sujet et de méthodes de travail tout au long de leurs rencontres. Et le gouvernement attend beaucoup des échanges relancés à la fondation de la paix. Négociations qui entrent dans leur phase décisive demain mardi à Bouaké.
Claudes Wakis
Envoyé spécial à Yamoussoukro
SENEGAL VISITE OFFICIELLE DU PRESIDENT LYBIEN MOUAMAR EL KHADHAFI INVITE D'HONNEUR DU 46 EME ANNIVERSAIRE DE LA CELEBRATION DE LA FETE NATIONALE
Dimanche 2 Avril 2006
Le Président Khadhafi attendu lundi à Dakar, pour une visite officielle de quatre jours
Le chef de l'Etat libyen Mouammar Khadafi est attendu lundi en fin d'après-midi à Dakar pour une visite officielle de quatre jours au Sénégal durant laquelle il aura notamment avec le président de la République, Maître Abdoulaye Wade, un entretien en tête à tête et assistera aux défilés civil et militaire de la fête nationale du 4 avril dont il est invité d'honneur.
Prévu peu après l'arrivée du guide libyen au Sénégal, l'entretien entre les deux chefs d'Etat aura lieu au Palais de la République, précise un communiqué reçu vendredi à l'APS.
Le Président Khadhafi assistera ensuite, mardi matin, aux défilés civil et militaire prévus dans le cadre de la fête nationale, aux côtés de son hôte, Maître Abdoulaye Wade.
Dans l'après-midi, accompagné du Premier ministre Macky Sall, il rencontrera les intellectuels au théâtre national Daniel Sorano, en présence notamment du Président Abdoulaye Wade avec qui il se rendra ensuite au stade Léopold Sedar Senghor pour une rencontre avec les femmes.
Mercredi matin, le Président libyen sera l'hôte de l'Assemblée Nationale où il s'adressera aux députés, avant de recevoir en fin de matinée les Chefs religieux.
L'après-midi, il se rendra avec le chef de l'Etat sénégalais, maître Abdoulaye Wade, à la cérémonie de dépôt de gerbe au Monument du Tirailleur, puis à celle de la pose de la première pierre de la ''Tour Khadhafi''.
Le Chef de l'Etat libyen quittera Dakar jeudi matin.
Source APS
COTE D'IVOIRE / CREATION D'UN NOUVEAU PARTI : R .D. P.
Dimanche 2 Avril 2006
Un nouveau parti politique apparaît dans le paysage politique ivoirien. Le Rassemblement pour la Démocratie et la Paix (RDP), c’est son appellation, a été officiellement déclaré au ministère de l’Intérieur il y a environ une semaine.
C’est en grande partie des dinosaures et autres élus de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire ( UDPCI, parti du Gl Guéi) qui en sont les membres fondateurs.
L’honorable Oulé Tia Séraphin, député de Danané-Mahapleu, responsable du défunt Mouvement des Guéistes de Côte d’Ivoire, en est officiellement le président.
Mais selon des sources concordantes, le véritable patron du RDP et inspirateur de ce parti, n’est autre que l’actuel président de la Cour suprême, le magistrat hors hiérarchie, M. Tia Koné.
L’homme préparerait, dans la plus grande discrétion, son entrée en politique, en remplacement de feu le général Guéi pour, dit-on, mettre le pays Dan en ordre de bataille pour les élections prochaines.
Une trentaine de hauts cadres et dirigeants politiques ivoiriens, issus de toutes les régions du pays, forment le bureau exécutif du RDP. Le premier congrès du parti est prévu dans les tout prochains mois. "Unité, paix, bon ton", telle est la devise du parti qui a pour emblème l’aigle.
Un parti aux couleurs bleu-blanc-vert dont le siège est à Abidjan. La naissance du RDP, le 13 Janvier 2006, est l’aboutissement "d’un long processus après de multiples recherches de la raison, de la tolérance et du bon ton dans les relations entre les militants qui pensent qu’il est plus que jamais temps de voir pérenniser un idéal en vue d’un renouveau démocratique de réconciliation entre les frères et sœurs ivoiriens", indique le préambule du parti.
C’est pourquoi, au terme de ses réflexions, le président Oulé Tia et ses camarades ont décidé, à l’unanimité, de créer le Parti pour la Démocratie et la Paix comme "un creuset d’échanges, de solidarité et de participation au développement de la Côte d’ivoire et du mieux être de la population ivoirienne".
En vue de permettre au RDP d’atteindre ses objectifs, les dirigeants du parti entendent se doter de structures fortes en vue de permettre une participation plus active et plus responsable de leurs militants à tous les niveaux. Ce parti s’engage à défendre la constitution, à accéder au pouvoir d’Etat par les urnes et à assurer le respect des Institutions de la République. Le RDP veut renforcer la démocratie en Côte d’Ivoire, de façon générale, et en particulier au sein du Parti, préparer les jeunes et les femmes du parti à assurer la relève, tout en contribuant au développement du pays et au mieux être des Ivoiriens.
Ce parti, inspiré par M. Tia Koné, adopte comme choix politique le libéralisme économique et entend élaborer des programmes d’actions autour de ce concept. " Le libéralisme économique est un choix politique.
C’est l’expression d’une vision de la société dans laquelle le mérite, la libre entreprise et l’individu sont mis en exergue ", explique le préambule du parti ; qui ajoute qu’ en tout état de cause, "l’objectif du libéralisme économique étant l’épanouissement de l’homme par le travail, par ses efforts quels qu’ils en soient, ne peut trouver son épanouissement que dans une société démocratique, dans laquelle l’expression plurielle des sensibilités trouve un cadre idéal avec la multiplicité des partis, avec l’utilisation moderne des instruments que sont : les votes et les référendums." Se disant profondément attachés au progrès des peuples et à la solidarité des nations, les dirigeants du RDP promettent d’offrir à la Côte d’ivoire, "l’image apaisante d’une communauté prospère, éprise de justice, de solidarité fraternelle et de paix".
En tout état de cause, le nouveau parti s’engage à conquérir, par la voie des urnes, le pouvoir d’Etat et à l’exercer.
Pour atteindre cet objectif, le RDP compte rassembler toutes les Ivoiriennes et tous les Ivoiriens autour des idéaux de liberté, d’égalité, de justice, de paix, de solidarité, d’intégrité, de loyauté et de réconciliation, en vue de l’émergence d’une société ivoirienne démocratique, libre et pleinement développée.
Le Président Oulé Tia et ses amis veulent ainsi contribuer à l’éducation du peuple de Côte d’Ivoire, à promouvoir la démocratie et à instaurer une politique fondée sur le respect de la souveraineté du peuple et de l’indépendance nationale.
COTE D'IVOIRE / RELANCE ECONOMIQUE POST-CRISE / ORGANISATION D'UN FORUM ECONOMIQUE
Dimanche 2 Avril 2006
Le Forum économique préconisé par la rencontre des principaux leaders politiques de la Côte d’Ivoire a effectivement ouvert ses portes ce vendredi matin dans un grand hôtel d’Abidjan. Autour du premier ministre Charles Konan Banny, les ministres et les opérateurs économiques réfléchissent sur les voies de la relance économique post-crise.
Lors de la cérémonie d’ouverture qui a vu la participation de l’ensemble des représentants de la communauté internationale (bailleurs de fonds et acteurs militaires), le chef du gouvernement a exposé à nouveau l’objectif principal attendu des travaux. « Rétablir la confiance nécessaire à la sortie de crise ».
Aussi, les principales forces politiques, qui y participent, sont-elles appelées à s’engager clairement en faveur de la création d’un environnement socio-économique sain.
Ce rendez-vous qui vient après plusieurs contacts entre le gouvernement et les acteurs du secteur privé devrait concrètement permettre d’identifier les mesures susceptibles d’assurer la relance économique, dès la fin de la crise politique.
Notons que les travaux de ce premier forum économique refermeront leurs portes ce vendredi, en fin d’après-midi.
Auteur: Barthélemy kouamé
FRATMAT
COTE D'IVOIRE / SEMINAIRE SUR LA FILIERE CAFE-CACAO A YAMOUSSOUKRO / DISCOURS DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO
Dimanche 2 Avril 2006
Monsieur le Ministre de l’éducation nationale, Monsieur le Préfet de la Région des lacs, Monsieur le Gouverneur du District de Yamoussoukro, Messieurs le parrain et le président de la cérémonie, Sa Majesté Nanan N’Doufou KouacouII, PCA de l’UNPCC-CI, Chers amis caféculteurs et cacaoculteurs, Honorables Chefs coutumiers, Distingués invités mesdames et messieurs.
Je suis heureux d’avoir répondu à votre invitation amicale. Je suis avec vous, je resterai avec vous tant que j’en aurai la force. Je voudrais dire deux mots sur la filière du café-cacao…
Au moment où j’ai été élu Président de la République, la Caisse de stabilisation avait été déjà dissoute et rien d’autre n’existait en lieu et place pour s’occuper du café-cacao et des autres produits agricoles. Il fallait être imaginatif, être rapide.
Parce que la nature a horreur du vide. C’est ainsi que nous avons jeté les bases de la réforme. L’autorité de régulation du café-cacao était déjà créée, il fallait mettre en place les autres structures telles la BCC, le FDPCC et le FRC… Nous avons créé ces structures pour que les paysans eux-mêmes prennent en main leur destin pour qu’ils gèrent les revenus de leurs produits et qu’ils donnent à l’Etat ce qui lui revient.
Nous nous étions donnés 2003 pour faire un séminaire d’évaluation pour voir si ça marche ou ça ne marche pas soit pour laisser continuer ou soit pour faire une réforme dans la réforme. Hélas, la guerre est arrivée et nous nous sommes occupés d’autres choses. Mais je ne regrette pas du tout d’avoir donné aux paysans des moyens de gérer eux-mêmes leur production. Parce que je pense que celui qui fait un travail doit toujours en gérer les fruits lui-même et payer à l’Etat ce qui lui revient. Il faut toujours payer à l’Etat ce qui lui revient. Voilà ce que nous avons fait et dans cette réforme, je suis avec vous. On a eu des difficultés qui sont de quelques ordres.
D’abord, les personnes élues par les paysans eux-mêmes n’étaient pas toujours formées, elles n’avaient pas la compétence technique pour gérer. Je comprends les paysans qui n’ont pas voulu appeler les anciens gestionnaires de l’ancienne Caistab. Parce que ça allait être une caisse de stabilisation bis. Je comprends qu’ils aient voulu changer mais en même temps ils ont donné la gestion à des hommes qui n’avaient pas toujours l’expérience. Je crois que c’est le premier élément de blocage. Parce que quand tu produis le café-cacao, c’est une chose. Mais comprendre les mécanismes du marché mondial en est une autre.
Le paysan a appris à planter mais il n’a pas appris tout ça. Et je crois que ce qui a manqué, c’est le choix des techniciens pour faire une politique au profit des paysans. Mais on pourra corriger tout ça.
Et puis pour le café et le cacao eux-mêmes, depuis que nous sommes enfants, nos parents travaillent à la machette. Mais quand quelqu’un a 60 ans, travailler à la machette devient difficile. Alors ou bien, il a des fils qui l’aident, ou bien, il a suffisamment d’argent pour prendre des manœuvres et alors il est obligé de partager. Le manœuvre prend le 1/3 de la récolte et il laisse les 2/3. Mais les 2/3, c’est ce que le manœuvre déclare. Il produit 10 tonnes et déclare 6 tonnes. Vous partagez les 6 tonnes dont il prend le 1/3. Cela veut dire que le manœuvre prend 6 tonnes et tu n’as que 4 tonnes. Donc il y a tout ça à corriger.
Comment faire pour que le paysan devienne un véritable entrepreneur. Comment faire pour qu’il ait des machines pour cueillir les cabosses de cacao, pour mettre des cabosses dans un four. C’est un gros problème qui se pose à nous parce que la population des planteurs est vieillissante. Voilà autant de problèmes.
Donc il nous faut nous attaquer aux problèmes des instruments de travail des paysans. L’heure est venue de penser à la mécanisation de l’agriculture. On ne peut plus faire l’économie de la mécanisation. Il faut que rapidement, nous envoyons des délégations dans les pays qui nous ont précédés (Brésil, Colombie) pour voir comment ils procèdent. S’ils ont des machines qui existent déjà nous les importerons à des prix concessionnels, à des frais supportables aux coopératives des paysans pour que vous puissiez travailler. C’est ce qui nous reste à faire.
Si nous continuons à laisser nos paysans travailler avec des machettes dans 15 ans, nous ne seront plus les premiers producteurs de café-cacao. Si nous n’avons pas de grandes superficies, c’est parce que nous travaillons à la machette, ce qui est très fatiguant. Donc il nous faut engager absolument la réforme du travail de la terre avec la mécanisation ; mais pas la réforme des produits de la terre. C’est ainsi que nous auront des jeunes planteurs qui vont s’installer.
Le troisième point que je voudrais aborder concernant les querelles. La guerre que nous subissons nous montre bien que nos petites querelles entre Bété et Baoulé sont inutiles. C’est comme quand tu te trouves à la maison avec ton frère que vous vous battez pour un morceau de viande ou un gobelet d’eau. Mais le jour où la maison brûle, vous n’avez plus le temps de penser à de petites choses parce qu’il y a un gros problème. Chacun cherche un seau d’eau pour éteindre l’incendie. A l’Ouest où j’étais récemment, Wobé, Bété, Baoulé se sont déplacés fuyant l’insécurité.
Mais pendant ce temps, leurs plantations qu’ils ont abandonnées sont occupées. Voilà donc un grand problème et j’espère qu’avec cette guerre, nous allons laisser de côté nos querelles inutiles pour nous occuper de l’essentiel. La guerre ne trie pas entre un Bété et un Baoulé. Si celui qui arrive veut s’emparer des plantations, il ne fait pas de sélection.
Je vous exhorte donc à l’unité de la Côte d’Ivoire, de la nation ivoirienne, au travail en commun pour que notre pays reste toujours le premier producteur de cacao au monde. Vous savez, on n’a plus de forêt classée. J’ai beaucoup de demandes pour déclasser la forêt de Taï qui n’en est plus une, parce que vous-mêmes, vous occupez des parcelles dans ces forêts. Il y a même des écoles, des dispensaires… Faisons attention. Notre richesse fondamentale qui est notre terre, notre ressource est en train de finir.
C’est dans la terre que nous prenons pour manger. C’est dans la terre que nous prenons pour vendre pour gagner de l’argent.
Chers Ivoiriens, mobilisons-nous pour protéger la terre, pour protéger la forêt, pour qu’après nous, nos enfants aient à manger, pour qu’après nous, nos enfants aient de la richesse. C’est ce message d’unité que je suis venu vous passer. Mais aussi un message d’espoir. La guerre est déjà passée. Certains me disent de faire un discours à Bouaké où à Korhogo pour dire que la guerre est finie. Je ne veux pas la faire et je vais vous expliquer pourquoi : "Moi je peux aller à Bouaké et à Korhogo et puis revenir. Mais si je vais à Bouaké c’est pour dire à tous ceux qui ont fuit Bouaké de revenir et regagner leurs maisons qui sont là. Mais si je vais à Bouaké pour dire que je suis un brave, ça ne veut rien dire, ça ne sert par les Ivoiriens. C’est pourquoi le jour où j’irai à Bouaké, ce sera la fin de la guerre. J’espère que ce sera pour bientôt.
Je suis aussi venu pour passer un message de travail. Nous ferons tout pour vous aider à travailler.
Je suis avec vous, les réformes ne sont pas terminées, nous ferons tout pour que vous ayez de plus en plus de pouvoir.
Chers amis,
Je suis heureux que vous ayez tenu ce séminaire, je suis heureux des conclusions que vous avez arrêtées. Je salue l’initiative de Nanan N’Doufou Kouakou II, le Roi de N’Zikpli pour avoir créé l’union.
La création de cette union est une bonne chose. Vous devez surveiller ceux qui gèrent le fruit de votre travail quotidien. L’un des grands points de cette réforme, ce sera l’assurance maladie pour que les paysans se soignent. Aujourd’hui, on voit des gens dès qu’ils sont malades, ils se rendent en Europe pour se soigner alors que ceux qui produisent les richesses n’arrivent pas à avoir une infirmerie pour se soigner ; ce n’est pas normal. C’est pour cela que j’ai décidé d’instituer l’AMU pour vous et pour vos enfants aussi. Et je serai toujours avec vous si Dieu nous prête longue vie.
Je vous remercie tous, et je déclare closes les journées de réflexion de l’Union Nationale des Producteurs du Café et Cacao de Côte d’Ivoire.
Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.
Propos recueillis par
Armand Bohui
Envoyé spécial à Yamoussoukro
Collaboration : Adépo