Politique
“ACCORD DE CESSEZ – LE – FEU INTÉGRAL ET D’ARRÊT TOTAL ET DÉFINITIF DES HOSTILITÉS SUR TOUTE L’ÉTENDUE DU TERRITOIRE NATIONAL”
Conformément aux dispositions contenues dans le communiqué final du sommet de Kara au Togo organisé le 26 Avril 2003,
Conscientes que la persistance des affrontements en Côte d’Ivoire constitue une entrave majeure au processus de paix et de reconciliation,
Soucieuses de mettre un terme aux souffrances du peuple ivoirien et d’interdire tous les actes repréhensibles au regard du Droit International Humanitaire,
Souhaitant rétablir et sécuriser l’espace administratif et économique de la Côte d’Ivoire dand les meilleurs délais,
Les Forces Amées Nationales de Côte d’Ivoire et les Forces Nouvelles réaffirment les engagements pris ultérieurement :
- Acceptent de cesser immédiatement et définitivement les hostilités sur toute l’étendue du territoire national et en particulier dans tout le Grand Ouest Ivoirien,
- S’engagent sur le territoire national à s’abstenir de commettre des actes hostiles ou à entreprendre des activités susceptibles de constituer une violation du présent accord,
- Acceptent le redéploiement des Forces impartiales (MICECI, LICORNE) à l’intérieur d’une zone de confaince déterminées d’un commun accord par les signataires,
- S’engagent à tout mettre en oeuvre pour favoriser la libre circulation des personnes, des biens, des opérateurs économiques et des agences humanitaires ainsi que le redéploiement de l’administration dans les meilleures conditions possibles de sécurité générale sur toute l’étendue du territoire national,
S’engagent à s’abstenir de poser les actes suivants qui constituent tous des violations du présent accord :
le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats, de supplétifs mercenaires ou l’emploi de personnes n’étant pas de nationalité ivoirienne en dehors du cadre des accords passés régulièrement par l’Etat ivoirien,
l’infiltration, la circulation et à fortiori les attaques d’unités militaires ou de groupes armées,
les atteintes à l’intégrité du territoire national et à la dignité de la personne humaine,
les actes de pillage et toutes sortes de trafic,
- les propos appelant à la haine, à la discrimination, à la division ou à la violence.
Les parties signataires considèrent que le respect scrupuleux de cet accord est une condition sine qua non à la mise en oeuvre du processus de paix qui doit conduire rapidement à la restauration de l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national, au rétablissement de l’intégrité du territoire national et au retour à une vie normale en Côte d’Ivoire.
Cet accord prend effet le dimanche 04 Mai 2003 à (00) zéro heure TU
Fait à Abidjan le 03 Mai 2003
| Pour les FANCI Le Général de Division Mathias DOUE Chef d’Etat-Major des Armées |
Pour les Forces Nouvelles Le Colonel Michel GUEU Ministre des Sports et des Loisirs |
|
L’application intégrale des accords de Linas-Marcoussis, issus de la table ronde ivoirienne tenue à Paris du 15 au 24 janvier 2003 et entérinés par le sommet des Chefs d’État qui s’est tenu le jour suivant a entrainé des protestations en ce qui concerne certains points desdits accord. Ainsi après plusieurs rencontres entre les différents partis politiques signataires des ces accords à Paris, à l’initiative de S.E.M. John KUOFOR, Président de la République du Ghana et Président en exercice de la CEDEAO une réunion s’est tenue à Accra, à l’issue de laquelle un gouvernement de réconciliation nationale a été formé répartissant les ministères comme suit :
|