SENEGAL /COTE D'IVOIRE / MISSION PARLEMENTAIRE A ABIDJAN
Mardi 31 Mai 2005
Dans le cadre du renforcement des relations entre le Sénégal et la Côte d'Ivoire , une délégation parlementaire de haut niveau conduite par le 1er Vice-Président de l'Assemblée Nationale , M.Iba Der THIAM , a séjourné à Abidjan du 22au 28 Mai 2005 en vue :
- d'apporter à l'ensemble de la classe politique un message d'amitié , de fraternité et de solidarité dans cette quête inlassable de la paix et de la réconciliation
- d'apporter à leurs Homologues et le peuple ivoirien leur réconfort et leurs encouragements dans la voie choisie de la paix par toute la classe politique
- de remercier les autorités qui n'ont ménagé aucun effort pour assurer la protection des biens et des personnes de leurs ressortissants résidant en Côte d'Ivoire durant les graves évènements et depuis le déclenchement de la crise .
Cette délégation, la première du genre en Afrique a effectuer un déplacement à Abidjan , a rencontré des Autorités politiques en l'occurrence , S.E.M.BAMBA Mamadou , Ministre des Affaires Etrangères , S.E.M.KOULIBALY Mamadou , Président de l'Assemblée Nationale , M.Laurent DONA FOLOGO , Président du Conseil Economique et Social , S.E.M.KONE Youssouf , Grand Chancelier de l'Ordre National et M.Seydou Elimane DIARRA Premier Ministre.
En marge de ces audiences , des séances de travail se sont tenues à l'Assemblée Nationale avec les Groupes Parlementaires ou la sincérité dans la fraternité a prévalu dans les discussions .
Ce fut le lieu pour les Parlementaires ivoiriens de lancer un cri de coeur à leurs frères sénégalais et notamment à toutes les Autorités politiques , toutes tendances confondues , principalement S.E.Maître Abdoulaye WADE , Président de la République et celui dont l'entregent a permis l'arrêt des hostilités par la siganature d'un cessez-le-feu entre les belligérants.
Ces échanges ont permis de lever des incompréhensions entre les représentants des peuples des deux pays et de repartir sur de nouvelles bases .
A l'audience que S.E.M.Laurent GBAGBO , Président de la République a accordé aux Parlementaires , ceux-ci lui ont réitéré les encouragements de son Homologue et Frére , S.E.Maître Abdoulaye WADE dont le geste posé lors des obsèques de son père constitue le témoignage d'une fraternité vraie, a précisé le Chef de l'Etat ivoirien qui a par ailleurs ajouté qu'il effectura une visite officielle au SENEGAL , dans la période du 15 au 30 Juin 2005.
En effet , c'est une forte délégation de 23 Membres et composée de Ministres d'Etat , de Ministres et de personnalités marquantes de ce pays frère, conduite par S.E.M.Macky SALL , Premier Ministre du Sénégal qui a pris part à ces obsèques et le Président WADE avait fait don de la somme de 10 millions comme participation.
La fin du séjour de la délégation a été consacrée au déplacement à BOUAKE ou elle a eu une séance de travail avec les dirigeants des Forces Nouvelles en l'absence de M.Soro Guillaume , en mission à l'étranger.
Cette mission qui s'est effectuée par la route a donné l'occasion aux hôtes sénégalais de visiter la capitale politique ivoirienne , YAMOUSSOUKRO et l'Hôtel des DEPUTES en construction aisi que d'autres édifices et infrastructures.
S.E.Madame Fatimata TANOE TOURE , Ambassadeur , représentant la Côte d'Ivoire au Sénégal a pris une part active dans cette mission dont elle en a assuré les préparatifs .
C'est le lieu d'adresser nos infinis remerciements à tous ceux qui ont permis la réussite de cette mission plusieurs fois reportée pour raison de calendrier des deux Parlements .
Notre infinie reconnaissance aux Chefs de l'Etat sénégalais et ivoirien , ainsi qu'à la délégation parlementaire sénégalaise pour sa participation à la consolidation de la paix et à M.Pape DIOP , Président de l'Assemblée Nationale du Sénégal dont nous apprécions à sa juste valeur la solidarité agissante.
Côte d’Ivoire - Sénégal : La réconciliation est en marche... entre Abidjan et Dakar
Dimanche 29 Mai 2005
La délégation des parlementaires sénégalais qui séjourne à Abidjan depuis le dimanche 22 mai dernier a été reçue hier en audience, par le Président de la République, M. Laurent Gbagbo, au Palais présidentiel. Le moins qu’on puisse dire est que la visite des députés venus de Dakar porte déjà ses fruits. Et pour cause! “Le Président Gbagbo vient de nous annoncer qu’il va venir au Sénégal , rendre visite à son frère le Président Wade”, a déclaré à leur sortie d’audience, le professeur Iba Der Thiam, 1er vice président de l’Assemblée Nationale du Sénégal et chef de la délégation.
Une annonce qui a naturellement mis du baume au cœur des hôtes du Chef de l’Etat. “Cela nous a fait une très grande joie”, a lancé M. Thiam. D’autant que pour les députés sénégalais, quoique les relations entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal “ne souffrent aucun nuage, aucun malentendu ”, il faut les redynamiser, leur donner un nouveau souffle qui donnera un coup de fouet à la construction de la sous-région. “Il faut que les Présidents Laurent Gbagbo et Abdoulaye Wade continuent de se voir, de se parler, que les échanges entre les deux pays continuent, afin que nous puissions, sur l’ensemble des problèmes de la sous-région, élaborer des positions communes pour agir dans l’unité et la cohésion, au service de nos peuples respectifs”, a-t-il souhaité.
Il n’en fallait pas plus pour qu’il annonce les couleurs de la prochaine visite de Gbagbo à Dakar. “Le président du Sénégal, j’en suis sûr, lui réservera l’accueil qui sera à la hauteur de l’estime et de la considération que le Chef de l’Etat et le peuple sénégalais lui portent”, s’est-il réjoui. Avant de se féliciter de ce que le Président de la République de Côte d’Ivoire “a été extrêmement ému par la délégation que son homologue lui a envoyée”.
Le porte-parole des députés sénégalais a particulièrement salué les compétences et le savoir-faire de l’ambassadrice de Côte d’Ivoire à Dakar, Mme Fatoumata Tanoé Touré. Qui, selon lui, “a su acquérir la confiance du Sénégal en s’insérant dans le tissu économique, social, politique et culturel de ce pays”. C’est ce capital de confiance de l’ambassadrice que les parlementaires souhaitent que les deux pays mettent à profit.
Le professeur Iba Der Thiam a aussi rappelé qu’ils sont venus apporter le soutien et les encouragements du Sénégal aux autorités d’Abidjan sur la voie de sortie de crise sur laquelle elles se sont engagées. Non sans les remercier de la protection dont la communauté sénégalaise vivant en Côte d’Ivoire a été l’objet pendant les moments difficiles de la crise. La délégation sera reçue aujour-d’hui par les responsables des Forces nouvelles à Bouaké.
Source : Fraternité Matin No12163
SIGNATURE DE LA PLATEFORME DES HOUPHOUETISTES A PARIS / ALLOCUTION DE M.ALASSANE DRAMANE OUATTARA PRESIDENT DU RDR
Vendredi 20 Mai 2005
Monsieur le Président Henri Konan BEDIE, Président du PDCI- RDA, mon cher aîné
Monsieur le Ministre d’Etat Albert Mabri TOIKEUSSE, Président de l’UDPCI, cher jeune frère
Monsieur le Ministre d’Etat Kobena Innocent ANAKY, Président du MFA, cher jeune frère
Madame et Messieurs les Ministres d’Etat
Mesdames et Messieurs les Ministres
Mesdames et Messieurs les Députés
Mesdames et Messieurs les Présidents des Conseils Généraux
Mesdames et Messieurs les Maires
Chères militantes, chers militants
Chers invités
Chers amis
Nous sommes en train de vivre un grand moment de l’histoire de la Côte d’Ivoire.
L’acte que nous venons de poser va incontestablement changer le cours des choses dans notre beau pays. En effet, il marque notre volonté d’écrire ensemble une nouvelle page de l’histoire de la Côte d’Ivoire.
C’est un véritable pari sur l’avenir. Je vois dans cet événement exceptionnel une promesse de réconciliation et une nouvelle chance pour notre pays en proie au désespoir et à l’angoisse.
Cet acte est voulu et souhaité ardemment, car il répond à l’attente du peuple ivoirien résolu à en finir avec une politique qui conduit la Côte d’Ivoire au chaos et à la ruine.
Je me réjouis profondément que nous ayons apporté la preuve que lorsque l’essentiel est en cause, et c’est le cas, nous sommes capables de dépassement en nous mobilisant au delà de tout clivage pour agir ensemble.
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,
La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui n’est pas seulement une signature d’alliance politique, ce sont des retrouvailles entre des frères et des sœurs qui ont décidé de se retrouver pour ne plus se quitter, entre des frères et des sœurs qui partagent les mêmes valeurs.
Ce sont des retrouvailles entre membres de la même famille qui sont résolus aujourd’hui à puiser dans l’énergie du pardon la force de relever le défi de la réconciliation.
C’est aussi une invitation à tous nos compatriotes à s’inscrire dans la dynamique du pardon pour sortir de la parenthèse de sang et de misère.
Les retrouvailles que nous célébrons aujourd’hui sont possibles parce que en vrais patriotes, nous sommes déterminés à traduire dans les faits notre volonté de sortir la Côte d’Ivoire de l’abîme.
C’est pourquoi, Je voudrais rendre un hommage mérité à mon aîné, le Président Henri Konan BEDIE pour la part essentielle qu’il a prise dans la promotion et l’aboutissement de cette belle idée de rassemblement de la famille houphouëtiste.
Je salue également mes frères les Présidents Paul AKOTO YAO, Albert Mabri TOIKEUSSE et Kobena Innocent ANAKY pour avoir fait ce choix judicieux de l’union.
Cette rencontre a été facilitée par la dynamique créée par la coalition des partis politiques signataires de l’Accord de Linas-Marcoussis et des Forces Nouvelles regroupés au sein du G7. Je salue donc la contribution de mon jeune frère Guillaume SORO.
C’est au sein du G7 que les représentants de nos formations, nos militantes et nos militants ont réappris à se parler, à s’écouter, à s’apprécier et à lutter contre l’arbitraire et la barbarie.
Je tiens à cet égard à mentionner l’action résolue des membres du G7 en faveur de la paix, en particulier de son Président le Professeur Alphonse Djédjé Mady et de ses animateurs, notamment ma grande sœur Madame le Ministre Hortense Aka Anghui.
Ce rassemblement des Houphouëtistes au service de la paix est aussi le couronnement des efforts déployés depuis des mois par nos militantes et nos militants, tous convaincus de la nécessité de conjuguer nos forces pour donner une nouvelle chance à notre pays et pour lui offrir de nouvelles perspectives.
C’est donc votre œuvre à toutes et à tous, l’œuvre de chacune, de chacun d’entre vous présents dans cette salle.
Mesdames et Messieurs, chers amis,
Ce rassemblement est aussi placé sous le signe du souvenir et de la mémoire.
Si nous sommes ensemble c’est parce que nous sommes tous des enfants du Président Félix Houphouët- Boigny qui nous a enseigné toute sa vie la force de l’union et du pardon. C’est par cette filiation dont nous sommes si fiers que notre famille se retrouve.
Ensemble, nous venons de réussir à faire revivre ce grand chef charismatique qui continue de symboliser pour chacune et chacun la stabilité et la prospérité de la Côte d’Ivoire.
Le plus bel hommage que nous puissions lui rendre est de prendre l’engagement de continuer de nous inspirer de son exemple et nous le faisons ensemble aujourd’hui.
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,
Avec le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix, nous venons de nous doter d’un instrument politique de premier plan en vue de fixer un nouveau cap pour notre pays.
L’ambition de ce Rassemblement : c’est de développer dans la confiance retrouvée, un nouveau projet politique dont la finalité sera la satisfaction des besoins des Ivoiriens et le développement de la Côte d’Ivoire.
Nous pouvons atteindre cet objectif parce que nous disposons d’un cadre d’action commune pour construire une meilleure Côte d’Ivoire pour les nouvelles générations, pour enraciner la démocratie et la paix dans notre pays, pour promouvoir l’état de droit, pour redonner à la Côte d’Ivoire sa dignité et son rayonnement et la replacer dans l’axe de son destin régional et international
Il appartient maintenant à chacune et à chacun, de faire en sorte que le Rassemblement soit une réalité et qu’il soit vécu au quotidien dans nos villes, dans nos campagnes, surtout toute l’étendue du territoire ivoirien.
Nous avons tous l’impérieux devoir de nous mobiliser pour que les prochaines élections générales soient transparentes, régulières et libres.
Nous disposons d’un levier important pour rallier à nous la majorité des suffrages lors des prochaines élections générales parce que notre Rassemblement constitue une alternative sérieuse et crédible.
C’est ainsi que nous redeviendrons maîtres de notre destin, si nous savons rester unis et solidaires
.
Messieurs les Présidents,
Chères sœurs, Chers frères,
Je puis l’affirmer : la renaissance de la Côte d’Ivoire a déjà commencé, grâce à vous tous ici présents, par l’image que nous projetons ce matin.
J’ai confiance parce que le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix nous ouvre les portes de l’avenir.
J’ai confiance parce que nous sommes déterminés à réussir ce pari. Nous avons l’obligation de tout mettre en œuvre pour que la flamme de l’espérance que nous venons de rallumer ne s’éteigne jamais.
Je vous remercie.
Alassane Dramane Ouattara
SIGNATURE DE LA PLATEFORME DES HOUPHOUETISTES A PARIS / ALLOCUTION DE S.E.M.HENRI KONAN BEDIE PRESIDENT DU PDCI-RDA
Vendredi 20 Mai 2005
Monsieur le Président du Rassemblement des Républicains,
Monsieur le Président de l'Union pour la Démocratie et la Paix en Côte d'Ivoire,
Monsieur le Président du Mouvement des Forces d'Avenir,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs, Chers Frères et Sœurs militants Permettez que je félicite tous les orateurs qui m'ont précédé à cette tribune.
Ils ont évoqué avec brio la vie et l'oeuvre du grand homme Félix Houphouët-Boigny.
Ils ont surtout mis en exergue les valeurs cardinales qu'il a incarnées durant son combat pour l'avènement de la Côte d'Ivoire indépendante.
En conséquence, il serait fastidieux d'y revenir. Un instant suffit pour résumer ce qui a été dit et bien dit.
Mais avant de poursuivre, je vous prierais de vous lever pour consacrer quelques instants de silence à la mémoire de Félix Houphouët-Boigny qui nous a quittés voilà bientôt douze ans. Fondateur ingénieux de la Côte d'Ivoire moderne, le Président fut également l'apôtre infatigable de la paix.
Authentique Africain, il aimait l'Afrique comme on aime son pays. Bâtisseur obstiné de l'unité africaine, il a tant donné à ce continent, sans jamais mesurer ni sa peine ni ses moyens.
Homme de convictions profondes et rayonnantes, Félix Houphouët-Boigny s'est employé toute sa vie durant à soigner sans relâche sa communion avec Dieu, source précieuse et intarissable de son inspiration quotidienne.
Notre rassemblement de ce jour offre l'occasion de rendre également hommage à tous nos frères et à toutes nos sœurs qui ont perdu la vie à l'occasion des douloureux événements que notre pays connaît depuis le coup de force de décembre 1999.
Nous gardons présent à l'esprit le souvenir de leur courage, de leur générosité et de l'engagement héroïque dont ils ont su faire preuve, notamment lors des tristes événements de septembre 2002 et de mars 2004.
Leur sacrifice ne sera pas vain.
Mesdames et Messieurs,
Chers frères et sœurs,
Lors du sommet d'Accra III, mes frères Alassane Ouattara, Yao Akoto, Anaky Kobena m'ont fait l'honneur de me confier le soin de rassembler la famille des Houphouétistes afin qu'ensemble nous examinions les conditions dans lesquelles nous pourrions conjuguer nos efforts pour faire renaître notre pays.
Ce faisant, ils ont fait montre d'une lucidité politique qui mérite d'être rappelée et saluée. Dans la perspective de ce grand rassemblement, ils n'ont ménagé aucun effort et nous nous sommes rencontrés aussi souvent que nécessaire pour asseoir les bases de ce projet fédérateur.
Je tiens à remercier le comité de rédaction pour le sérieux avec lequel les travaux ont été conduits, de même que les organisateurs de cette cérémonie.
Nous remercions les autorités françaises qui ont permis la tenue de nos assises ici, au pays des droits de l'homme.
Nous voulons enfin remercier et féliciter tous nos militants et militantes non seulement pour leur compréhension mais encore pour l'enthousiasme et la ferveur avec lesquels ils ont accueilli notre projet commun.
Nous voici donc rassemblés pour concrétiser cette alliance politique qui est certes inspirée par les contingences actuelles mais aussi et surtout par la volonté commune d'organiser une collaboration sans faille entre nous sur les bases du pardon mutuel des offenses, de la réconciliation sincère, de la promotion du développement de la paix et de l'avenir que nous souhaitons.
En dépit du scepticisme affiché par certains observateurs, souvent mal intentionnés, sur la capacité commune à transcender nos clivages et nos ambitions, nous voici au rendez-vous de l'unité.
En effet, la cérémonie d'aujourd'hui est incontestablement un jalon essentiel, un pas décisif vers l'unité et la paix qui conditionnent notre retour aux affaires. Au demeurant, y a-t-il plus heureux présage que notre alliance voie le jour en cette année 2005 qui marque le centenaire de la naissance de l'illustre fondateur de notre grande famille politique.
L'Houphouétisme est une philosophie de l'action qui engage à reconnaître l'homme comme étant " la mesure de toutes choses ", la finalité de toute politique : il engage au respect de la vie comme don suprême de Dieu.
Par la pratique du dialogue, de la tolérance et de la vérité, l'Houphouétisme se nourrit principalement de la recherche obstinée de la paix sans laquelle aucune action de développement n'est possible, aucune vie n'atteint véritablement son plein épanouissement.
L'Houphouétisme est avant tout un message de fraternité, d'amour et d'espérance en des progrès partagés.
Voilà, Mesdames et Messieurs, les valeurs Houphouétistes que le peuple ivoirien attend de nous voir incarner.
Voilà ce qu'il espère de nous, nous qui nous assignons l'exaltante mission ou le devoir de le rassembler, de lui apprendre à pardonner, lui redonner le goût de vivre ensemble, la volonté de bâtir une nation nouvelle qui soit prospère, harmonieuse et solidaire.
Nous devons savoir nous hisser à la hauteur de cette mission et de la destinée de la Côte d'Ivoire, notre chère patrie, hélas aujourd'hui brisée, pillée et humiliée aux yeux des nations.
Mais, voyez-vous, guérir la Côte d'Ivoire implique que nous soyons extrêmement vigilants car des "loups", des gens et des agents pourraient tenter de nous diviser par de multiples stratagèmes .
Et même parmi nous pourraient surgir des esprits chagrins, revêtus du masque détestable d'un Houphouétisme désincarné, qui agiront dans l'ombre et de l'intérieur afin de ruiner les efforts de chacun et l'espérance de tous.
Guérir la Côte d'Ivoire, c'est mettre fin au règne de l'anarchie, de la haine, de la xénophobie, de la violence, du mensonge et de la mauvaise foi.
C'est mettre fin à la descente aux enfers de l'économie nationale. Mesdames et Messieurs, Face aux défis colossaux qui nous interpellent, sachons surmonter nos contradictions, nos ambitions personnelles pour recréer ensemble le climat de confiance, de paix, de fraternité et de solidarité qui a été le ferment de nos succès passés.
Rebâtissons la cohésion sociale et l'unité nationale qui ont de tout temps, constitué !e label de qualité de notre communauté de destin. Allons de l'avant en faisant fi des critiques stériles, des calomnies, des peurs et de tous les mauvais sentiments, décriés hier par le sage de Yamoussoukro. S'atteler à reconquérir et à faire fructifier l'héritage que nous a légué le Président Félix Houphouët-Boigny, voilà ce qui doit inspirer constamment nos pensées, nos actions et nos comportements quotidiens.
Mesdames et Messieurs,
L'accord que nous allons signer dans quelques instants, dénommé Plate-forme du Rassemblement des Houphouétistes, va au-delà de nos partis politiques pour s'ouvrir à tous ceux et à toutes celles qui désirent servir la Côte d'Ivoire afin qu'elle retrouve son unité, sa dignité et sa grandeur dans l'intérêt bien compris du peuple ivoirien, de la sous-région ouest-africaine et de l'Afrique. Appliquons-nous à signer, à vivre cet accord pour permettre à notre peuple de transcender les traumatismes profonds qu'il a subis. Bâtissons ensemble une nation debout, respectée et respectueuse des autres nations comme seuls savent le faire les enfants du Président Houphouët-Boigny.
VIVE LE RASSEMBLEMENT DES HOUPHOUETISTES, VIVE LA COTE D'IVOIRE, UNE ET INDIVISIBLE
Je vous remercie,
Henri Konan BEDIE
Président du PDCI-RDA
Paris, le 18 mai 2005
SIGNATURE A PARIS DE LA PLATEFORME DES HOUPHOUETISTES
Jeudi 19 Mai 2005
Préambule
Face aux nombreux blocages qui subsistent dans la mise en œuvre du processus de paix en cours et qui aggravent l'état de délabrement de la société ivoirienne et la déliquescence de son économie, il est apparu nécessaire, lors du sommet en juillet 2004 d'Accra (Accra III), aux leaders du RDR, le Président Alassane Dramane OUATTARA, de l'UDPCI, le Président Paul AKOTO YAO et du MFA, le Président Innocent ANAKY KOBENA, de faire appel au Président du PDCI-RDA, le Président Henri Konan BEDIE, en sa qualité de doyen et de dépositaire de l'héritage politique de Félix Houphouët-Boigny, pour qu'il prenne ses responsabilités en réunissant la famille des Houphouëtistes.
En conséquence, après Accra III, des rencontres ont eu lieu à Daoukro et à Paris, en vue d'approfondir l'idée des promoteurs d'initier une dynamique nouvelle : " le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP).
Pour les Partis Politiques précités, la nécessité de sauver la Côte d'Ivoire des périls qui la menacent depuis cinq ans, rend urgentes la recherche de nouveaux paradigmes, la promotion de nouveaux modèles de comportement politique, de gestion des conflits, d'exercice de l'autorité et de la souveraineté nationale, toutes choses qui préservent l'unité et la cohésion de la Nation et qui rétablissent son image et son rang sur l'échiquier international.
C'est ainsi que les Partis Politiques signataires de la présente plate-forme ont décidé de surmonter leurs divisions, de faire table rase du passé et de leurs ressentiments, dans le pardon mutuel des offenses.
Par ce Rassemblement, il s'agit de construire une plate-forme politique fondée sur les valeurs mises en avant par le Président Félix Houphouët-Boigny pour résoudre les conflits de tous ordres vécus par la Nation sous son régime, à savoir : la tolérance, le dialogue, la recherche constante du compromis et de la paix.
Ce Rassemblement est ouvert à tous les Partis Politiques et à toutes les personnalités politiques qui partagent les idéaux du Président Félix Houphouët-Boigny.
Ce recours à Félix Houphouët-Boigny, à sa pensée et à son action, devra se traduire par l'adhésion de toutes les parties prenantes à la présente plate-forme qui cristallise les idéaux et les valeurs qui l'ont guidé.
L'Houphouetisme
L'Houphouétisme englobe la pensée, l'œuvre et l'action politique du Président Félix Houphouët-Boigny. C'est un système cohérent d'idées et de choix qui ont servi de boussole à son entreprise d'édification de la Nation ivoirienne et à la conduite des affaires de l'Etat, au plan national et international.
Imprégné et instruit des réalités ivoiriennes et africaines, Félix Houphouët-Boigny s'est toujours refusé à plaquer sur celles-ci les clivages et les schémas à trop fortes connotations idéologiques. Il s'est référé, de façon constante, aux vertus de la tolérance, du dialogue et de la recherche du compromis. Il a choisi d'être, en toute circonstance, l'apôtre de la paix. " La paix, disait-il, n'est pas un vain mot mais un comportement ".
Une telle vision politique aura permis à la Côte d'Ivoire quarante ans de stabilité politique, de développement économique continu et de paix sociale.
Sur le plan de la pensée et de l'action, le président Félix Houphouët-Boigny a toujours récusé le confort intellectuel des logiques tranchées. C'est pourquoi il n'a jamais hésité à tirer profit des expériences les plus variées et à s'inspirer de celles qui ont paru efficaces.
Cette démarche, faite de synthèses originales, de la recherche du " juste milieu ", est aussi un " pragmatisme raisonné ". Elle se caractérise par son sens de la pondération, par une patience calculée, une conscience aiguë de l'efficacité par la souplesse de l'approche, un aménagement progressif des situations, sans jamais perdre de vue l'objectif ni faiblir dans l'exercice de l'autorité.
Son choix pour la négociation, la conciliation et la réconciliation explique la recherche constante et patiente du consensus comme mode de résolution démocratique des contradictions et des conflits. A cette démarche essentielle, Félix Houphouët-Boigny allie constamment la fraternité et le pardon de l'offense.
La recherche d'un futur souhaitable a conduit Félix Houphouët-Boigny à placer la conduite de la Nation sous le signe de l'Union, de la Discipline et du Travail. Ainsi il considérait comme de haute priorité le développement national dans l'ouverture et l'interdépendance des peuples et des Nations.
Les Partis signataires de la plate-forme du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) s'engagent à s'inspirer de l'oeuvre inestimable du Père de la Nation, le Président Félix Houphouët-Boigny, afin de construire, pour les générations nouvelles, un autre avenir et faire fructifier son héritage pour replacer la Côte d'Ivoire dans l'axe de son destin régional et international.
Les objectifs de la plate-forme
Dans leur volonté de restaurer l'autorité de l'Etat, l'image et la dignité de la Côte d'Ivoire, le fonctionnement régulier des Institutions de la République et de redresser l'économie nationale, les Partis Politiques adhérant aux idéaux et valeurs de l'houphouëtisme sont convenus des dispositions contenues dans la présente plate-forme, à savoir :
-œuvrer ensemble pour rétablir la Démocratie, renforcer le respect des droits de l'Homme, et de la vie humaine, consolider la justice égale pour tous en combattant l'impunité ;
-maintenir l'intégrité de l'Etat, le respect des institutions républicaines, en faisant en sorte que les forces de défense et de sécurité ne s'écartent pas de leur mission républicaine ;
-promouvoir la bonne gouvernance politique, économique et sociale ;
-combattre l'embrigadement et l'instrumentalisation de la jeunesse ainsi que la constitution de milices armées ;
-recourir au dialogue et non à la violence pour le règlement des conflits ;
-éviter tous propos et comportements facteurs de discrimination et d'exclusion ;
-développer une culture de la tolérance fondée sur le pardon des offenses, afin de créer les conditions de la paix et de la réconciliation nationale ;
-s'attacher à promouvoir et à mettre en œuvre les mesures constitutionnelles, législatives et réglementaires propices à l'organisation d'élections justes, libres, crédibles, transparentes et ouvertes à tous ;
-inviter l'ensemble de la population nationale à respecter les principes, lois et règlements de la République, en évitant d'attiser et d'entretenir les haines communautaires (ethnique ou religieuse) ;
-promouvoir une économie libérale à visage humain ;
-relever les défis du monde agricole, de l'éducation nationale, de l'emploi, de la sécurité et de la santé publique ;
-donner aux populations les moyens de leur promotion professionnelle et sociale ;
-réclamer la neutralité et l'impartialité du service public que sont les médias d'Etat.
Les partis du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) visent comme objectif principal la conquête et l'exercice du pouvoir d'Etat par la victoire à la présidentielle de 2005 et l'obtention d'une majorité parlementaire. Ils s'engagent à tout mettre en œuvre pour :
•Une stratégie efficace de candidature à la présidentielle ;
•Une stratégie de candidature concertée ou commune pour les élections législatives ;
•Une stratégie de liste concertée aux autres élections ;
•La création d'une coordination des structures en charge des élections.
•L'élaboration d'un programme commun de gouvernement ;
Pour l'élection présidentielle, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) reconnaît à chaque parti le droit de présenter son candidat au premier tour. Cependant, les Partis du Rassemblement des Houphouëtis-tes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) s'engagent à soutenir, au second tour, le candidat arrivé en tête des Partis signataires de la Plate-forme.
Concernant les élections législatives, les Partis du RHDP s'engagent à définir une stratégie de candidature concertée ou commune pour avoir une majorité confortable à l'Assemblée Nationale, en vue de la mise en œuvre de leur programme commun.
Pour les élections municipales et des Conseils généraux, les Partis du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) s'engagent à arrêter une stratégie de liste concertée.
Les Partis du Rassemblement des Houphouëtistes s'engagent également à mettre en place une coordination de leurs structures en charge des élections pour le suivi des processus électoraux, jusqu'à la proclamation des résultats.
En cas de victoire à l'élection présidentielle, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) engage ses membres à gouverner ensemble dans un esprit d'équité et de responsabilité.
Les moyens du rassemblement pour la conquête du pouvoir d’état
Pour atteindre leurs objectifs majeurs, les Partis du Rassemble-ment des Houphouëtis-tes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) s'engagent fermement à utiliser tous les moyens démocratiques prévus par les lois et règlements en vigueur.
Pour ce faire, ils sont déterminés à poursuivre leurs efforts en vue de :
-l'adoption de l'ensemble des textes issus des Accords de Linas-Marcoussis, d'Accra II, d'Accra III et de Pretoria, conformément à l'esprit et à la lettre desdits Accords ;
-la mise en œuvre rapide du programme de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion (DDR) ;
-le fonctionnement effectif du gouvernement de réconciliation nationale ;
-la création, sur l'ensemble du territoire national, d'un climat propice au retour de la paix et de la stabilité;
-l'implication majeure de l'ONU dans l'organisation des prochaines élections dans les délais constitutionnels ;
-l'indemnisation des populations ivoiriennes victimes de la guerre civile, des populations expulsées et/ou expropriées lors et à la suite des événements de décembre 1999 à novembre 2004, des Partis politiques dont les sièges ont été pillés et détruits et des personnalités politiques dont les biens meubles et immeubles ont été saccagés ;
-l'identification des populations et de la délivrance d'une carte nationale d'identité à chaque Ivoirien ;
-la définition consensuelle du mode d'établissement de la nouvelle liste électorale et des documents électoraux ;
-la lutte contre l'impunité et la traduction en justice de tous les auteurs de violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire et de tous ceux qui incitent à la haine, à la violence et à la xénophobie.
Les Partis politiques signataires de la présente plate-forme s'engagent également, dans l'opposition au pouvoir en place, à mener sans provocation la lutte dans la solidarité et la coordination étroite qui devront se traduire par :
-une réaction concertée en cas d'agression ;
-l'appui aux réformes engagées à Linas-Marcoussis, à Accra et à Pretoria;
-la dénonciation de la volonté du pouvoir de porter atteinte à la transparence du scrutin et de retarder les échéances électorales ;
-la poursuite de la dénonciation des exactions perpétrées par les escadrons de la mort, les milices et les forces armées parallèles qui tuent et contraignent à l'exil forcé certains citoyens ;
-la défense du droit de vote des Ivoiriens dans toutes les régions du territoire national où ils sont établis.
Les Partis signataires demandent à la communauté internationale d'aider au désarmement des belligérants conformément au processus DDR, de faciliter la réunification rapide du territoire national en apportant sa contribution à l'apaisement de la situation et à l'instauration d'un climat propice à l'organisation d'élections justes, transparentes, ouvertes et crédibles.
Les Partis signataires demandent également au Gouvernement de Réconciliation Nationale de procéder au désarmement et au démantèlement des milices, de prendre des mesures appropriées pour rétablir la sécurité et la libre circulation des personnes et des biens.
Conclusion
Le Rassemblement des Houphouë-tistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) réaffirme son attachement à la conquête du pouvoir d'Etat par la voie des urnes et à son exercice de façon démocratique ;
Le Rassemblement des Houphouë-tistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) réaffirme, en outre, son attachement à l'organisation d'élections justes, libres, crédibles, transparentes et ouvertes à tous ;
Le Rassemblement des Houphouë-tistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) s'oppose énergiquement à l'organisation d'élections anticipées et à toute velléité tendant à organiser les prochaines élections générales sur une partie du territoire national ;
Le Rassemblement des Houphouë-tistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) rappelle avec insistance que la réalisation des objectifs poursuivis nécessite la cohésion dans les actions que les Partis membres entendent conduire ensemble dans la sincérité, la bonne foi et la loyauté de tous ;
Le Rassemblement des Houphouë-tistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) invite ses membres à respecter les engagements pris dans le cadre de la présente alliance, en dépit des vicissitudes de la vie politique.
Le Rassemblement des Houphouë-tistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) est ouvert à tous les Partis Politiques et à toutes les personnalités politiques qui partagent les idéaux de paix, de tolérance et de dialogue du Président Félix Hou-phouët-Boigny.
Les Partis Politiques signataires de la présente plate-forme prennent l'engagement de se donner les moyens de traduire cette nouvelle alliance dans la réalité quotidienne en menant auprès de leurs militantes et militants une campagne d'explication nationale sur le bien fondé de ce rassemblement.
Ainsi, ils décident de faire preuve de responsabilité en évitant tout acte, tout comportement ou tout propos de nature à porter préjudice à ce rassemblement et à nuire à la cohésion nationale.
Dans le même esprit, les partis signataires de la présente plate-forme demandent à la Commu-nauté internationale de prendre sa part dans le renouveau de la Côte d'Ivoire en aidant au retour à la paix et à la stabilité et en apportant son concours en vue du redressement du pays conformément aux engagements pris, notamment, à la Conférence de Kléber, en Janvier 2003, à Paris.
Enfin, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) s'engage à maintenir un contact permanent avec l'ONU, la communauté internationale, l'Union Africaine et la CEDEAO et leur demande de soutenir la nouvelle alliance en Afrique, en Europe, aux Etats-Unis et dans le monde.
Pour la mise en œuvre de la présente plate-forme, les Partis membres du Rassemblement des Houphouë-tistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) adopteront une annexe définissant les différentes modalités qui doivent concourir à la réussite de leur action commune, dans l'union, la cohésion et la fraternité.
Fait à Paris, le 18 mai 2005
LES PARTIS POLITIQUES SIGNATAIRES
Pour le MFA
Kobena I. ANAKY
Pour le RDR
Alassane Dramane OUATTARA
Pour l'UDPCI
Albert Mabri TOIKEUSSE
Pour le PDCI-RDA
Henri Konan BEDIE
COTE D'IVOIRE / RECONSTRUCTION DU PAYS / RENCONTRE DU CHEF DE L'ETAT AVEC DES MINISTRES ET DES DIRECTEURS D'ADMINISTRATION CENTRALE
Mercredi 18 Mai 2005
Le Chef de l’Etat a rencontré hier des ministres et des responsables de certaines directions centrales.
Voici le communiqué du porte-parole de la Présidence sur des questions d’interêt national.
Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO, a convoqué et présidé les 10, 11 et 13 Mai 2005, des rencontres avec :
Le Ministre d’Etat, Ministre des Mines et de l’Energie ;
Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale, assurant l’intérim du Ministre d’Etat, Ministre de la Communication ;
Le Ministre d’Etat, Ministre de la Santé Publique ;
Le Ministre de l’Education Nationale ;
Le Ministre de la Fonction Publique et de l’Emploi
Le Président du Conseil d’Administration de la SODECI et de la CIE ;
Le Groupement des Produits Pétroliers (G.P.P.) ;
La Direction de la Gestion des Stocks des produits pétroliers de Côte d’Ivoire (GESTOCI) ;
La Direction de la Radio Télévision Ivoirienne (RTI) ;
Le Comité National de Pilotage pour le Redéploiement de l’Administration (CNPRA).
Ces réunions se sont déroulées en présence de Messieurs :
SOKUPA Salomon, Représentant du Médiateur de l’Union Africaine dans la crise ivoirienne, Son Excellence Monsieur THABO M’Béki.
Allan DOSS, Représentant Spécial adjoint du Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies, Monsieur KOFI Annan ;
Abdoulaye MAR Dièye, Résident Permanent du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en Côte d’Ivoire ;
A tous les ministres et aux responsables des sociétés qu’il a convoqués, le Président de la République a demandé de faire une projection dans le futur immédiat et de l’informer des dispositions que chacun d’eux a prises ou entend prendre pour la reprise de la vie quotidienne normale dans les zones sous occupation rebelle dès que le désarmement aura commencé.
Le Président de la République, après avoir informé ses interlocuteurs de sa volonté de poursuivre ces réunions avec d’autres départements ministériels et d’autres sociétés remplissant des missions de service public, leur a expliqué que l’objectif qu’il poursuit était de faire en sorte que non seulement les besoins de base des populations soient satisfaits dès la réunification, mais que les différents intervenants dans la satisfaction de ces besoins de base ne travaillent ni dans la dispersion, ni dans la précipitation .
En réponse, les interlocuteurs du Président de la République ont pris la parole pour lui faire part de l’état des lieux dans la zone occupée, mais également dans la zone sous contrôle gouvernemental après plus de deux ans de crise.
Ainsi :
¬La CIE, la SODECI, la GESTOCI et le GPP ont informé le Président de la République de leurs préoccupations essentielles :
1.la question de la sécurité et de la libre circulation de leurs équipes de travail sur l’ensemble du territoire ;
2.la reprise des activités de ces entreprises dans la zone sous contrôle de la rébellion ;
3.le rétablissement des services de facturation et de recouvrement de cette zone ;
4.les besoins de réhabilitation de leurs installations de production dans le Nord et dans l’Ouest;
5.l’extension des réseaux dans la capitale politique Yamoussoukro.
6.De façon plus spécifique,
l La SODECI a fait état de l’augmentation des installations de production d’eau dans la zone gouvernementale. En effet, eu égard à la pression démographique du fait du déplacement des populations de la zone rebelle vers la zone gouvernementale qui s’ajoute à la croissance démographique interne, la consommation d’eau à Abidjan est passée de 300 000 m3/jour à 450 000 m3/jour.
lLa GESTOCI a fait le point au Président de la République des énormes pertes qu’elle a subies sur son dépôt pétrolier de Bouaké.
¬Le Directeur Général de la RTI a décrit l’impact de la guerre sur les installations de sa société. C’est ainsi que sur les treize (13) centres émetteurs en zone assiégée quatre (4) (Niakara, Toulépleu, Dabakala, Touba) ont été totalement détruits.
Pour permettre à cette structure de faire face aux enjeux que constitue la couverture de tout le territoire national par la RTI pendant la campagne électorale à venir, le Directeur Général a proposé un programme d’urgence prévoyant :
1.la reconstruction des centres émetteurs détruits en zone assiégée ;
2.la réhabilitation de tous les autres centres dégradés;
3. la restauration des bâtiments et l’acquisition de nouveaux équipements de diffusion ;
4. le perfectionnement du personnel aux technologies nouvelles.
Après avoir pris acte de ce programme, le Président de la République a rappelé au Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale, assurant l’intérim du Ministre de la Communication et au Directeur Général de la RTI, le contenu du point 11 de l’accord de Prétoria exigeant la couverture immédiate de l’ensemble du territoire national par les émissions de la RTI, de même que sa ferme volonté de voir cette couverture être maintenue pendant toute la durée de la campagne électorale, afin que chaque candidat puisse parler à chaque ivoirien où qu’il se trouve sur le territoire national.
¬Le Ministre de la santé, quant à lui, a exposé au Président de la République que les effets de la crise militaro-politique sur le système sanitaire sont importants et a révélé que 67% des infrastructures sanitaires en zone occupée ne sont plus fonctionnelles.
lPour le personnel, il faudra rechercher et redéployer 1 354 agents, soit 67,80% des 3 500 agents tous corps confondus, en poste avant le conflit dans la zone occupée.
lPour les établissements sanitaires de premier contact, 454 établissements, soit 77,24% ne sont plus fonctionnels.
Le Ministre de la santé publique a fait part au Président de la République de l’aptitude de ses services à être opérationnels dès le début du désarmement si les moyens lui sont donnés et si la sécurité du personnel et du matériel est assurée. Le Président de la République lui a demandé de tenir prêtes les décisions nominatives de redéploiement et de préparer un plan de restauration de ses services tenant compte d’un déblocage progressif des moyens.
¬Le Ministre de l’Education Nationale, a fait l’état des lieux de l’Ecole ivoirienne tant en zone gouvernementale où les classes sont surchargées qu’en zone assiégée où l’augmentation de la demande de scolarisation et la coexistence de deux promotions d’élèves non évalués rendent plus qu’urgente la réhabilitation des anciens établissements et la construction de nouvelles classes.
Il a par ailleurs fait état au Président de la République du déficit en enseignants de Mathématiques.
Face à ces difficultés le Ministre a fait plusieurs propositions :
1.l’acquisition par achat de trois lycées de grande capacité ; le Lycée Charles De Gaule (Bouaké Belle-ville), le Lycée Moderne Ajavon (Gagnoa) et le Lycée les Cours Sociaux (Abidjan-Abobo) pour désengorger les classes ;
2. l’évaluation des deux promotions d’élèves 2002-2003 et 2003-2004 des zones sous occupation rebelle, avant la prochaine rentrée scolaire pour uniformiser la rentrée scolaire 2005-2006 ;
3.le recrutement immédiat pour la rentrée 2005-2006 de mille (1000) enseignants (du primaire et du secondaire) sur les quatre mille (4000) annoncés, et la formation d’enseignants en général et des enseignants en mathématiques en particulier à l’Ecole Normale Supérieure pour combler le déficit constaté
Sur l’ensemble de ces points, le Président de la République a instruit le Ministre d’améliorer son programme par :
1.le maintien en activité des enseignants de Mathématiques appelés à faire valoir leur droit à la retraite cette année
2.si nécessaire le rappel à l’activité de ceux de ces enseignants qui viennent d’être mis à la retraite.
3.la réinstauration à l’Ecole Normale Supérieure des mesures attrayantes pour inciter les étudiants à l’étude et à l’enseignement des mathématiques.
Le Président de la République a par ailleurs demandé au Ministre de prendre toutes les dispositions aux fins:
1.d’autoriser dans la zone sous contrôle rebelle l’inscription au CPI des enfants non scolarisés jusqu’à l’âge de neuf (9) ans
2.d’assurer la gratuité des manuels scolaires du CPI jusqu’en Terminale.
Le Président de la République a enfin fait part à l’assistance de sa décision de construire dès la paix retrouvée trois grands lycées- filles à Korhogo, à Bondoukou et à Odienné pour donner un coup de fouet à la scolarisation des filles
¬Le Ministre de la Fonction Publique et de l’Emploi, coordonnateur du Comité National de Pilotage pour le Redéploiement de l’Administration (C.N.P.R.A.), a fait le point de l’opération pilote du redéploiement de l’Administration dans la zone Ouest où quatre mille (4000) fonctionnaires représentant 14,81% de l’ensemble ont déjà été redéployés avec succès.
Il a également fait la projection sur le redéploiement des vingt trois autres mille (23 000) fonctionnaires dans les autres zones sous contrôle rebelle.
Le Ministre a insisté sur la volonté du CNPRA de poursuivre le redéploiement de la totalité des fonctionnaires et agents de l’Etat dès le début du désarmement afin que celui soit mené par un organisme expérimenté et que les opérations soient parfaitement coordonnées.
Au total, les Responsables des départements ministériels et des sociétés remplissant des missions de service public entendus par le Chef de l’Etat l’ont assuré des aptitudes de leurs services à faire face immédiatement dès le début du désarmement aux exigences d’une vie quotidienne normale.
DESIRE TAGRO
Porte-parole
de la Présidence de la République
GAMBIE / TOURNOI DE FOOTBALL DES CADETS COTE D'IVOIRE-GHANA
Mercredi 18 Mai 2005
L’équipe nationale cadette de Côte d’ivoire ne jouera pas la finale de la 6è coupe d’Afrique des nations des cadets. Elle a été éliminée hier (2-0) par son homologue ghanéenne qui l’a eue à l’usure après les prolongations. Les deux formations se sont neutralisées (0-0) pendant le temps réglementaire. Le premier quart d’heure de la prolongation a été également épuisé avant que la puissance physique des jeunes Ghanéens ne fasse la différence.
Deux réalisations de Abubakary (115 ème) et de Agyeman (118èmn) ont suffi au grand bonheur des Black Starlettes. Sur la première réalisation ghanéenne, le portier ivoirien et son dernier défenseur hésitent sur un ballon. Abubakary qui rodait dans les parages en profite pour ouvrir le score pour son pays. Le second but est un lobe parfait de Agyeman qui compte maintenant quatre buts dans cette compétition.
Les Eléphanteaux ne peuvent plus rêver à la finale, mais ils peuvent toujours se permettre d’y croire quant à une éventuelle participation au prochain mondial de cette catégorie. Ils joueront la 3ème place contre la Gambie ou l’Afrique du Sud. Puisque l’Afrique aura trois représentants à la coupe du monde des cadets qui aura lieu au Pérou. Le Ghana a déjà remporté à deux reprises cette épreuve. En 1995 et en 1999. Les jeunes Ghanéens joueront leur 3eme finale en six éditions. Un record.
Pape Diallo
(source télévision malienne)
SENEGAL / 117EME PELERINAGE AU SANCTUAIRE MARIAL DE POPONGUINE
Mardi 17 Mai 2005
Le 117ème pélerinage au sanctuaire marial de Poponguine situé à environ 76 kms de Dakar a eu lieu le jour de la Pentecôte célébrée dans la ferveur religieuse en présence d'une forte délégation gouvernementale conduite par M.Ousmane N'GOM , Ministre d'Etat , Ministre de l'Intérieur .
Dans son homélie , Monseigneur Adrien SARR , Archevêque de Dakar a exhorté la classe politique dans son ensemble à prier et à adopter des comportements pacifiques pour que le Sénégal vive dans l'union , la fraternité et la sérénité.
Il faut également souligner la participation à cette rencontre religieuse de délégations venues de la Gambie , de la Guinée-Bissau.
COTE D'IVOIRE / FIN DU SEMINAIRE DU DDR TENU A YAMOUSSOUKRO
Mardi 17 Mai 2005
Dans le cadre du séminaire consacré au programme national DDR (PNDDR) et en marge des travaux en commission, les chefs d’état-major (CEM) des FDS et des FAFN accompagnés de certains proches collaborateurs, ont eu une séance de travail en vue de décider d’un chronogramme d’actions relatif à la refondation et la restauration des Forces de défense et de sécurité, conformément au mandat qui leur a été assigné par l’Accord de Pretoria.
Au terme de cette séance de travail, trois grands points se dégagent.
I. De la mise en œuvre des dispositions légales Après discussions, les CEM conviennent de marquer leur volonté de paix en proposant au Gouvernement de Réconciliation nationale (GRN) :
1. la mise en œuvre de dispositions légales dont l’épicentre demeure la loi n°2003-309 du 8 août 2003 portant amnistie. Cette mise en œuvre devra se traduire par la prise des décrets et arrêtés d’application visant le rétablissement dans leurs droits des membres des FDS actuellement membres des FAFN (FDS-FAFN) et des membres des FDS déserteurs et exilés.
2. La prise d’arrêtés instituant la Commission pour l’étude relative à la Refondation et à la Restauration (C2R) des Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (FDSCI).
La C2R est placée sous l’autorité du Premier ministre.
3. La prise d’un arrêté portant mesures transitoires. Ces mesures transitoires concernent le retour des exilés, des déserteurs.
4. La nouvelle posture des forces sera décidée en réunion quadripartite. Ces dispositions devraient être exécutées dans la période du lundi 16 mai au dimanche 29 mai 2005.
Parallèlement, les CEM souhaitent voir engager l’audit des FDS et des FAFN dans la période du 23 mai au 12 juin 2005.
Cet audit consiste en l’identification des personnels, des matériels et des structures des FDS et des FAFN, en prévision du processus DDR, mais également pour fournir des données aux travaux de la C2R.
Afin de gagner des délais, les CEM proposent au GRN de demander l’appui des experts de la médiation.
II. De l’étude du schéma de Refondation et de restauration des FDSCI La C2R, visée au point I du présent document se mettra au travail dès la signature de l’arrêté la consacrant.
Elle disposera d’une période initiale de trois mois, courant du 30 mai au 30 août 2005 pour livrer ses conclusions.
Les travaux de la C2R porteront sur :
1. La définition du type d’armée
2. Les missions
3. Le format
4. L’organisation en termes de structures et de fonctionnement
5. Les critères d’appartenance et de recrutement
6. Les dispositions transitoires.
7. La trame de la loi de programmation militaire.
Cette liste n’est pas exhaustive, de sorte que la C2R pourra traiter de toute autre question connexe.
III. De la mise en place des FDS refondées et restaurées Les CEM proposent un délai de deux semaines (du 8 au 22 septembre 2005) pour produire les documents relatifs aux FDS refondées et restaurées et leur mise en place à partir du lundi 26 septembre 2005.
Au total, les CEM notent la bonne ambiance, l’esprit de fraternité et de construction ayant caractérisé cette séance de travail.
Ils adressent leurs vifs remerciements au général Shilubane de la médiation qui n’a ménagé aucun effort pour concilier des positions parfois divergentes.
Les CEM expriment à nouveau leur volonté de voir la Côte d’Ivoire réunifiée dans la paix, la concorde et la cohésion nationale, au profit de ses populations.
Le Colonel Major Philippe Mangou Chef d’état-major des Armées
Le Col Soumaïla Bakayoko
Chef d’état-major des FAFN
COTE D'IVOIRE / FIN DU SEMINAIRE DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN / L'APPEL DE GRAND-BASSAM
Mardi 17 Mai 2005
En octobre 2000, nous sortions tous dans la rue pour donner corps à notre espérance en restituant à Laurent Gbagbo sa victoire électorale et en en faisant le premier président de la Deuxième République.
Contre toute attente, 18 mois à peine après l'avènement de Laurent Gbagbo au pouvoir, alors que la mise en œuvre de son programme de gouvernement redonnait espoir aux Ivoiriens, une guerre aussi injuste qu'absurde était imposée à la Côte d'Ivoire le 19 septembre 2002.
Revenu courageusement d'Italie pendant que le pays était en feu, Laurent Gbagbo trouva le peuple debout, prêt à assumer son destin et à relever le défi.
Ivoiriennes et Ivoiriens de toutes conditions sociales, du Nord, du Centre, de l'Ouest, du Sud, de l'Est, vous vous êtes levés comme un seul homme pour dire non à l'avilissement, non à l'oppression, non à la guerre civile.
Près de trois ans durant, votre résistance, notre résistance a forcé l'admiration du monde entier et permis d'expérimenter ce qu'un peuple est capable de faire quand il est rassemblé autour de son leader.
Le Front populaire ivoirien félicite et remercie tout le peuple ivoirien pour cette extraordinaire mobilisation qui donne un autre cours à l'histoire de notre nation.
Le Front populaire adresse ses vœux de prompt rétablissement aux blessés et aux traumatismes de cette guerre.
Il s'incline respectivement une fois de plus et salue avec déférence la mémoire de tous les Ivoiriens tombés au champ d'honneur.
Aujourd'hui, nous sommes appelés pour le 30 octobre prochain à élire notre président.
Le Front populaire ivoirien, instruit par ses deux années de guerre et habité par un esprit patriotique collectif et de réconciliation vraie, appelle tous les Ivoiriens à un autre sursaut national.
Ivoiriennes et Ivoiriens, de quelque parti politique, région, syndicat, association, confession religieuse que nous soyons, sachons que l'heure de notre délivrance est enfin arrivée. Taisons nos rancœurs, nos colères, nos frustrations, transcendons nos peurs, ignorons nos angoisses, car l'enjeu de l'élection présidentielle du 30 octobre 2005 dépasse toute question personnelle, toute différence partisane, ethnique, religieuse pour embrasser notre destin commun, celui d'une Côte d'Ivoire totalement libre et souveraine et qui veut prendre dignement sa place dans le concert des nations.
C'est pourquoi, Ivoiriennes, Ivoiriens, nous devons nous unir pour affirmer à nouveau notre volonté de prendre en main notre destin.
Le Front populaire ivoirien, réuni en séminaire les 13 et 14 mai 2005 à Grand-Bassam, lance un appel au rassemblement de tous autour de la candidature de Laurent Gbagbo à l'élection présidentielle d'octobre 2005, pour restaurer la dignité de la Côte d'Ivoire et lui ouvrir la voie à un développement profitable à tous.
Haut les cœurs !
Fait à Grand-Bassam,
le 14 mai 2005
Le séminaire
COTE D'IVOIRE / PROCESSUS DE PAIX / DESARMEMENT / SIGNATURE D'UN ACCORD ENTRE FORCES ARMEES NATIONALES ET FORCES NOUVELLES
Dimanche 15 Mai 2005
L`armée loyaliste et la rébellion ivoirienne ont signé samedi à Yamoussoukro (centre) un accord fixant les modalités pratiques du désarmement des belligérants en Côte d`Ivoire, a constaté un journaliste de l`AFP.
Ce processus de désarmement démarre ce jour par des opérations de sensibilisation auprès des combattants, selon l`accord.
Les Chefs d`Etat-Major des Forces Armées Nationales de Côte d`Ivoire (FANCI), le colonel-major Philippe Mangou, celui des Forces Nouvelles (ex-rébellion) le colonel Soumaïla Bagayoko ainsi que le président de la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertionAlain Donwahi ont signé trois (3) documents dont ceux fixant les règles et la chronologie du désarmement des combattants ivoiriens, une des questions cruciales de la crise que traverse la Côte d`Ivoire.
Un document sur la restructuration de l`armée ivoirienne a également été signé.
"Le chronogramme débute dès aujourd`hui (samedi) par des opérations de sensibilisation des combattants", a dit M. Donwahi.
Il a précisé que "la réhabilitation des sites de cantonnements" devrait "s`étaler du 24 mai au 14 juin", tandis que du 5 au 27 juin "commenceront" les préregroupements et les identifications des combattants.
"Les opérations de désarmement et démobilisation se dérouleront du 27 juin au 10 août", a ajouté le président le CNDDR, en charge du dossier.
"Au terme de deux semaines de travail intensif, nous nous sommes acquittés de la tâche qui nous a été confiée par le Premier ministre" du gouvernement de réconciliation nationale Seydou Diarra, a affirmé M. Donwahi.
"Les travaux ont été difficiles mais fraternels, la pression était forte, le résultat est probant", a-t-il ajouté.
La rencontre était organisée par la CNDDR, institution gouvernementale ivoirienne, en charge de l`élaboration et de la mise en oeuvre du programme du DDR
Elle fait suite à une semaine de discrètes négociations menées à Abidjan entre les FN et les FANCI, sous l`égide de la CNDDR, après l`échec de cinq jours de pouparlers du 3 au 7 mai à Yamoussoukro.
Les discussions avaient achoppé, en particulier, sur la question de la date de démarrage du désarmement et son calendrier.
La Côte d`Ivoire traverse une crise politico-militaire sans précédent depuis le coup d`Etat raté de septembre 2002 qui a abouti à la partition du pays, la rébellion en contrôlant le nord depuis.
Source AFP
SENEGAL / S.E.MAITRE WADE A SOFIA
Samedi 14 Mai 2005
Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, intervenant hier à l’ouverture du 53e Congrès de l’Internationale libérale, organisé à Sofia (Bulgarie), a lancé un appel aux communes et aux pouvoirs locaux pour qu’ils adhèrent au Fonds de solidarité numérique.
Le chef de l’Etat, qui a rappelé que le maire de Besançon lui a offert 20.000 ordinateurs, a ainsi demandé aux maires des communes et aux élus locaux de suivre cet exemple, soulignant que le Fonds de solidarité numérique est une idée qu’il a lancée au nom de l’Afrique.
“ L’Afrique a la chance de pouvoir accéder aux technologies de l’information et de la communication, ce qui lui permet de sauter des étapes dans la modernité. Mais il faudrait que cela soit suivi d’un transfert de connaissances et de technologies ”, a dit le président Wade. Il ajoute que “ tous les gaps constatés dans le domaine de la santé et de l’agriculture peuvent être comblés si nous effaçons le gap numérique. C’est en cela que les nouvelles technologies constituent un grand avantage ”.
Traduire le libéralisme en actions
Le chef de l’Etat a, par ailleurs, indiqué, en rapport avec le thème du congrès de l’Internationale libérale qui porte sur “ Liberté et sécurité ”, qu’il a essayé de montrer, à travers sa politique, comment un libéralisme social et démocratique peut aider les pays en voie de développement à surmonter leurs difficultés.
“ Nous traduisons notre libéralisme en actions ”, a poursuivi Me Wade citant à ce propos les efforts du gouvernement sénégalais sur le plan budgétaire, de la bonne gouvernance, de la maîtrise du taux d’inflation et de l’accroissement du taux d’investissement.
“ Notre libéralisme est un libéralisme social. Nous ne négligeons pas la dimension sociale du développement, ce qui s’est traduit par l’augmentation des salaires des travailleurs ”, a-t-il expliqué.
Dans son discours, le président de la République a aussi parlé des accords de paix signés en décembre dernier en Casamance, du prochain Sommet islamo-chrétien. Sur ce dernier sujet, il a affirmé “ qu’aucun pays n’est mieux placé que le Sénégal pour promouvoir cette idée, car il reste un pays totalement ouvert ”.
Le Parti démocratique sénégalais (Pds, au pouvoir) est membre de l’Internationale libérale depuis 1980. Après avoir participé au 53e congrès de l’Internationale libérale, Me Wade a pris part à un déjeuner officiel offert par le Premier Ministre de la Bulgarie, Siméon Saxe-Coburg-Gotha, avant d’être reçu en audience par le président Georgi Parvanov. Le Chef de l’Etat, accompagné notamment de son épouse, Mme Viviane Wade, a quitté Sofia hier en début d’après-midi pour se rendre en Libye.
Mme Aminata Tall, secrétaire générale des femmes du Pds, Lamine Bâ, secrétaire national du Pds chargé des Relations extérieures, Maniang Faye, maire de Louga, et des déléguées de la fédération des femmes du Pds, Maïmouna Sourang Ndir, Léna Fall Diagne et Seynabou Wade font également partie de la délégation présidentielle. Le président Wade regagne Dakar aujourd’hui.
Source APS
COTE D'IVOIRE / SEMINAIRE DE FORMATION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN (FPI)
Samedi 14 Mai 2005
Le triomphe du Président Laurent Gbagbo au premier tour à la présidentielle d’octobre 2005 doit être une réelle formalité”. Tel est le défi que devront relever, selon Pascal Affi N’Guessan, les militants de son parti, le Front populaire ivoirien (FPI).
Cette recommandation leur a été faite hier, à l’ouverture du séminaire qui se tient à l’Institut industriel de l’Afrique de l’ouest (IIAO) de Grand-Bassam et ouvert aux structures statutaires.
Il rejoignait ainsi le vœu de ses prédécesseurs, MM. Miezan Athanase, fédéral de Grand-Bassam et Bonoua, qui a souhaité la bienvenue à ses camarades et Sokouri Bohui, secrétaire national chargé des élections. Durant deux jours, les 311 participants dont 221 étaient présents auront à réfléchir sur le thème: “Quelles stratégies pour la victoire de Laurent Gbagbo en octobre 2005”.
Affi N’Guessan n’a pas de doute que son parti gagnera cet autre combat. “Je suis persuadé que comme par le passé, nous saurons faire face à ce défi et nous pouvons le relever”.
Cependant, il n’ignore pas les difficultés du moment et l’adversité dont feront preuve les partis d’opposition qui prévoient signer le 18 mai une alliance à Paris et leurs alliés de la rébellion. “Nos adversaires le savent, c’est pourquoi ils n’excluent pas, a-t-il poursuivi, dans leurs stratégies, le dilatoire pour faire en sorte que le pays reste englué dans la crise jusqu’en octobre 2005 et qu’on évoque un certain vide constitutionnel.
” Sur la question, le président du FPI a mis en garde ses “adversaires et ennemis” en précisant clairement l’orientation d’une des résolutions qui devront sortir de leurs réflexions.
“Les participants au séminaire devront être clairs et fermes pour dire à ceux qui pensent pouvoir arriver au pouvoir sans passer par les urnes, à ceux qui croient pouvoir manipuler la communauté internationale, les institutions de la République, la Constitution ivoirienne pour s’approprier illégalement le pouvoir, que nous serons vigilants pour faire appliquer la Constitution dans toute sa rigueur et pour que l’article 39 de notre Constitution associé à l’article 48 s’imposent à tous.
C’est-à-dire que le Président Laurent Gbagbo restera au pouvoir jusqu’à l’investiture du nouveau Président.”
Pour M. Affi N’guessan, la situation socio-politique nationale est marquée par une “bipolarisation” avec “d’un côté, les forces néolibérales et réactionnaires agglutinées autour de la logique néocoloniale française et de l’autre, les forces de la gauche démocratique et des forces patriotiques structurées autour du FPI comme noyau central et locomotive de la renaissance africaine”.
Dans cette atmosphère, le FPI et ses alliés ont un devoir vis-à-vis des Ivoiriens incompris de la communauté internationale. A savoir répondre favorablement à “une demande exigeante de souveraineté, de dignité et de liberté”.
Bien que rassuré des capacités de son parti, pour “la victoire au premier tour”, Miezan Athanase a conseillé la prudence car “la bataille s’annonce rude” en octobre 2005.
“Gardons-nous de trop de triomphalisme car le serpent n’est pas encore mort. La France n’a pas encore renoncé à sa volonté de déstabilisation pour installer à la tête du pays son valet.”
Quant à Sokouri Bohui, il a affirmé que seule la réélection du Président Gbagbo pourra “redonner espoir aux Ivoiriens” et leur permettre de rêver à nouveau après la désillusion créée par la guerre et qui n’a pu permettre l’exécution de son programme de gouvernement.
Et la victoire recherchée doit être totale, c’est-à-dire à la présidentielle mais aussi aux législatives, municipales et les conseils généraux.
Définition des critères de sélection des candidats
Cependant, un certain nombre de conditions sont nécessaires et qui passent par l’organisation des élections transparentes, le vote libre pour tous, le financement de tous les scrutins, la lutte contre la fraude aux élections, les stratégies et discours de campagne qui accrochent les Ivoiriens dans un contexte nouveau. Des questions qui nécessitent des réponses précises et qui devront faire l’objet de recommandations et de résolutions. Au nombre des recommandations, le FPI devra définir les critères précis de désignation des candidats aux différents scrutins de manière à éviter les conflits.
En tout cas, toutes les intervenants ont invité les participants à l’engagement, à la mobilisation et au travail pour une victoire totale pour le Président Gbagbo et le parti.
Le bureau du séminaire est présidé par l’Ambassadeur Koudou Kessié Raymond.
Il a comme vice-président, Akoun Laurent, et trois secrétaires: le député Kata Kéké, Gnaloko Didi et Yao Kouassi Romain.
Les participants auront à plancher sur 7 sous-thèmes. Entre autres, le contrôle des listings et des pièces administratives, le choix des candidats, le financement des élections, la lutte contre la fraude, l’organisation pour la conduite des élections, et les stratégies de campagne.
La cérémonie de clôture des travaux est prévue ce soir.
L’ouverture a été marquée par la présidence des vice-présidents Abou Drahamane Sangaré et Simone Ehivet Gbagbo.
Source: FRATMAT
COTE D'IVOIRE / BILAN DU HADJ 2005 ET PREPARATIFS DU HADJ 2006
Samedi 14 Mai 2005
Les associations islamiques et les partenaires nationaux impliqués dans l’organisation du Hadj, ont planché les 09 et 10 Mai dernier à Abidjan, sur les modalités pratiques d’une meilleure organisation des prochaines éditions du pèlerinage à la Mecque. Et ce, à l’occasion d’un atelier dont les conclusions sont attendues aujourd’hui.
Les associations islamiques et les partenaires du hadj se sont concertées autour du thème :
« Atelier sur la rationalisation de l’organisation du Hadj ».
Pour le Ministre des Cultes , M. Désiré Gnonkonté il s’agit de réfléchir sur le Hadj en vue d’améliorer à son organisation.
Au cours de ces assises la tutelle ont tenté d'aplanir certaines divergences entre les principaux acteurs. Des difficultés liées aux conflits de leadership et d’intérêts personnels. « Ces dernières années, des acquis ont été obtenus.
Mais les difficultés continuent d’émailler la bonne marche du pèlerinage », a indiqué le Ministre.
Selon le patron du Ministère des Cultes, le cadre d’échanges tant souhaité est enfin une réalité. Reste aux acteurs de discuter de manière responsable pour dégager des solutions idoines.
« Pardonnez-vous les uns les autres pour tous les torts, frustrations et blessures qui vous ont été causés », a exhorté M.Gnonkonté.
Pour le président du comité d’organisation l’Imam Ibourahima Binaté, conseiller technique du ministre cet atelier est la réponse au cri de détresse des candidats au Hadj et à l’anarchie.
« A travers cet atelier, il s’agit de réfléchir pour réduire les problèmes des pèlerins, et de privilégier l’intérêt de la communauté musulmane », a expliqué l’Imam Binaté.
Un comité scientifique est chargé de rédiger les résolutions des assises.
Il faut souligner qu'à l'invitation du gouvernement ivoirien , M.El Hadj Thierno DIAKHATE , Commissaire Général Adjoint de la Commission chargée de l'organisation du Hadj du Sénégal a pris une part active à cette rencontre en vue d'apporter sa contribution et de faire bénéficier de l'expérience de ce pays frère , musulman à près de 90°/°.
C'est le lieu de saluer la disponibilité de l'Ambassade qui n'a ménagé aucun effort pour que cette nouvelle coopération puisse se faire à travers cette mission qu'a effectuée M.DIAKHATE en Côte d'Ivoire ou il a pu apprécier la légendaire hospitalité des ivoiriens malgré la crise que le pays traverse depuis bientôt trois ans.
Seydou Silué
AUDIENCE DE S.E.MAITRE ABDOULAYE WADE AU CONGRES DE L'INTERNATIONAL LIBERAL
Samedi 14 Mai 2005
Sofia, président du Rassemblement des républicains (RDR, Côte d'Ivoire), accompagné de Mme Henriette Diabaté, Secrétaire générale du même parti.
A sa sortie d'audience, le président du RDR a confié à la presse nationale avoir évoqué, avec le président Wade, les points du dossier ivoirien.
‘'Nous lui avons fait part des progrès constatés avec la médiation de l'Union africaine (UA), conduite par le président Thabo Mbeki. Nous avons remercié le président Wade pour le service qu'il a toujours apporté à la Cote d'Ivoire depuis le déclenchement de la rébellion et l'envoi de troupes dans le cadre de l'ONUCI'', a déclaré M. Ouattara.
‘'Nous avons dit que certaines questions semblent avoir été réglées, mais que les autres méritent plus d'avancées pour que nous parvenions à des élections transparentes et incontestables'', a ajouté le leader du RDR.
Selon lui, ces dernières questions sont relatives notamment à la surveillance des élections, au recensement de la population électorale et à la sécurité.
Alassane Dramane Ouattara a également indiqué que le président Wade ‘'prête une oreille particulière à ces dossiers. Il nous a parlé des conditions d'alternance au Sénégal, des questions sur le fichier électoral et du partenariat entre partis politiques. Nous aussi sommes attentifs à la situation au Sénégal, parce qu'il y a des liens très particuliers qui unissent nos deux pays. Ce qui affecte l'un, touche l'autre''.
L'audience s'est déroulée en présence notamment de Mme Viviane Wade, épouse du chef de l'Etat, Aminata Tall, Secrétaire générale des femmes du PDS, Lamine Bâ, Secrétaire national du PDS chargé des relations extérieures, Maniang Faye, maire de Louga et des déléguées de la Fédération des femmes du PDS, Maïmouna Sourang Ndir, Léna Fall Diagne et Seynabou Wade.
Source Aps
COTE D'IVOIRE / CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 13 MAI 2005
Vendredi 13 Mai 2005
Un Conseil des ministres s’est tenu ce jeudi 12 mai 2005, de 11 heures à 15 heures au Palais de la Présidence, sous la présidence du Chef de l’Etat, son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo.
Avant d’aborder son ordre du jour, le Président de la République est revenu sur l’évolution du processus de paix dans notre pays.
Le Président de la République a encouragé les uns et les autres à ne pas avoir peur de la paix et à ne pas hésiter à franchir les derniers obstacles pour aller vers les élections.
Il faut, a dit le Président de la République, que le pays rentre délibérément dans la phase de la paix, des aménagements pourront toujours être opérés par la suite.
Le Conseil a été officiellement informé du décès de notre ambassadeur au JAPON. Le Président de la République a rappelé les qualités professionnelles et humaines de ce grand diplomate et a instruit le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères de prendre toutes les dispositions utiles pour le rapatriement du corps du défunt.
Abordant son ordre du jour, le Conseil sur présentation des ministres en charge des départements concernés a examiné et adopté plusieurs projets de lois et de décrets.
PROJETS DE LOIS ET DE DECRETS
Ministère d’Etat, ministère des Affaires étrangères
Un projet de loi autorisant le Président de la République a ratifié le protocole additif à la charte africaine des Droits de l’Homme relatif au droit des femmes, adopté à Maputo (Mozambique) le 11 juillet 2003.
Ce protocole engage les Etats parties à adopter au plan législatif, institutionnel, administratif, des mesures appropriées pour combattre toute discrimination à l’égard des femmes.
Ministère d’Etat, ministère de l’Administration du territoire
Un projet de loi portant statut de l’opposition politique en Côte d’Ivoire, conformément aux Accords de Linas Marcoussis et de Pretoria.
Ce projet de texte définit les droits et les obligations de l’opposition politique en Côte d’Ivoire.
- Droits de suivre et d’émettre des avis sur l’action gouvernementale et les travaux parlementaires,
- à l’information sur toutes les questions d’intérêt national,
- à un accès équitable aux médias d’Etat, notamment pour la couverture de leurs activités,
- à la protection contre toute sanction ou discrimination fondée sur l’appartenance à l’opposition politique.
- Obligations d’exercer ses activités dans le respect des lois et règlements,
- de préserver les intérêts supérieurs de la Nation, notamment l’intégrité du territoire, la souveraineté nationale, le respect des Institutions de la République et des personnes qui les incarnent,
- de contenir le débat politique dans les limites de la légalité et de l’éthique dans une optique d’alternance pacifique au pouvoir,
- de respecter l’interdiction de recourir à la violence dans toutes les activités ou pour l’accession au pouvoir,
En outre, l’opposition politique est consultée par le Président de la République sur les grandes questions d’intérêt national ou de politique étrangère.
De même, les dirigeants des partis d’opposition sont, à leur demande, reçus par le Président de la République, le Premier Ministre ou le Président de l’Assemblée nationale.
Ministère de la Défense Deux projets de décrets :
1°- Un projet de décret portant création de l’Ordre du mérite de la Défense
2°- Un projet de décret portant création de cinq médailles d’honneur des Forces armées nationales de Côte d’Ivoire
- la Médaille des victimes de guerre
- la Médaille de campagne
- la Médaille de commandement
- la Médaille de bravoure
- la Médaille d’excellence
Ministère des Eaux et Forêts
Un projet de décret portant création d’une Réserve naturelle partielle de plantes dans la commune de Bingerville, sur le site du domaine Dalhiafleur, d’une superficie de 174 ha (titre foncier N° 116), domaine qui a fait l’objet d’une procédure de retour à l’Etat, suite au décès de son propriétaire Monsieur Barbetta.
Le Président de la République a ensuite signé plusieurs décrets de nomination d’inspecteurs généraux, de contrôleur général, d’inspecteurs, de directeurs d’administration centrale aux ministères de la Défense, de la Construction et de l’Urbanisme ; de l’Education nationale, Eaux et Forêts, Sports et Loisirs.
Le Conseil a ensuite, sur présentation des ministres en charge des départements concernés entendu plusieurs communications et après délibération en a adopté les conclusions.
COMMUNICATION
Ministère de l’Education nationale
Un compte-rendu des résolutions de la réunion régionale des ministres de l’Education de Base sur l’accès des professionnels du livre au marché des manuels scolaires en zone UEMOA, qui s’est déroulée à Niamey au Niger, du 28 février au 03 mars 2005.
La libéralisation du secteur du livre scolaire conformément aux accords de l’OMC a des conséquences négatives sur les politiques nationales africaines de mise à la disposition des apprenants, des manuels scolaires de qualité et en quantité suffisante et dans une optique de gratuité de l’école.
Le Conseil a autorisé le Ministre de l’Education nationale à entreprendre toutes initiatives idoines en relation avec les Ministères intéressés par la politique du livre scolaire en Côte d’Ivoire, en vue de la mise en œuvre de l’appel de Niamey pour favoriser l’acquisition et la mise à disposition effective des outils didactiques dans l’optique d’une plus grande scolarisation.
Ministère des Eaux et Forêts
Une communication relative à l’installation de deux plates-formes de collecte de données METEOSAT dans la portion ivoirienne du Bassin du Niger dans le cadre du Projet ABN/BADEA (Autorité du Bassin du Niger).
Sur les quinze stations hydrométriques installées dans la partie ivoirienne du bassin du Niger, les deux stations équipées de plate-forme de collecte de données pour la transmission automatique, ne fonctionnent plus depuis plusieurs années faute d’entretien.
Le Secrétariat Exécutif de l’ABN a proposé à la Côte d’Ivoire l’installation de deux PCD à Kouto et à Samatiguila.
Le Ministre en charge du département, tenant compte des conditions actuelles de sécurité dans la zone concernée a proposé d’en différer l’installation.
Le Conseil a adopté les conclusions de cette communication. Ministère des Sports et Loisirs Une communication relative à la candidature de la Côte d’Ivoire pour l’organisation de la 32ème session ministérielle de la CONFEJES en mars 2009.
Le Conseil a donné son accord.
Le Conseil a ensuite donné son agrément pour le détachement de plusieurs fonctionnaires des ministères de l’Agriculture, de l’Education nationale auprès du FIRCA, la Communauté Saint Egidio. Enfin, le Conseil a entendu une communication du ministre d’Etat, ministre de l’Administration du Territoire relative au différend opposant l’AGETU et le District d’Abidjan en ce qui touche la délivrance de l’autorisation des transports et de la perception des droits y afférents.
Suite aux différentes réunions, les structures intéressées ont conclu et signé un protocole d’accord en date du 22 avril 2005 qui met fin au différend.
Le Conseil a adopté les conclusions de cette communication.
Pr. OULAYE Hubert
Le Ministre de la Fonction Publique et de l’Emploi,
Porte-parole du Gouvernement
GAMBIE / TOURNOI DE FOOTBALL / COTE D'IVOIRE-NIGERIA
Jeudi 12 Mai 2005
L'équipe ivoirienne de football "cadet" a battu le Nigeria par 03 buts à 02 .
Toutes nos félicitations pour ce beau parcours et nos voeux de victoire finale.
COTE D'IVOIRE / CONFERENCE DE PRESSE DE M.DJEDJE MADY SECRETAIRE GENERAL DU PDCI-RDA
Jeudi 12 Mai 2005
Honorables Membres des Instances du PDCI-RDA, du RDR, de l’UDPCI et du MFA,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs des Députés
Messieurs le Gouverneur et vice-gouverneur de District,
Messieurs les présidents des Conseils généraux,
Mesdames et messieurs les maires,
Mesdames et messieurs les Responsables des structures spécialisées du PDCI-RDA, du RDR, de l’UDPCI et du MFA,
Mesdames et messieurs les journalistes de la presse nationale et internationale,
Je voudrais, au nom du PDCI-RDA, du RDR, de l’UDPCI et du MFA, vous saluer et vous remercier pour votre présence à la conférence de presse de ce jour.
Nous nous retrouvons aujourd’hui, heureux d’annoncer à la Côte d’Ivoire et au monde un grand événement : la signature à Paris le 18 mai 2005 de la Plate-forme des Houphouétistes pour la démocratie et la paix.
Ce 18 mai 2005 sera donc un grand jour pour les fils et filles de notre pays, épris de paix et qui ont en partage l’Houphouétisme dont les valeurs cardinales, la liberté, la justice, la tolérance, la fraternité, le progrès, le dialogue et la paix ont forgé la Côte d’Ivoire moderne.
Ce 18 mai 2005 à Paris, à 10 heures GMT soit 12 heures, heure française, le Président Henri Konan Bédié du PDCI-RDA, le Président Alassane Dramane Ouattara du RDR, le Président Mabri Toikeusse de l’UDPCI et le Président Anaky Kobéna du MFA signeront la plate-forme des Houphouétistes.
Ils poseront ainsi, un acte historique qui scellera à jamais les retrouvailles fraternelles des enfants de Félix Houphouët-Boigny.
Par cet événement, ils s’engageront à œuvrer ensemble au service de la Côte d’Ivoire, qui doit redevenir une terre de vraie fraternité, de progrès, de tolérance, de paix et d’espérance.
A cette fin, ils s’accorderont pour la reconquête du pouvoir d’Etat, par des moyens légaux et pacifiques, et son exercice solidaire de façon démocratique en vue du développement et du rayonnement de la Côte d’Ivoire en Afrique et dans le monde.
Je remercie donc les Bureaux politiques du PDCI-RDA, du RDR, de l’UDPCI et du MFA qui ont investi leurs leaders de leur confiance et les ont autorisés à écrire cette nouvelle page de l’histoire de la Côte d’Ivoire.
Pendant près de quatre décennies, la Côte d’Ivoire, notre pays, a été une exception africaine faite de stabilité politique, de développement économique soutenu, de paix sociale et a fait notre fierté.
Pour dissiper l’éclipse noire que nous traversons, il incombe aux héritiers du Père fondateur, le Président Félix Houphouët-Boigny, de recréer les conditions d’une aube nouvelle pour les générations présentes et futures.
C’est à cette tâche pressante que s’attèlent nos leaders, instruits qu’ils sont, par l’actualité brûlante de notre pays.
Notre pardon mutuel, notre confiance retrouvée, notre espérance partagée constitueront la pierre angulaire de l’édifice nouveau et le levain de notre action commune, immédiate et future.
C’est pourquoi, les Partis politiques signataires exhortent leurs leaders à ouvrir, avec courage, abnégation et détermination de nouveaux horizons pour notre pays.
Enfin, j’ai plaisir à vous informer que cette cérémonie sera retransmise, en vidéoconférence, à Abidjan, ici même au siège du PDCI-RDA pour permettre aux militants de vivre en direct l’événement de Paris.
Les militantes et militants du PDCI-RDA, du RDR, de l’UDPCI et du MFA ainsi que les journalistes sont donc invités à participer massivement à cette manifestation qui sera ponctuée de messages politiques et de prestations d’artistes de renom.
Après la cérémonie de Paris, un pèlerinage des Houphouétistes pour la démocratie et la paix sera organisé à Yamoussoukro sur la tombe du Président Félix Houphouët-Boigny à une date ultérieure.
Merci pour votre attention.
Vive la Côte d’Ivoire Une et fraternelle!
Fait à Abidjan, le 11 mai 2005
Les partis politiques signataires
PDCI-RDA,RDR, UDPC ,MFA
COTE D'IVOIRE / REPORT DE LA VISITE D'AMITIE DU ROI DES ASHANTI
Jeudi 12 Mai 2005
Le Département du Protocole d’Etat informe les Rois et Chefs traditionnels de Côte d’Ivoire, les populations de Yamoussoukro, Abidjan et Abengourou que la visite d’amitié de Sa Majesté Nana Otumfuo Osei Tutu II, initialement prévue du mercredi 11 au samedi 14 mai 2005, est reportée à une date ultérieure.
Le Département du Protocole d’Etat s’excuse pour tous les désagréments que ce report a pu leur causer.
COTE D'IVOIRE / PROCESSUS DE PAIX / MESSAGE DU PRESIDENT BEDIE
Mercredi 11 Mai 2005
No151 - Application de Pretoria, alliance des Houphouétistes,… Les instructions fermes de Bédié aux militants du PDCI-RDA - 20 avril 2005
25 Avril 2005
Dans un message assez clair adressé hier à ses militants à travers la réunion du Bureau Politique élargie au Conseil Politique, aux bureaux de l'UFPDCI et de la JPDCI, le Président Bédié, Président du PDCI-RDA a donné des instructions fermes à ses "soldats". Ci-dessous l'intégralité de cet appel.
Militantes et Militants du PDCI-RDA,
Chers frères et sœurs,
La conjoncture politique du pays, marquée par les pourparlers de Pretoria, les nouvelles perspectives d'espoir qu'ils ouvrent à la nation, exigent de nous vigilance et sens des responsabilités.
Une telle attitude vise à préserver le processus de paix et ses avancées réalisées sous la médiation avisée de notre frère, le Président Sud-africain, Son Excellence Thabo MBEKI que je demande à tous les Ivoiriens, et particulièrement aux militantes et aux militants du PDCI-RDA, à la jeunesse et aux femmes de notre grand Mouvement d'émancipation, de saluer vivement.
L'accord de Pretoria, après ceux de Linas-Marcoussis, d'Accra et de Libreville, constitue un tournant décisif vers une sortie durable de crise et l'organisation d'élections ouvertes à tous.
Il convient dès lors de nous inscrire dans la logique enclenchée par cette nouvelle donne en soutenant les engagements qu'en votre nom'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">votre nom'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">votre nom nous avons pris à Pretoria et en nous préparant activement pour les élections prochaines.
De même, je vous engage tous à soutenir l'Alliance des Houphouétistes pour la paix et la démocratie en Côte d'Ivoire.
C'est pourquoi nous lançons, à chacun et à chacune de vous, un appel à la vigilance et à la mobilisation afin de ruiner toutes les tentatives de désinformation et de manipulation susceptibles de mettre en échec l'application rigoureuse de ce nouveau processus.
A tous et à toutes, j'adresse mes encouragements militants tout en comptant sur la détermination de chacun et de chacune de vous.
Fait à Paris, le 20 avril 2005
Henri Konan BEDIE
COTE D'IVOIRE / LE PATRONAT CHANGE DE NOM
Mercredi 11 Mai 2005
Le conseil national du patronat ivoirien (Cnpi) a changé de dénomination. Cette structure de prise de décision du secteur privé s’appelle désormais confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci). Ce changement fait suite à l’atelier de restructuration et de l’assemblée générale du Cnpi. Tenus le lundi 9 mai 2005 à l’hôtel Ivoire.
A travers cette dénomination, Jean Kacou Diagou, entend concilier tous les opérateurs économiques.
SENEGAL / LE PRESIDENT ABDOULAYE WADE A BESANCON POUR UNE DISTINCTION "HONORIS CAUSA"
Mercredi 11 Mai 2005
Le Président de la République , S.E.Maître Abdoulaye WADE , a quitté Dakar le mardi 10 Mai pour Besançon ou il sera fait "Docteur Honoris Causa" de l'Université Franche-Comté , à l'invitation de la Cour d'Appel et de l'Université de Besançon.
Au cours de son séjour , le Chef d'Etat sénégalais fera une promenade entre l'ancienne Faculté de Droit et le Palais de Justice et rencontrera des associations notamment celle des étudiants sénégalais de la Faculté de Sciences Economiques avant de donner une Conférence de presse.
Un dîner privé sera offert au Président WADE par les universitaires.
S.E.Maître WADE est accompagné par une forte délégation comprenant le Vice-Président de l'Assemblée Nationale , Madame le Président de la Cour d'Appel , et des Membres du Gouvernement.
COTE D'IVOIRE / PROCESSUS DE PAIX / RENCONTRE A YAMOUSSOUKRO ENTRE LES FORCES ARMEES NATIONALES ET LES FORCES NOUVELLES SUR LE DDR
Mardi 10 Mai 2005
Les lampions s’éteignent peu à peu sur le séminaire de Yamoussoukro consacré au processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion, dit “ processus DDR ”. Le constat d’échec qui s’impose à l’issue de ce séminaire, recommande de savoir si ce processus connaîtra un jour un début d’effectivité en Côte d’Ivoire.
Mais à la vérité, au-delà des détails techniques, politiques et militaires, et des gages que demandent les ex-combattants rebelles, le refus de désarmer des Chefs de guerre est à rechercher ailleurs.
Du lundi 02 au vendredi 06 mai derniers, soit pendant près de cinq jours, les Etats Majors des Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire (FDSCI) et des Forces Armées des “ Forces Nouvelles ” (FAFN, conduits par leurs Chefs d’Etats-majors respectifs, à savoir le Colonel major Philippe Mangou pour les FDSCI et le Colonel Soumaïla Bakayoko pour les FAFN, se sont retrouvés à Yamoussoukro pour discuter du processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), dit “ processus DDR ”.
Organisée par la Commission Nationale pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réinsertion (CNDDR), présidée par M. Alain Richard Donwahi, la rencontre de Yamoussoukro, qui avait pour objectif de fixer un accord global sur les modalités pratiques du désarmement, a été ouverte par le Premier ministre du gouvernement de réconciliation nationale, M. Seydou Elimane Diarra.
Cinq grandes commissions de travail ont planché sur les questions-clés de l'agenda du DDR,
- le problème des milices pro-gouvernementales,
- le débat fusion-intégration des deux Etats-majors, ou encore
- le nombre d’ex-combattants rebelles à désarmer.
Ces questions-clés sont restées sans solution.
Le constat, le samedi 07 mai dernier à l’hôtel Président de Yamoussoukro, après cinq jours de travaux, était que les deux Etats-majors avaient échoué à trouver un accord sur l’épineuse question du désarmement, puisque le Chef d'état-major des FDSCI, le Colonel major Philippe Mangou, et son homologue des FAFN, le Colonel Soumaïla Bakayoko et leurs délégations ont promis se retrouver le vendredi 13 mai prochain, toujours pour continuer les discussions. Après cinq jours de négociation donc, FDSCI et FAFN n'ont pu s'entendre ni sur un calendrier précis du DDR, ni sur une date de démarrage effectif de ce processus, les ex-combattants rebelles refusant même qu'une date soit mentionnée dans un accord, alors que les FDSCI exigeaient qu'un calendrier strict, ou au minimum qu'une date de démarrage soit fixée pour rassurer l’opinion nationale, et mettre dans une meilleure disposition d’esprit le Président Laurent Gbagbo qui a engagé depuis le mardi 26 avril dernier, un processus de normalisation de la vie politique nationale en acceptant, en vertu de l’article 48 de la Constitution, la candidature de l’ancien Premier ministre et Président du RDR, le Dr Alassane Dramane Ouattara, à la Présidentielle du dimanche 30 octobre 2005.
La cerise sur le gâteau de cet échec de Yamoussoukro, c’est l’annulation pure et simple de la cérémonie de clôture de ce séminaire et ce, malgré la présence du Représentant spécial de l'ONU en Côte d'Ivoire, le suédois Pierre Schori, et du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, M. Bamba Mamadou, venus spécialement d'Abidjan pour assister à la signature de cet accord sur le désarmement.
VOICI LA LISTE DES FANCI QUI FAIT PEUR AUX CHEFS DE GUERRE
“ Le programme de désarmement a été fixé et conjointement élaboré à 90%, il ne nous manque qu'une toute petite partie ”, si M. Alain Richard Donwahi, Président de la CNDDR a tenté de minimiser l’échec de Yamoussoukro par ce bout de phrase, à la vérité, les causes de cet échec sont à rechercher ailleurs que sur des simples questions de garanties politiques, militaires, et mêmes financières exigées par les ex-rebelles, encore moins sur des éclaircissements sur de nombreux détails techniques concernant le DDR.
A la vérité, la vraie cause de l’échec est à rechercher du côté du coup d’Etat militaire du général de brigade Robert Gueï, le 24 décembre 1999.
L’histoire a retenu que ce coup d’Etat avait été plus l’œuvre de sous-officiers des Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (FANCI), surtout ceux du contingent de la Mission des Nations Unies en République Centrafricaine (MINURCA), que de “ Papa Noël ” lui-même. De ces sous-officiers, l’histoire a surtout retenu les noms des sergents-chefs “ Boka Yapi ”, aujourd’hui décédé, et “ Ibrahima Coulibaly ”, plus connu sous le pseudonyme de “ IB ”.
Mais à la vérité, les vrais hommes de terrain de cette initiative du 24 décembre 1999 étaient le sergent “ Diomandé Souleymane dit La Grenade ”, mort des suites de tortures à la poudrière d’Akouédo en 2000, le caporal “ Touré Issa ”, le caporal-chef “ Oumar Diarrassouba dit Zaga-Zaga ”, mort aux combats pendant les événements qui ont suivi l’attaque de la nuit du jeudi 19 septembre 2002, le sergent “ Issiaka Ouattara dit Wattao ”, le caporal-chef “ Chérif Ousmane ”, etc.
Ce sont ces sous-officiers-là qui vont constituer la première “ Police Politique ” de la Transition militaro-civile dès ses premières heures, dans la foulée même du 24 décembre 1999. Un nombre impressionnant d’officiers supérieurs des FANCI, jugés proches du Président renversé Henri Konan Bédié, ou suspectés tels à cause des liens ethniques et tribaux, puisqu’ils étaient à 95% des Akan, vont être arrêtés, incarcérés au camp militaire d’Akouédo pour les plus chanceux, ou transférés à la poudrière d’Akouédo, devenue une prison spéciale, pour les plus malchanceux d’entre-eux, pour y être “ manœuvrés ”, selon les termes militaires bien appropriés.
Presqu’un mois durant, ces officiers supérieurs subiront la “brimade ” de ces “ demi-soldes ”, leurs hommes de troupes à eux, qui comptaient ainsi régler leurs comptes. Le vendredi 28 janvier 2000, environ une trentaine d’entre-eux seront relâchés dans des états de santé lamentables. Certains d’entre-eux vivront le “ martyr ” pendant cette Transition sous le diktat ces soldats devenus de “ véritables chefs”.
Parmi ces officiers manœuvrés, il y en a qui sont décédés aujourd’hui, comme le général de brigade “ Tauthui Marius ”, ancien Commandant des Forces Terrestres.
Il y en a qui sont à la retraite comme le Colonel “ Delloh Zahouela Adolphe ”, Commandant en second du général Tauthui Marius, ou le Colonel “ Faizan Bi Sehi ”, Officier Supérieur Adjoint au Chef d’Etat Major (OSACEM) et officier de légende de la FIRPAC. Mais parmi eux, un nombre impressionnant se retrouve encore en fonction dans les FANCI, et dont le plus illustre est le Colonel major “ Philippe Mangou ”, actuel Chef d’Etat major des FANCI et à l’époque Commandant du Bataillon Blindé d’Akouédo.
Il y a aussi le Colonel “ Kadio Miézou ”, ancien patron du Centre des Opérations Inter-Armées (COIA) à Yamoussoukro. (Cf. liste des officiers libérés de la poudrière d’Akouédo). Le problème majeur que pose cette période de la Transition, c’est que les “ tortionnaires ” de l’époque se retrouvent aujourd’hui pour la plupart à la tête de l’ex-rébellion armée de Bouaké, pendant que leurs victimes se retrouvent quant à elles dans les chaînes de commandement les plus élevées au niveau des FANCI. Or, une règle est absolue dans le fonctionnement des Armées, c’est qu’on n’oublie jamais, fraternité d’armes oblige. De ce fait, le DDR se retrouve bloqué, parce que dans le cadre de la “ Réinsertion ” uniquement, la réintégration des troupes risque d’être difficile, très difficile même pour les ex-déserteurs des FANCI.
Comment vivre dans les camps militaires en ayant pour chefs des officiers supérieurs qu’on a malmenés hier sous la Transition en 2000, parce qu’on était tout-puissant ?
Comment vivre tranquillement dans les camps militaires avec pour “ frères d’armes ? ” des compagnons de soldats qu’on a tués hier à Bouaké, Daloa, Man et autres villes du pays où il y a eu des combats entre FANCI et combattants rebelles ?
Voilà quelques unes des principales interrogations qui dérangent et qui expliquent à la vérité, pourquoi après la chute du général Robert Gueï, le 24 octobre 2000, ces jeunes sous-officiers ont préféré aller en exil au lieu de rejoindre les rangs de leurs troupes.
Ils savaient délibérément que le pouvoir, qui les protégeait, avait changé de camp et qu’ils subiraient donc le contrecoup de leurs “ brimades ” sous la Transition. Quand on associe à cela, les relents politiques qui ont soutenu le combat armé, à savoir que le Président Laurent Gbagbo quitte le pouvoir et que tous les leaders soient candidats à la Présidentielle prochaine, objectifs partiellement atteints, les raisons de ne pas désarmer sont apparentes et évidentes. JMK AHOUSSOU Encadré :
Liste des Officiers supérieurs des FANCI libérés de la Poudrière d’Akouédo le vendredi 28 janvier 2000 :
1/ général Tauthui Marius, Commandant des Forces Terrestres
2/ colonel Kouakou Konan Nicolas, Commandant 2è région militaire
3/ colonel Kouakou Konan Joseph, Commandant la Garde
Républicaine
4/ colonel Malick N’gouandi, Directeur de l’Equipement Militaire
5/ colonel Delloh Zahouela Adolphe, Commandant en second du COMTERRE
6/ colonel Faizan Bi Sehi, OSACEM
7/ colonel Assaud Plékou, Chef BOE (Bureau Organisation et Emploi)
8/ Lt-col Kadio Miézou, Commandant 1er Bataillon d’Infanterie d’Akouédo
9/ Lt-col Kouassi Kouakou Gervais, Commandant Adjoint Ecole de Gendarmerie
10/ Lt-col Adjé Bohoussou, Contrôleur de l’administration 11/ Lt-col Tanoh M’bassidjé, Commandant en second de la GR
12/ Lt-col Alassane Diallo, Commandant Groupement Escadron Blindé Gendarme
13/ Lt-col Mangou Philippe, Commandant Bataillon Blindé Akouédo
14/ Cdt Loukou Brou, Sous-directeur EGS-Marine
15/ Cdt Babé Yapi, Directeur ECARRA
16/ Cdt Kouassi Kouassi Roger, Commandant en second 1er Bataillon 17/ Cdt Abo Mé, Chef Service Social du COMTERRE
18/ Cdt Koffi Kouassi Daniel, Chef Service Technique GR
19/ Cdt Aphanou David, Commandant Groupement GR Yamoussoukro
20/ Cdt Zamblé Koffi Eugène, Commandant du Bataillon d’Artillerie Sol-Air
21/ Cdt Ehoussou Aka, Commandant Unité d’Intervention Gendarmerie Nationale
22/ Cdt Ehouma Brouha, Commandant Escadron Commando d’Abobo
23/ Capt Kouakou Konan, Commandant Sapeurs Pompiers Marcory
24/ Capt Ouattara Ouattoua, DST-DSTI
25/ Commissaire Brindou Bia, Sous-directeur des Interventions PJ 26/ Capt Kouadio Allah, Commandant Compagnie d’Intervention Spéciale Daloa
27/ Adjudant-Chef major Kouassi Goli, Chancelier DALM (Direction des Affaires Administratives, Législatives et Militaires)
Source : "Etat Major des Armées"- "L'Inter"
COTE D'IVOIRE / VISITE DU ROI DES ASHANTI
Mardi 10 Mai 2005
A l’invitation du Président de la République, Son Excellence Laurent Gbagbo, Sa Majesté Nana Otumfuo Osei Tutu II, Roi des Ashanti effectuera une visite d’amitié à partir de demain jusqu’au samedi 14 mai en Côte d’Ivoire.
Il y a un an les Présidents Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire et Ahmed Tejan Kabbah de la Sierra Leone étaient les invités spéciaux du roi des Ashanti pour les cérémonies commémoratives de la 5e édition de la fête du trône à Kumassi.
En accueillant sa majesté Nana Otumfuo Osei Tutu II en terre ivoirienne, le Chef de l’Etat ivoirien lui témoigne non seulement sa reconnaissance et son amitié, mais il montre aussi tout son attachement pour les valeurs et la tradition africaines.
Il a donné un statut juridique aux chefs et rois de Côte d’Ivoire et ils auront le privilège d’échanger leurs expériences avec le Roi des Ashanti, dont le combat au niveau de l’Union Africaine et de la CEDEAO pour que le rôle et la place des rois et des chefs traditionnels soient revalorisé pour prévenir et intervenir dans le règlement pacifique des conflits, est de notoriété. Dans son discours lu par un de ses proches lors de la fête du trône à laquelle avaient pris part le gouvernement ghanéen et les Présidents Kufuor et Rawlings, il avait mis en évidence combien était précieux le rôle des rois et chefs pour le renforcement de la démocratie en Afrique.
Avec la chefferie traditionnelle ivoirienne qui a vaille que vaille joué son rôle pour une solution de sortie de crise, il aura certainement pendant leur rencontre de jeudi à explorer des voies pour créer des conditions d’une paix durable en Côte d’Ivoire. Ce d’autant que les élections générales de 2005 auront lieu sous peu, avec leur cortège de passion.
L’invité du Président de la République sera de la part des autorités coutumières, administratives et politiques de Yamoussoukro où il séjournera, du mercredi à vendredi, avant de regagner Abidjan dans l’après-midi de vendredi, l’objet de toutes les attentions en compagnie du représentant du Chef de l’Etat.
Dans la matinée de jeudi, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, le gouverneur du district, le porte-parole du Conseil supérieur des Rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire et le représentant du Chef de l’Etat donneront les nouvelles de la Côte d’Ivoire à leur hôte, qui en retour leur situera les enjeux de sa visite. Puis il fera vendredi dans la matinée une visite guidée de la ville avant de regagner dans l’après-midi Abidjan où le Chef de l’Etat lui accordera à 18 heures une audience en sa résidence privée de Cocody.
Le roi et sa délégation seront ensuite les invités d’un dîner spectacle à 20 heures au Palais des congrès de l’hôtel ivoire. Le royaume de l’Indénié sera la dernière étape de sa visite en Côte d’Ivoire.
Il passera la journée de samedi dans le royaume de l’indenié puis reviendra à Abidjan qu’il quittera à 18h30 pour regagner Kumasi au Ghana.
Auteur: Franck Armand ZAGBAYOU
GAMBIE / TOURNOI DE FOOTBALL A BANJUL PARTICIPATION DE L'EQUIPE IVOIRIENNE DES CADETS
Mardi 10 Mai 2005
ORGANES DE PRESSE A BANJUL
4 organes de presse de la Côte d'Ivoire sont présents à Banjul. Il s'agit du “Nouveau Réveil”, de “Notre Voie”, des “Echos du Matin” et de “24h”.C'est le Samedi 7 mai, jour d'ouverture de la compétition que les représentants de ces organes sont arrivés en Gambie.
PREMIERE NUIT A KOMBO BEACH HOTEL
Les 4 journalistes ivoiriens qui ont été accueillis à l'aéroport, ont passé la première nuit à KOMBO BEACH HOTEL , un cadre resplendissant en bordure de mer .C'est dans cet hôtel que sont basés les Ghanéens et les dirigeants ivoiriens.
L'AEROPORT A 40 KILOMETRES DU STADE
L'aéroport de Banjul est situé à environ 40 km de l'Indépendance Stadium Bakau qui, lui, se trouve à 15km de la capitale gambienne.
DES IVOIRIENS EN GAMBIE
Les Eléphanteaux ne sont pas orphelins en Gambie. Ils bénéficient du soutien de la communauté ivoirienne vivant dans ce pays. Au nombre de 120 personnes, ces Ivoiriens, réunis au sein d'une structure dirigée par Bakayoko Bakary, ont donné de la voix dans les gradins de l'Indépendance Stadium Bakau le Dimanche dernier lors du match Côte d'Ivoire Zimbabwe. A la fin de la rencontre, ces hommes et femmes, en majorité des jeunes, étaient très heureux.
CAN U- 17, COUPE DU MONDE DES GAMBIENS
C'est pour la première fois de son histoire que la Gambie organise une compétition. La Can U-17 a donc suscité un engouement populaire en Gambie. Lors de la cérémonie d'ouverture le samedi dernier, l'Indépendance stadium Bakau a refusé du monde. Tous les Gambiens avec, à leur tête le président Yahyah Jammeh, voulaient assister à l'évènement. Partout à Banjul, dans les localités environnantes, sur les voitures et sur les maisons, flottent de petits drapeaux aux couleurs de la Gambie.
LES IVOIRIENS ET LE DALASI
Dalasi, c'est la monnaie de la Gambie. 5000 Fcfa font environ 270 Dalasi. La conversion devient souvent difficile pour les Ivoiriens qui passent le clair du temps à faire des calculs. Et là, les petits truands ne les ratent pas. Pour une course sur un km voire deux, le chauffeur peut réclamer 540 Dalasis. L'équivalent de 10.000 FCFA. La monnaie gambienne est plus forte que le franc Cfa. Actuellement en Gambie c'est la traite.
Il faut souligner que pour leur première sortie le dimanche 08 Mai 2005 , l'équipe ivoirienne a battu celle de Zimbabwé par 02 buts à 0
TOUS NOS VOEUX ACCOMPAGNENT L'EQUIPE
SENEGAL / CONFERENCE DES MINISTRES AFRICAINS DE L'ECONOMIE ET DES FINANCES
Lundi 9 Mai 2005
Au cours de la Conférence qui les a réunis à Dakar le 08 Mai dernier , les Ministres africains de l'Economie et des Finances (CAMEF) se sont penchés sur les voies et les moyens de sortie de l'endettement du continent en faisant des propositions devant conduire à un désenttement progressif , et en demandant à la communauté internationale d'augmenter l'aide destinée à l'Afrique pour lui permettre d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement.
Dans son plaidoyer pour l'Afrique , S.E.Maître WADE a proposé , lors de la cérémonie d'ouverture , que l'accent soit mis sur la valorisation des ressources africaines du continent afin de tirer un plus grand profit des exportations de ses produits .
Par ailleurs , l'Afrique doit être représentée au G8 regroupant les pays les plus industrialisés , devait ajouter le Chef d'Etat séngalais qui a invité les experts à une réflexion sur la définition et les indicateurs de la pauvreté .
Dans le rapport des Ministres , il a été fait mention d'institutionaliser cette rencontre et un bureau a été mis en place dont la présidence est assurée par le Sénégal , la Libye , le Gabon , le Botswana assurant les 1ère , 2ème et 3ème Vice-présidence
tandis que la Tanzanie a été élue rapporteur.
SENEGAL / FUSION DU PARTI GARAB-GI DE M.IBA DER THIAM avec le PDS DE MAITRE ABDOULAYE WADE
Lundi 9 Mai 2005
La cérémonie de fusion des deux partis politiques , GARAB-GI et le PDS a eu lieu le dimanche 08 Mai 2005 en présence de Maître WADE et les ténors de son parti.
M.Iba Der THIAM , fondateur de GARAB-GI , a été pour l'occasion ovationné pour les actes qu'il a posés depuis le début de l'alternance en faveur d'une démocratie participative.
SENEGAL /LE PRESIDENT WADE A BISSAU
Lundi 9 Mai 2005
Le Chef de l'Etat sénégalais, S.E.Maître Abdoulaye WADE s'est rendu en GUINEE-BISSAU ce Lundi 09 Mai 2005 afin de prendre part à la réunion de l'OMV qu'il a présidée.
COTE D'IVOIRE / CREATION D'UN NOUVEAU PARTI POLITIQUE
Lundi 9 Mai 2005
"ALTERNATIVE" , est le tout nouveau parti politique porté sur les fonds baptismaux le 06 Mai dernier par M.APPIAH KABRAN , transfuge du Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT) , de M.Francis WODIE avec pour objectif principal , la restauration de l'éthique et de certaines valeurs morales en Côte d'Ivoire.
Tous nos voeux accompagnent ce dernier né des formations politiques ivoiriennes.
SENEGAL / CEREMONIE DE REMISE DU PRIX MONDIAL DE LA LIBERTE DE PRESSE UNESCO "GUILLERMO CANO"
Jeudi 5 Mai 2005
Le Prix Mondial de la Liberté de Presse UNESCO 2005 dénommé "GUILLERMO CANO" du nom de cet éminent journaliste colombien assasiné en 1987 pour avoir dénoncé les activités des puissants barons de la drogue en Colombie , a été décerné , au cours d'une belle cérémonie , à M.CHENG YIZHONG , de nationalité chinoise , et rédacteur en chef du journal chinois "NANFANG DUSHI BAO" ( Quotidien de la Métropole du Sud), emprisonné pendant 5 mois et libéré en 2004 mais interdit de sortir de son pays.
Ce Prix qui a été créé en 1997 est d'un montant de 25000 dollars et a été remis en présence de S.E.Maître Abdoulaye WADE , de M.KOICHIRO MATSUURA , Directeur général de l'UNESCO , des membres du gouvernement , du Corps diplomatique , de personnalités politiques , de la Société Civile et d'éminents Hommes de presse.
COTE D'IVOIRE / SENEGAL / VISITE DU PREMIER MINISTRE SEYDOU DIARRA
Jeudi 5 Mai 2005
Le Premier Ministre ivoirien , S.E.M.Seydou Elimane DIARRA est arrivé à Dakar le Mercredi 04 Mai 2005 , pour un séjour privé qu'il a mis à profit pour s'entretenir avec S.E.Maître Abdoulaye WADE , Président de la République , sur la situation en Côte d'Ivoire , notamment le processus de paix entrepris par le Président-médiateur sudafricain , S.E.M.Thabo M'BEKI.
M.DIARRA , était par ailleurs porteur d'un message de remerciements du Président Laurent GBAGBO à son Homologue sénégalais pour la forte délégation de 23 membres qui s'étaient rendus à MAMA , son village natal lors de l'inhumation de son regretté père et les moyens financiers dont il a bénéficié pour ses obsèques .
SENEGAL / PROCESSUS ELECTORAL / VOTE DE LA LOI DE LA CENA A L'UNANIMITE
Jeudi 5 Mai 2005
Le Sénégal s'est doté depuis le mardi 03 Mai 2005 , d'un organe de régulation et de supervision des élections en votant à l'unanimité , à l'Assemblée Nationale , le projet de loi portant création d'une Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) .
Selon des parlementaires , le vote de cette loi s'inscrit dans la recherche de garanties pour des élections transparentes .
SENEGAL / CLOTURE DE LA QUINZAINE DE LA FEMME
Jeudi 5 Mai 2005
La quinzaine de Femme a pris fin le jeudi 05 Mai 2005 par l'attribution du Grand Prix du Président de la République et des décorations à des Femmes qui ont par leur dynamisme contribué à la promotion de la Femme à travers diverses activités agricoles , commerciales etc...
Des innovations ont été apportées par la présence des femmes sénégalaises de la diaspora notamment émigrées aux Etats-Unis qui ont été longuement ovationnées et félicitées par le public.
De nombreuses femmes ont fait le déplacement pour l'occasion .
Cette belle fête qui fut l'apothéose a été célébrée en présence des membres du Gouvernement , du Corps diplomatique et de nombreux(ses) invités(es)de marque
SENEGAL / FORUM MINISTERIEL SUR "L'APPUI TECHNOLOGIQUE ET RENFORCEMENT DES CAPACITES POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE DE L'AFRIQUE : EVALUATION DES BESOINS ET PERSPECTIVES POUR LE NEPAD ET LA COOPERATION SUD-SUD"
Jeudi 5 Mai 2005
Le forum ministériel sur "l'Appui Technologique et Renforcement des Capacités pour le Développement Durable de l'Afrique : Evaluation des Besoins et Perspectives pour le NEPAD et la Coopération Sud-Sud" s'est ouvert ce jeudi 05 Mai 2005 en présence de nombreux scientifiques d'Afrique , d'Asie et d'Europe , du Corps diplomatique , de membres du Gouvernement et d'experts du monde scientifique .
La Côte d'Ivoire est représentée par une délégation conduite par M.Mamadou KONE , Ministre de la Recherche Scientifique .
SENEGAL / RENCONTRE DU CORPS DIPLOMATIQUE AVEC LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES
Jeudi 5 Mai 2005
Le Ministre des Affaires Etrangères , S.E.M.Cheick Tidiane GADIO , a rencontré le Corps diplomatique en vue de les informer de la candidature de la République du Sénégal au Conseil de Sécurité des Nations-Unies .
Dans son exposé liminaire , Monsieur le Ministre GADIO a donné quelques raisons de cette candidature à savoir :
- la stabilité du Sénégal
- la participation de ce Pays à plusieurs missions de paix des Nations-Unies depuis 1960 au Congo , et dans divers autres pays , le Kosovo , la Côte d'Ivoire etc...
- la politique d'ouverture et démocratique
Pour terminer ses propos , M.le Ministre a demandé le soutien des pays amis et frères à cette candidature.
COTE D'IVOIRE / REACTION DU GROUPE PARLEMENTAIRE PDCI-RDA RELATIVE A LA DECLARATION DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO SUR LES PROPOSITIONS DE M.THABO M'BEKI MEDIATEUR DE LA CRISE
Dimanche 1 Mai 2005
Excellence Monsieur le Président de la République,
Le Groupe Parlementaire PDCI-RDA vous remercie, Excellence Monsieur le Président de la République, de lui donner l'occasion de pouvoir vous faire part de son avis sur l'Accord de Pretoria et sur la lettre du Président THABO M'BEKI.
1 - Le Chef de l'Etat doit assumer ses responsabilités en toutes circonstances, fastes ou difficiles
Excellence Monsieur le Président de la République, vous assumez depuis octobre 2000 la fonction suprême de Chef de l'Etat de Côte d'Ivoire.
Avant vous, notre pays a eu trois chefs d'Etat, feu le Président Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, le Président Henri KONAN BEDIE et feu le Général Robert GUEI. Chacun d'eux a joué sa partition. Aujourd'hui c'est votre tour d'agir.
La vie d'une nation est un vaste champ avec de la rocaille et des terres fertiles. Chacun doit y cultiver et bien cultiver les parcelles qu'il trouve même les plus ingrates, en sachant choisir les outils les plus appropriés pour mener à bien sa mission.
Depuis plus de deux ans et demi, la Côte d'Ivoire s'enlise dans une crise qui est devenue la plus grave et la plus longue de son histoire.
Elle recherche désespérément la paix qui semble avoir déserté son territoire.
Le Président Félix HOUPHOUET BOIGNY, ce grand homme et sage, disait avec juste raison (et je cite) : " la paix n'est pas un vain mot, c'est un comportement ".
Excellence Monsieur le Président de la République,
Est-ce que sous votre autorité, nous les ivoiriens, à commencer par les premiers responsables de ce pays, avons eu ce comportement de paix ? Assurément non!
Il est évident que la crise s'est imposée à nous brusquement et brutalement, sans aucune réaction préventive de la part des divers services de renseignement et de sécurité intérieure et extérieure de l'Etat ivoirien.
Votre qualité de Chef de l'Etat fait de vous le principal responsable de ce qui arrive aux Ivoiriens.
2 - De l'Accord de Linas-Marcoussis à l'Accord de Pretoria
Depuis plus de deux ans et demi, que d'occasions manquées, où nous aurions pu arriver à la paix !
Que de réunions, de tables rondes, de négociations et d'Accords signés mais pas respectés ensuite, donc pas effectivement appliqués.
C'est le 24 Janvier 2003 que le premier Accord politique a été signé à Linas-Marcoussis entre les parties ivoiriennes.
Cet Accord complet n'avait pas de chronogramme précis et sa mise en œuvre a nécessité la signature des Accords d'Accra II et d'Accra III.
L'Accord d'Accra II, signé le 7 Mars 2003, a permis de reformer le Gouvernement de Réconciliation Nationale et de faciliter la nommination des ministres chargés de la Défense et de la Sécurité, après moult péripéties.
L'Accord d'Accra III a fixé des dates limites à l'exécution des réformes législatives et constitutionnelles et au démarrage du processus DDR:
-Achèvement des réformes législatives, pour la fin Août 2004.
-Démarrage du processus DDR, le 15 Octobre 2004.
-Révision des critères d'éligibilité à la Présidence de la République avant la fin du mois de Septembre 2004.
Sur ce dernier point, l'Accord disposait que et je cite " en raison des graves menaces persistantes contre l'intégrité territoriale de la Côte d'Ivoire causées par la crise continue, le Président de la République doit faire valoir les pouvoirs que lui confère la constitution… "fin de citation.
Le non respect de ces engagements a conduit à la grave crise de Novembre 2004 avec la violation du cessez-le-feu entraînant de nombreux morts, des destructions massives, des pillages de biens, des délocalisations et fermetures d'entreprises et d'Ambassades et l'aggravation du chômage dans notre pays.
C'est dans cette situation grave de rupture qu'est intervenu le médiateur de l'Union Africaine, le Président THABO MBEKI avec la bénédiction de toutes les parties.
Après l'adoption, en Décembre 2004, des textes issus de l’Accord de Linas-Marcoussis par le Parlement, se posaient trois problèmes majeurs:
*l'appréciation de la conformité des textes avec l'Accord de Linas Marcoussis, promise par vous-même, Excellence Monsieur le Président de la République;
*la promulgation de l'amendement de l'article 35 ou l'organisation d'un référendum ;
*le désarmement et la réunification du pays.
3 - L'Accord de Pretoria et la lettre du Président THABO MBEKI
Depuis quelques jours, vous invitez certaines forces vives et les Institutions de la République à se prononcer sur l'Accord de Pretoria et sur la lettre du Président THABO M'BEKI.
L'Accord de Pretoria signé par vous-même, Excellence Monsieur le Président de la République, par le Premier Ministre et par des Leaders politiques ivoiriens, le Président du PDCI-RDA, le Président du RDR et le Secrétaire Général des Forces Nouvelles répond opportunément à ces questions.
L'Accord de Pretoria a fait des recommandations en vue de la correction des textes de lois déjà votées en vue de respecter l'esprit et la lettre de l'Accord de Linas Marcoussis. Il a été décidé le principe d'une rencontre immédiate entre les Forces de Défense et Sécurité (FDS) et les Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN) en vue de s'assurer de la mise en œuvre du Plan National de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion (PNDDR). Conformément à l'Accord de Pretoria, ce processus, depuis les 14 et 15 avril 2005, a été pris en main par les FDS et les FAFN.
Les signataires de cet accord se sont également accordés sur le démantèlement des milices.
Vous, Excellence Monsieur le Président de la République, et les autres signataires de l'Accord de Pretoria avez donné mandat au Médiateur, le Président THABO M'BEKI, de vous indiquer la décision en vue de la résolution de la question de l'éligibilité à la Présidence de la République ; ce après consultation du Président de l'Union Africaine, le Président OLUSEGUN OBASANJO, et le Secrétaire Général de l'ONU, KOFI ANNAN. A cet effet, à votre retour de Pretoria, vous avez déclaré à la presse que, aux divergences des points de vue sur la question de l'éligibilité à la Présidence de la République, tous les signataires de l'Accord s'en sont remis unanimement au Médiateur et que vous vous soumettriez à la décision qu'il prendrait.
Le 13 Avril 2005, le Médiateur vous a communiqué, avec diligence, sa décision ainsi qu'aux autres signataires de l'Accord de Pretoria.
4 - La position du Groupe Parlementaire PDCI-RDA
Pour le Groupe Parlementaire PDCI-RDA, l'Accord de Pretoria et la décision du Médiateur constituent l'occasion ultime pour mettre fin à la grave crise que traverse notre pays depuis septembre 2002. Le Groupe Parlementaire approuve cet Accord et le contenu de la lettre du Président THABO MBEKI et est totalement disposé à contribuer à sa mise en oeuvre rapide pour mettre fin aux souffrances du Peuple ivoirien.
Le Groupe Parlementaire ne trouve donc aucune ambiguité dans l'interprétation de l'article 48 faite par le Médiateur.
- Le pays est coupé en deux
-Intégrité du territoire est atteinte
- Les Institutions ne fonctionnent pas sur la totalité du territoire
- Les lois votées par l'Assemblée Nationale ne s'appliquent pas sur toute l'étendue du territoire national.
Par conséquent l'article 48 a le droit de cité et le Groupe Parlementaire du PDCI-RDA attend que l'Assemblée Nationale soit convoquée pour la circonstance par le Président de la République comme l'a cité l'article 48 pour jouer sa partition.
5 - Le Chef de l'Etat est la clé de la paix
Le fait que les militaires des deux camps, FANCI et FAFN, aient renoué le dialogue rompu à la suite des évènements de début novembre 2004 et qu'ils aient commencé à retirer leurs armes lourdes et que, de votre côté, vous appeliez certaines forces vives et les institutions de la République à vous donner leur avis sur cet accord nous indiquent clairement que nous sommes sur la voie du retour de la paix.
Avec leur sagesse légendaire, nos chefs traditionnels vous ont dit que celui qui détient le pouvoir, détient la clé du pardon et donc la clé de la paix.
La fonction de chef de l'Etat que vous exercez, fait de vous la clé de voûte de la résolution de la crise ivoirienne.
Excellence Monsieur le Président de la République, si vous désirez réellement que la paix revienne, la paix reviendra. Pour cela, vous devez réagir en véritable chef.
Après les consultations auxquelles vous procédez actuellement sur l'Accord de Preto