SENEGAL / CREATION D'UNE CHAINE DE TELEVISION PAR YOUSSOU N'DOUR
Mercredi 31 Aout 2005
Youssou N'DOUR , le chanteur émérite sénégalais , après avoir enrichi le secteur de la presse écrite par la création du "Groupe Futur Média" , affiche ses nouvelles ambitions par l'annonce de la création d'une TELE , lors de la conférence de presse qu'il a donnée à l'occasion de la célébration à DAKAR , du 2ème anniversaire de la création de son groupe de presse.
COTE D'IVOIRE / DECLARATION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN(FPI)
Mercredi 31 Aout 2005
Depuis un moment, l’on assiste à des conférences, à des points de presse ou autres forums appelant à la mise en place d’une transition dans notre pays après le 30 octobre 2005.
Face à toutes ces agitations qui ne se justifient nullement, le Front Populaire Ivoirien tient à faire la mise au point suivante :
I- De quelle transition parle-t-on ? Pour le Front ¨Populaire Ivoirien, tous ceux qui parlent de transition après le 30 octobre 2005 au cas où les élections n’avaient pas lieu sont manifestement « hors-jeu » et ne semblent pas suivre l’actualité politique dans notre pays… Politiquement, une transition est une période transitoire dans laquelle des acteurs politiques s’entendent sur une plate-forme minimale suite à un bouleversement de l’ordre normal des choses en vue de revenir à une situation institutionnelle normale.
La gestion de la transition exige des sacrifices de la part de chacun des acteurs car, par nature, il s’agit d’une période anormale.
Il va sans dire que nous sommes entrés dans une période conflictuelle depuis l’attaque de notre pays et du régime de Laurent GBAGBO dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, et depuis l’accord de Marcoussis de janvier 2003, notre pays vit sous un régime de transition qui ne dit pas son nom !
- c’est précisément au nom de cette transition qu’un Gouvernement de Réconciliation Nationale a été mis en place dans lequel siègent des personnes qui n’auraient jamais siégé dans un gouvernement normal d’une République ;
- c’est, en l’occurrence dans le cadre de cette transition qu’a été nommé un 1er Ministre inamovible ;
- c’est, enfin et pour nous limiter à cet aspect des choses, au nom de cette transition que certaines réformes institutionnelles ont été consenties par le Président de la République alors que le peuple ne le réclamait pas ; Il s’agit comme le prescrivent les différents accords qui ont institué cette transition, de sacrifices nécessaires pour aller à la paix.
Et ce sont ces sacrifices qui ont été consentis et qui continuent d’être faits par le Président de la République et le peuple de Côte d’Ivoire. C’est parce que nous sommes dans une transition – donc période exceptionnelle, anormale – que l’on a toléré des comportements déviants de la part de personnes qui, bien qu’elles siègent dans un gouvernement de la République, n’ont eu de cesse de défier l’autorité du Président de la République et de choquer l’éthique et la morale… Il est aujourd’hui question que nous sortions de cette transition par l’organisation d’élections ouvertes, transparentes et crédibles.
Et à ce stade de la réflexion, le Front Populaire Ivoirien refuse de s’attarder sur une vaine polémique relative à un pseudo vide constitutionnel sur lequel l’on entend s’appuyer à partir du 30 octobre 2005 pour réclamer une transition.
L’on ne peut, en effet, parler de vide constitutionnel au regard des articles 38 et 39 de notre Constitution dès lors que les différents acteurs se sont déjà entendus pour fixer les dates des élections.
Il est, par ailleurs, difficile de faire passer l’argument de vide constitutionnel quand certains acteurs font manifestement preuve de mauvaise foi pour empêcher que les élections aient lieu.
N’est-ce pas trop facile et trop beau ? Et ce d’autant que ceux-là mêmes qui parlent de transition sont incapables d’en préciser le contenu et les contours.
Une transition pour quoi faire qui n’a encore été fait ?
Et surtout avec quelle organisation et quels moyens institutionnels ?
Que deviennent dans cette transition les forces internationales aujourd’hui présentes dans notre pays (ONUCI, LICORNE, Représentant de l’ONU, la Médiation de l’Union Africaine, etc…) ?
Ou alors est-ce tout simplement une façon de préparer l’opinion à la mise en place d’un éventuel Gouvernement qui viendrait d’un coup de force en préparation ?
Le Front Populaire Ivoirien s’interroge comme, du reste, la plupart de nos compatriotes…. Non ! Nous devons être sérieux et arrêter de jouer avec la souffrance des Ivoiriens et de tous ceux qui aiment notre pays ou qui y ont des intérêts…
II - Nous devons aller aux élections. Nous devons aller aux élections pour que sorte de celles-ci un Parti vainqueur qui pourra gouverner librement et sereinement et mettre en œuvre son projet de société. C’est cela l’exigence fondamentale de la Démocratie qui n’est rythmée que par des élections.
Il faut éviter des perpétuelles fuites en avant et la diversion parce que tout simplement l’on a peur d’affronter loyalement ses adversaires.
Ceux qui ont perdu du terrain n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes. A ce niveau, est-il besoin de rappeler que c’est de façon tout à fait lucide et responsable que chacun des leaders présents à PRETORIA a accepté le principe que seules des élections transparentes et crédibles constituaient une solution viable à la crise dont souffre notre pays depuis plus de trois ans ?
Nulle part, il n’a été mentionné dans le communiqué final ayant sanctionné les dernières discussions de Pretoria l’idée d’une transition – ou plus exactement d’une nouvelle transition-. Les dates du 1er tour ainsi que du 2ème tour de la Présidentielle ayant été déjà fixées, l’on peut convenir que des difficultés d’ordre pratique puissent faire que ces dates ne puissent pas être respectées et que les élections puissent, en d’autres termes, être repoussées de façon consensuelle de quelques semaines ou même de quelques mois.
Mais alors, il faut éviter des amalgames fâcheux de nature à mettre le doute dans l’esprit de nos compatriotes.
Nous devons aller aux élections dans l’intérêt supérieur de notre pays.
La seule condition aujourd’hui concerne le désarmement des rebelles.
III - La question à l’ordre du jour c’est le désarmement des rebelles ; Les rebelles et leurs commanditaires qui ont cru qu’ils renverseraient le régime en place en attaquant nuitamment la Côte d’Ivoire le 18 septembre 2002 doivent aujourd’hui humblement reconnaître que non seulement ils ont échoué, mais également et surtout qu’ils sont pris dans leur propre piège.
Pour le Front populaire Ivoirien, les chefs de la rébellion sont aujourd’hui à un niveau de gestion de leurs rapports avec tous ceux qu’ils ont armés contre notre pays où ils sont incapables d’imposer à ceux-ci une ligne de conduite claire et précise.
Soro Guillaume et ses chefs de guerre ont, en réalité, du mal à contrôler les nombreux mercenaires et jeunes désoeuvrés à qui ils ont promis monts et merveilles. Ils ne peuvent pas demander à leurs combattants de déposer les armes au risque d’en payer eux-mêmes les frais. En plus, ils ont la pression des commanditaires et de tous ceux qui ont financé cette absurde guerre contre la Côte d’Ivoire.
Le Front Populaire Ivoirien reste convaincu, eu égard à ce qui précède, que les rebelles ne peuvent pas désarmer de leur propre chef. Il faut nécessairement recourir à la coercition ; et le Front Populaire Ivoirien s’en remet à la Communauté Internationale et précisément au Médiateur pour définir et appliquer les formes appropriées de cette coercition.
Le Front Populaire Ivoirien insiste, pour terminer, sur la vigilance qui doit prévaloir car la rébellion qui demeure dans sa logique d’une prise du pouvoir par la violence, n’acceptera jamais d’elle-même de favoriser les conditions de l’organisation des élections.
La Communauté Internationale doit en être persuadée et ne doit pas se laisser distraire.
Plus rien ne s’oppose aujourd’hui au désarmement des rebelles et le Front Populaire Ivoirien attend du Médiateur que des mesures concrètes et immédiatement applicables soient prises dans ce sens. Le Front Populaire Ivoirien demande à tous les patriotes ivoiriens, à toutes ses militantes et à tous ses militants, de rester sereins, vigilants et mobilisés.
Fait à Abidjan, le 30/08/05
Pour le Font Populaire Ivoirien,
Le Secrétaire Général, Porte-parole du Parti,
Sylvain MIAKA OUIRETTO
COTE D'IVOIRE / DECLARATION DU RASSEMBLEMENT DES HOUPHOUETISTES POUR LA DEMOCRATIE ET LA PAIX (RDPH)
Mercredi 31 Aout 2005
CONFERENCE DE PRESSE SUR LA NECESSITE DE LA MISE EN PLACE D'UNE TRANSITION
30 Aout 2005
ABIDJAN, LE MARDI AOÛT 2005
Mesdames et Messieurs les Journalistes de la Presse Nationale et Internationale,
Je voudrais au nom du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix vous saluer et vous remercier, pour votre disponibilité, qui ne nous a jamais fait défaut.
Mesdames et Messieurs,
Le 30 octobre 2005, le Peuple DE Côte d’Ivoire devrait être amené à élire un nouveau Président de la République, conformément à la Constitution. A deux mois, jour pour jour, de cette échéance, la question que l’opinion publique nationale et internationale se pose de plus en plus est de savoir si l’élection présidentielle pourra se tenir ou pas à cette date
Il convient de faire observer qu’un certain nombre de conditions générales doivent être réunies, en vue de la tenue de l’élection présidentielle.
A cet égard, il importe de souligner qu’avant toute chose, la Commission instituée par l’article 32 de la Constitution, pour être le maître d’ouvrage des élections, à savoir la Commission Electorale Indépendante, doit avoir été mise en place et fonctionner.
Tout particulièrement, le Code Electoral prévoit, notamment, que :
avant, toute chose,;
chaque électeur doit avoir été identifié et dispose d’une carte d’électeur ;
les listings électoraux doivent être affichés trois mois avant la date du scrutin, soit au plus tard le 31 juillet 2005, en l’espèce.
A ces conditions constitutionnelles et législatives, s’ajoutent celles relatives aux réformes institutionnelles et législatives identifiées par l’Accord de Linas-Marcoussis comme étant la seule voie de sortie pacifique de la crise socio-politique et militaire que traverse la Côte d’Ivoire.
En vue de garantir à l’élection présidentielle la crédibilité, l’équité, la liberté et la transparence nécessaires à son caractère démocratique, toutes ces conditions, générales et exceptionnelles, devraient être réunies, préalablement. Or, à ce jour, aucune de ces conditions n’est encore réellement satisfaite, comme le reconnaît le Haut Représentant de l’ONU chargé des Elections, qui a déclaré :
«je suis conscient, je le dis et je ne le cache pas qu’il y a d’énormes problèmes politiques encore à résoudre. Pas de sécurité, pas de désarmement. »
En effet, restent à résoudre les problèmes suivants :
- la mise en conformité des textes avec les différents accords de paix ;
- le démantèlement et le désarmement effectifs des milices ;
- le Désarmement, la Démobilisation et la Réinsertion des Forces belligérantes ;
- la réunification et la sécurisation du territoire national ;
- le redéploiement de l’Administration sur l’ensemble du territoire national ;
- la révision de la liste électorale.
Dès lors, il apparaît, avec évidence, qu’il sera impossible, matériellement et techniquement, d’organiser l’élection présidentielle au mois d’octobre 2005 prochain.
Il résulte de cette situation un grave péril pour toutes les populations vivant en Côte d’Ivoire. Aussi, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) se sent-il interpellé sur le devoir de patriotisme et de responsabilité vis-à-vis de la Côte d’Ivoire et de la Communauté Internationale.
A travers cette rencontre avec la presse, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) entend donner, officiellement, sa position sur la conséquence à tirer de la non-tenue de l’élection présidentielle d’octobre 2005 et proposer la solution qu’il juge appropriée pour y faire face.
CONSEQUENCE DE LA NON-TENUE DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE EN OCTOBRE 2005
Mesdames et Messieurs,
Il convient de se référer à la Constitution, qui est la Loi fondamentale de notre pays, pour savoir la conséquence que nous devons tirer, ensemble, de la non-tenue de l’élection présidentielle en octobre 2005. En ce sens, deux articles de cette loi sont souvent évoqués.
D’abord l’article 38 qui prévoit que :
«En cas d’événements ou de circonstances graves, notamment d’atteinte à l’intégrité du territoire, ou de catastrophes naturelles rendant impossible le déroulement normal des élections ou la proclamation des résultats (…) le Président de la République en informe la Nation par message. Il demeure en fonction (…)».
Ensuite l’article 39, selon lequel :
«Les pouvoirs du Président de la République en exercice expirent à la date de prise de fonction du Président élu, laquelle a lieu dès la prestation de serment».
Il n’est point besoin d’être juriste pour constater que l’article 38 prévoit deux hypothèses permettant au Chef de l’Etat de demeurer en fonction, à l’expiration de son mandat :
Le vote a, effectivement, commencé, mais ne peut être poursuivi ;
La proclamation des résultats a démarré, mais ne peut être poursuivie.
Aucune de ces deux hypothèses ne concerne la situation présente, puisque les opérations de vote n’ont pas encore démarré.
Quant à l’article 39, il s’applique dans les cas suivants :
lorsque l’élection s’est déroulée à l’échéance constitutionnelle ;
lorsque l’élection s’est déroulée dans les hypothèses prévues par l’article 38.
En dehors de ces deux cas d’application, l’article 39 est inopérant.
Vous conviendrez avec nous que si l’élection présidentielle ne se déroule pas en octobre 2005, le pays se retrouve dans une situation non prévue par notre Constitution, c’est-à-dire dans un cas de vide constitutionnel.
Dès lors que la fin de son mandat, le 26 octobre 2005, lui enlèvera toute légitimité, Monsieur Laurent Gbagbo ne pourra se maintenir, ni être maintenu en fonction. La conséquence ultime de la non-tenue de l’élection présidentielle en octobre 2005 prochain est que le pays sera sans Président de la République, ni Gouvernement.
Devant la période d’incertitudes qui va s’ouvrir ainsi, à compter du mois d’octobre 2005 et le grave péril qu’elle fait peser sur le pays, le RHDP interpelle l’ensemble de la classe politique ivoirienne et la Communauté Internationale sur l’urgente nécessité de mettre en place une transition.
MISE EN PLACE D’UNE TRANSITION
Mesdames et Messieurs,
Le RHDP considère que dans le contexte socio-politique et militaire actuel de notre pays, la transition constitue une exigence démocratique et non une simple revendication politicienne.
En effet, tous les problèmes qui ont été identifiés par l’ensemble des Forces Politiques Ivoiriennes, dans le cadre de la Table Ronde de Linas-Marcoussis et confirmés par tous les autres accords, comme étant à l’origine de la crise que traverse notre pays restent entiers.
Le RHDP reste convaincu qu’un simple report technique des élections ne fera que prolonger la situation de blocage et la partition de la Côte d’Ivoire, parce que les causes qui en sont à l’origine ne pourront être corrigées dans ce schéma.
Mesdames et Messieurs,
Depuis la signature de l’Accord de Linas-Marcoussis, le Chef de l’Etat et les Députés du Groupe Parlementaire FPI n’ont eu de cesse de susciter et d’entretenir les blocages et dysfonctionnements dans la mise en œuvre effective des réformes qui en découlent.
Déjà, au lendemain de la Conférence des Chefs d’Etat de Kléber, le 24 janvier 2003, qui a consacré l’Accord de Linas-Marcoussis, le Chef de l’Etat a suscité des mouvements de rue visant à contester et à remettre en cause les accords.
En vue de surmonter les difficultés nées de cette situation, les signataires se sont retrouvés à Accra, les 6 et 7 mars 2003, sur invitation du Président John Agyekum KUFUOR, Président en exercice de la CEDEAO. Cette rencontre a été sanctionnée par un accord intitulé «Communiqué Final» et comportant divers engagements, dont la création du Conseil National de Défense et de Sécurité et la nomination, sur proposition de celui-ci, de personnalités choisies sur une base consensuelle aux postes de Ministres de la Défense et de la Sécurité.
Le Conseil National de Défense et de Sécurité est resté mort-né du fait du Chef de l’Etat.
Par ailleurs, le Chef de l’Etat a récusé plusieurs personnalités désignées par différentes Forces Politiques signataires de l’Accord de Linas-Marcoussis pour faire partie du Gouvernement de Réconciliation Nationale.
Les graves dysfonctionnements constatés dans les activités du Gouvernement de Réconciliation Nationale résultent du refus du Président de la République de lui donner des prérogatives réelles à même de conduire à la paix. Ces dysfonctionnements, doit-on le rappeler, se traduisent, notamment, par :
- les difficultés rencontrées par les Ministres des Forces Politiques autres que ceux du parti du Chef de l’Etat dans la nomination de leurs collaborateurs et des responsables des structures sous tutelle ;
- l’insubordination caractérisée dans les services de l’Administration publique ;
- le manque d’Autorité de l’Etat ;
- le développement du climat d’impunité ;
- l’existence d’un Gouvernement parallèle composé de Ministres et de Conseillers Spéciaux FPI auprès du Chef de l’Etat et qui ont la réalité du pouvoir.
On se souvient également de la tentative d’assassinat du Ministre d’Etat, Ministre de la Communication, Guillaume SORO KIGBAFORI, qui a été planifiée par le clan présidentiel et mise à exécution par ses jeunes partisans dits «patriotes», le 30 mai 2003.
Mesdames et Messieurs,
Vous vous souvenez, certainement, des nombreuses rencontres que le G7 a eues aussi bien avec la presse qu’avec les Autorités nationales et internationales, à propos de l’application de l’Accord de Linas-Marcoussis.
Face à la mauvaise foi du Chef de l’Etat, nous avons décidé d’organiser une marche, le 25 mars 2004 pour exiger la stricte application des différents accords. Chacun sait le sort qui a été réservé à cette manifestation pacifique, c’est-à-dire la répression des plus barbares, qui a conduit à un massacre sans précédent : au moins 500 personnes sauvagement tuées avec des moyens de guerre, sans compter les blessés, ni les personnes disparues.
Par la suite, le Chef de l’Etat, dans sa volonté de résoudre la crise par la guerre, a décidé de reprendre les hostilités, le 4 novembre 2004, en violation flagrante du cessez-le feu en vigueur depuis le 3 mai 2003 et de la déclaration de fin de guerre du 4 juillet 2003.
Le Conseil de Sécurité de l’ONU s’était alors réuni, le 15 novembre 2004 et a adopté, à l’unanimité, la résolution 1572 (2004) condamnant la violation du cessez-le feu et imposant un embargo sur les ventes d’armes à destination de la Côte d’Ivoire.
Mesdames et Messieurs,
C’est dans ce contexte que l’Union Africaine a nommé, en décembre 2004, un Médiateur, en la personne du Président de la République d’Afrique du Sud, SEM. Thabo Mbéki, pour lever les blocages et les dérapages que connaît l’application du processus, du fait du clan présidentiel.
Malgré les efforts déployés par le Médiateur, ces blocages persistent, comme l’attestent les décisions du Chef de l’Etat, en date du 15 juillet 2005, relatives à la mise en œuvre des réformes découlant des différents accords. A l’instar des textes dénaturés par les Députés du Groupe Parlementaire FPI, les décisions du Chef de l’Etat ne sont conformes, ni à la lettre, ni à l’esprit desdits accords.
Au surplus, l’impasse dans laquelle se trouve actuellement le processus est aggravée par :
- le climat d’insécurité qui règne dans la zone sous contrôle gouvernemental du fait des milices aux ordres du Chef de l’Etat ;
- la terreur d’état instaurée à travers les dernières mesures sécuritaires prises par ce dernier ;
- les violations graves et massives des Droits de l’Homme qui sont devenues le lot quotidien des populations vivant en Côte d’Ivoire étayées par les accusations précises des plus hauts responsables des FDS..
Mesdames et Messieurs,
Dans ces conditions, vous comprendrez que le RHDP demande la mise en place d’une transition que le Chef de l’Etat, Monsieur Laurent Gbagbo, ne peut conduire.
Cette transition aura pour mission de mettre en œuvre, effectivement et de bonne foi, les solutions consensuelles qui sont consignées dans les différents accords et d’organiser des élections crédibles, justes, transparentes et ouvertes à tous, seul gage du retour à la Paix et à la Réconciliation Nationale en Côte d’Ivoire.
Le RHDP a conscience du martyre que vivent actuellement les populations ivoiriennes et de l’état de déliquescence dans lequel se trouve l’économie nationale et l’Etat.
En conséquence, le RHDP fait observer que la durée de la transition doit allier l’impératif de résoudre complètement et efficacement tous les problèmes identifiés et celui de mettre fin le plus rapidement possible aux souffrances des populations.
Aussi, le RHDP considère-t-il que les conditions et modalités de la mise en place de la transition pourront être convenues, de façon consensuelle, par l’ensemble des Forces Politiques signataires des différents accords de paix conclus jusque-là et la Communauté Internationale. S’agissant tout particulièrement de sa durée, bien qu’elle dépende de l’ampleur des tâches qu’elle aura concrètement à accomplir, elle doit être d’au moins dix-huit (18) mois.
En conclusion, le RHDP :
- affirme qu’il est impossible, techniquement et matériellement, d’organiser l’élection présidentielle à l’échéance prévue par la Constitution ;
fait observer que, de ce fait, le pays va se trouver dans un cas de vide constitutionnel, sans Président de la République, ni Gouvernement, c’est-à-dire un vide constitutionnel intégral ;
- refuse tout report technique des élections tendant à liquider le dossier ivoirien ;
- exige la mise en place d’une transition, pour éviter au pays de sombrer dans le chaos à la faveur de cette situation pleine d’incertitudes pour l’ensemble des populations ivoiriennes ;
considère que le Chef de l’Etat, Monsieur Laurent Gbagbo, ne saurait conduire la transition.
Dans cette perspective, le RHDP appelle les militants du PDCI-RDA, du RDR, de l’UDPCI, du MFA et de l’ensemble des populations ivoiriennes à se tenir à l’écoute de ses mots d’ordre, en vue de participer massivement à toutes les actions qu’il initiera dans les jours prochains.
Fait à Abidjan, le 29 août 2005
Pour le RHDP
Pr. ALPHONSE DJEDJE MADY
COTE D'IVOIRE / REMERCIEMENTS DE M.HENRI KONAN BEDIE PRESIDENT DU PARTI DEMOCRATIQUE DE COTE D'IVOIRE(PDCI-RDA)
Mardi 30 Aout 2005
Chers militantes et militants du PDCI-RDA,
Me félicitant des résultats des conventions éclatées portant sur le choix du candidat de notre illustre Parti, choix que vous avez bien voulu porter sur ma personne, je tiens à vous exprimer aujourd'hui, en attendant de le faire de vive voix, mes remerciements les plus sincères.
Par ce choix opéré dans l'ordre et la sérénité, vous avez confirmé de fort belle manière l'idéal démocratique de notre grand Parti qui, en dépit des épreuves, affirme chaque jour davantage sa vitalité, son extraordinaire capacité de renouvellement dans la continuité, son sens des responsabilités et sa discipline.
Je saisis donc cette occasion pour féliciter tous nos militants et particulièrement le Secrétaire Général, les membres du Conseil politique, du Bureau politique, du Grand Conseil, de l'UFPDCI et de la JPDCI ainsi que le Comité électoral, pour leur implication dans la parfaite organisation de ce scrutin et leurs contributions actives qui ont permis les résultats que nous connaissons. Ces résultats honorent chacun de nos militants, cadres et responsables de notre grand Parti. Ils laissent augurer, face aux défis qui s'annoncent, les succès futurs du PDCI-RDA, parti de paix et de progrès, parti de dialogue, de conciliation et de réconciliation de tous les Ivoiriens.
Dans le difficile contexte politique actuel, les conventions éclatées sont l'expression de l'engagement et de la détermination de notre Parti à braver les intimidations et les entraves à la liberté pour affirmer notre choix démocratique afin de sortir la Côte d'Ivoire du gouffre dans lequel il est plongé depuis six ans. Le pari de relever la nation ivoirienne meurtrie sera donc tenu et il est désormais bien engagé.
C'est donc dire combien je regrette que les circonstances aient différé mon retour parmi vous. Mais ce retour ne saurait tarder et je compte être bientôt avec vous pour poursuivre le combat pour la démocratie et œuvrer au retour de la paix: par l'organisation d'élections justes, libres, transparentes, ouvertes et conformes aux dispositions pertinentes des résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU et de la déclaration de Pretoria II.
Dans cette perspective, je vous invite, une fois de plus, à demeurer unis, et mobilisés afin de vous munir de tous les documents légaux pour participer aux différents scrutins qui s'annoncent et qui vont déterminer l'avenir de notre pays dans son aspiration à une gestion harmonieuse, pacifique et prospère.
Henri Konan BEDIE
GAMBIE / SEMINAIRE DE L'ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL
Mardi 30 Aout 2005
En collaboration avec l’organisation internationale du travail (OIT), le Département d’Etat pour le commerce, l’industrie et l’emploi a organisé un séminaire sur les normes internationales du travail.
Le représentant du gouvernement gambien a rappelé que l’OIT, œuvre notamment pour le droit de chaque travailleur à un travail productif et décent dans la liberté, la dignité et la sécurité.
Le concept de travail décent implique la nécessité de travailler pour l’adéquation entre travail et revenu, l’accès à la protection sociale, le respect des droits fondamentaux au travail et la participation au processus de décision à travers le dialogue social.
Le séminaire a été l’occasion de renforcer les capacités des différents partenaires sociaux sur les normes internationales de travail.
COTE D'IVOIRE / MISE EN PLACE DE LA FACTURE NORMALISEE
Mardi 30 Aout 2005
M.Feh KESSE ,Directeur Général des impôts a annoncé mercredi 24 août 2005, au cours d’une rencontre avec la presse économique, l’entrée en vigueur dès le 01 septembre 2005 de la facture normalisée qu’institue la loi des finances 2005.
La Direction générale des impôts et la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI) sont prêtes pour sa mise en œuvre.
Par ailleurs , le DG a déploré que la pratique de la fraude est en pleine expansion et a souligné qu’ en 2004, la tricherie sur la TVA s’est soldée par des déperditions oscillant entre 100 et 120 milliards de F CFA pour l’Etat et qu’en Côte d’Ivoire, le poids de la TVA dans les recettes fiscales se situe aux alentours de 22% alors que le taux moyen dans tout pays sérieux est de 35%.
COTE D'IVOIRE / FRANCE / INCENDIE
Mardi 30 Aout 2005
La communauté ivoirienne résidant à Paris vient de vivre de moments difficiles avec l'incendie qui a occasionné la mort de ressortissants membres de cette communauté .
En ces moments douloureux nous présentons nos sincères condoléances à toutes les familles africaines qui ont perdu des parents ou amis dans ces incendies.
COTE D'IVOIRE / INTERVIEW DE M.TIA KONE PRESIDENT DE LA COUR SUPREME
Samedi 27 Aout 2005
Monsieur le président, on vous annonce aux côtés du général Doué, en dissidence avec le régime.
(…) Cette histoire de Doué ne m’intéresse pas. La seule chose que je connaisse, c’est mon droit et mon métier que j’exerce. Et j’entends l’exercer jusqu’à la fin. La politique en Côte d’Ivoire n’encourage pas ceux qui ne la font pas à y entrer.
M. Tia Koné, pourquoi vous ? Pourquoi la rumeur vous a choisi alors qu’il y a d’autres personnalités, d’autres présidents d’institution qui pourraient focaliser l’attention de l’opinion ?
J’ai été le premier, surpris par cette nouvelle. Quand on m’a pas appelé pour me dire qu’à Abidjan, j’aurais été assassiné, j’ai été surpris. Parce que je ne suis même pas au pays. Peut-être parce que je suis absent ? Ou bien à la faveur des vacances judiciaires, comme j’étais absent à la célébration du quarante-cinquième anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, ont-ils conclu que j’étais mort ? Ils auraient dû le faire juste après la cérémonie ! (Rires) Mais attendre longtemps après, pour annoncer ma mort, c’est la mauvaise foi.
Merci Monsieur le président, nous dirons au tout Abidjan que nous vous avons parlé, que nous vivant.
Je suis encore là grâce à Dieu. Merci beaucoup.
Entretien réalisé au téléphone par Assoumane Bamba
COTE D'IVOIRE / COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES
Samedi 27 Aout 2005
Un Conseil des Ministres s’est tenu ce jeudi 25 Août 2005, de 11heures à 14 heures au Palais de la Présidence, sous la présidence du Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO.
Avant d’aborder l’ordre du jour, à la demande du Président de la République, le Conseil a entendu une communication du Ministère de la Sécurité Intérieure relative à la situation de panique survenue à Abidjan dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 Août, lorsque la Société Western Union qui fêtait ses 10 ans d’activités a fait procéder au lancement de feux d’artifices, dont les détonations ont fait croire aux Abidjanais qu’une attaque armée était en cours.
Tenant compte du contexte socio-politique sensible que nous traversons, le Président de la République sur proposition du Ministre de la Sécurité Intérieure et après délibération du Conseil a signé un décret interdisant l’usage de feux d’artifices pétards et autres objets explosifs susceptibles de créer des situations de panique au sein des populations.
Abordant son ordre du jour, le Conseil, sur présentation des Ministres en charge des départements concernés, a examiné et adopté plusieurs projets de décrets.
DECRETS
Ministère d’Etat, Ministère de l’Economie et des Finances
Un projet de décret portant ratification de l’Accord de prêt d’un montant de 37,5 millions de riyals Saoudiens (5,2 milliards, à 2% sur 20 ans avec un différé de 5 ans) conclu le 18 Mai 2005 entre le Fonds Saoudien pour le Développement (FSD) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement du projet de construction de l’Autoroute Singrobo-Yamoussoukro (lot II).
Ministère d’Etat, Ministère des Mines et de l’Energie
Trois projets de décrets portant attribution de trois (03) permis de recherches minières à la Société EQUIGOLD Côte d’Ivoire SA (recherche aurifère), sur trois sites:
- Sous-préfectures de Guitry et de Fresco
- Sous-préfectures d’Oumé et de Hiré
- Sous-préfectures de Guitry et de Tiassalé
Ministère des Relations avec les Institutions de la République
Un projet de décret déterminant le règlement, la composition et le fonctionnement des services, l’organisation du Secrétariat Général, du Conseil Constitutionnel, ainsi que la liste des Rapporteurs Adjoints.
COMMUNICATIONS
Sur présentation des Ministres en charge des départements concernés, le Conseil a ensuite entendu deux communications et en a adopté les conclusions.
Ministère de la Lutte contre le SIDA
Une communication relative à l’enquête sur les indicateurs du SIDA en Côte d’Ivoire.
Il ressort que depuis septembre 2004, le Ministère de la lutte contre le SIDA prépare en collaboration avec les partenaires au développement une enquête nationale sur les indicateurs du SIDA en Côte d’Ivoire.
Cette enquête qui permettra d’évaluer la situation réelle de la pandémie du VIH-SIDA en Côte d’Ivoire précède l’élaboration du plan stratégique 2006-2010 de lutte contre le SIDA. L’exécution technique de cette enquête est confiée à l’INS. Le budget estimé à 399 863 500 FCFA a été mobilisé à 90 % dont 12 % provenant de l’Etat ivoirien.
Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères
Sur présentation du Ministre en charge de ce département, le Conseil a donné son agrément pour la nomination:
- d’un nouveau représentant de J’OMS en Côte d’Ivoire
- d’un Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne près la République de Côte d’Ivoire
- d’un Ambassadeur de la République du Niger près la République de Côte d’Ivoire avec résidence à Abidjan
- d’un Attaché de Défense auprès de l’Ambassadeur de la Fédération de Russie près la République de Côte d’Ivoire avec résidences cumulativement à Accra et à Abidjan.
Le Ministre de la Fonction Publique et de l’Emploi, Porte-parole du Gouvernement
Prof. OULAYE Hubert
SENEGAL / REMISE DU RAPPORT ANNUEL DE LA MEDIATURE DE LA REPUBLIQUE
Samedi 27 Aout 2005
M. Doudou N'DIR , Médiateur de la République a été reçu par S.E.Maître Abdoulaye WADE , Président de la République à qui il a remis le rapport annuel 2005 des travaux de la Médiature.
Lors d'une conférence de presse M.Doudou N'DIR a exposé les questions qui ont été traitées son Institution et fait des recommandations.
COTE D'IVOIRE / COMMUNIQUE DE LA REUNION DU BUREAU POLITIQUE DU PARTI DEMOCRATIQUE DE COTE D'IVOIRE (PDCI-RDA)
Samedi 27 Aout 2005
Le Bureau Politique du PDCI-RDA, élargi aux membres du Conseil Politique s’est réuni le Jeudi 25 Août 2005 de 10 H à 13 H, à la Maison du Parti à Cocody, sous la présidence du Professeur Alphonse DJEDJE MADY, Secrétaire Général du PDCI-RDA, représentant Son Excellence Henri KONAN BEDIE, Président du Parti.
Au cours de cette réunion, il s’est essentiellement agit d’analyser la situation socio politique du pays au regard des derniers développements de l’actualité politique.
Avant d’aborder l’ordre du jour, vu sous l’angle de la situation interne au PDCI-RDA et de l’ environnement socio politique et sécuritaire de la CÔTE d’IVOIRE, le Secrétaire Général a transmis les salutations militantes et les félicitations du Président Henri KONAN BEDIE à tous les membres des instances, aux structures de base, aux structures spécialisées ainsi qu’à tous les militants et toutes les militantes pour leur adhésion totale à l’organisation des conventions éclatées et la qualité du travail abattu sur le terrain.
Le Président du Parti a marqué son accord pour différer, à la demande de la direction du Parti, son retour en Côte d’Ivoire malgré son désir ardent de retrouver rapidement ses militants.
En ce qui concerne la situation interne au PDCI-RDA , après avoir rappelé les grandes décisions des réunions du Bureau Politique des 14 Juillet 2 005 et 04 Août 2 005 (organisation de conventions éclatées, détermination de critères d’éligibilité pour le choix du candidat du PDCI-RDA à la prochaine élection présidentielle, appel à candidatures par voie de presse, validation de la seule candidature reçue et poursuite du processus électoral malgré l’unicité de la candidature de Monsieur Henri KONAN BEDIE), le Secrétaire Général, a livré aux membres du Bureau Politique et du Conseil Politique les résultats des élections des conventions éclatées.
Ainsi sur 14.323 inscrits, 12.644 militants ont pu prendre part au vote soit un taux de participation de 88.28% ; 176 bulletins ont été déclarés nuls et 12.468 suffrages exprimés.
Le candidat Henri KONAN BEDIE a obtenu 12.468 voix soit 98.61 % des suffrages exprimés. Il a donc été déclaré élu pour être le candidat du PDCI-RDA à la prochaine élection présidentielle.
Le Bureau Politique a pris acte et apprécié les brillants résultats enregistrés par le Président Henri KONAN BEDIE, l’a félicité et décidé de l’investir au cours d’une Convention Nationale d’Investiture comme le candidat du PDCI-RDA à la prochaine élection présidentielle.
Le Bureau Politique a également salué la mobilisation exceptionnelle des militants et le plébiscite de Monsieur Henri KONAN BEDIE.
Le Bureau Politique a exprimé sa satisfaction devant la constance des militants du PDCI-RDA qui ont renouvelé par leur vote massif le mandat du Président Henri KONAN BEDIE à la tête du Parti en Avril 2002 (XIe Congrès Ordinaire avec 82 % des voix), et qui viennent de lui donner l’onction populaire par leur choix lors des Conventions éclatées avec 98,61 % des voix et un fort taux de participation (88,28 %) en 2005.
Ces résultats dénotent du renforcement de la confiance entre la base et le Président Henri KONAN BEDIE.
Le Bureau Politique a félicité les Délégués Départementaux et Délégués Communaux ainsi que les Superviseurs des conventions éclatées pour la qualité du travail accompli et pour leur engagement militant.
En conclusion de ce point, le Bureau Politique a décidé de reporter la tenue de la Convention Nationale d’Investiture initialement prévue le 03 Septembre 2 005 à une date ultérieure afin de permettre à ses militants de soutenir les Eléphants footballeurs contre le CAMEROUN, le Dimanche 04 Septembre 2 005.
En effet, après le sacre continental de 1992 au SENEGAL, la qualification de la CÔTE D’IVOIRE, à la coupe du monde 2006 de football en Allemagne, sera la résultante de 13 années de formation patiente et persévérante.
Aussi, le Bureau Politique demande – t – il aux militants du PDCI-RDA de se rendre massivement au stade Félix HOUPHOUËT– BOIGNY dans ce cadre du rassemblement de la nation pour le vrai patriotisme.
Au titre de la situation socio-politique et sécuritaire de la nation, le Secrétaire Général, le Professeur Alphonse DJEDJE MADY, a fait un bref rappel de la position du PDCI-RDA depuis le déclenchement de la crise du 19 Septembre 2002 et la signature de l’Accord de Linas – Marcoussis confirmé par les accords d’ACCRA II, d’ACCRA III, de PRETORIA et la déclaration de PRETORIA.
Le Secrétaire Général a ensuite mis l’accent sur les derniers développements de l’actualité politique depuis la réunion de PRETORIA II le 29 Juin 2005.
Il a fait les constats suivants :
- blocage du parlement par les Députés du FPI hostiles au vote des amendements des lois de Marcoussis exigés par PRETORIAT I.
- utilisation de l’article 48 par le Président de la République à la date butoir du 15 Juillet 2005 pour suppléer la défaillance des Députés FPI en prenant, en dehors du conseil des Ministres, des décisions qui ne reflètent aucunement les quelques projets de lois déposés par lui-même sur le bureau de l’Assemblée Nationale.
- dénonciation par l’opposition dans deux lettres au médiateur les 25 Juillet et 12 Août 2005 de trois (3) principaux points, à savoir :
∑ la Nationalité par la non prise en compte dans la décision des enfants nés de 1962 à 1973 de parents étrangers
∑ l’identification par la non affirmation dans la décision du certificat de Nationalité comme seule pièce exigible pour authentifier la nationalité
∑ la C E I par le transfert à l’INS, simple structure technique d’appui, les compétences de la CEI, pourtant seule structure constitutionnelle chargée de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire, violant ainsi l’accord de PRETORIA I et la déclaration de PRETORIA II qui la désignent responsable des élections.
- lenteur de la médiation dans les arbitrages et ambiguïté dans la traduction en actes concrets de ses observations.
- non démantèlement et désarmement des milices le 20 Août 2 005.
Les deux actes que sont la prise de textes conformes à l’accord de Linas Marcoussis et le démantèlement
- désarmement des milices n’étant pas posés, obèrent dangereusement le désarmement des Forces Nouvelles le 08 Octobre 2005.
Ensuite, le Secrétaire Général a noté les déclarations faites par des Officiers Supérieurs de l’Armée qui, hier grands soutiens du Pouvoir, aujourd’hui, réclament le départ du Pouvoir du Président de la République.
Il a pris également acte des révélations de l’ex porte – parole des Forces de Défense et de Sécurité, le lieutenant –colonel YAO YAO Jules, relatives aux membres de la Garde Républicaine responsables des assassinats commis par les escadrons de la mort depuis le 19 Septembre 2002.
Enfin, le Secrétaire Général a rappelé la volonté de la communauté internationale qui appelle à l’organisation de l’élection présidentielle le 30 Octobre 2005.
Suite à des échanges profonds et ouverts, découlant de cet exposé bilan de la participation du PDCI-RDA au processus de Paix dont les accords ont toujours connus des blocages par la non exécution des engagements par le pouvoir aux dates échues ou ne respectant pas la lettre et l’esprit de ces accords, le Bureau Politique du PDCI-RDA se dit fortement préoccupé par la situation socio-politique et sécuritaire du Pays.
Le Bureau Politique du PDCI-RDA dénonce l’immobilisme de la Communauté Internationale et de la médiation qui continuent d’affirmer chaque jour l’organisation de l’élection présidentielle le 30 Octobre 2005 sans se préoccuper du délai court, des nombreuses tâches à accomplir et de l’insécurité grandissante dans le pays.
Le Bureau Politique du PDCI-RDA inquiet, s’interroge sérieusement sur la tenue de l’élection présidentielle le 30 Octobre 2005, à deux mois et 06 jours de cette échéance.
En effet ;
- les listes électorales qui devraient être affichées au plus tard le 1er Août 2005 (article 11 du code électoral) ne le sont pas.
- la reprise de l’opération d’identification consensuelle qui peut durer au moins trois mois n’a pas encore démarré.
- la nouvelle Commission Electorale Indépendante n’est pas mise en place.
- la révision de la liste électorale n’a pas été entamée.
- le démantèlement et le désarmement des milices prévus pour le 20 Août 2005 ne sont pas effectifs.
- le DDR est hypothéqué.
le redéploiement de l’Administration et la réunification du pays se sont avérés impossibles jusqu’à ce jour.
- les Forces Impartiales constamment agressées sans réactions conséquentes de leur part, ne semblent pas être prêtes à assurer la sécurisation du vote sur toute l’étendue du territoire national.
Aussi, le Bureau Politique du PDCI-RDA observe- t- il que la question de la tenue de l’élection présidentielle le 30 Octobre 2005 tient plus lieu de propagande et de manipulation du clan présidentiel que de réelle volonté.
Le Bureau Politique du PDCI-RDA constate que ni le pouvoir ni la Communauté Internationale ne travaillent effectivement à la tenue d’élections libres, transparentes et crédibles aux dates constitutionnelles.
En conséquence de ce qui précède, le Bureau Politique du PDCI-RDA dénonce :
- le silence de la Communauté Internationale devant les crimes, les assassinats dont les auteurs ont été nommément désignés par les anciens responsables des forces de Défense et de Sécurité.
- la duplicité du clan présidentiel.
- l’attitude ambiguë de la médiation et sa lenteur dans les prises de décisions.
- la militarisation du pays sous un régime civil, équivalant à l’instauration d’un régime fasciste et dictatorial.
Le Bureau Politique du PDCI – RDA demande à la Communauté Internationale de prendre ses responsabilités et d’utiliser les moyens légaux que lui confèrent les 12 résolutions du conseil de sécurité de l’ONU sur la Côte d’Ivoire, notamment les résolutions 1464, 1528, 1572 et 1609.
Le Bureau Politique du PDCI-RDA écarte toute idée de partition du pays et s’engage à s’opposer et à lutter énergiquement contre tout projet d’organisation d’élections sur une partie du territoire ivoirien.
Vu l’environnement socio-politique et sécuritaire et le flou savamment entretenu par le Pouvoir FPI et afin d’éviter les amalgames et toutes insinuations, le Bureau Politique du PDCI-RDA soutient la Direction du Parti et recommande au Président Henri KONAN BEDIE, Président du Parti, le report de son retour en Côte d’Ivoire.
La situation du pays est extrêmement préoccupante et la Côte d’Ivoire réunit aujourd’hui tous les éléments pour l’éclatement d’une guerre civile.
Aussi, le Bureau Politique du PDCI-RDA a-t- il créé un groupe de travail chargé de réfléchir sur le devenir immédiat de cette Côte d’Ivoire en dérive.
Le Bureau Politique du PDCI-RDA reste constamment saisi de cette question relative à la situation de la Côte d’Ivoire et demande aux militantes et aux militants de rester vigilants, mobilisés et à l’écoute de la Direction du Parti.
Fait à Abidjan, le 25 Août 2 005
P. le Président du PDCI – RDA
P / O le Secrétaire Général
Professeur Alphonse DJEDJE MADY
Source : "SOIRINFO"
N.B. : Le surtitre et le titre sont de la Rédaction
COTE D'IVOIRE / SEMINAIRE DES FORCES NOUVELLES SUR LE PROCESSUS DE PAIX
Vendredi 26 Aout 2005
À l’issue d’un séminaire qui a rassemblé les ailes politique et militaire, les rebelles ont remis tout en cause.
Sous l’égide du Secrétaire général, M. Guillaume Soro, les Forces Nouvelles (Mpci, Mpigo, Mjp) ont organisé, du samedi 20 au jeudi 25 août 2005, un séminaire qui a eu pour thème: “Les Forces Nouvelles face au processus de paix”.
Ce séminaire, élargi à la société civile, a enregistré la participation de toutes les entités (politique, ministérielle et militaire) des Forces Nouvelles.
Quatre (4) commissions ont travaillé sur les sous- thèmes, à savoir:
1- Evaluation du processus électoral, avec en filigrane la question de la participation des représentants des Forces Nouvelles à la Commission Electorale Indépendante (CEI)
2- Evaluation des différents accords de paix, signés dans le cadre de la résolution pacifique de la crise ivoirienne.
3- Evaluation des différentes médiations.
4- Evaluation du processus DDR.
Au titre des résolutions lues et adoptées en séance plénière, par l’ensemble des séminaristes et en présence du Secrétaire Général des Forces Nouvelles, le séminaire retient ce qui suit :
1) Evaluation du processus électoral
a) Les Forces Nouvelles (Mpci, Mpigo, Mjp) adoptent le principe de déléguer leurs représentants à la Commission Electorale Indépendante (CEI) suite à la demande faite par le Haut représentant des Nations Unies pour les élections en Côte d’Ivoire, M. Antonio Monteiro.
En conséquence, elles donnent mandat au Secrétaire Général des Forces Nouvelles, M. Guillaume Soro, afin d’établir et de faire parvenir la liste desdits représentants.
b) Les représentants des Forces Nouvelles à la CEI ne pourront siéger véritablement que si les conditions suivantes sont réunies:
- modification de la décision prise le 15 juillet 2005 par le chef de l’Etat, s’agissant de la CEI,
- représentation des Forces Nouvelles dans les structures centrales et locales de la CEI,
- redonner à la CEI toutes ses prérogatives conformément à l’accord de Pretoria I,
- l’exclusion de l’Institut National de la Statistique (INS) du processus électoral
c) Les Forces Nouvelles, dans le souci de permettre à la Côte d’Ivoire d’aller à des élections libres, démocratiques, transparentes et incontestées, ont élaboré le schéma d’un bon processus électoral en Côte d’Ivoire, qui tienne compte à la fois des enjeux et de la réalité sociopolitique.
En voici les étapes nécessaires :
- d’abord, l’identification générale des Ivoiriens sur toute l’étendue du territoire
- ensuite, l’élaboration à partir de cette identification générale, de la nouvelle liste électorale
- enfin, la mise en place d’une politique sécuritaire générale qui puisse permettre aux électeurs et aux candidats d’aller à des élections sécurisées sur toute l’étendue du territoire.
d) Elections d’Octobre 2005
- Les Forces Nouvelles admettent que les élections ne pourront se tenir à la date du 30 octobre 2005. Les conditions d’une élection libre, démocratique, transparente, sécurisée et incontestée ne sont plus réunies pour cette date.
- Les Forces Nouvelles ne cautionneront aucune élection en cette date. Les élections doivent s’organiser dans des conditions de réconciliation et de paix qui passent nécessairement par l’application intégrale et sans équivoque des accords de paix librement signés, dans le strict respect des différentes étapes.
- Les Forces Nouvelles posent la nécessité d’une transition politique après octobre 2005 qui doit aboutir à des élections démocratiques et transparentes.
- Les termes de cette transition doivent être maintenant définis. En tout état de cause, le 30 octobre 2005 marque la fin du régime de M. Laurent Gbagbo à la tête des institutions. A cette date, M. Laurent Gbagbo ne saurait être maintenu à la tête des institutions pour une quelconque transition.
- Si M. Laurent Gbagbo a tergiversé depuis janvier 2003, parce qu’il espérait d’une partie de la communauté internationale, son maintien en toute illégalité et en toute illégitimité à la tête de l’Etat, il se trompe. Les Forces Nouvelles prendront leur responsabilité le 30 octobre 2005 à minuit.
2) Evaluation des différents accords de paix signés dans le cadre de la résolution pacifique de la crise ivoirienne
Les Forces Nouvelles constatent que tous les termes de l’accord de Linas Marcoussis ne sont pas encore mis en application.
a) La délégation effective des prérogatives de l’exécutif au gouvernement de réconciliation n’a pas eu lieu. Ce qui limite les capacités d’action du gouvernement de réconciliation nationale par rapport à sa mission initiale et à ses objectifs.
b) Les modifications constitutionnelles, en vue d’extirper la discrimination et l’exclusion dans la Constitution ivoirienne, n’ont pas encore été effectuées. L’article 35, source principale du conflit ivoirien, n’a pu être modifié jusqu’à ce jour, conformément à l’accord de Linas Marcoussis. La Constitution confligène de septembre 2000 est toujours en vigueur.
c) Les réformes législatives concernant les lois sur l’identification, la nationalité, la CEI, la naturalisation n’ont jusque-là pas été adoptées conformément à l’accord de Linas Marcoussis.
d) Les décisions politiques prises le 15 juillet 2005, par le chef de l’Etat, ne sont pas en conformité avec l’accord de Pretoria.
e) Les milices, au service du pouvoir Fpi, continuent de foisonner au lieu d’être démantelées et désarmées.
f) Les Forces Nouvelles s’évertueront à inscrire tous ces points à l’ordre du jour dans le cadre de la transition. La réconciliation passe nécessairement par la résolution de ces différentes questions.
3) Evaluation des différentes médiations.
a) Les Forces Nouvelles constatent l’échec des différentes médiations dans la crise ivoirienne. La preuve est dans la multiplication des médiations sur la crise ivoirienne.
- la mauvaise lecture de la crise ivoirienne et des enjeux de cette crise,
- le paternalisme et le clientélisme des différents médiateurs,
- la volonté de privilégier un des belligérants, en l’occurrence le clan présidentiel, considéré comme légitime par rapport à une opposition armée et politique, nonobstant le cadre général de règlement de la crise ivoirienne que constituent les différents accords de paix.
b) Les Forces Nouvelles ont dénoncé le laxisme et la responsabilité de la communauté internationale dans la dégradation de la situation en Côte d’Ivoire, par le manque de fermeté à l’endroit du clan présidentiel, dont les louvoiements et les tergiversations font perdurer la crise en Côte d’Ivoire.
c) La médiation du président Thabo Mbeki a été décriée et désavouée par tous les séminaristes, qui lui reprochent des velléités d’expansionnisme économique, sa partialité dans les jugements rendus et des informations de ventes d’armes au régime de M. Laurent Gbagbo.
d) Pour la poursuite de la médiation du président Thabo Mbeki, les Forces Nouvelles s’en remettent au Secrétaire Général, M. Guillaume Soro.
4) Evaluation du processus DDR.
- Les Forces Nouvelles réaffirment leur engagement dans le processus du DDR.
- Elles adhèrent pleinement aux différents accords signés dans le cadre de l’élaboration d’un programme et d’un chronogramme PNDDR/RC.
- Les Forces Nouvelles exigent le respect strict des différentes étapes du chronogramme.
- Les Forces Nouvelles notent le lien indissociable entre les réformes législatives, le démantèlement des milices, la sécurité, la réhabilitation des sites et un bon processus DDR.
COTE D'IVOIRE / DECLARATION DE M.FRANCIS WODIE , PRESIDENT DU PARTI IVOIRIEN DES TRAVAILLEURS (PIT)
Jeudi 25 Aout 2005
I - Ivoiriens ! Ivoiriennes !
1) - Le pays, notre pays, est en réel danger aujourd’hui ; des périls, graves, partout, planent, qui pèsent de plus en plus lourdement sur les libertés et notre vie. Des accords conclus, ici et là, en vue de la paix, sont devenus source de désaccords violents.
2) Le temps est venu, pour chacun et pour tous, de se ressaisir, de toute urgence, afin qu’unis et rassemblés nous puissions sauver notre pays de la catastrophe qui gronde déjà. C’est notre affaire, c’est notre responsabilité, c’est notre devoir.
3) Les élections, porte de sortie de la crise, n’auront pas lieu dans les délais constitutionnels, cela est maintenant, évident pour tous, même si beaucoup, pour diverses raisons, ne veulent pas, pour le moment l’annoncer.
4) Nous, nous le proclamons dès maintenant, non point par intérêt, mais dans l’intérêt supérieur de notre pays pour préparer et ménager l’avenir immédiat qui passe par les élections. Nous tenons aux élections, des élections propres ; mais nous n’aurons pas ces élections qu’on doit continuer à préparer sérieusement
5) Le premier tour de l’élection présidentielle, contrairement à l’article 36 de la Constitution, n’aura pas “ lieu dans le courant du mois d’octobre de la cinquième année du mandat du Président de la République ”. Le temps avance et rien n’avance. 1er septembre-15 octobre 2005, seulement un mois et demi (45 jours) avant l’ouverture de la campagne électorale, et ils sont déjà, allègrement, en pleine campagne, toujours les mêmes. Or, rien n’est encore prêt ; et la voie de la paix reste, désespérément, fermée, en étant ouverte sur la violence et le camouflage politique.
6) Les problèmes majeurs ne sont pas réglés, et ils ne pourront l’être à temps
a) Les problèmes matériels, tels le désarmement dont le principe même est rejeté par certains, la réunification du territoire national ; la CEI non encore installée ; le redéploiement de l’administration, le recensement et l’établissement des listes électorales qui auraient dû avoir déjà été publiées ; les cartes d’électeurs à définir et à distribuer, etc.
b) Les problèmes juridiques, tels le non-respect de l’article 36 de la constitution qui nous fera sortir de la constitution, le vide de la constitution avec l’inapplicabilité (impossibilité d’appliquer) des articles 38 et 39 de la constitution, autant que l’inopportunité de leur application, à les supposer même applicables
c) Les problèmes politiques et psychologiques, tels l’absence, évidente, de volonté des principaux acteurs politiques et leur prédisposition à se combattre systématiquement et à s’entre-tuer, le culte de la violence érigé en solution politique. Tous ces problèmes, majeurs, qui sont autant d’obstacles à franchir, ne peuvent, visiblement être résolus dans les délais, faute de temps, de volonté, de bonne foi et de confiance mutuelle ; or, la paix n’attend pas, et les élections ne doivent pas être bâclées.
Il - Alors ! Que faire ?
1) On peut ne rien faire, comme on doit pouvoir faire quelque chose, et de toute urgence
2) Ou bien on regarde venir, sans rien faire, et c’est la catastrophe programmée.
3) Ou bien on s’apprête carrément à aller à l’affrontement, qui risque d’être l’embrasement général.
4) La solution ne peut, bien évidemment, être le recours à la force ; elle ne doit être l’épreuve de force.
5) La solution n’est pas non plus juridique, car ce n’est pas un problème de droit. La constitution ne peut donner ce qu’elle n’a pas, cette constitution que nous avons déjà trop sollicitée et assez torturée.
6) La solution est donc, nécessairement, politique, essentiellement voire exclusivement politique, maintenant ; et la solution politique passe, nécessairement, par une concertation (dialogue) nationale.
III - L’appel !
1) C’est pourquoi, depuis peu, nous ne cessons, et aujourd’hui solennellement, de lancer cet appel aux Ivoiriens et aux Ivoiriennes, de toutes les régions, religions, convictions, gouvernants, gouvernés, formations du pouvoir ou de l’opposition, les clans et les blocs, tous, pour que nous nous retrouvions tous, sans délais et sans intermédiaires, dans le cadre d’une large concertation nationale, en Côte d’Ivoire, regroupant les “ principaux ” acteurs politiques et ceux de la société civile, pour parler et nous expliquer sincèrement, pour examiner ensemble les problèmes communs en faisant l’état des lieux, pour dégager ensemble, par consensus, un consensus national, les solutions appropriées, que nous nous engageons, en toute bonne foi, à mettre en œuvre, effectivement par nous-mêmes, sous le regard et le contrôle du peuple souverain, avec le concours des autres.
2) Les autres viendront, après ou avec nous, pour appuyer et non pour conduire à notre place ; “ la communauté internationale” peut, par exemple, appuyer fortement le processus vers la transition dont la nécessité nous apparaît avec la force de l’évidence.
3) C’est dans le cadre de cette concertation nationale, et par la voie du consensus national, que nous devons et pouvons, en toute vérité et justice, jeter les bases de la transition, cette nouvelle transition qui s’impose déjà, à nous, si nous voulons vraiment des élections propres et des solutions pacifiques et démocratiques (consensuelles).
4) En 2005 comme en 1990, “ la concertation nationale (conférence nationale) ou la violence ” ; en 1990, c’était la concertation nationale pour prévenir la violence ; on n’a pas eu la concertation nationale, on a eu la violence depuis ; en 2005, c’est la concertation nationale pour guérir de la violence endémique, pour ne pas, pour ne plus avoir la violence.
5) C’est donc maintenant, et dès à présent, aujourd’hui même, que nous devons préparer demain ; et demain passe par la concertation nationale, par le consensus national et par la transition, pour enterrer pour de bon la guerre et la violence et toutes les tares liées à la 2è République, pour ouvrir la porte à la 3è République.
6) Telle est la voie du salut, de notre salut, parce que la voie de la paix consentie, de la réconciliation et de la concorde nationale vraies, de la renaissance et de la reconstruction, en toute solidarité et responsabilité de notre pays, un et indivisible.
Donc ! Tous ! Soutenons la concertation nationale et la Transition Démocratique et Pacifique
NB. : Les titres sont de la Rédaction.
COTE D'IVOIRE / INTERVENTION DU MINISTRE DE LA SECURITE ET DU CHEF D'ETAT-MAJOR SUR LES EVENEMENTS DU SAMEDI 20 AOUT 2005
Dimanche 21 Aout 2005
Martin Bléou, ministre de la sécurité intérieure.
« …Cette nuit, aux environs de 21h, des détonations nourries et continues retentissaient à travers bien des quartiers de la ville d’Abidjan. Compte tenu de la situation tendue et des informations qui nous parviennent au quotidien laissant entendre qu’une attaque était imminente, bien des personnes et nous-même avons été amenés à penser que c’était là, l’attaque qui avait commencée. Une telle situation n’a pas manquée d’être source de perturbations, de troubles, de panique générale.
Les conséquences sont incalculables, imprévisibles. La peur s’est emparée, injustement, indûment des populations. En tant que responsables, le chef d’état-major des forces armées nationales et moi-même, venons sur ce plateau pour dire aux populations qu’en réalité, ces détonations n’étaient pas la manifestation d’une attaque extérieure, mais plutôt des feux d’artifice qui étaient tirés depuis le Palais de culture à treich-ville, dans le cadre du 10e anniversaire de Western union.
Le problème vient de ce que les autorités compétentes, qualifiées pour autoriser une telle activité, n’ont pas été saisies et n’ont pas non plus produit d’autorisation relativement à ces tirs. Il s’agit donc là d’une faute grave, une faute présentant une gravité particulière. Des instructions ont été données aux forces de défense et de sécurité afin qu’elles interpellent les auteurs d’une telle faute pour que ceux-ci soient amenés à répondre devant les autorités compétentes. En attendant, au nom du chef de l’Etat, j’interdis l’usage des explosifs, des pétards et des feux d’artifice, sauf autorisation du chef de l’Etat et du premier ministre du gouvernement de réconciliation nationale.
Il s’agit donc au total, de rassurer la population, de les amener bien sûr à comprendre que la situation est sous contrôle. Et qu’en conséquence, elles peuvent vaquer à leurs occupations, ainsi que l’atteste la présence du général Mangou, chef d’état-major des forces armées nationales sur ce plateau, à qui je vais passer la parole ».
Philippe Mangou, chef d'état-major des Forces armées nationales de Côte d'Ivoire.
«…Je voudrais à mon tour rassurer la population et demander à cette population de vaquer librement à ses occupations. Nous sommes samedi et nous pensons que les gens peuvent aller se réjouir où ils veulent. Nous avons pris à notre niveau des dispositions pour assurer la sécurité des personnes et des biens…de la zone gouvernementale…Des patrouilles mixtes sont effectuées actuellement dans les quartiers, et des contrôles…sont faits sur les corridors ».
Propos recueillis par
COTE D'IVOIRE / INTERVENTION DEM.KADET BERTIN CONSEILLER SPECIAL DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SUR LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE et notamment LA LETTRE DU GENERAL DOUE
Dimanche 21 Aout 2005
Depuis hier vendredi 19 août 2005, j'ai découvert la lettre du
Général Doué dans la presse comme tous les Ivoiriens.
Aujourd'hui samedi 20 août, le Général Doué lui-même s'exprimant sur des chaînes étrangères, a revendiqué la paternité de cette lettre. Il affirme prendre la responsabilité de déclarer une guerre civile en Côte d'Ivoire et il demande à la communauté internationale d'enlever le Président Laurent Gbagbo du pouvoir sinon lui Doué le ferait.
Ces agitations du Général Doué constituent un non événement pour nous qui connaissons l'homme.
Nous sommes trop préoccupés par la question du désarmement et nous préparons les élections du 30 octobre prochain.
Mais l'essence de ma réaction s'adresse à la communauté internationale que le Général Doué a interpellée dans sa double adresse écrite et orale.
J'appelle l'attention des autorités de l'ONUCI sur les déclarations du Général Mathias Doué et également sur celles du colonel Yao Yao Jules qui constituent des cas flagrants de sabotage du processus de paix et donc, de provocation des ivoiriens.
Des officiers supérieurs qui appellent à la guerre civile comme si les Ivoiriens n'ont pas assez souffert, c'est monstrueux et c'est scandaleux.
Lorsque les patriotes ivoiriens vont vouloir réagir, c'est leurs réactions qui seront demain retenues et qualifiées d'actes de sabotage.
C'est pourquoi l'ONUCI doit se saisir rapidement des cas Doué et Yao ainsi que leurs commanditaires, parce que leur comportement est nuisible, pour la paix en Côte d'Ivoire.
S'agissant des déclarations de Général Doué, je voudrais dire aux Ivoiriens que tout est accompli et que la paix est vraiment proche. Il fallait que le plus vicieux des vers qui était resté dans le fruit se révèle enfin.
Or donc le Général Doué savait tout ce qui est arrivé à la Côte d'Ivoire et il n'osait rien faire pour se battre et défendre les Ivoiriens, lui Général de division? Son double Jeu au profit des déstabilisateurs du régime de Laurent Gbagbo a hélas coûté la vie à des centaines de nos concitoyens, en particulier à des officiers et autres soldats de tous les corps d'armée dont il était pourtant le chef d'Etat Major. Cela s'appelle
tout simplement de la trahison.
Pour ma part, ayant été à un moment donné son chef de service en qualité de ministre Délégué à la Défense durant la phase active de cette guerre, je suis sans haine et sans rancune car je crois en l'avenir de mon pays.
Maintenant que pour la première fois de son existence, le Général a parlé comme un homme, le peuple de Côte d'Ivoire attend de le voir exécuter la mission que ses maîtres lui ont confiée.
Tel que nous connaissons l'homme, il n'osera jamais se présenter devant les Ivoiriens à la tête d'une troupe pour les affronter. C'est pourquoi, depuis quelque temps, la mission que ses patrons, faiseurs de coup d'Etat lui ont confiée c'est-à-dire éliminer Laurent Gbagbo, Président de la République afin que lui Doué soit proclamé Président de la "république et proclamer à son tour l'impunité des rebelles.
Nous le suivons dans ses vaines démarches : il était hier dans un pays francophone d'Afrique centrale et a l'intention d'aller ce jour au Burkina Faso.
Puisqu'il pense que son heure a sonné, qu'il vienne prendre la place que son courage mérite.
Je demande à tous les patriotes ivoiriens de garder le calme et la sérénité face à la provocation et aux agitations stériles de personnes qui ont délibérément choisi d'abandonner la voie de l'honneur et de la dignité. L'histoire est notre juge.
COTE D'IVOIRE / M.PASCAL AFFI N'GUESSAN SE PRONONCE SUR RADIO/ONUCI-FM SUR LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE
Dimanche 21 Aout 2005
M. Pascal Affi N'guessan, Président du FPI était samedi dernier l'invité de ONUCI-FM dans le cadre de l'émission"sur la route de la paix". M.Thomas Mkaya de radio ONUCI-FM a échangé avec le président du FPI non seulement sur la crise ivoirienne, le processus de paix avec la médiation du président Thabo Mbeki mais aussi et surtout sur les élections présidentielles fixées au 30 octobre prochain.
Radio/ONUCI-FM (RONUFM)
M. Pascal Affi N'guessan. Bonsoir.
Pascal Affi N'GUESSAN (PAN)
Bonsoir
RONUFM
L'actualité M. le président nous ramène encore aux ordonnances promulguées par le Président Laurent Gbagbo entérinées par le médiateur de l'Union Africaine mais rejetées par les Forces nouvelles.
Il faille encore selon vous clarifier davantage ces textes de loi ?
PAN
Non, je pense que si le médiateur qui assure une sorte d'arbitrage entre nous et le G7 a tranché en faveur de la conformité des textes pris par le président de la République selon l'esprit et la lettre des accords de Marcoussis, il faudrait que nos frères d'en face comprennent que dans une situation comme celle-là, le médiateur est le dernier recours.
Et qu'il faut donc s'aligner sur sa position.
On ne peut pas nécessairement vouloir avoir toujours partout gain de cause.
Je crois que ce n'est pas ça le but du jeu.
Le but du jeu c'est de faire des choses conformes à ce que nous avons conclu ensemble. C'est-à-dire eux et nous.
Je crois que le médiateur vient de trancher que ce qui a été fait ensemble est conforme.
Adoptons, inclinons-nous et avançons sur le chemin de la paix.
RONUFM
Les Forces nouvelles mettent en doute la crédibilité de la médiation Thabo Mbeki. Mettant en avant son accointance et son affairisme avec le régime en place. Ce sont des arguments que vous refusez aussi.
PAN
Bien évidemment et je pense que cela relève de la mauvaise foi et de la mauvaise volonté pour avoir la paix.
Chaque fois qu'on n'a pas gain de cause, on met en avant la mauvaise foi, les accointances ou le parti pris de ceux qui tranchent.
Mais lorsqu'on a gain de cause, là le médiateur est bon.
Il y a en plusieurs situations par rapport auxquelles le président Gbagbo a adhéré aux propositions de la médiation pour donner satisfaction au G7.
Et je crois que dans ces situations-là, ils n'ont pas eu à redire.
C'est lorsqu'on tranche à leur défaveur qu'ils conviennent que le médiateur n'est pas impartial.
Je crois qu'à ce jeu-là, on n'aura jamais la paix.
Parce que tout le monde peut arguer de la partialité du médiateur pour refuser d'avancer.
Je crois qu'il ne faut pas que nous donnions un quelconque intérêt à cela et que nous soutenions une telle position parce que si nous continuons à faire de la surenchère, nous allons tourner en rond, il n'y aura jamais la paix et nous ne pourrons pas sortir de la situation.
Donc face à ces tergiversations, nous, nous considérons que le médiateur doit prendre ses responsabilités.
Et saisir les instances appropriées pour que les sanctions qui sont prévues contre ceux qui font obstacles au processus de paix soient prises.
Pourvu que nous allions au désarmement et à la réunification du pays.
RONUFM
Les Nations unies justement soutiennent les efforts du président Sud Africain sur fond de sanctions éventuelles.
Alors vous êtes conforté à l'idée que Thabo Mbeki est toujours l'homme qu'il faut pour ramener la paix en Côte d'Ivoire ?
PAN
Nous, nous pensons qu'il est l'homme qu'il faut.
Qu'il a fait beaucoup d'effort.
Qu'il a pu faire avancer de façon notable ce processus de paix. Qu'il a pu, grâce à sa méthode particulière, obtenir de grandes concessions au président de la république en faveur du groupe de mouvement rebelle.
En particulier le fait que le candidat du RDR soit candidat à l'élection d'octobre, la prise d'ordonnances pour adopter les textes qui ont été votés à l'esprit et à la lettre des accords de Marcoussis.
Pour nous, cela constitue de grandes avancées en faveur du G7.
Il faut donc qu'on arrête de continuer et de faire la surenchère. Qu'on arrête de tirer sur la corde.
Et pour cela, il faut que les Nations unies comprennent quelle est la nature de ceux qui sont en face, quel est le jeu de ceux qui sont en face et prendre ses responsabilités et faire preuve de fermeté pour appliquer les sanctions et mettre en œuvre le processus de désarmement quelles que soient les conditions.
RONUFM
On insiste, ces derniers jours M. Pascal Affi N'guessan sur quelques actions volontaires de démantèlement de quelques groupes armés çà et là. Et une défection médiatisée d'anciens éléments de la rébellion. Est-ce que à votre sens ce sont des actions qui sont à prendre en compte une volonté affichée d'aller vers la crise ?
PAN
Oui, je pense qu'aujourd'hui la grande majorité des ivoiriens veulent la paix, veulent la réunification de leur pays.
Même ceux qui ont pris les armes le 19 septembre, la plupart d'entre eux veulent la paix. Seulement, il y a une minorité qui a peut-être un pouvoir de décision, une grande influence sur la marche des choses, qui fait obstacle à cette volonté générale.
Et je pense que c'est cette minorité-là qu'il faut neutraliser. Quelle que soit sa position, il faut la neutraliser. Pour libérer le pays qui est pris en otage par cette minorité.
RONUFM
M. le président après Jules Yao Yao, c'est au tour de l'ancien chef d'Etat Major Mathias Doué de faire parler de lui. Comment vous interprétez toutes ces sorties des officiers de la grande muette.
PAN
Je ne sais pas. J'ai effectivement suivi dans la presse certaines déclarations imputées au Lieutenant colonel Jules Yao Yao, il y a quelques jours.
Il y a aussi cette note, ce message imputé au Général Doué Mathias. En ce qui concerne Yao Yao Jules, vous savez, la situation que nous vivons est une situation très très stressante. Une très forte tension morale, et psychologique.
Et tous ceux qui peuvent tenir ne sont pas très nombreux.
En dehors même de la guerre classique, il y a que certains comme on le dirait vulgairement pètent les plombs.
Je crois que c'est ce qui arrive à un certain nombre de personnes. C'est dommage.
RONUFM
Ce sont des sorties qui ne mettent pas à mal le pouvoir en place ?
PAN
Oh, vous savez de mon point de vue un rebelle en plus ou un rebelle en moins ça ne change pas la nature réelle du problème auquel nous sommes confrontés.
Il s'agit de défendre les institutions contre les menaces d'où qu'elles viennent. Donc le problème reste entier pour nous.
Nous avons eu à compter en Novembre 2004, une autre attaque de la force Licorne, ça causé beaucoup de dommages, de pertes en vies humaines mais le pays est resté débout.
Et donc il faudra que le pays reste débout face à toutes les formes de menaces.
Que la mobilisation patriotique reste permanente et que nous nous battions jusqu'au bout, contre toutes les formes de déstabilisation et toutes les formes de menaces.
RONUFM
D'aucuns ont envie d'assimiler ces coups de gueule à un malaise au sein des Forces de défense et de sécurité ivoiriennes.
PAN
Oui, mais le malaise ne date pas d'aujourd'hui. Le malaise date de depuis longtemps.
Disons que le Général Mathias Doué lui-même le sait.
Il a géré pendant longtemps les événements que nous connaissons. Il a été un acteur de premier plan de la transition militaire.
Quelque part, il est aussi comptable de tout ce qui se passe.
Parce que c'est la situation que nous vivons depuis octobre 2000 est la suite logique.
Aussi, ce qui s'est passé depuis 1999 et pendant la transition.
Il a géré l'essentiel de la situation difficile de guerre que nous avons connue avec la rébellion et donc je crois qu'il est entièrement et totalement comptable de tous les résultats que nous avons.
Et c'est pour cela que personnellement d'ailleurs je doute de l'authenticité de ce document parce que lui-même à plusieurs reprises a eu à dire qu'il n'avait pas l'âme d'un putschiste.
Je m'étonne et je serai surpris que maintenant il soit devenu un putschiste.
Mais en attendant de savoir exactement si cela correspond à une cabale, d'où vient tout cela, comme je l'ai indiqué, les problèmes restent les mêmes pour nous.
A savoir que nous sommes face à une rébellion.
Elle peut connaître une défection comme celle que nous avons connue avec les combattants du MPIGO, comme des ralliements de quelques bords et de quelque nature que ce soit.
Mais pour nous les problèmes restent entiers, il faut lutter, il faut résister et il faut se battre pour défendre le pays.
RONUFM
Est-il fondé de croire que la tête de Jules Yao Yao a été mise à
prix ?
PAN
Je ne crois pas. Et pour quelle raison ?
Qui a intérêt à mettre la tête de Jules Yao Yao à prix.
Il n'est pas le problème pour nous en Côte d'Ivoire.
Le problème en Côte d'Ivoire, c'est la partition du pays.
C'est donc la réunification, c'est la paix et c'est l'organisation des élections. Voilà notre adversaire.
Je crois que ceux qui veulent participer à la paix en Côte d'Ivoire, ceux qui veulent prendre leur place pour la survie du peuple ivoirien pour la paix devraient donc s'insérer dans cette lutte pour la réunification c'est-à-dire le désarmement en vue de l'organisation des élections.
RONUFM
Président, vous y faites allusion, les élections présidentielles sont toujours maintenues aux dates constitutionnelles malgré le retard pris dans le processus de préparatifs de ces échéances électorales ?
PAN
Oui, et je crois qu'à Pretoria le Président de la République et les différents acteurs de la crise se sont engagés à cela.
Et nous, nous avons pris acte de cela.
Et en tant que parti, bien que n'ayant pas participé à la fixation de cette date, nous nous préparons sur le terrain et nous, nous sommes prêts à aller aux élections.
Et nous souhaitons que l'Etat crée toutes les conditions pour que ces élections se tiennent effectivement le 30 octobre.
RONUFM
A moins de 2 mois et demi vous y croyez encore quand même ?
PAN
Bien sûr, il faut y croire.
Si nous n'y croyons pas en ce moment, ça ne serait plus nécessaire de penser aux élections.
Il faut y croire, il faut se battre pour la tenue des élections.
Ce n'est pas en n'y croyant pas, ce n'est pas en abandonnant la perspective des élections le 30 octobre et en démissionnant par rapport à cet objectif-là que nous allons l'atteindre.
C'est un objectif, c'est une nécessité même pour le pays.
Il faut donc se donner les moyens et c'est pour cela que nous appelons au désarmement immédiat et à la réunification pour que le processus de préparation des élections se mette en route et que l'élection se tienne.
Mais on ne peut pas démissionner a priori, on ne peut pas à priori dire, ce n'est pas possible.
Qu'est-ce qui nous permet de dire que ce n'est pas possible ?
Rien ne vous permet de dire que ce n'est pas possible.
Et cela ne peut pas justifier que on freine les quatre fers et qu'on refuse d'avancer.
Donc nous avons fixé une échéance pour la tenue des élections. Nous avons un certain nombre d'actions à mener pour que ces élections se tiennent, menons-les en toute responsabilité avec détermination et donnons-nous les moyens d'aller aux élections le 30 octobre.
RONUFM
Mais on le constate l'opposition et le pouvoir ont du mal à s'accorder sur cette question fondamentale. Election pas élection, vide constitutionnel, pas vide constitutionnel et il y en a même qui prônent la transition politique. Alors…
PAN
Mais bien sûr ceux qui refusent les élections, c'est parce qu'ils veulent une transition.
Ceux qui refusent le désarmement, c'est parce qu'ils veulent une transition.
Donc la transition pour eux est une solution à leur problème. C'est-à-dire la déstabilisation des institutions, le départ du Président Gbagbo du pouvoir.
C'est ça. Donc il faut comprendre ce jeu et savoir si on est d'accord pour cela ou si on est contre.
Nous, nous sommes fondamentalement contre parce que nous considérons que les constituants en 2000 se sont donné les moyens pour que cette Constitution-là soit une constitution stable et qui prévoit toutes les situations y compris celle dans laquelle nous nous trouvons.
A savoir qu'une élection ne pourrait pas se tenir à la date prévue par les textes.
Dans ce cas, et la Constitution est claire là-dessus, le président en exercice reste en fonction jusqu'à l'élection du nouveau Président.
Donc il n'y aura pas de vide et il serait vraiment aberrant de considérer qu'une Constitution, n'a pas prévu une situation de cette nature.
La Constitution ivoirienne résulte d'ailleurs de larges discussions et de l'expérience de la 1ère Constitution, a pris en compte le fait qu'une élection ne puisse pas se tenir à la fin du mandat du Président.
Donc, elle a pris des dispositions à certains de ses articles pour dire que le président en fonction reste en place jusqu'à la prestation de serment du nouveau président qui serait élu.
Donc cela est clair et nous, nous sommes dans le processus électoral depuis qu'on a fixé la date des élections au 30 octobre 2005. Si le 30 octobre, l'élection n'a pas eu lieu, donc le président reste en fonction.
Le Conseil constitutionnel examinera la situation jusqu'à indiquer que l'élection peut se tenir et elle se tiendra.
RONUFM
C'est à partir du 30 octobre qu'on tirera les conséquences éventuellement ?
PAN
Bien sûr c'est à partir du 30 octobre qu'on en tirera les conséquences parce que c'est la date qui est retenue pour l'organisation des élections.
Si cela n'est pas possible, le conseil constitutionnel avisera et examinera la situation pour pouvoir si les élections peuvent se tenir le 1er novembre ou au contraire si elles ne peuvent pas se tenir, s'il faut laisser la situation évoluer pour pouvoir arrêter une nouvelle date pour la tenue de cette élection.
RONUFM
Donc vous vous appuierez l'éventualité d'un décalage de quelques semaines voir de quelques mois ?
PAN
Ce n'est pas à nous de décider.
Tout comme ce n'est pas nous qui avons décidé le 30 octobre. Ce n'est pas nous parti politique qui décidons de la date de la tenue des élections présidentielles.
C'est l'Etat qui décide et nous, nous inclinerons et nous, nous préparerons pour aller aux élections à la date qui aura été retenue. Mais dans tous les cas, nous sommes prêts pour les élections.
Et nous souhaitons que tout le monde s'engage dans cette voie.
Et que par conséquent, nous désarmions et nous réunifions le pays, nous redéployions l'Administration et nous engagions le processus d'enrôlement, d'édition des cartes d'électeurs et des fichiers électoraux pour pouvoir aller aux élections le 30 octobre comme cela a été décidé.
RONUFM
Merci d'avoir répondu à notre invitation M. le président.
PAN
C'est moi qui vous remercie.
Propos retranscrits sur l’ONUCI FM
par Diarrassouba Sory
COTE D'IVOIRE / INTERVIEW DU GENERAL MATHIAS DOUE YAHMUN PAR RFI SUR LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE
Dimanche 21 Aout 2005
Invité de "RFI-Matin", une rubrique d'actualité de Radio France Internationale samedi dernier, le Général de division Mathias Doué est venu authentifier par la voix ce qu'il a avait couché sur papier la veille.
RadioFranceInternationale(RFI)
Mon Général bonjour.
Le Général Mathias DOUE YAHMUN(MDY)
Bonjour.
RFI
Pourquoi choisissez-vous de rompre le silence aujourd'hui ?
MDY
J'ai choisi de rompre le silence parce que j'estime que la situation a trop duré et que le départ du Président GBAGBO est la condition unique au retour de la paix en Côte d'Ivoire.
Si la communauté internationale ne veut pas s'engager à le faire partir en douceur, moi je vais le faire par tous les moyens ; bien entendu cela ne se fera pas sans dégâts.
Dans ce cas, je ne suis pas comptable de la chasse aux sorcières qui suivra cette opération de force. La communauté internationale doit se convaincre qu'en l'état actuel de la situation prévalant en Côte d'Ivoire, les élections ne constituent pas une voie de sortie.
Et le préalable à toute élection dont les résultats seront acceptés par tous, est la réconciliation nationale.
Soyez persuadés que la personnalité du Président GBAGBO et tout le système qui l'entoure ne sont pas facteurs de paix et de réconciliation.
Et si la communauté internationale obtient son départ en douceur dans les tout prochains jours, nous ferons l'économie d'une guerre civile.
Dans tous les cas, la question des " Escadrons de la mort " dont j'ai été moi-même victime doit être traitée impérativement pour une meilleure sérénité de toutes les communautés vivant en Côte d'Ivoire.
RFI
Donc vous nous annoncez que, aujourd'hui, vous êtes prêts à tenter un coup d'Etat contre le Président GBAGBO ?
MDY
Non ce n'est pas un coup d'Etat, ce n'est pas une aventure militaire, c'est une action qui est exigée par toute la population et par les forces de défense et de sécurité qui sont fatiguées de cette situation de ni paix, ni guerre.
RFI
Est-ce que vous envisagez de prendre le pouvoir aujourd'hui ?
MDY
Ce n'est pas qu'on envisage de prendre le pouvoir, il s'agit de débarrasser la Côte d'Ivoire d'un individu et d'un système.
RFI
Pensez-vous avoir les soutiens nécessaires au sein de l'armée pour mener un tel combat ?
MDY
C'est déjà établi.
Il y a toute une unanimité par rapport à cet objectif parce que, vous vous rendez compte, quand un régime préfère des formations qui sont parallèles aux forces de défense et de sécurité nationales, cela va sans dire que ce régime met en minorité toutes les forces qui sont issues de la nation.
Et celles-ci sont moralement affectées de cette insulte, de cette injure qu'elles ne supportent pas.
RFI
Quelle est le message que vous avez envie aujourd'hui de faire passer à vos frères d'armes ?
MDY
Nous sommes une armée légale et nous avons l'obligation dans un pays où le peuple doit jouir de son pouvoir démocratique pour mettre en œuvre certains mécanismes constitutionnels et mettre fin à une dictature, à une dérive fasciste. Seules, dans ce contexte, les forces de défense et de sécurité sont habilitées à rétablir l'ordre que les populations attendent depuis 2 ans.
RFI
Est-ce que vous demandez aujourd'hui aux Forces Nouvelles de se joindre à votre combat ?
MDY
Elles sont déjà totalement impliquées dans notre combat les Forces Nouvelles. Parce que, elles aussi, elles veulent la paix. Elles ont pris un engagement vis-à-vis de nous, vis-à-vis de la nation, vis-à-vis du Président de la République lui-même, vis-à-vis de la communauté internationale, et elles sont prêtes à s'associer à notre combat pour libérer la Côte d'Ivoire de ce régime.
RFI
Vous dites que le camp présidentiel veut une guerre pour se maintenir au pouvoir. Quelles preuves avez-vous pour affirmer cela ?
MDY
Il suffit de venir ici sur le terrain, de voir toutes les articulations qui se mettent en place, de suivre toutes les préparations qui sont en cours pour savoir que nous allons droit vers une guerre civile.
RFI
Vous dites qu'il y a des " Escadrons de la mort " proches de la Présidence. Est-ce que selon vous ces " Escadrons de la mort " échappent au Président GBAGBO ou agissent à sa demande ?
MDY
Vous savez, nous, nous avons un principe.
Dès l'instant où une organisation est autour d'un chef, quand ces formations ou ces organisations posent des actes illégaux, nous ne voyons que le chef. J'étais à la tête de l'Etat-major, nous avons monté une opération, elle a échoué, j'ai porté le chapeau.
Ça c'est un principe d'Etat.
Il n'est pas normal que des choses se passent dans son entourage et qu'il donne l'impression de ne pas être informé.
Il est le premier responsable et à ce titre, il est impliqué dans cette gestion d'une situation qui est complètement illégale et qui est une atteinte grave et dangereuse au principe même du respect des droits de l'homme.
RFI
Pourquoi n'avez vous pas quitté vos fonctions de vous-même, puisque vous avez été limogés de la tête de l'armée, si vous connaissiez par exemple l'existence d'escadrons de la mort?
MDY
J'ai tenté de quitter mes fonctions par 3 fois, ça a été refusé.
RFI
Comment avez-vous vécu ces huit (8) derniers mois ?
MDY
Dans la tranquillité, dans la réflexion et dans l'écriture. Avec une certaine amertume au cœur par rapport à tout ce qui se passe dans mon pays. Je ne comprends pas que nous ayons été à deux (2) doigts de la paix en 2003 et qu'aujourd'hui, nous soyons à des kilomètres en arrière.
RFI
Est-ce que vous croyez qu'il y aura encore des élections en Côte d'Ivoire prochainement ?
MDY
J'ai une lecture qui me permet de vous dire que personne ne croit à la possibilité d'organiser des élections transparentes qui puissent conduire à des résultats qu'on puisse accepter.
RFI
Est-ce que vous êtes déjà aujourd'hui en Côte d'Ivoire ?
MDY
Non pas encore, je suis en train de faire mes bagages pour rentrer en Côte d'Ivoire.
RFI
Et quand pensez-vous être de retour au pays ?
MDY
Ca va être bientôt. C'est une affaire de quelques jours.
On ne peut pas laisser indéfiniment un peuple aussi ouvert souffrir d'une gestion politique qui ne lui offre plus un horizon dégagé.
RFI
Vous savez, qu'à travers une telle déclaration, vous vous mettez peut-être en danger de mort ?
MDY
Que représente ma petite vie par rapport à la vie de toute cette collectivité ? Elle est insignifiante ma vie !
Cyril Ben Simon : Mon Général je vous remercie.
Interview réalisée
par Cyril Ben Simon
COTE D'IVOIRE GUINEE-BISSAU / VISITE DE TRAVAIL ET D'AMITIE DU PRESIDENT BERNARDO VIEYRA
Samedi 20 Aout 2005
Après sa brillante élection à la magistrature suprême , S.E.M.Bernardo VIEYRA dit NINO a effectué , du vendredi 19 au dimanche 21 Aôut 2005 , une visite d'amitié et de travail à YAMOUSSOUKRO , la capitale politique de la Côte d'Ivoire , à l'invitation de son Homologue et Frère , S.E.M.Laurent GBAGBO , Président de la République .
Au cours de son séjour en terre ivoirienne , le Président Bissau-Guinéen a eu un entretien fructueux avec son Homologue sur des questions essentielles relatives à leurs différents pays , et à la communauté internationale.
Un dîner a été également offert à l'illustre hôte et son épouse qui ont reçu de magnifiques cadeaux du Chef de l'Etat ivoirien.
Un communiqué final a clos cette visite.
Avant de quitter la Côte d'Ivoire , M.VIEYRA a fait une escale technique à Abidjan ou il a été reçu par S.E.M.Seydou DIARRA , Premier Ministre , non sans avoir visité les infrastructures de YAMOUSSOUKRO notamment la Basilique Notre-Dame de la Paix , la Fondation Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix , l'Ecole Polytechnique , la Maison des Députés en construction etc...
COTE D'IVOIRE / RENCONTRE DES MINISTRES DES DROITS DE L'HOMME DE LA SOUS-REGION
Samedi 20 Aout 2005
A l'initiative de Madame Victorine WODIÉ, Ministre des Droits de l'homme et avec le soutien personnel du Président de la République, se tiendra à Abidjan du 29 au 30 août 2005 une Conférence Internationale des Ministres en charge des Droits de l'Homme de l'Afrique de l'Ouest.
Ainsi, pendant deux (02) jours, Abidjan sera la capitale ouest Africaine des Droits de l'Homme.
Par ces assises, Madame le Ministre WODIÉ et ses pairs auront à réfléchir ensemble sur les stratégies à mettre en place pour une meilleure intégration des politiques de promotion et de protection des Droits de l'Homme dans notre sous région.
Nul doute que cette rencontre permettra aux Ministres des pays de la sous-région d'échanger leurs expériences et de discuter autour du thème :
"Quelles stratégies pour une intégration des politiques de promotion et de protection des Droits de l'Homme en Afrique de l'Ouest ?".
Les travaux donneront, par ailleurs, l'occasion aux Ministres de réfléchir sur le renforcement de la coopération sous-régionale en matière de promotion et de protection des Droits de l'Homme.
Madame Victorine WODIÉ , Ministre en charge de ce Département entend marquer particulièrement cette rencontre par la pose de la première pierre de la "place des Droits de l'Homme" sur un terrain de plus de 3000 m2 situé dans la zone industrielle de YOPOUGON , offert gracieusement par la Mairie et aux alentours de la Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan.
COTE D'IVOIRE / DECLARATION DE L'ANCIEN CHEF D'ETAT-MAJOR DES FORCES ARMEES , LE GENERAL MATHIAS YAHMUN DOUE SUR LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE
Samedi 20 Aout 2005
DECLARATION DU GENERAL DE DIVISION MATHIAS YEHAMUN DOUE
Chers Frères d’Armes,
Chers Compatriotes de toutes les régions de Côte d’Ivoire,
Chers Amis de la Côte d’Ivoire.
A la suite de l’échec prévisible de l’opération DIGNITE, j’ai été remplacé à la tête des Armées de Côte d’Ivoire, dans la fonction de Chef d’Etat-major général des Armées, officiellement pour raison d’Etat, officieusement pour d’autres raisons que l’histoire de la Côte d’Ivoire qui est en train de s’écrire vous révélera un jour.
Le devoir de réserve qui s’impose aux Militaires, m’a conduit à adopter une posture de silence et d’observateur de la scène nationale.
J’ai aussi été contraint à plusieurs mois de repos forcé.
Aujourd’hui, ma santé est bonne. La nouvelle vigueur physique et morale que j’ai pu retrouver par l’effort dans la contrainte, la privation, la réflexion, le recueillement, la prière et la méditation, me permet de prendre pleinement place dans la lutte pour la survie du peuple ivoirien et pour le retour de la paix en Côte d’Ivoire.
J’ai suivi (comme vous, comme des millions d’observateurs de la scène politique ivoirienne dans le monde) avec consternation, les derniers développements de la situation dans notre pays et plus particulièrement toutes ces tragédies inutiles qui continuent d’endeuiller les familles dans la partie sud.
J’ai été plus singulièrement choqué par les circonstances entourant la disparition brutale du Colonel Major TRAORE BAKASSA. Je présente mes condoléances les plus attristées à sa famille et prie pour le repos de son âme.
J’ai aussi eu l’occasion de lire sur le NET, les réactions successives du Colonel YAO YAO JULES, ex-Porte parole des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), réactions consécutives au traitement inhumain, avilissant, dont il a été l’objet de la part de ses frères d’armes.
Cela ne m’étonne guère, puisque, j’ai été, moi aussi, au centre des mêmes cabales et des mêmes menaces, avec un peu plus de fortune certes. La terreur, les menaces, les assassinats et le noyautage sont des constantes dans le mode de gestion du Clan présidentiel. Il n’y a pas de paix possible avec les membres du Clan, car, ils n’entrevoient les relations avec les autres qu’en termes de force.
L’attitude du Colonel YAO YAO JULES ne saurait être analysée en un comportement manichéen. Cet Officier supérieur n’apprécie pas les choses de manière lég'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">légère, selon les principes du bien et du mal, sans nuances.
Le Colonel YAO YAO JULES est un Officier de grande valeur qui sait fonder son action ou sa réaction sur des faits avérés. Il abhorre le mensonge. Il ne ment pas. On ne lui ment pas.
La réaction du Colonel YAO YAO JULES procède d’une position constante telle qu’elle a été et est encore officiellement adoptée par l’Etat-major général des Armées : IL N’EST PAS SALUTAIRE POUR LA CÔTE D’IVOIRE (EN TANT QU’ETAT ET NATION) D’ENTRER EN GUERRE CONTRE ELLE-MEME.
De toute évidence, le camp présidentiel veut une guerre, dont les objectifs ne visent pas la réunification et la réconciliation des populations, mais, plutôt, son propre maintien au pouvoir. Il n’a pas le courage de l’exprimer publiquement de sorte qu’il procède par des voies détournées, pour engager la nation ivoirienne dans une guerre qui ne sert pas la cause générale, mais celle d’une minorité.
C’est par rapport à cette attitude du pouvoir, que d’aucuns observateurs qualifient de «fortement ambiguë et périlleuse», qu’il faut saisir la portée des appels lancés par le Colonel YAO YAO JULES. Et des Officiers de sa trempe ne peuvent l’accepter, sans tenter d’apporter des contradictions qui viseraient la conciliation de l’intérêt général (la paix et le rapprochement entre les populations) et l’intérêt particulier (le maintien d’un régime au pouvoir).
Si par essence, le jeu démocratique a pour but l’expression de plusieurs visions, de plusieurs ambitions sur le devenir et l’avenir d’un pays, en assurant l’alternance démocratique, il n’en demeure pas moins vrai, que la démocratie nécessite un minimum de conditions que sont la maturité de la classe politique, la bonne éducation des populations, un bon esprit critique de l’opinion, une grande discipline des masses, un esprit civique avéré des couches sociales, l’observation des lois et des règlements par tous et enfin, par dessus tout, le respect scrupuleux de la vie humaine, à travers l’adhésion à la charte universelle des droits de l’Homme.
Or, force est de constater que l’avènement de la démocratie dans notre pays, au début des années 90, a été l’occasion de l’expression de toutes les dérives et de tous les excès et par voie de conséquence, la remise en cause des acquis les plus importants que l’adversité contre la colonisation nous avait apportés à savoir : la paix, l’unité, la cohésion sociale, l’embryon d’une âme nationale et l’amorce d’un véritable développement économique et social, dans un contexte de fraternité et de solidarité réelles.
Plus tôt que de consolider ces acquis, l’expression démocratique ivoirienne, dont les objectifs sont plus tournés vers le soi que vers les autres, a fini par ouvrir, d’abord en 1995 et depuis le coup d’Etat militaire de 1999, à ce jour, l’épisode le plus sanglant de l’histoire de notre jeune pays, avec des morts à n’en plus finir et qui se comptent par dizaines de milliers.
Ces morts nous interpellent tous et nous ne pouvons plus nous contenter d’avancer «en les comptant sur notre gauche et sur notre droite».
Devancé par le Colonel YAO YAO JULES, fortement contrarié par l’humiliation que lui ont fait subir les maîtres du pays, alors que sa part dans la stabilisation de la période de guerre et de crise, issue de l’attaque du 19 septembre 2002, a été des plus appréciables et des plus déterminantes, je voudrais, à mon tour, vous dire, que le moment est venu de replacer la Côte d’Ivoire au centre des valeurs qui l’ont toujours portée, les valeurs qui ont fondé sa grandeur, sa place et son rayonnement dans le monde.
C’est pourquoi, par le message de ce jour, je voudrais, premièrement, me rappeler à votre souvenir, après ces huit mois d’absence. Deuxièmement, vous dire que je rentre dans quelques jours en Côte d’Ivoire, pour prendre pleinement ma place dans le combat, en vue de faire cesser les exactions et les assassinats commis sur les populations, par des hommes payés sur les fonds de l’Etat de Côte d’Ivoire et dont le rôle premier est de protéger ces mêmes populations.
Il n’est jamais trop tard pour entreprendre et tout ce qui croît, n’est mûr qu’en sa saison.
Le combat engagé par le Colonel YAO contre les exactions, les tueries sur les populations et l’impunité est de portée nationale.
Tous, si vous croyez encore à l’idéal d’unité, de paix et de prospérité partagée, prôné par FEU FELIX HOUPHOUET BOIGNY, deviez prendre votre part dans ce combat, quelles que soient votre origine, votre profession, votre conviction politique et votre confession religieuse.
Ceux qui ont posé des actes répréhensibles au plan pénal et leurs commanditaires, doivent rendre compte devant les tribunaux. Le cycle de violence doit être brisé. La Côte d’Ivoire doit impérativement retrouver la sérénité et la paix, réamorcer son développement et reprendre sa place dans le concert des nations.
C’est pourquoi, j’appuie, sans réserve, le combat du Colonel YAO YAO JULES et souligne aussi, avec forte conviction, qu’il ne peut y avoir d’élections le 30 octobre 2005, sans que ne soient réglées, auparavant, toutes les affaires en rapport avec les droits de l’Homme.
Notre destin nous appartient au nom de la souveraineté nationale. La Communauté internationale nous aide à retrouver le chemin de la paix et de la concorde nationale. Mais, elle ne peut pas décider de notre devenir et de notre avenir, à notre place. Il n’y a aucune issue à la crise par les élections, encore moins par la guerre et les violences gratuites.
Organisez vous ! Mobilisez vous ! De nombreux modes d’actions non violentes sont à votre disposition pour obtenir la cessation des actes barbares que certains individus exercent gratuitement sur vous.
Quant à moi, je vous retrouve dans quelques jours pour reprendre les choses en mains et donner une dimension insoupçonnée au combat du Colonel YAO YAO JULES.
C’est pourquoi, dès à présent, je mets en garde tous mes frères d’armes. Vous comptez tous pour moi. Mais, ceux qui ne seront pas de mon coté, doivent s’abstenir de toute action, ou subir le même sort que ceux qui nous ont conduit dans l’abîme actuel de la déshumanisation, des violences, de la haine, de l’ingratitude, de l’égoïsme, de l’ethnocentrisme et de la mort.
Le peuple de Côte d’Ivoire, en les aidant le 25 octobre 2000, à se hisser au pouvoir, même dans des «conditions calamiteuses», espérait qu’ils lui offriraient la paix, l’entente, la concorde, de nouveaux projets de développement et d’épanouissement… Que non !
Le rapport des forces en Côte d’Ivoire n’est pas celui qu’on essaye de vous suggérer et les actes de violence ne sont pas le monopole d’un seul groupe, d’une seule communauté ou d’un seul système. Chacun peut revendiquer des hommes, des armes, des partisans et des appuis.
La Communauté internationale, si elle le souhaite, peut encore intervenir pour obtenir le départ de ceux qui tiennent les rênes du pouvoir, faute de quoi, elle constatera ce que nous avons toujours voulu éviter à la Côte d’Ivoire.
Général de Division MATHIAS YEHAMUN DOUE
Source " LE PATRIOTE "
SENEGAL / PRISE DE FONCTION DU COMMANDANT SUPERIEUR DE LA GENDARMERIE
Jeudi 18 Aout 2005
Le Commandant Supérieur de la Gendarmerie Général Abdoulaye FALL , a pris fonction ce jour en présence de personnalités politiques , administratives , militaires et du Corps diplomatique , d'amis et de parents au Camp Samba Dieri DIOP de Dakar.
COTE D'IVOIRE / PROCESSUS DE PAIX / INTERVIEW DE M.HENRI KONAN BEDIE PAR RFI SUR LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE
Jeudi 18 Aout 2005
Le Président Henri Konan Bédié, Président du PDCI-RDA a accordé hier à RFI une brève interview
RFI : M. le Président Bonjour !
M. Bédié : Bonjour !
Fin juillet, vous avez demandé avec Alassane Ouattara l'arbitrage de Thabo Mbeki sur les lois électorales promulguées par le Président Gbagbo. Le médiateur vous a répondu, est-ce que vous êtes satisfaits de sa réponse ?
Sur deux (2) points, son arbitrage est clair et net.
Le premier point concerne la nationalité des personnes nées avant 1961.
Le médiateur s'est prononcé clairement dans le même sens que nous souhaitons, à savoir que ces personnes devraient bénéficier de la naturalisation automatique. Nous nous en félicitons.
Le second point, qui est le point central, le point concernant la Commission électorale indépendante, le médiateur s'est prononcé sans ambiguïté dans ce sens.
Que l'Institut national de statistique travaille sous les ordres de la Commission électorale indépendante.
Que l'Institut national de statistique dans la mesure où il est saisi des travaux, rende compte à cette commission.
Sur ce point également, nous sommes également satisfaits.
Le Président Thabo Mbeki ne demande à aucun moment dans cette lettre au Président Gbagbo de revenir sur les ordonnances promulguées le 15 juillet…
…Je pense que cela va de soi. Il s'agit d'un arbitrage et dès lors que l'arbitre a décidé, c'est à chaque partie d'appliquer les décisons.
Les Forces Nouvelles et le RDR ont récemment accusé Thabo Mbeki de partialité dans sa médiation affirmant que le président sud africain, suit le jeu de Laurent Gbagbo. Est-ce que vous partagez cette opinion ?
Si nous n'avions pas confiance dans le médiateur, nous le dirions. Parce que quand on a un arbitre, et lorsque celui-ci se penche d'un côté, on peut le récuser. Ce n'est pas le cas pour le PDCI ou pour l'alliance des Houphouétistes.
Pensez-vous qu'il soit encore possible d'organiser les élections présidentielles à la date du 30 octobre ?
Nous ne sommes pas les organisateurs de ces élections.
Par conséquent, ce n'est pas à nous de dire si la date du 30 octobre peut être tenue ou pas. Je crois que cela dépend de notre Commission électorale, cela dépend aussi de la Communauté internationale particulièrement du représentant spécial des Nations Unies pour ces élections M. Monteiro.
Mais pensez-vous réellement qu'il soit possible d'organiser encore ces élections à la date du 30 octobre sachant que les listes électorales ne sont pas prêtes, que la Commission électorale indépendante n'est pas encore formée ?
Mon avis personnel ne compte pas en ce domaine.
Mais ce qui me préoccupe, je rejoins ce que vous venez de dire à savoir que jusqu'à ce jour la Commission électorale indépendante nouvelle n'est pas installée et ensuite une des conditions essentielles et préalables qui avaient été posées à savoir le démantèlement des milices n'a pas été effectuée.
Et ensuite que même l'identification des personnes de façon à pouvoir disposer d'une liste électorale consensuelle, publiée et approuvée par les partis de l'opposition, rien de tout cela n'a été fait par le régime Gbagbo.
Quand allez-vous rentrer en Côte d'Ivoire ?
A la fin de ce mois.
Quelles que soient les conditions de sécurité ?
Quelles que soient les conditions de sécurité.
Si Laurent Gbagbo venait à organiser des élections uniquement sur la partie sud. Seriez-vous candidat ?
Le problème ne se pose pas en ces termes. Cela signifierait qu'il aura entériné la partition du pays.
Si celle-ci est entérinée par ces élections, est-ce que vous iriez à ces élections ?
Nous ne pouvons pas souscrire à un acte qui consiste à légaliser la partition du pays.
Aujourd'hui, ne craignez-vous pas que cette élection risque de se jouer davantage dans la rue que dans les urnes comme ce fut en quelque sorte le cas lors de la dernière présidentielle ?
Dans ce cas, ces élections seront nulles et de nul effet.
Vous avez conclu une alliance électorale notamment avec Alassane Ouattara. Envisagez-vous de prolonger cette alliance après la présidentielle par exemple, est-ce que vous pourriez être le Premier ministre d'Alassane Ouattara ou inversement Alassane Ouattara, votre Premier ministre ?
Notre alliance ne signifie pas actuellement des négociations pour partager le pouvoir ou ainsi de suite. Cela viendra. On ne peut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir abattu.
Si l'élection présidentielle est repoussée, quelle solution de transition envisagez-vous ?
Mais je pense d'abord qu'il faudra une transition. Mais une transition, ça se négocie.
Mais le chef de l'Etat, le Président Laurent Gbagbo a dit clairement qu'il ne quitterait pas le pouvoir tant que les résultats des élections ne seront pas communiqués.
Mais cela n'engage que lui. Il ne faut tout de même pas prendre ses désirs pour des réalités.
Monsieur le Président, je vous remercie.
Propos recueillis sur RFI et
retranscrits par DJE KM
COTE D'IVOIRE / FRANCE / MATCH AMICAL A MONTPELLIER / 0-3
Jeudi 18 Aout 2005
L'équipe nationale "Les Eléphants" de Côte d'Ivoire s'est inclinée devant celle de France lors d'un match amical joué à Montpellier sur le score de 0 à 3 buts.
COTE D'IVOIRE / REPONSE DES FORCES NOUVELLES A LA LETTRE DE M.THABO M'BEKI MEDIATEUR DE LA CRISE IVOIRIENNE
Mardi 16 Aout 2005
Excellence Monsieur le Président,
Les Forces Nouvelles accusent réception de votre courrier adressé à Monsieur Bédié et Monsieur Ouattara et dont notre Secrétaire général n’est qu’ampliataire.
Aussi nous plait-il de porter à votre connaissance que les Forces Nouvelles sont particulièrement préoccupées par la forme et le fond de certains sujets contenus dans votre correspondance.
Alors que ce courrier est supposé répondre directement à une lettre co-signée de Monsieur Bédié et de Monsieur Ouattara, nous notons avec surprise que plusieurs paragraphes nous sont spécialement consacrés.
N’aurait il pas été mieux indiqué de saisir directement les autorités des Forces Nouvelles, à moins que l’intention soit d’en rajouter à la rumeur qui fait de notre mouvement une branche armée de Monsieur Bédié et de Monsieur Ouattara ?
Excellence Monsieur le Président le contenu de votre courrier mérite de notre part quelques éclaircissements.
Dans le troisième paragraphe de votre courrier, vous informez, qu’une copie des décisions de l’équipe de juristes aurait été remise aux différentes parties rencontrées.
Nous tenons à préciser que lors de la rencontre tenue avec la délégation sud africaine conduite par le Ministre de la défense, Monsieur LEKOTA à Korhogo, une copie des réponses nous a été promise une fois de retour à Abidjan.
Jusqu’à ce jour nous continuons d’espérer cette copie.
A cet effet, il est tout aussi important d’indiquer que les Forces Nouvelles attendraient la réponse avant de se prononcer sur le sujet, tout en relevant qu’elles mêmes avaient saisi la médiation d’une requête dont les réserves pourraient être différentes de celles des partis politiques.
Notre requête a alors été remise sur le champ, puisque la délégation sud africaine annonçait ne l’avoir pas reçu.
Excellence Monsieur le Président, en évoquant, dans le onzième paragraphe, le regroupement unilatéral des Forces Nouvelles dans des sites de regroupement agréés, n’est ce pas là confirmer la rumeur de plus en plus persistante, de ce que vous auriez promis notre désarmement forcé au Président Laurent Gbagbo ?
Les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) de Côte d'Ivoire ne seraient elles pas concernées par le pré regroupement et le regroupement ?
Excellence Monsieur le Président, si certains propos de notre porte parole vous ont, de quelque façon, préoccupé n’aurait il pas été opportun, en de telles circonstances, d’approcher directement les autorités des Forces Nouvelles.
En vous exprimant ainsi dans une lettre officielle n’est ce pas volontairement ou involontairement livrer les Forces Nouvelles en pâture à la Communauté Internationale ?
Est il certain que ce soit la meilleure façon de préserver le bon ton'; return true;" onmouseout="window.status=''; return true;">bon ton nécessaire à la conduite de la médiation ?
Toutefois les Forces Nouvelles demeurent ouvertes au dialogue et se décident en faveur de l’application des accords de paix.
Veuillez croire Excellence Monsieur le Médiateur, en l’expression de nos sincères salutations.
Le Porte parole des Forces Nouvelles Konaté Sidiki
A S.E.M. LE MEDIATEUR THABO MBEKI PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DE L’AFRIQUE DU SUD
COTE D'IVOIRE / PROCESSUS DE PAIX / LETTRE DE M.THABO M'BEKI MEDIATEUR AUX PRESIDENTS BEDIE ET OUATTARA DU PDCI ET DU RDR
Mardi 16 Aout 2005
14 Août 2005.
Vos Excellences, Président H.K. Bédie et Premier Ministre A.D. Ouattara.
A la réception de votre lettre, datée du 27 juillet 2005, j’ai immédiatement contacté le Président Laurent Gbagbo et je lui ai demandé de répondre aux inquiétudes que vous avez soulevées.
J'ai également demandé à deux membres de l'équipe de juristes de la médiation, qui étaient disponibles, en l’occurrence, le juge Pascal Barandagiye et l’avocate Mojanku Gumbi, d’examiner les décisions adoptées par le Président Gbagbo le 15 juillet 2005, afin de me conseiller conséquemment.
J’ai demandé au ministre sud-africain de la défense de se rendre en côte d'Ivoire, accompagné des juristes, pour donner notre décision sur la conformité des décisions prises le 15 juillet 2005, par M.Gbagbo.
Une copie écrite de cette décision a été remise à toutes les parties rencontrées par la délégation.
Notons sur ce point que nous sommes tous d’accord sur les problèmes posés dans vos lettres.
Le point substantiel de vôtre lettre portait sur la manière dont les décisions ont été prises par le président Gbagbo, le 15 Juillet 2005.
Veuillez trouver sous ce pli une copie de la décision légale à cet égard, qui a entièrement pris en compte chacun des soucis exprimés. Nous avons convenu que l'exclusion d'une partie des Ivoiriens du processus politique est le noeud de la crise actuelle en Côte d'Ivoire.
En conséquence, nous sommes d’accord que tous les ivoiriens, puissent jouir de leur citoyenneté.
A cet égard, le rapport du panel des juristes a réglé le problème des enfants nés à partir de 1961.
Ceux là peuvent bénéficier de mesures exceptionnelles de citoyenneté. Ce problème est réglé et doit être appliqué. De la même manière.
Nous avons convenu que l’INS travaille sous l’autorité de la CEI.
Le secrétaire général de l'ONU, H.E. M. Kofi Annan a également nommé son haut représentant pour les élections en Côte d’Ivoire.
Ces mesures devraient maintenant nous permettre d’accélérer les préparatifs des élections.
La question du DDR nous préoccupe tous. Je suis certain que nous ferons tout ce qui est possible pour assister les Forces Nouvelles, en particulier, à rejoindre sans délai, les sites agréés de regroupement.
A cet effet et pour votre information seulement, je dois vous exprimer très sincèrement mes préoccupations, sur les récentes déclarations des portes paroles des FN qui mettent en cause notre intégrité et nôtre impartialité en tant que Médiateur de l’UA. Évidemment, ceci résulte du désaccord des FN quant aux dernières décisions prises par la médiation, concernant les ordonnances. Depuis le début de nôtre médiation, nôtre souci a été d’assister le peuple frère de la Côte d’Ivoire, à retrouver la normalité.
Nous avons agit comme partisans d’une côte d’ivoire, en paix, unifiée, démocratique et prospère et comme défenseurs d’accords librement signés par tous les leaders ivoiriens.
Nous avons consciemment et systématiquement évité de prendre partie pour l’un ou l’autre camp.
Nous maintiendrons cette position de principe aussi longtemps que l’UA nous confiera cette lourde responsabilité d’agir en tant que médiateur de la crise ivoirienne.
Il est inconcevable que l’une des parties au conflit en Côte d'Ivoire, pose maintenant des préalables qu’ils accepteraient seulement de travailler avec la médiation à condition que le médiateur serve leurs intérêts particuliers.
Et ce en dehors du contexte général requis pour arriver rapidement à une résolution pacifique et inclusive de la crise ivoirienne.
THABO M'BEKI
COTE D'IVOIRE / COMMUNIQUE DES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE SUR L'INCIDENT DE YAMOUSSOUKRO
Mardi 16 Aout 2005
MESDAMES , MESSIEURS BONJOUR
SUITE A DES INFORMATIONS PUBLIEES CE JOUR, SAMEDI 13 AOUT 2005, PAR CERTAINS ORGANES DE PRESSE SUR L’INCIDENT SURVENU A L’AEROPORT DE YAMOUSSOUKRO, LES FDS – CI FONT LA MISE AU POINT SUIVANTE :
DANS L’APRES-MIDI DU VENDREDI 12 AOUT 2005, LE SOLDAT DE 1°CLASSE GEULI BOUAZO MLE 001.01.40916 DU GROUPE DE LA SECURITE PRESIDENTIELLE (GSPR), DANS LE CADRE D’UNE MISSION DE SURVEILLANCE QU’IL EFFECTUAIT A L’AEROPORT DE YAMOUSSOUKRO QUI ABRITE EGALEMENT UNE BASE DE LA FORCE LICORNE, A FAIT PARTIR PAR INCIDENT DE TIR UNE ROQUETTE DE RPG7 JUSTE APRES LE DECOLLAGE DE L’AVION PRESIDENTIEL.
FACE A UNE LEGERE PANIQUE ENTRAINEE PAR CET INCIDENT, L’INTERVENTION RAPIDE ET RESPONSABLE DU COMMANDANT DES THEATRES DES OPERATIONS (COMTHEATRE) ET LA COMPREHENSION DES OFFICIERS DE LA FORCE LICORNE PRESENTS SUR LES LIEUX, ONT PERMIS DE CIRCONSCRIRE LES CONSEQUENCES A PREVOIR.
LE CALME EST REVENU APRES UNE RENCONTRE ENTRE LES RESPONSABLES DES DEUX FORCES.
LE SOLDAT GEULI BOUAZO A ETE LEGEREMENT BLESSE A LA JAMBE DROITE. AUCUNE AUTRE VICTIME N’A ETE DEPLOREE DES DEUX COTES.
C’EST POURQUOI, APRES CE COMPTE RENDU DES FAITS TELS QU’ILS SE SONT REELLEMENT PASSES A YAMOUSSOUKRO, LES FDS – CI TIENNENT A RASSURER L’ENSEMBLE DES POPULATIONS QUE CE MALHEUREUX EVENEMENT EST A METTRE AU COMPTE D’UN SIMPLE INCIDENT MALENCONTREUX QUI NE SAURAIT DONNER LIEU A UNE QUELCONQUE INTERPRETATION.
FAIT A ABIDJAN LE 13 AOUT 2005.
POUR LES FORCES DE DEFENSES ET DE SECURITE
LE PORTE PAROLE
LIEUTENANT-COLONEL BABRI GOHOUROU
COTE D'IVOIRE / PROCESSUS DE PAIX / COMMUNIQUE DE LA REUNION DU BUREAU POLITIQUE DU RASSEMBLEMENT DES REPUBLICAINS(RDR)
Dimanche 14 Aout 2005
Le Bureau Politique s’est réuni, le mercredi 10 août 2005, de 15 heures 30 mn à 18 heures 15 mn, sous la Présidence de la Secrétaire Générale, Madame le Ministre d’Etat Pr. Henriette DAGRI-DIABATE.
Le Bureau Politique a examiné la situation socio-politique nationale, puis, il a fait le bilan de l’action du Parti, du 1er août 1999 au 1er août 2005, avant de dégager les perspectives.
Analyse de la situation socio-politique nationale
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Examinant la situation socio-politique nationale, le Bureau Politique a fait observer que celle-ci est marquée par :
La position de la délégation du Médiateur Thabo M’Beki concernant les décisions prises par le Chef de l’Etat le 5 mai 2005 et le 15 juillet 2005 ;
L’hypothèque qui pèse sur la tenue des prochaines élections générales de 2005 aux échéances prévues par la Constitution ;
L’aggravation du climat d’insécurité et de terreur qui prévaut en zone sous contrôle gouvernemental.
1- Le Bureau Politique a entendu le compte rendu de la rencontre que le Directoire du G7 a eue, les 6 et 7 août 2005, avec une délégation envoyée par le Médiateur de l’Union Africaine dans la crise ivoirienne.
- Ainsi, le Bureau Politique a été informé de ce que cette délégation a jugé les décisions prises par le Chef de l’Etat conformes aux Accords de Linas-Marcoussis et de Pretoria.
- Le Bureau Politique a considéré que cette position de la délégation du Médiateur de l’Union Africaine ne tient pas compte des réserves formulées par les Présidents Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara, dans la correspondance argumentée et circonstanciée qu’ils lui ont adressée le 27 juillet 2005, correspondance faisant suite à celles des 20 mai et 13 juillet 2005.
- Aussi, le Bureau Politique a dénoncé la non-conformité aux Accords de Linas-Marcoussis et de Pretoria des dernières décisions prises par le Chef de l’Etat, concernant, notamment, la nationalité, les dispositions spéciales en matière de naturalisation, l’identification et la Commission Electorale Indépendante.
- la même occasion, le Bureau Politique a condamné les propos désinvoltes, discourtois, injurieux et contraires aux règles de bienséance diplomatique tenus récemment par l’Ambassadeur de la République d’Afrique du Sud à l’encontre du Peuple de Côte d’Ivoire et de sa classe politique.
En conséquence, le Bureau Politique demande que l’Union Africaine intervienne, afin de rendre plus crédible sa médiation.
2- Concernant la tenue des élections générales de 2005, le Bureau Politique a rappelé que tous les accords de paix qui ont été signés, depuis le début de la crise que traverse la Côte d’Ivoire, ont souligné que seule l’organisation d’élections équitables, libres, transparentes et ouvertes à tous mettra le pays sur la voie d’une paix durable et du développement.
- Le Bureau Politique a relevé que les conditions d’organisation de telles élections n’ont pu, encore, être réunies à ce jour, du fait du Chef de l’Etat et de son Parti.
En effet, le Bureau Politique note que l e Chef de l’Etat n’a cessé de multiplier les entraves de toutes sortes dans la mise en œuvre effective des accords conclus librement par les principales forces politiques ivoiriennes, le 23 janvier 2003 à Linas Marcoussis, le 29 juillet 2004 à Accra et le 06 avril 2005 à Pretoria.
- Le Bureau Politique tient donc le Chef de l’Etat comme seul responsable des problèmes en suspens dont la solution pourrait permettre la tenue d’élections crédibles à la date du 30 octobre 2005.
- Le Bureau Politique prend à témoin l’opinion publique nationale et internationale quant au vide constitutionnel vers lequel le pays s’achemine. Cette perspective d’incertitude peut déboucher sur le chaos d’autant plus que le pays reste coupé en deux et que les conditions de sécurité, dans la zone sous contrôle gouvernemental, n’arrêtent pas de se dégrader.
3- Par ailleurs, le Bureau Politique a fait observer que le climat d’insécurité et de terreur de plus en plus croissant, qui prévaut dans la partie du pays contrôlée par les Forces de Défense et de Sécurité, participe d’une stratégie conçue, planifiée et mise en œuvre par le camp présidentiel pour se maintenir au pouvoir.
- Le Bureau Politique a indiqué que les événements survenus dans l’Ouest du pays et qui ont servi d’alibi au Chef de l’Etat pour militariser cette partie du pays, de même que les dernières attaques d’Anyama, d’Agboville et à d’Azaguié par de fantomatiques rebelles participent de cette diabolique stratégie de confiscation du pouvoir.
- Le Bureau Politique demande en conséquence que les résultats des différentes enquêtes, dont celles des forces impartiales (ONUCI et Licorne) soient rapidement rendus public.
- Concernant l’utilisation des média publics, le Bureau Politique a condamné les interventions intempestives du candidat Laurent Gbagbo, qui est en campagne électorale sous le couvert d’interventions du Chef de l’Etat, et demande qu’un temps de parole équivalent soit accordé aux autres candidats.
- Enfin, le Bureau Politique a marqué sa solidarité avec les populations quant au caractère inacceptable des hausses des prix du carburant conduisant au renchérissement de tous les prix des denrées de première nécessité.
Bilan de l’action du Parti du 1er août 1999 au 1er août 2005
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et perspectives
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1- Le Bureau Politique a noté que depuis le 1er août 1999, date de l’élection du Premier Ministre Alassane Dramane Ouattara comme Président du Parti, jusqu’au 1er août 2005, les militants et les cadres se sont mis au travail, suivant les instructions et sous la direction du Président du Parti, pour faire du RDR un parti de première place sur l’échiquier politique national.
- Le Bureau Politique a marqué sa satisf